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Archive for juin 2011

Une Pure Affaire (Alexandre Coffre, 2011)


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Un petit avocat met la main par hasard sur un sac rempli de drogue. Décidé à profiter de l'occasion pour relancer sa vie, il décide de la vendre, entrainant sa femme avec lui, et rompant ainsi avec la routine familiale.

Ce premier film d'Alexandre Coffre est sacrément réussi. Il promène nonchalamment son scénario du coté de  la comédie tout en flirtant, par légères touches, avec le policier, voire même le drame. Ici, un couple abimé par les années se voit littéralement réanimé par l'arrivée du sac de drogue, ou plutôt par l'argent qu'ils vont en dégager, puisque il va se transformer en apprenti dealer. Le scénario est bien écrit, François Damien, comme on ne l'a jamais vu, absolument parfait dans son rôle, et la réalisation sobre et inspirée recèle d'intelligente et de créativité.

Cependant, pourtant fort de toutes ses qualités, Une Pure Affaire ne s'épanouit pas pleinement, coincé entre sa volonté de faire sourire et son regard distancé et inquiet sur ce couple essoufflé. Alexandre Coffre avait il peur de traiter sérieusement un sujet difficile ? (pourtant il semblait en avoir l'étoffe !). C'est ce que l'on peut ressentir en regardant ce film qui refuse de se soumettre aux règles de la pure comédie, refuse de tomber dans le pathos, et finalement donne l'impression de rater sa cible en n'arrivant pas à l'équilibre.

Une Pure Affaire laisse sur sa faim, un peu frustré de n'avoir pas assez rit, un peu déçu de na pas avoir ressenti les tensions émotionnelles des personnages, mais nous laisse aussi plein d'espoir de revoir ce réalisateur dans un registre plus sombre. A suivre...



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L'Aigle de la Neuvième Légion (The Eagle, 2010)


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Un légionnaire et son esclave, vont récupérer l'Aigle, symbole du pouvoir romain, perdu par son père en territoire picte. Seuls au delà des frontières romaines, en écosse, sur la terre d'où vient son esclave, ils devront affronter bien des dangers.

Il y a de cela 1 an, Neil Marshall (Dog Soldiers ! On adore à Doorama...) nous proposait une agréable surprise en costume appelée Centurion. L'Aigle de la Neuvième Région pourrait presque en être la suite... Presque. Kevin MacDonald reprend comme décor "l'autre coté du Mur" et s'invite à son tour dans cette période romaine. Se voulant plus posé que son prédécesseur décomplexé, cet aigle là propose ce qu'on pourrait appelé un péplum minimaliste, puisque les cohortes romaines du début du film laissent vite place aux rapports (rivalité ?) entre deux personnages. 

Il faudra oublier la motivation du légionnaire (retrouver l'honneur perdu par son père), le casting un peu jeune pour être crédible et le scénario un peu usé, si l'on veut profiter des qualités du film... L'Aigle de la Neuvième Région puise sa qualité dans sa forme minimaliste (action, concentration sur le duo, paysages désertiques à tomber...) et la conviction de son réalisateur en son histoire. Il s'impose par son rythme et sa forme générale atypique, réussit à séduire et intéresser et, en dépit de ses nombreux défauts, parvient à acquérir une personnalité propre qui le différencie radicalement des autres films du genre. Faute de grand spectacle épique, le plaisir est bien là.


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Limitless (2011)


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Un écrivain raté voit ses capacités mentales décuplées par l'utilisation d'une drogue. Il met à profit cette faculté dans le monde de la finance pour avancer dans la société et s'enrichir.
On doit à Neil Burger le film L'Illusionniste, qui travaillait déjà un certain coté hybride en jouant sur la frontière entre thriller et fantastique. Limitless utilise aussi cette astuce pour nous faire passer sa base de départ qui, à bien y regarder, ressemble un peu à un rêve de gamin qui croit en l'existence d'un certain coté magique : une drogue qui rend intelligent !  On pourra aussi lire derrière ce rêve d'enfant une certaine vision de la société actuelle qui veut croire en une réussite facile et immédiate. Sur ce point Limitless atteint son objectif en proposant une société avide et immorale, aveuglée par la réussite sociale.

Hélas, cet aspect critique ne constitue qu'un élément du décor, et le film se concentre plutôt sur l'action du personnage (sa course pour maintenir son "avantage") que sur la peinture de notre monde. On regrette que ce potentiel ne soit pas davantage exploité, mais cela a sans doute l'avantage de nous éviter une leçon de morale à l'américaine, prenons donc ça comme un bien !

L'ascension du personnage et son maintien au sommet, avec les péripéties et dangers inhérents, réussissent à capter notre attention sur toute la longueur du film, sans temps morts, par un rythme plutôt bien tenu. Niveau style, il est impossible de ne pas penser à Fight Club (narration voix off, effets visuels...), tellement que çà trahie l'ambition du film de "se poser là", d'offrir un spectacle de haut vol. Et c'est peut être là que Limitless retrouve ses limites et manque son but : si bien emballé soit le produit, si beau soit le pakaging, à l'intérieur ne se trouve qu'un thriller efficace, certes, mais qui ne réussit pas à dépasser le stade du divertissement.

Mais ne boudons pas notre plaisir, même s'il ne surprend pas et n'exploite pas son potentiel, le film fonctionne et parvient quand même à nous faire jouer avec son thème : "Si je devenais si intelligent, je ferais le film parfait !"


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Paul (2011)


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2 geeks, fans de science-fiction, traversent les Etats-Unis en camping-car, avec comme seul guide les lieux mythiques où se seraient produit des apparitions du 3eme type. En chemin, ils recueillent Paul, un extraterrestre qui s'est échappé des mains du gouvernement et tente de rentrer chez lui.


On peut voir Paul comme une parodie de Rencontres du 3ème Type. Il est à ET ce que Mac Grubber est à Mac Gyver, mais l'efficacité comique davantage bridée. Notre Roswell est donc impoli, gentiment vulgaire et catalyse la culture SF de nos deux 2 geeks habituels (le couple Simon Pegg / Nick Frost nous avait déjà fait étalage de leur culture du mort -vivant avec Shaun Of the Dead et de leur culture policière avec Hot-Fuzz).

On suit tout ça gentiment, on lâche quelques sourires sur quelques répliques bien placées, mais même si le divertissement fonctionne, l'ensemble s'avère bien plat et le tout trop calibré. On attendait plus de Greg Mottola qui, avec Supergrave, avait signé un vrai film sur l'adolescence sous des apparences de énième American Pie insignifiant. Avec Paul, n'attendez aucune surprise, ne cherchez pas  l'originalité, la seule chose qui décolle vraiment, c'est Paul, et au bout d'1h40, même si on l'aime bien, on est pas mécontent !


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Insidious (James Wan, 2010)


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Une famille emménage dans leur maison. Alors que leur fils vient subitement de tomber dans un coma profond des phénomènes inexpliqués et terrifiants surviennent dans la maison.

On connaît James Wan pour Saw et Death Sentence, deux films efficaces mais chacun largement critiquable. Avec Insidious il s'aventure dans le film de fantôme et de maison hantée, avec l'ambition de nous faire peur, très peur. Au menu : bruits, objets en mouvements, visions, portes qui claquent, apparitions, possession, lumières, etc... le tout mélangé dans un scénario classique du genre. Attendez-vous donc à à l'utilisation de la panoplie complète (et il n'y manque rien) du film d'esprits démoniaques et frappeurs et montez dans le grand huit de de James Wan !

Autant le dire, Insidious n'est pas le grand huit annoncé, mais plutôt un petit train fantôme. Malgré l'ambition, l'objet filmique s'avère au final plutôt médiocre. Il oscille sans cesse entre le déjà-vu (surtout Poltergeist !) et une bonne volonté de tous les instants. L'accumulation des attributs du genre, et la perpétuelle volonté de s'en démarquer, finissent finalement, par leur utilisation effrénée, à irriter davantage qu'à installer la peur. Tout va trop vite, une apparition chassant l'autre, ce qui finit par transformer l'expérience en simple attraction fun, et empêcher tout climat de s'installer.

Insidious s'attache plus à la forme qu'au fond, et même si certaines apparitions sont particulièrement effrayantes et bien gérées, l’accumulation de ces scénettes horrifiques (certaines assez poussives, voire ridicules) ne réussit pas à établir le nouveau standard promis de la Peur. On apprécie la dérive du pur film de maison hantée vers celui du film de possession, mais finalement on se surprend à préférer le minimalisme fauché de Paranormal Activity ! Et on attendant d'avoir de nouveau peur de s'endormir, on reverra La Maison du Diable (Robert Wise, 1963).

 

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Triangle (Christopher Smith, 2009)


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Lors d'un curieux orage, un voilier chavire. Ses 6 occupants réussissent à monter à bord d'un mystérieux paquebot providentiel. A bord : pas une âme qui vive... Nous sommes au cœur du triangle des Bermudes... 

Difficile de parler de Triangle sans en abîmer le fonctionnement. Pour faire simple nous dirons que le
film de Christopher Smith trouve son équilibre entre le film d'épouvante et le film sur les jeux temporels (de type L'Effet Papillon, ou l'excellent film espagnol Time Crimes...). Il ne faut rien attendre de Triangle sur le plan de l'originalité, il mixe, durant ses 100 minutes réglementaires, vaisseaux fantômes, tueur masqué et retours dans le temps pour en modifier le cours.

Alors où réside l'intérêt de Triangle ? La réponse se situe dans sa réalisation et la construction de ses boucles temporelles. Christopher Smith, tel un Petit Poucet, parsème son film de petits cailloux scénaristiques, y revient plus tard, et change leur signification... Au final, l'exercice s'avère des plus habillement réussis, et redessine sans cesse les éléments horrifiques de son récit, s'offrant même le luxe de peaufiner son personnage féminin (Melissa George).

Triangle sous ses allures de petit film horrifique de commande au scénario usé, recèle en fait une agréable surprise d'intelligence et d'efficacité : merci Christopher !


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Ballada Triste (2010)


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Le destin de Javier est d'être un clown triste. Dans le cirque qui l'embauche, il fait son numéro avec le clown drôle qui, hors la piste, est un homme violent, cruel et méchant, qui terrorise chaque forain, dont la belle acrobate... Javier tombe amoureux de la belle acrobate, une rivalité sans limite oppose alors les deux clowns.

Alex De La Iglesia (Le Jour de la Bête !) s'emploie une fois de plus à un pur cinéma de genre, original et décalé, décomplexé. Sur fond d'Espagne troublée (guerre sous Franco, puis sortie du franquisme), le réalisateur nous raconte la transformation d'un clown en monstre, s'appuyant pour cela sur des hommages multiples au classiques du fantastique (Phantom of the Opera, King Kong, Freaks...) et empruntant ses thèmes (l'amour contrarié entre une belle et une bête , la part d'humanité de ces monstres...).
Balada Triste prends ainsi la forme d'une fable sur l'amour, hystérique et barrée, ponctuée d'humour et de violence. Mais au final, même si un vent de vrai Cinéma souffle durant tout le film et que le spectacle est garanti, ce grand-huit de Alex De La Iglesia se heurte à ses propres limites et ne reste qu'un divertissement pour cinéphiles, ne réussissant pas (l'oubliant ?) de graver à jamais la mémoire du spectateur.



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Le secret de Peacock (Peacock, Michael Lander, 2010)


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John Skillpa est un homme discret, renfermé sur lui même, sans personnalité apparente. Les habitants de Peacock, Nebraska, savent juste de lui qu'il a auparavant perdu sa mère et qu'il s'en est difficilement remis. Un événement inattendu, met au grand jours une Mme Skillpa... Mais M. et Mme Skillpa ne sont en fait qu'un ! La subite mise en lumière de son alter ego féminin et la venue d'une femme avec un enfant va déstabiliser le quotidien de John.

L'étonnant Cillian Murphy (28 jours plus tardSunshine), la géniale Ellen Page (InceptionJunoHard Candy) et Susan Sarandon sont les atouts de ce drame schizophrène qui a apparemment été éclipsé des lumières des salles obscures... C'est dommage !
Indéniablement, le film repose sur le jeu impeccable de Cillian Murphy, qui propose ici une fort belle performance. Il porte le film avec conviction et subtilité, méritant tantôt la nomination aux oscars du meilleurs rôle masculin, tantôt celle du meilleurs rôle féminin. Michael Lander s'appuie donc sur son acteur pour donner à son film un rythme lent, une sorte d’inexorable marche vers une fin que l'on sent tragique.

Sans pour autant leur ressembler, on pense à la réussite du Machiniste pour sa psychologie, et celle de  The Hours pour son climat dramatique et surtout à Psychose pour... mais vous verrez ! Peacock est un drame psychologique élaboré avec grand soin et méticulosité. Mais malgré tous ses atouts, la volonté du réalisateur de n'utiliser aucun effet de réalisation, ni aucune emphase, finit par mettre le spectateur légèrement en retrait du récit, l'éloignant des tourments de l'histoire, comme pour l'en protéger. C'est peut être cette distance de sécurité trop important avec le personnage du film, qui nous empêche de ressentir pleinement le lent et douloureux combat sur l'écran.
Peacock est donc parfaitement réussi en de nombreux points, mais il ne lui manquait qu'une dose de toupet et d'audace pour réussir pleinement son pari.



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The Secet Reunion (Hun Jang, 2011)


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La Corée du Sud traque les espions Nord-Coréens en activité sur son territoire. Lors de l'arrestation de l'un d'eux, l'Ombre, l'opération tourne au carnage et l'agent Lee porte la responsabilité de l'échec et perd son emploi. 6 ans plus tard ,reconverti dans la recherche de personnes disparues, il croit reconnaître l'un des espions alors impliqué. Il l'engage pour travailler avec lui afin de poursuivre discrètement son enquête.

Lorsque le cinéma asiatique ne verse pas vers le blockbuster à l'américaine pour teenagers, il regorge de d'intelligence et de nuances. Le cinéma Coréen est particulièrement riche d'exemples, nous proposant régulièrement des trésors de finesse ou d'efficacité (juste pour le plaisir, à la rédaction, on aime citer The Chaser).

 The Secret Reunion ne se pose pas comme un film particulièrement novateur ou percutant, mais il aborde  le thème de l'amitié entre deux peuples ennemis sans tomber dans la morale facile ou la facilité du buddy-movie. Le scénario, particulièrement bien écrit, permet à son réalisateur JANG Hun de construire ses personnages avec soin, et rends vite ses deux espions très attachants... Quelques scènes d'action bien faites émaillent régulièrement le film, sans surcharger ni purement assurer la déco... Quand à la thématique de cette amitié Nord/Sud-coréenne, on apprécie grandement la liberté d'interprétation laissée au spectateur et la discrétion de son traitement.

Mais malgré sa réalisation précise, un rythme soutenu, son parfait duo d'acteur (dont SONG Kang-Ho du mémorable Memories of Murders), de l'intelligence et un scénario solide, The Secret Reunion ne réussit pourtant pas à nous transporter aussi loin qu'il aurait pu, qu'il aurait dû... Allez, avouons le, c'est peut être son origine culturelle (l'Asie) qui nous empêche de partager l'intensité, l'intimité des deux personnages (mais là, c'est pas le film qui rate quelque chose, c'est nous !). 


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Halal, Police d'Etat (2011)


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Deux flics du Bled sont envoyé à Paris pour traquer un Sérial Killer d'épiciers à Barbès.

Toute la recherche et le travail qui consistait à tirer l'humour de La Tour Montparnasse Infernale vers l'absurde ultime et vers la blague no-limit climax, meurt dès les premières 30 secondes du film. Rien ne fonctionne, absolument rien.

L'empilement de prétextes rate systématiquement sa cible comique, la faute à un Eric & Ramsy endormis (morts ?) sur leurs lauriers, mais aussi à une réalisation qui réussit à nous faire prendre conscience qu'il est possible de réaliser un film tout en haïssant profondément le cinéma.

Pas "délire", à peine amateur : Halal Police d'Etat, c'est un degré 0, c'est juste une manifestation du Sheitan !


L'Agence (2011)


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David Norris se présente au siège de sénateur de la Belle New York. Le soir des résultats, il fait la connaissance d'une femme brune dont il tombe instantanément amoureux. Mais cet amour n'est pas du goût de l'Agence, mystérieuse organisation qui régit nos destinées, ...et donc nos amours ! David n'acceptera pas que l'on écrive pour lui sa destinée.

L'Agence navigue entre romance et science-fiction K-Dickienne. C'est sans doute là que le spectateur risque de se perdre, cherchant tantôt plus de fond dans la charge parano, tantôt plus de développement dans l'histoire d'amour entre les deux personnages. Le verdict final sera vraisemblablement pour beaucoup une véritable affaire d'humeur, puisqu'il est vrai que ce premier film de George Nolfi ne choisit pas son camp. Il évolue à égale distance entre un film d'anticipation plein d'action et une charmante love-story bien menée.
Techniquement ? Le tout est plutôt bien emballé, et équipé d'un casting particulièrement sympathique : Matt Damon, Emily Blunt et surtout Terence Stamp, définitivement trop rare aujourd'hui.

On sort de là plutôt satisfait... avec la sensation d'avoir vu deux films sympathiques : un bon thriller de SF, pas trop ado, et une chouette histoire d'amour, simple et pas mièvre !
On sort de là plutôt déçu... avec la sensation d'avoir vu deux films inachevés : un épisode un peu anecdotique de la 4ème dimension, avec des gars genre men in black, et une histoire d'amour un peu bâclée et trop américaine !

A la rédaction, on penchait du coté du "ni bon, ni mauvais"...
On a finalement penché vers ni 5, ni 7 !


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Source Code (Duncan Jones, 2011)


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Après la mort du cerveau, celui-ci continue d'émettre un "halo de mémoire" d'une huitaine de minutes. C'est cette zone du passé que le système du Source Code permet d'explorer, en envoyant Colter Stevens pour trouver ce qui lui permettra d'éviter un attentat majeur à venir.

Par tranches de 8 minutes répétées, Duncan Jones nous livre ici une version science diction de Un Jour Sans Fin. Pourtant bien mené, le scénario accumule des éléments d'enquête nouveaux dans la répétition des 8 dernières minutes d'un train. Il n'y a pas vraiment de lassitude ou de redites maladroites pour le spectateur, mais Duncan Jones élabore un vrai-faux suspense où, malgré le fait qu'on ne devinera peut être pas la suite, l'on ressent, pressent même, ses directions futures : Source Code génère une routine qui ne réussit pas a étonner.

Cependant agréable à suivre, malgré le ronron incessant de sa mécanique, Source Code déçoit principalement par ce qu'on attendait de l'auteur de Moon : on aurait aimé qu'il récidive dans l'originalité et poursuive sa route vers l'atypique. Absence des deux : Source Code ne décolle pas de ce qu'il est, et, dans 5 ans, entrera dans la collection des films d'action/thriller/science-fiction à 6.99 € de la décennie passée, destinés à occuper une soirée où sortir réclame trop d'énergie !


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X-Men Le commencement (Brian Singer, 2010)


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L'origine des X-Men ! Ou comment Magnéto rencontre le professeur Xavier pour combattre le mal, et comment les mutants se sont révélés au monde et ce qui s'ensuit...

Effectivement ce X-Men First Class s'avère infiniment bien meilleur que les dernières adaptations de la saga (à l'exception de celle de Brian Singer, qui tenait la route). Un film de super-héros en costume, certes, mais avec la véritable ambition de raconter une Histoire, plutôt que simplement utiliser supers-pouvoirs comme prétexte à l'action. Mission réussi niveau scénario donc. Le cahier des charges de ce type de projet est rempli !

La faiblesse du film, et ce qui empêche X-Men Firts Class d'être l'objet punch et jouissif qu'on attendait, c'est sa réalisation. Matthew Vaughn signe ici une réalisation fade, voire plate, dénuée de tout rythme. Il se contente de suivre son scénario de manière linéaire, ce qui a comme effet d'installer un manque total de dynamisme (le dynamisme du film se cache dans son scénario, pas dans sa forme, qui assure juste la qualité cinéma du produit). Sans doute d'ailleurs l'a t-il lui même ressenti, puisqu'il se risque à un split screen médiocre (et parfaitement inutile), lors de l'entraînement de l'équipe, seule "originalité" de réalisation, sans doute conscient sa propre routine... On l'avait connu plus vivant dans son sympathique Layer Cake.

Décollage réussi, donc, pour les mutants, mais pas besoin d'accrocher sa ceinture.


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I come with the rain (Tran Anh Hung, 2009)


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Kline est un ex flic de Los Angeles est engagé par un riche industriel dont le fils a subitement disparu aux Philippines. Son enquête le mène à Hong-Kong où il retrouve son ami inspecteur qui tente de coincer un mafieux local. Alors que le passé douloureux de Kline refait surface, son enquête l’emmène vers d'étonnantes révélations sur celui qu'il recherche...

Étonnant mélange que ce I Come With The Rain. Un réalisateur vietnamien, un casting américain(Josh Hartnett), coréen (Byung-hun Lee de I Saw the Devil ou Bittersweet Life) et japonais, pour une production européenne tournée à Hong-Kong, Los Angeles et aux Philippines, le tout sur une bande de Thee Silver Mt. Zion, Radiohead et Godspeed You Black Emperor... Par où commencer ???

Il est évident que Tran Han Hung est visiblement plus à l'aise dans la chronique intimiste ( les sublimes L'Odeur de la Papaye Verte, Cyclo, A la Verticale de l’Été) que dans le registre du thriller. Il signe ici son plus mauvais film, le démarrant comme un thriller sombre et l'achevant dans la contemplation, ces deux aspects se dévorent l'un l'autre ! Tran Han Hung réussi pourtant à revisiter les codes du genres, mais le résultat est une oeuvre batarde dans laquelle il est bien difficile de faire le tri entre le "réussi" et le "raté", un fourre tout bordélique. I Come With The Rain donne l'impression d'être en cours de montage, encore indécis sur ses choix, non fini. 

Malgré ce ratage relatif (ou à cause ?) le film impose un rythme complètement atypique et une personnalité assez étonnante. Il devient un "objet" assez unique, dans lequel la sensualité de Tran Han Hung s'exprime à fond, l'ambiance éthérée fascine et l'approche contemplative de certains passages frôle la fulgurance. 

Au final, I Come With The Rain mérite quand même le détour pour son étonnante forme, mais cette histoire qui va de l'enfer au ciel, risque fort d'irriter le plus grand nombre ! 
NDLR : La rédaction de doorama à décidé de remonter le film à 7 sur l'échelle de l'évolution pour deux raison :
1) la folle ambition de son réalisateur (quelque soit le résultat) et le rythme nonchalant de l'oeuvre
2) Parce que malgré ses défauts, il ne pouvait pas être au même niveau de l'échelle qu'un X-Men ("Soyons cohérents...)"


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The Insider (Hong Kong, Dante Lam, 2010)


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Un flic est chargé de faire tomber un braqueur de bijouteries : "Le Specialiste". Il recrute un indic qui accepte le job, motivé par l'argent du gain qui lui permettra d'effacer la dette de sa soeur. Mais la vie d'un indic est fragile et ne tient qu'à un fil... Cette fois le flic est bien décider à ne pas perdre de nouveau un indic, et décide d'en assurer la sécurité.

Dans sa globalité The Insider est plutôt soigné, mais là où il pêche c'est sur le traitement des personnages ! On sent pourtant toute l'attention que le réalisateur a accordé à ceux-ci, mais à force de trop bien faire il en alourdi son film. On s'éternise donc sur leurs blessures intérieures, leurs facettes intimes, mais n'est pas le Michael Mann de Heat qui veut, et Dante Lam tombe dans la surcharge émotionnelle laborieuse, cassant ainsi complètement l'enjeu dramatique et le rythme de son film.... Quand au dénouement, il en pâtit aussi, et réclamait sans doute une meilleure préparation du spectateur.
Au final The Insider est un film bancale, inégal, hésitant sans cesse entre le clichés américain du genre et ceux de Hong-Kong. Dommage, car dégrossi de ces lourdeurs et de certains effets de style clichés à l'extrême (le petit jazz introspectifs et intimiste pour comprendre les blessures de notre personnage), The Insider pouvait s'avérer passionnant ! 




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The Big Lebowski (Joel et Ethan Coen, 1997)


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Pris pour un autre, Jeff Lebowski, se retrouve embarqué dans une délirante enquête pour retrouver la femme de Lebowski, l'autre !

Sans doute le personnage le plus cool de toute l'histoire du cinéma : "The Dude" ! On ne peut qu’applaudir des deux mains devant le merveilleux anti-héros écrit par les frères Coen.
Comme à leur habitude, ils nous offrent une fabuleuse galerie de "beautiful loosers", réunis cette fois pour brasser de vent comme jamais ! Rien, "le Dude" ne fait absolument rien... Il n'est à l'origine de rien de ce qui lui arrive, ne sera à l'initiative de rien, et on le ne verra pas non plus pratiquer la seule chose qui semble le guider, à savoir cette discipline qui fait tourner notre planète : Le Bowling !
Il fallait l'incroyable talent des Coen pour réussir à mettre en œuvre cette ode au vide, ils nous livrent ici une incroyable mécanique dans laquelle la pièce autour de laquelle tout est bâti (the Dude !) ne sert à rien !
Un véritable bijou d'humour !


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L'été meurtrier (Jean Becker, 1983)


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"Elle" enflamme les hommes. Pinpon, le mécanicien-pompier n'y échappera pas, il en tombe amoureux. Mais "Elle" n'est pas que belle et désirable, elle porte en elle un mystère bien pesant.

Souvenir d'enfance pour beaucoup d'entre nous, l'insolente beauté de la jeune Isabelle Adjani était aussi chaude que ce sud de la France où se situe cet excellent film de Jean Becker !

La première apparition de "Elle"... Les voix en off des personnages, au passé... la chaleur du soleil... Tout dans l'Eté Meurtrier annonce le drame, et de la plus belle des manières qu'il soit. 

Jean Becker distille une véritable sensualité dans son cinéma, il utilise chaque chose qui lui tombe sous la main pour nous rapprocher de ses personnages, nous faire entrer dans leur intimité. C'est véritablement un conteur, et ils ne sont pas nombreux dans le cinéma français.

La première apparition de "Elle"... Les voix en off des personnages, au passé... la chaleur du soleil... Tout dans l'Eté Meurtrier annonce le drame, et de la plus belle des manières qu'il soit.
Jean Becker distille une véritable sensualité dans son cinéma, il utilise chaque chose qui lui tombe sous la main pour nous rapprocher de ses personnages, nous faire entrer dans leur intimité. C'est véritablement un conteur, et ils ne sont pas nombreux dans le cinéma français.  

L'Eté Meurtrier, par sa structure, sa forme et son déroulement dramatique, peut par ailleurs être rapproché de deux autres films qui ont marqué leur temps... Malgré ses spécificités, il trouvera ainsi tout naturellement sa place entre Dupont Lajoie et 37°2, le Matin. Ambiance, héroïne, drame, faux-semblants, voix off ... Allez-y, vérifiez...
 
 

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Deux Jours à Tuer (Jean Becker, 2008)


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Que s'est t'il donc passé chez Antoine pour en arriver la ? En un week-end seulement il tourne le dos à tout ce qui faisait le bonheur : travail, femme, enfants, amis... Il plaque tout, blessant tous ceux qu'il aime.

Jean Becker n'est pas réalisateur. C'est un cinéaste, un artisan... Avec un Albert Dupontel bluffant (comme souvent dans ses rôles dramatiques), il force le spectateur à assister à l’autodestruction d'un homme à qui pourtant tout souriait. Comme à son habitude, il filme son histoire avec une immense simplicité, un savoir faire quasi artisanal, avec pour seul objectif de nous faire ressentir le malaise et la détresse de son personnage. Aucun artifice n'est utilisé, et c'est çà qu'on aime chez lui. Seule l'histoire et l'humanité de ses personnages compte, celà confère à Becker une conviction et une sincérité auxquelles il est difficile d'échapper, allant même jusqu'à faire oublier les petites faiblesses (pourtant bien réelles) de son film.

Deux jours à tuer est ce qu'on appelle "un beau film" : a simplicité ça paye !



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The Ward (2011)


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Kirsten est retrouvée devant la maison qu'elle vient d'incendier. Internée en hopital psychiatrique, elle doit apprendre à cohabiter avec les autres patientes. Rapidement, elle va découvrir qu'une autre patiente habite l’hôpital... Un fantôme qui semble bien décidée à toutes les supprimer. Se défendre commencera par tenter de comprendre !

Le Carpenter nouveau est arrivé ! Un film de fantôme dans un hôpital psychiatrique. Tout un programme, et comme la trame semblait bien "basique", on attendait le meilleur du maître, puisque c'est dans le minimalisme que son talent s'exprime le mieux. 10 ans que le maître ne nous a pas cloué sur notre fauteuil, quand à ses tentatives télévisuelles elles se sont avérées plutôt médiocres...
Alors The Ward ?  Sans être raté, il y a gros à parier que les fans de Carpenter vont être déçus ! Et les autres ? Peut être les spectateurs dénués de culture horrifique et peu consommateurs de films de genre l'apprécieront et se feront peur. Car c'est bien là que le The Ward échoue. On attendait un travail de professionnel, une régal de connaisseur et une maitrise bien assurée ; on se retrouve avec un film gorgé de peur "grand public" et de grosses ficelles usées. On oubliera surtout son twist final, grandement inutile, sans doute rendu nécessaire pour combler le manque de substance du film.
Le maître est mort. Rendons-lui hommage en revoyant sa trilogie de l'apocalypse : The Thing, Prince Of Darkness et l'Antre de la Folie, peut être son dernier grand film... 
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La Traque (Antoine Blossier, 2009)


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Quatre membres d'une famille partent chasser un sanglier qui fait des dégâts sur leurs terres. Ce qu'ils vont découvrir dépassera ce qu'ils attendaient.

C'est pas bien tourné, pas bien joué. Et inversement ! Rien à sauver : dialogues affligeants, cadrages hésitants, montage approximatif, scénario furtif et acteurs en pleine répet'.
Il fallait du talent pour transformer cette histoire stupide en réussite, et au final Antoine Blossier n'aura réussi qu'à livrer un film stupide et vide de toute originalité.  On sent pourtant chez ce réalisateur la volonté de se lâcher dans un film de genre et de faire SON film à lui, à la manière de ses modèles (The Descent, Razorback ?). Hélas le résultat n'est qu'imitation maladroite et accumulation de clichés.

Impossible donc de s'attacher à des acteurs qui ont un mal de chien à incarner des personnage dénués de toute crédibilité. Enfin, le scénario se développe laborieusement pour s'épanouir finalement à une révélation où le ridicule l'emporte. Durant cette Traque approximative, on se dit "...mince, le phacochère, c'est moi !" et on s'en veut.


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Sans identité (2010)


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Après un accident de voiture, je me réveille sans toute ma mémoire. Un autre a pendant ce temps pris ma place et mon identité auprès de ma femme. Comment, pourquoi ? Je vais devoir prouver que je suis bien qui je suis et reprendre la place qu'"ils" m'ont volé.

Sans Identité porte bien son nom. On ne s'ennuie certes pas devant cette série B assez musclée, mais tous les rebondissements scénaristiques et l'enquête de Liam Neeson ne suffisent pas à nous faire adhérer 100% à cette intrigue. Dans son suspense et ses révélations Sans Identité réussi à nous surprendre, mais on s'attend tellement à être surpris que ce n'est finalement plus une surprise ! Ce qui manque donc ici, c'est de la spontanéité et de l'originalité.

Par exemple on détestera cette visite touristique convenue et déguisée de Berlin. Discrètement le film égraine les hauts lieux de la capitale, scène après scène, sans trop s'y attarder visuellement, mais on reconnaît la grosse ficelle ! C'est sûr, capter l'âme de Berlin était moins facile qu'utiliser les cartes postales.

On pense aux Bourne's Identity, beaucoup d'ingrédients sont là, mais ils sont de moindre qualité. Au final, quitte à voir de l'action et du suspense, mieux vaut découvrir A bout Portant qui est bien plus jouissif et efficace que cette grosse machine trop huilée : l'artisanat contre l'industriel ?

A bout portant (Fred Cavayé, 2010)


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Cauchemar éveillé pour un homme innocent qui se retrouve embarqué malgré lui dans des histoires de gangsters, des vrais ! Un seul objectif, récupérer vivante la femme qui porte son enfant.

Efficace, rythmé et tendu, A Bout Portant nous secoue et nous malmène durant ses 1h25 de course. On pourrait ne pas adhérer à certaines situation un peu excessives, mais la réalisation resserrée et sèche de Fred Cavayé nous empêche de raisonner cette histoire, pourtant déjà vue maintes fois, en imposant un rythme sans temps mort.

Impossible donc de lâcher notre aide-soignant au milieu de ces tronches (Gérard Lanvin parfaitement détestable et Roshdy Zem étonnamment convaincant), difficile aussi de prendre le recul nécessaire pour se rendre compte que tout celà est too much.

Un cinéma de genre parfaitement maîtrisé, atteignant aisément sont objectif  de divertissement efficace, et surtout  sans se perdre dans la sur-écriture inutile des personnages. Aussi efficace qu'une aspirine pour le mal de crâne : que demander de plus ?

Dans son genre A Bout Portant va droit au but et tient toutes ses promesses.


Rien à déclarer (Dany Boon, 2011)


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A l'approche de l'Europe, les Douanes vivent leur derniers jours. Dans un petit village limitrophe, un douanier français français tombe amoureux de la soeur d'un douanier belge tout particulièrement anti-français.Une enquête va les pourtant les amener à travailler ensemble.

Histoire simplette et personnages lourdauds nous font effectuer un retour en arrière d'au moins 20 ans dans la comédie française populaire. Les ficelles comiques sont énormes, usées et convenues. L'histoire avance laborieusement, et pour ceux qui l'ignoreraient encore : "être raciste, c'est pas bien" ! Heureusement que Dany Boon est là pour nous le rappeler !

Seul Benoit Poelvoorde évite le naufrage total de ce divertissement calibré "dimanche soir sur TF1," en incarnant génialement, pistolet au poing et oeil assassin, une espèce de psychopathe qui nous donne furieusement envie de le voir un jour dans un rôle sérieux de sérial killer ou de nazi.
Effectivement, mis à part deux ou trois gags ou répliques qui font mouche : Rien à déclarer ! A visionner avec modération donc.


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Joint Security Area - JSA (Park Chan-Wook, 2000)


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Un incident est survenu sur la frontière entre les deux Corées, impliquant des soldats des deux parties. Deux soldats sont morts, trois ont survécu, une guerre pourrait s'ensuivre. Une enquête est menée afin de mettre à jour ce qui c'est réellement passé dans ce poste frontière.

Park Chan-Wook est davantage connu pour son énergie destructrice et sa violence implacable, en tout cas ceux qui ont vu Old Boy ont encore imprégné sur les pupilles la furie de ce dernier. Ici, point de manga déchaîné comme matériau de base, mais juste une enquête ordinaire en milieu militaire, avec pour toile de fond ce que l'on imagine être la réalité là bas... Après JSA on se dit en effet que l'ambiance doit être plutôt tendue à la frontière, et que les comportements et motivations des personnages du film ne doivent pas être dénuées de toute observation du terrain. On a donc l'impression d'en apprendre un peu plus sur le bordel corréen... et ça c'est toujours agréable.

Mais le véritable force de JSA réside ailleurs. L'enquête n'est que prétexte pour amener une véritable réflexion sur ce contexte fragile. Habilement monté, Park Chan-Wook opte par ailleurs pour une découverte de la vérité à la Rashomon (Kurosawa) ou à la Heros (Zhang Yimou) : les vérités s'enchaînent  et se contredisent, les mensonges tombent les uns après les autres... Ce jeu de piste amène le spectateur vers le message de son auteur autour de la guerre.

Au final tout cela est fort bien fait, intéressant et joliment réalisé. Mais si JSP s'avère être en une belle histoire plutôt qu'un simple thriller, et que l'expérience est louable et réussie, on reste sur sa fin.
Alors non ! Park Chan-Wook n'est pas qu'un bourrin... ! Mais il est meilleur quand il l'est !



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L'empire des Ombres (2010)


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A son réveil, Luke trouve une ville désertée de tout habitant, plongée dans la nuit, sans électricité. Seul un bar semble encore disposer de courant, c'est là que quelques survivant vont se retrouver pour échapper à l'obscurité : le problème à Detroit, c'est que l'ombre, si l'on y entre, on n'en sort pas !


Transiberian et The Machinist (avec un Christian Bale bluffant), étaient deux films hors normes et réussis. L'empire des Ombres ne l'est pas, et oppose même à ses prédécesseurs une linéarité soporifique. Sans être complètement raté, la découverte du mystère et le suspense sont convenus et dépourvus de réelles surprises. Que rajouter donc de cet Empire des Ombres, sinon qu'il ressemble à un long épisode de la 4ème Dimension qui tente d'habiller son pitch maigrichon et déjà vu durant 1h30, sans jamais faire preuve d'originalité.

C'est visible, mais l'ambition du film manque lui aussi de clarté...


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