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Archive for 2011

La Planète des singes : les origines (2011)


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Que c'est t-il passé, lors du voyage de Charlton Heston, pour que les singes dominent l'Homme ? Ces origines en donnent l'explication et les raisons.

Si le film est spectaculaire et très plaisant à bien des egards (certaines scènes d'exposition et d'action sont plutôt bien menées, le travail des expressions pour "humaniser" les singes est impressionnant...), La Planète des Singes Les Origines revêt une dimension enfantine (voire imbécile !) par une surenchère d'humanisation des singes (même si elle est tout à fait crédiblement amenée dans le scénario) et une avalanche de synthèse très inégale !
Par ailleurs, et surtout, l'éveil de la rancoeur et la naissance de la révolte, sont ici traités de manière excessivement simpliste et manichéenne : "si tu veux transformer ton singe en Spartacus, humilie le !".
Cette planète des singes vide donc l'oeuvre originale de tout aspect politique, pour lui préférer l'action pure et une psychologie des personnages basique et sans finesse. Elle se rabaisse à la dimension du simple récit divertissant, accessible et compréhensible des plus jeunes...

Nous sommes certes à des années lumières au dessus du traitement de la version Burton, mais toute cette avalanche de numérique (parfois très médiocre dans les plans large !) couplé à la simplicité du propos ne permet pas à ces singes de s'élever au delà du simple "entertainement".

A doorama, on aurait préconise même de mettre "Get Up, Stand Up" durant le générique de fin pour que les enfants comprennent bien leur leçon !
Très fun, mais puéril.
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Don't Be Afraid Of The Dark (2011)


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Les enfants, leurs peurs et quelques créatures sorties de l'obscurité... Voilà les ingrédients de ce petit film fantastique, remake budgété d'un téléfilm américain homonyme de 1973...

Une petite fille rejoint donc son papa (Guy Pearce, ici transparent) dans une grande demeure et y découvre l'existence de créatures malveillantes cachées dans l'obscurité... Tout cela a déjà été vu et revu maintes fois et même si c'est Guillermo Del Toro qui produit l'objet, on cherchera en vain un vrai traitement des peurs enfantines dont il est ici question.

Seul l'avancement de l'histoire motive ici le réalisateur, négligeant la moindre parcelle de psychologie de ses personnages et ne leur laissant à l'écran que le strict minimum pour que l'ensemble tienne.
Sans pour autant tomber dans l'indigence, Don't Be Afraid Of The Dark est un film banal, convenu du début à la fin, son seul intérêt se cachant dans ses petites bêtes au look sympathique, finalement plutôt réussies au vu de la qualité de l'ensemble.
Correct pour les novices, sans intérêt pour les amateurs du genre.



Les Marches Du Pouvoir (George Clooney, 2011)


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Les Marches du Pouvoir a tout de l'excellent film. Un splendide casting, une réalisation académique, mais absolument parfaite de maîtrise et de justesse, et un sujet excellemment bien travaillé. Suivons donc le beau Ryan Gosling en jeune conseiller politique de la campagne du beau gouverneur George Clooney et découvrons (?) les rudesses de cet univers.

Depuis plusieurs films maintenant, George Clooney ne cesse de nous prouver qu'il est maintenant l'un de ceux sur lequel il faut compter dans le cinéma américain, par ses talents de réalisation, et les sujets qu'il aborde. Il décortique ici les mécanismes cyniques d'une campagne afin de mettre en lumière ce que cela coûte aux hommes de bonne volonté : le résultat final se dessinera sous la forme d'un filigrane noir et désenchanté.

Les Marches du Pouvoir a donc tout de l'excellent film... Pourtant il ne parvient pas à convaincre complètement.
Il n'apporte rien que nous ne connaissions déjà sur l'âpreté du monde politique, et si parfaite et passionnante soit l'observation de ce petit monde, la charge s'avère en fin de compte presque politiquement correcte ! Cette timidité empêche le film de se hisser "au sommet des marches", le privant de l'ampleur critique que le sujet appelait et laisse ces Marches du Pouvoir juste en dessous de ces films qui marquent réellement.
Ceci étant dit, du cinéma de cette qualité, on en mangerait bien tous les jours !

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La Piel que Habito (Pedro Almodovar, 2011)


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Almodovar s'aventure dans le thriller, y ajoutant même un zeste de fantastique. La Piel Que Habito articule son intrigue entre un Antonio Banderas chirurgien pratiquant la greffe de peau et sa patiente, captive (?) et énigmatique.

Très inhabituel pour un Almodovar, le film se présente d'abord comme un thriller froid, esthétique et dépouillé, pour glisser ensuite vers le mystère, embarquant au passage des éléments emprunté au mythe de Frankenstein ! En dire davantage serait du spoil...

El Piel Que Habito endosse les codes du thriller psychologique et du huis-clos, amenant Almodovar à s'éloigner radicalement de son humour et de ses habituelles galeries de personnages, hauts en couleur.

Si on lui préfèrera ses univers précédents, Almodovar réussi cependant à surprendre et jouer agréablement avec le spectateur, le menant progressivement (à grand renfort de flashback...) d'un unvers hitchcockien vers un univers à la Cronenberg.
Plaisant de bout en bout sans pour autant exalter, on appréciera quand même l'audace du réalisateur à nous faire participer à cet audacieuse histoire mélangeant scalpel et sentiments.


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Shining (Les Couloirs de la Peur) (Mike Garris, 1997)


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Il y a Shining de Kubrick, il y a aussi le Shining de Stephen King. L'histoire dit que Stephen King était insatisfait de l'adaptation de Kubrick (jusqu'à demander à ne pas apparaitre au générique) et aurait donc porté à l'écran TV sa propre adaptation de sa propre nouvelle.

Le résultat est une mini série de 4h30, réalisée par Mick Garris.

Seul le fan de Stephen King pourra préférer cette version à celle du Maître, la jugeant, sans doute à juste titre, plus fidèle à la nouvelle initiale.

Si cette mini série se regarde (se consomme ?) cependant avec plaisir et si les trames restent quand même identiques (un gardien d’hôtel pète les plombs et s'en prends à sa famille durant l'hiver...), les objectifs ne sont visiblement pas les mêmes...

Là où le Maître signe un film oppressant sur terrifiant sur la folie, King signe une histoire de fantômes qui, si sympathique soit elle, n'en reste pas moins porté à l'image comme une "histoire de fantôme" (comme le dirait un enfant, attendant des portes qui claques et des méchants spectres qui font peur partout...). Le Shining de King n'est donc qu'une histoire pour jouer à se faire peur, à la manière d'un train fantôme. A aucun moment la Peur ne sort de l'image pour s'attaquer au spectateur, à aucun moment le King à l'image ne semble égaler la peur qu'il est capable de distiller dans ses écrits.

Une amusante curiosité donc (à ne surtout pas comparer à la version Kubrick ! Mais le budget est différent et Nicholson n'est pas là, non plus...) qui donne envie de revoir la première version et confirme aussi que rares sont les bonnes adaptations de King à l'écran !
Devant le nombre d'adaptations de King à l'écran et le peu de réussites (même s'il y en a...), à Doorama on conseille soit de ne plus le porter à l'écran, soit de réécrire ses histoires pour des adultes.
Merci Stanley  ;-)


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Winter's Bone (Debra Grani, 2010)


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Une adolescente de 17 ans s'occupe de sa mère malade ainsi que de son frère et sa sœur. Elle doit retrouver son père récemment sorti de prison afin d'éviter que la maison ne leur soit prise par ses créanciers.

Winter's Bone prend place dans les couches les plus populaires et pauvres de l’Amérique d'aujourd'hui, ployant sous la misère et visiblement oubliées du rêve américain.
Aussi déprimant qu'un film des frères Dardenne, ou qu'un Ken Loach dépourvu d'espoir et d'humour, la force de ce drame réside dans sa simplicité et son dépouillement (aussi bien à l'image que scénaristique).

Aucun effet larmoyant, pas de violons ni de misérabilisme pour mettre en valeur cette histoire belle et forte. Réalisé par une femme (Debra Granik), Winter's Bone traite son sujet à la perfection. Le film est juste là, devant vos yeux, comme une photographie de guerre, comme un morceau de réalité, pour évoquer la misère sociale et la situation de quasi survie d'une famille.

Dur, mais beau, Winter's Bone, en viendrait presque à ressembler à La Route, tant la réalité, parfois, ressemble à la fiction.

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Cobra Woman (Le Signe Du Cobra) (1944)


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Cobra Woman est le prototype du film d'aventure de studio. Au programme : exotisme, ile éloignée, cité mystérieuse, costumes baroques (dans un magnifique Technicolor flashy), un héros et son jeune acolyte accompagnés d'un chimpanzé, des croyances mystérieuse, un volcan vengeur et reine maléfique (entre autres...).
On retrouve donc tous les ingrédients du genre (véritable catalogue de nos souvenirs d'enfance), concentrés (1h10 !) dans l'histoire d'un homme (Ramu) parti libérer sa promise (Tollea), kidnappée afin de remplacer sa soeur jumelle maléfique sur une ile aux croyances mystérieuse !

Bien que présentant, avouons le, quand même peu d'intérêt, Cobra Woman demeure cependant un petit plaisir de cinéphile, et permet de se replonger, non sans un certain plaisir, dans cette ambiance "serial" et bédé des films d'aventure de l'époque.

Si Robert Siodmak, en début de carrière américaine, ne livre ici qu'une œuvre de commande, il réalise cependant un agréable morceau d'exotisme et de légèreté.

Cobra Woman, réveille des tas de bon souvenirs, allant des vieux Flash Gordon aux King Kong de Cooper ou Jackson (pour la partie indigène). Il fait partie de ce cinéma sans lequel le Indiana Jones de Spielberg n'existerait pas ; c'est aussi ce cinéma là qui prêtera ses thèmes à Fritz Lang pour son Tombeau Hindou et son Tigre du Bengale (ultimes joyaux du genre !).
Vous reprendrez bien une Madeleine ?
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Hostel 3 (2011)


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 Doorama est honteux de vous présenter le troisième de la série des Hostel ! Forcément, nous ne nous attendions pas à grand chose, mais fidèle à nous même nous espérions au moins y trouver un tout petit quelquechose...

Peine et temps perdu pour ce "direct to DVD", qui ne propose qu'un vague assemblage sans ambition d'éléments parmi les plus pauvres de ce type de production.
Dans le genre (très) contestable du "torture movie", cet opus n'en propose même pas les bases. Il pousse même le vice jusqu'à en négliger l'essence même, à savoir le sadisme et le voyeurisme, lui préférant un aspect et une structure de thriller télévisuel. 

N'attendez donc ni peur, ni tythme, ni dégout, ni même de gore outrageux de ce Hostel Chapitre 3 dont le la véritable horreur se cache dans le déni du Genre de son réalisateur.



Les SS Frappent la Nuit (Robert Siodmak, 1957)


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Dans l'Allemagne Nazie, un simple d'esprit tue des femmes... Il faudra qu'il commette plus de 50 crimes pour qu'il fasse l'objet d'une enquête, mais peut être la police et les nazis n'en attendent pas la même chose...

Les SS Frappent la Nuit, n'est pas un film de guerre, c'est une enquête criminelle menée sous le régime nazi.
Basé sur un fait divers qui s'est réellement déroulé (un tueur en série à sévit sans encombre durant des années...), ce film aborde avant tout l'aspect politique du régime, au travers de sa gestion de ces meurtres.

Robert Siodmak s'intéresse ici aux contradictions internes de la Bête, établissant un adroit parallèle entre le monstre traqué et le monstre qui l'abrite.
Les SS Frappent la Nuit met subtilement en perspective des crimes commis par un fou isolé avec ceux commis par le régime nazi. Il met en place un habile jeu d'oppositions (la police et les nazis, le crime individuel et le crime de masse, les ombres et la lumière de sa superbe image, les contradictions du régime, etc...) sans jamais tomber dans le manichéisme.

Derrière des apparences de simple film de studio, se cache en fait une véritable oeuvre personnelle.

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Et Pour Quelque Dollars de Plus (Sergio Leone, 1965)


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Pour ce deuxième opus de la trilogie, Eastwood revient cette fois en chasseur de prime. Un poil plus bavard (mais un poil, alors) que précédemment, il s'associe ici avec un autre chasseur de prime, le ténébreux Lee Van Cleef...

Leone avance encore ses expérimentations avant de nous offrir le joyaux qui suivra, et rode dans cet épisode certaines des techniques qui caractériseront son style. Même si cet épisode nous semble être, à Doorama, le plus "faible" de la série, il n'en est pas moins, lui aussi, absolument savoureux !
Et Pour Quelques Dollars de Plus est un cours de cinéma à lui tout seul, il installe une forme de jeu cinématographique avec le spectateur en proposant une relecture perpétuelle de tout les codes du genre.

Humour, créativité, cynisme, codes, rythme : Leone s'amuse, et nous aussi. On ne peux pas se lasser de ces Spaghettis là, on en reprend, toujours avec le même plaisir.

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Unthinkable (No Limit) (2010)


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Unthinkable (No Limit dans nos contrées) laisse une bien curieuse impression après sa vision.

Jusqu'où peut-on aller pour connaitre l'emplacement de 3 bombes nucléaires prêtes à sauter, lorsque l'on tient le bonhomme sous la main ? C'est la question avec laquelle Gregor Jordan" s'amuse à jouer", avec nous, tout au long du film.

Car c'est bien un jeu dont il est question, tant son réalisateur semble prendre plaisir à nous faire passer du "torturer c'est pas bien" et "torturer c'est nécessaire", par de nombreux micro-twist scénaristiques... Et c'est bien là que Unthinkable trouve sa limite !

Si le film se regarde avec intérêt, et constitue un divertissement efficace, il n'hésite pas à pousser le curseur vers le trash par de nombreuses séquences de torture, reposant chaque fois la question de la légitimité de la torture. Chaque scène reposant ainsi ce cas de conscience, alternant les arguments pour et contre la torture.
Hélas on en vient véritablement à douter de l'intention réelle et, sous couvert de jeux avec le spectateur, le message (si tant est qu'il y en ait un...) pourrait bien ne pas être celui espéré...
On se surprend alors à "valider" un discours bien peu sympa.

Unthinkable, si plaisant soit il au premier degré, est très ambigüe, il dépasse (volontairement) les limites du simple jeu et laisse un arrière goût qui, lui, est plutôt déplaisant : celui d'un discours sécuritaire d'une certaine droite.
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L'incroyable Alligator (1980)


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Le bestiaire du film d'invasion peut se satisfaire de n'importe quel animal (Les Rongeurs de l'Apocalypse retraçait une invasion de lapins...), du coup le choix d'un Alligator par son réalisateur Lewis Teague, réussit au moins à imposer sa crédibilité. Ici, un Alligator, devenu gigantesque, arpente les égouts de la ville et en sort quelquefois !

S'il n'y a pas grand chose à reprocher à ce film là (dans son genre, cela s'entend), on lui accordera cependant deux faits d'armes. Tout d'abord on remercie son réalisateur d'avoir osé nous montrer la bêbête bouffer un petit enfant ! Ensuite, et plus sérieusement, il y a Robert Forster. Robert Forster est cet acteur de série B que nous avait ressorti Tarantino pour son Jakie Brown... Et dans l'Incroyable Alligator, croyez le ou non, mais il est absolument impeccable !

Donc, si vous êtes en manque d'invasion d'animaux geants, vous pouvez vous diriger sans risque sur cet alligator là, flirtant avec les limites du nanar, mais sans jamais y tomber. On y retrouvera avec plaisir toute la panoplie des effets speciaux de l'époque (superpositions d'image, maquette d'animal, vrai petit gator dans maquette, etc... que du bonheur !), utilisés ici avec intelligence et modération.
Ah série B, quand tu nous tiens !

30 Minutes Maximum (2011)


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Ambiance cinéma du samedi soir et pizza pour cette très légère comédie américaine. Un livreur de pizza se retrouve obligé de braquer une banque, menacé par deux escrocs qui lui ont posé un gilet explosif. Il entraîne son meilleur pôte dans sa galère.

30 Minutes Maximum est un buddy movie dont la seule ambition (et on l'en remercie !) est d'occuper agréablement 83 minutes. Objectivement dénué de toute envie de réinventer le genre, il se contente d'enchaîner non sans un certain rythme les situations tendues pour les deux compères.

Les seules raisons pour lesquelles 30 Minutes Maximum tient la longueur résident dans sa simplicité, son rythme maitrisé, son humour tout en retenu et la sympathique interprétation de Jesse Eisenberg (Social Network).
Un simple divertissement pour un soir d'ennui, certes, mais réalisé avec soin, et conscient que le spectateur à un cerveau qu'il faut respecter. C'est déjà pas mal.


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Omar m'a Tuer (2011)


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Fait divers "immortalisé" pour ses lettres de sang, l'affaire Raddad avait grandement agité nos médias : une femme riche, un possible complot et un jardinier marocain.

L'acteur-réalisateur Roschdy Zem revient sur ce cas en portant à l'écran toute l'histoire, de l'arrestation à la contre enquête.

Avec une relative objectivité, il met en évidences les incohérences du dossier en revenant sur les points qui fâchent.

Avant même d'être une enquête cinématographique plutôt intelligemment présentée, Omar m'a Tuer est avant tout un portrait tout en subtilité d'un homme qui se dit encore aujourd'hui Innocent.
Sami Bouajila, y est absolument parfait de retenu, de courage et de fragilité.

On suit Omar m'a Tuer avec intérêt et on en ressort en se disant qu'effectivement, la justice est aveugle. Roshdy Zem à réussi son pari !

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La Ballade de l'Impossible - Norwegian Wood (Tran Anh Hung, 2010)


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Il y a quelque chose de magique et envoutant dans cette ballade...

Norvegian Wood nous conte une tragique histoire d'amour dans le Tokyo des 60's, une de ces histoires impossible, non sans rappeler la nonchalance des Amants du Cercle Polaire.

Il vous faudra certes vous abandonner au rythme lent, très lent de Tran Anh Hung pour gouter aux joies de cette promenade, mais le beauté de sa mise en scène et la finesse de ses personnages risquera bien, alors, de vous faire chavirer.

La Ballade de l'Impossible distille son coté tragique avec autant de force et de conviction que l'amour dont il est question. Il est comme figé, tel le souvenir d'une sensation.

Une fois de plus, Tran Anh Hung use de cette sensualité qui caractérise tant son style. Il réussi à nous immerger dans un univers d'une grande poésie, sensible et mélancolique sans verser dans le sentimentalisme.
Une véritable caresse...
 
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Catch 44 (Sans Compromis, Aaron Harvey, 2011)


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 Cette histoire de gangster nous rappelle quelque chose...

Au début surpris (et distrait) par ces 3 bimbos, leurs flingues et le rythme nerveux du montage, l'entreprise parait originale...

Hélas, tous les artifices de réalisation (début par la fin, elipses, réalité partielle, musique punchy tip-top...) s'écroulent bien vite et livrent leur vraie nature : l'originalité creuse de l'ersatz !
L'ombre de Tarantino semble peser sur chaque décision qui a permis à Catch 44 de voir le jour. Chaque séquence transpire et imite le style de Tarantino, jusqu'à l'overdose : la musique tendance surf-rock, les dialogues existentiels (comme seul Quentin sait les écrire), le profil et la présentation de chaque personnage, le casting décalé du M. Willis...
Il serait trop long d'aligner les ressemblances !

Si Tarantino n'avait pas existé, Catch 44 eut été une véritable bombe, mais il n'arrive jamais à exister pas par lui-même. Il se contente de télescoper Pulp Fiction, Reservoir Dogs et Boulevard de la Mort avec un zeste de Guy Ritchie, jusqu'à se vider intégralement de sa propre substance et s’ôter la possibilité même d'être regardé pour ce qu'il est : à savoir une pourtant bien sympathique histoire de gangsters qui se dévorent... !
Ca vous rappelle rien ?

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13 (thirteen, 2011)


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réalise le remake US de son propre film, 13 Tzameti, qui abordait des compétitions clandestines de roulette russe, dont le gagnant comme les parieurs pouvaient sortir riches.

Ce remake, plutôt fidèle, aura au moins le mérite de ne pas avoir recyclé tout son coté obscur dans la machine américaine...
En fait, la dureté du système US (crise, misère endémique, soins ruineux...) lui confèrait même une dimension inquiétante, donnant au thème une inquiétante résonance dans le réel.
Si l'on rajoute au coeur du film les autres "menaces" que constituent la loi et les méchants habituels, alors cette version américaine contiendrait même tout le cynisme, la folie, la parano et l'égoisme de tout notre système économique...

Alors, bien sûr, 13 n'est pas un film parfait... Mais il véhicule cependant une énergie et un malaise qui surprend. Il s'offre par ailleurs un casting plutôt intéressant, parmi lequel notre bon bourrin Statham qui commence sérieusement à nous faire croire en un vrai potentiel d'acteur, et un Rourke moyen mais savoureux !
Relevons aussi l'impressionnant personnage du juge, particulièrement habité par son acteur...

Malgré son sang américain, 13 reste vénéneux (particulièrement pour ceux qui sont étrangers de l'original) et mérite tout à fait d'être considéré comme un film "neuf" et digne d'intérêt.
A doorama, on a joué le jeu, et l'expérience a été mortelle  :-)


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Les Salauds Dorment en Paix (1960)


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 Doorama continue de réviser ses classiques et vous invite à vous intéresser à cette faille temporelle qu'est Les Salauds dorment en Paix.

Une grande entreprise avec quelques casseroles, des suicides dans la société, des appels d'offre truqués, des systèmes opaques, des médias, des malversation... tout cela sur fond de vengeance, mensonge, manipulation et drame. D'une richesse impressionnante, et incroyablement contemporain de notre actualité, le film de Kurosawa est une pure merveille !

Ce grand film noir, sombre et cynique, laisse pantois devant tant de maîtrise et de beauté. Une mise en scène bluffante, un déroulement parfait, un scénario passionnant, un humanisme omniprésent et une véritable étude sociologique :  Les Salauds Dorment en Paix est un véritable joyaux de cinéma, mêlant, dans 2h30 de quasi perfection, tout ce qu'un spectateur peut espérer du 7ème art.

 Passionnant de bout en bout, Kurosawa délivre ici une oeuvre universelle, une véritable leçon de cinéma  !


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Rammbock, Berlin Undead (2011)


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Gentille surprise que cette production allemande...

On connait bien les thèmes des films de morts-vivants, on sait aussi "contagieux" est aujourd'hui devenu synonyme de "mort-vivant", et on à déjà tous vu 28 Jours Plus Tard, et [Rec] (sinon, les amateurs du genre doivent vite réparer ces lacunes...).

Ces deux références sont ici mixées pour proposer l'histoire de quelques berlinois retranchés dans leur immeuble (le coté [Rec]...), alors que la capitale succombe à une mystérieuse épidémie qui transforme le gentil citoyen en créature agressive et hyper-violente.

Rien d'original donc à première vue. Pourtant, malgré des allures de petit budget télé, ce cocktail fonctionne bien, très bien même. Il propose une forme de" survival urbain" intimiste et efficace, réussissant à trouver un véritable point d'équilibre entre le pur film de genre, et une certaine dimension humaine non sans rappeler le  traitement de la série Walking Dead.

Berlin Undead, contre toute attente, s'avère très agréable à suivre et propose une intéressante "variation sur un thème" des 3 références sus-citées. Malgré ses lourds prédécesseurs, il réussit à se faire une personnalité propre, tout à fait honorable (le coté "européen" de la production ?).

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Chien Enragé (Akira Kurosawa, 1949)


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Un policier se fait voler son arme de service, dans le Tokyo des bas fonds, il jettera toute son énergie pour la récupérer.

Chien Enragé, en dépit de ses 60 ans, demeure aujourd'hui aussi nerveux et vif que le chien de son titre. En plus d'être un efficace film noir, avec un merveilleux Toshiro Mifune affuté tel un rasoir, il ne cesse de séduire et captiver par sa beauté et ses personnages.

Social, touchant, poétique et sombre, Chien Enragé montre un Japon post guerre mondiale, en quête de tranquillité retrouvée et de nouvelles valeurs à défendre. Au milieu de celui-ci un flic dégage une énergie folle au cours d'une enquête qui va l'amener, avec le spectateur, à jeter un regard neuf sur ceux qui l'entourent.

Kurosawa émeut par son regard sur ces personnages simples, il éblouit par ses cadrages, il amène une véritable interrogation sur les cicatrices japonaises, il évoque le doute, les blessures, la valeur des choses...

Mais, avant d'être ce si riche et bel objet de cinéma, Chien Enragé est avant tout un film noir, très noir, au rythme haletant et au suspens soutenu. Acoté de lui, certaines productions d'aujourd'hui paraissent bien moins jeunes !

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Hanna (2011)


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Une ado inoffensive est en fait une véritable machine de guerre, élevée depuis son plus jeune pour le devenir.

Hanna se range à coté des Nikita ou même, pourquoi pas, Au revoir à Jamais. Hélas il n'hérite pas du charme du premier, ni de la pêche du second... Hanna souhaite ajouter du sens à son scénario, mais ne propose au final qu'un film tiraillé entre deux genres, sans jamais trouver son équilibre ni son rythme.

On suit la tigresse vers un dénouement attendu, simplement accompagné pour cela par quelques scènes d'action sans grande énergie, et de beaucoup de transitions laborieuses entre elles...

Hanna, malgré sa sincérité, ne parvient pas à susciter d'empathie pour son personnage, son rythme retenu et sa froideur nous engourdissent  bien vite...

On ne retiendra de Hanna que la très belle Cate Blanchett, en inquiétante working-woman, et le très bon thème des Chemical Brothers (à l'écriture de toute la BO).
 

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Captain America : First Avenger (2011)


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Indépendamment des valeurs inhérentes à ce personnage, plutôt incompatible avec le patriotisme à la française, force est de constater que ce Captain América s'en sort finalement plutôt bien...

Pour peu que l'on ait le recul nécessaire pour le laisser dans sa catégorie (un blockbuster de super-héros pour grand ados) Captain America joue non sans un certain talent la carte 40's, rappelant quelquefois l'esprit des Aventuriers de l'Arche Perdue...

Si l'on se concentre sur ce que Captain América doit être, alors on ne peut que saluer sa réussite, tant l'esprit d'aventure, le contexte de guerre mondiale et l'esprit 40's sont présents et sont ici abordé avec soin et non sans une certaine humilité au niveau de la réalisation.

A Doorama, on aurait aimé tirer à boulet rouge sur cet énième guignol en costume, mais l'entreprise est sérieuse et ne propose que ce qu'elle annonçait. Le fameux "cahier des charges" est rempli...


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Low Cost (2011)


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Malgré ma très grande affection pour l'humour Robin des Bois et Maurice Barthélémy (le très beau Essaye Moi ou encore Papa), il est bien ardu de défendre ce Low Cost dont le titre ne pouvait pas être mieux choisi !

On trouvera bien sur des situations comiques qui fonctionnent plutôt bien, mais il s'avère difficile de s'y abandonner, tant l'allure de l'ensemble est miné par la médiocrité du jeu des acteurs (vraiment le minimum syndical ici...) et la réalisation elle aussi low cost...

Maurice Barthélémy sacrifie toute notion cinématographique sur l'autel du cinéma populaire de divertissement, comme si l'un excluait nécessairement l'autre (?). La sensation de bâclage s'expose alors au grand jour, et ne reste de cette pantalonnade que quelques gags (J.P. Rouve et sa fixette sur le nain !!!!) qui auraient mieux été mis en valeur dans des sketches d'entre deux programme sur M6.

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Trespass (Effraction, Joel Schumacher, 2011)


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Un couple se retrouve pris dans un home-jacking au cours duquel vont apparaître au grand jour les fragilités dudit couple.

Joël Schumacher est peut être le réalisateur le plus irrégulier du monde; voire même de l'univers (si, si!). Capable du meilleur avec Tigerland, ou même Blood Creek à un certain égard, il peut aussi commettre les Batman (avec George Clooney).

Ici il s'aventure dans un thriller psychologique téléphoné, bien moins réussi que son Phone Game (thriller, téléphoné, phone game... mouais...). Ce qui pouvait être un exercice de huit clos riche et intéressant, prends l'apparence d'une succession de situations déjà vues, donnant libre cours à un étalage de réactions convenues de la part de ses personnages.

Refusant de jouer simplement la carte de la tension, Trespass tente de se justifier par de bien maladroits ressorts psychologique. Le petit film sympa sombre très rapidement dans l'ennui, difficilement porté par une Kidman plutôt transparente, et un Nicolas Cage visiblement pas averti que son talent l'a quitté depuis 15 ans...

Ordinaire, balourd et sans talent.


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Case Départ (2011)


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Malgré son énervant coté télévisuel (son casting, sa réalisation, le projet...), Case Départ regorge de charmante pépites humoristique et balance quelques Scud bien calibrés...

Les deux crétins jouent à merveille leur rôle de victimes, compensant allègrement l'humour communautaire par une autodérision de ceux qui en sont à la base.

Au final, on passe un bon moment "politiquement correct" entre méa culpa blanc et caricature de banlieue... tellement divertissement que Case Départ donnerait presque envie qu'il débouche sur une série, tant le duo fonctionne.

Rien de très cinématographique dans tout ça, mais mission remplie  :-)