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Die Hard : Belle Journée pour Mourir (John Moore, 2013)


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John McLane va en Russie pour renouer les liens avec son fils qui est jugé pour des crimes qu'il a commis. Lors du procès, son fils s'échappe avec un autre condamné, mais ils sont pourchassés par les hommes de main d'un puissant politique. John McLane tombera bien évidemment au pire moment et sera embarqué dans une nouvelle histoire qui lui ramènera son fils, mais lui ruinera ses vacances !

Bobo la tête... Bobo le petit coeur... La saga sympa et bourrine vient de prendre un sérieux coup sur le cabochon avec ce cinquième épisode laborieux. Oublions, bien sûr le modèle qui lança 10 ans de ciné d'action, oublions aussi ses deux autres suites funs et efficaces en leur temps, oublions enfin le chant du cygne inutile, mais sympa quand même, du 4ème épisode... L'enterrement se fait donc en Russie, en compagnie du fiston (le méchant de Jack Reacher) et ce Die Hard ne ressemble à rien si ce n'est un autre action-movie lambda. N'utilisant de la série que le nom, ce dernier Die Hard à bien du mal à amuser, encore plus à intéresser...

Oon vous a menti ! Il n'y a pas que le nom emprunté à la série des Die Hard, il y a aussi un acteur ! Les 90's sont loin, la carrière de Bruce Willis aussi (comme en témoigne la multiplication des projets cabotins à tendance direct to DVD que papy Willis enchaîne) et le Piège de Crystal qui secoua le paysage n'est plus qu'un vague souvenir du temps ou papy Willis avait encore quelques cheveux dans son conduit de ventilation par un beau et paisible soir de noël... Quoi dire d'autre ? Pour ne rien vous cacher, il est rudement difficile, pour la rédaction, de relier ce Die Hard : Belle Journée pour Mourir à la série originelle... Simple et vague sous-produit, il ne reste des Die Hard que quelques repères, dont le titre sus-cité et papa Willis, et une légère trame d'un flic en vacance qui se retrouve en mission et lâche ses 3 phrases cultes pour satisfaire et rassurer un public...

Une succession de scènes d'action qui trouveraient leur place dans n'importe quel blockbuster du moment, voilà tout ce que ce dernier opus a à offrir. Simple produit générique emballé dans un flacon labellisé "saga Die Hard", l'entreprise devient difficilement supportable ! Nous ne nous appesantirons pas non plus sur la fâcheuse manie qu'ont les sagas 'ricaines de toujours devoir réinjecter un fiston ou un papa dans leurs trilogies ou "autre-logies", mais ici le papa inquiet pour un fils faussement perdu (car le fiston n'est pas méchant, on le sait bien vite !) fonctionne affreusement mal. Nous ne perdrons pas non plus trop de temps sur le scénario de la fausse piste dont les ficelles sont aussi inefficaces qu'énormes... Non, mis à part une scène bien emballée, celle du silence avant le procès, rien ne vient exciter le spectateur... Pire encore il assiste médusé à une quasi-négation de ce qu'il espérait voir.

Triste suite donc que cet ersatz à peine fun, tout juste divertissant  qui aurait tout autant pu s'appeler "Fast & Furious 9" que "G.I. Joe contre Lolek et Bolek" ! Fade à l'extrême, Die Hard : Belle Journée pour Mourir ne pêche même pas par paresse, il ne propose même pas une simple resucée sans entrain, non, il offre juste aux spectateurs un scénar lambda hâtivement déguisé en Die Hard... Pas drôle, pas fun... Pas glop du tout !
 

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