Accueil

Les Âmes Vagabondes (The Host, Andrew Niccol, 2013)


tags | , , , , , ,

0 comments


Dans un futur proche, nous sommes envahis par des extra-terrestres qui habitent nos corps. Lorsque c'est au corps de Mélanie d'être à son tour investi, son âme résiste et cohabite avec son parasite. Elle réussit à s'enfuir et retrouve un groupe de résistants humains dans le désert... parmi lesquels son petit frère et son ancien amour... La nouvelle Mélanie, indissociable de l'ennemi extra-terrestre, ne fait pas l'unanimité dans la petite communauté...

Andrew Niccol nous avait habitués à de films bien plus exigeants (Bienvenue à GattacaTruman Show et même le plus léger Time Out...) que cette histoire de SF flirtant avec la romance... Ici l'affiche du film n'induit pas en erreur, en mettant en avant ses ados et avançant son lien familial avec Twilight : c'est bien à un produit de conso "teen" que nous avons à faire... Les Âmes Vagabondes reste donc, sans surprise, basique et un peu "ras des pâquerettes" sur sa portée, mais il bénéficie au moins du savoir-faire de son réalisateur en matière de SF...

Comme Mélanie est une warrior, elle ne laissera pas son corps sous le contrôle de l'alien qui l'habite et elle (elles ?) réussira à prendre la fuite et retrouver un groupe de résistants dans lequel se trouvent son petit frère, son tonton (interprété par William Hurt) et son ex petit ami... Mais comme il faut quand même un peu de danger pour donner un peu de tonus à Les Ames Vagabondes, un "traqueur" (un envahisseur qui doit la retrouver...) est à sa poursuite... Si Les Ames Vagabondes utilise bien des grands thèmes de SF comme la résistance, l'identité et la spécificité de notre belle race humaine, il faudra pourtant se contenter d'un traitement "au minimum" de ces thèmes, car ce qui importe ici est davantage de créer un contexte et un décorum identifiables comme "SF" que de réellement s'interroger dessus... Film de SF : oui, mais light avec des gentils, des méchants et des méchants qui deviennent gentils !

Une fois cet état de fait bien en tête, on peut enfin découvrir Andrew Niccol (l'homme du superbe Gattacca quand même !) à l'oeuvre dans le teen-movie haut de gamme. Il livre avec Les Ames Vagabondes un produit parfaitement conforme à la commande, ou en tout cas ce que nous pouvons en imaginer. Il y a un petit peu d'action, mais pas trop, car l'action n'est pas le coeur de son film et du sentiment à tout va, car c'est bien ça qui dérange un peu ici ! La cohabitation dans le corps de Mélanie de deux "personnes" donnera lieu à une triangulation amoureuse rigolotte, mais plutôt vaine, quand l'ancienne Mélanie retrouve son boyfriends, et la nouvelle passagère tombe amoureuse d'un autre jeune homme... Le boyfriend rejette ce corps habité par une autre, et le nouveau découvre la beauté de la nouvelle occupante... Oui, tarte à la crème habituelle, et un poil indigeste ici, le message est bien que ce qui est différent vaut autant que nous ! La méchante envahisseuse (???) va se découvrir des qualités toutes humaines et épouser notre cause, comme ça, aussi simplement que ça, et en dépit de la perfection initiale de sa race...

Trois quart romance et un quart action, Andrew Niccol livre une histoire de vivre ensemble pas trop compliquée et assez aseptisée, mais pour le public concerné (féminins de préférence... jeunes...) le produit se révèle correcte, presque honorable, peut être même au-dessus des autres productions du genre. A Doorama, on a largement  boudé sur la mièvrerie des Ames Vagabondes, mais il en faut pour tous les goûts, et puisqu'il faut cohabiter avec, alors celui-ci est préférable à d'autres (on pense bien sûr à Twilight où le niveau de mièvrerie attends des sommets et où l'influence qu'il dégage nous paraît presque nuisible !)... Bien peu d'intérêt et tout juste divertissant pour un adulte, Les Âmes Vagabondes ne décolle pas de son public "kids", garanti par un NF ici estampillé AN : Andrew Niccol. Propret, un tantinet mièvre, mais peu nocif.

Procurez-vous Les Âmes Vagabondes ou d'autres films de Andrew Niccol ou avec Diane KrugerWilliam Hurt ou Diane Kruger

Laissez un Commentaire