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Archive for avril 2011

The Wire (Sur écoute, 5 saisons, 2002)


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Baltimore... La police tente de faire ce pour quoi elle est payée : faire tomber les réseaux de la drogue, arrêter les criminels.

Ceux qui connaissent peuvent passer leur chemin ou bien passer aux commentaire pour descendre la note... Pour les autres : que dire de nouveau sur cette énorme série The Wire ? "Documentaire", "ambitieux", "passionnant", "réussi"... Durant 5 saisons on suit les investigations de la police de Baltimore pour faire cesser le trafic de drogue. Mais ce grand classique du chat et de la souris, n'est finalement qu'un prétexte pour dresser une radiographie détaillée de la société et de ses fonctionnements (dysfonctionnements ?).

Les personnages, pourtant au premier plan, s'estompent au fil des épisodes pour permettre la mise au point sur le second plan. Et quelle richesse dans ce décor : institution policière, économie parallèle, ambitions personnelles, pauvreté, urbanisme, communautarisme, politiques publiques, politique tout court, exclusion, média, éducation, justice... Sans jamais prendre parti, les scénaristes posent un regard détaché et "médical" sur les composants de notre société, pointant tantôt les bonnes volontés individuelles ou les objectifs d'un Etat bienveillant, tantôt les échecs et la contre-productivité (humains ou systémiques). La fascination du grain de sable ?

Ici, c'est presque à un anti The Shield qu'on a à faire... Là où les flics de Los Angeles pouvaient boucler 3 enquête par épisode, ceux de The Wire en mettent 12 ne serait-ce que pour glaner les quelques preuves qui serviront de base à l'ouverture d'une enquête !

The Wire observe la société, passionne le spectateur, réfléchit et fait réfléchir. The Wire est une grande réussite, un immense morceau de télévision.


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Hobo with a Shotgun (2011)


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Hobo est un vagabond. Lorsqu'il arrive en ville il découvre qu'une famille mafieuse terrorise ses habitants. Hobo décide alors de changer tout ça et de rétablir la justice.

Quand Tarantino rend hommage au cinéma d'exploitation, séries Z et autres films de genre (Boulevard de la Mort), il emploie tout le savoir-faire d'un Grand, pour recréer un "authentique navet". Une boucle est bouclée puisque c'est grâce à sa haute expertise qu'il réussi à recréer l'amateurisme (un peu comme si un master était un préalable pour créer un dessin d'un gamin en maternelle de 3 ans). Sans doute ce genre de tentative peut être jouissive, mais elle doit rester rare et occasionnelle, car les hommages, c'est normalement réservé aux grands, et c'est pas quotidien !

Authentique navet des 80's réalisé en 2010, Hobo propose donc une vague histoire de justicier dans une ville limite post apocalyptique, tout ca joyeusement ponctué de cadavres massacrés dans des lumières acidulées (gore à l'appui bien sûr). Si on appréciait voir çà à 12 ans sur des VHS pourries, parce qu'on avait pas l'âge pour le cinéma, aujourd'hui il faut quand même du courage pour aller jusqu'à la fin de Hobo. Rutger Hauer à beau incarner fièrement le clodo, et nous rappeler qu'il était lui aussi l'une de ces icônes de ces années 80, ça ne marche pas. Tout cela rappelle les productions Troma ou autres Street Trash, hélas ce genre de cinéma est souvent invisibles aujourd'hui, sauf avec un oeil nostalgique.


Hobo with a Shotgun méritera donc un visionnage, uniquement si l'on a pas vu de "navets vintages" depuis longtemps. Quoi qu'à bien y réfléchir la scène du bus scolaire rempli de tête blondes passé au lance flamme par un méchant justifie à elle seule la vision de Hobo. Si, si ! Là c'est une véritable fulgurance.


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