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Le Chien Des Baskerville (Terence Fisher, 1959)


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Sherlock Holmes investigue pour protéger Sir Hugo, dernier descendant des Baskerville. En effet, comme Charles Baskerville a été retrouvé mort, comme son ancêtre, c'est la Malédiction du chien de l'Enfer qui semble de nouveau menacer les Baskerville Sir Hugo... Sherclok Holmes parviendra-t'il à protéger Sir Hugo de la malédiction ?

Hammer on t'aime ! Il y a quelques films comme ça (avec Jason et les Argonautes par exemple...) qui ont marqués notre enfance... Le Chien des Baskerville, avec son ambiance gothique (normal, c'est la Hammer !) et sa lande désertique fait partie de ceux-là ! Ici, c'est Van Helsing qui protège Dracula, ici pas de monstre assoiffé de sang avant les dernières minutes du film... Ici, on exploitait à merveille ,la frange fantastique de l'univers de Sherlock Holmes dans un film d'aventure au rythme certes vieillissant, mais soutenu !

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Casque d'Or (Jean Becker, 1952)


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Georges Manda fait la connaissance de Marie, Casque d'Or. Entre le menuisier ancien voyou et la fille de joie, c'est le coup de foudre ! Mais le petit-copain de Marie, ne le voit pas comme ça, Félix Leca, le chef de la bande à laquelle il appartient, encore moins ! Georges va tuer un homme au cours d'un duel, et Félix utilisera cet épisode pour obtenir ce qu'il désire : Casque d'Or...

Encore un classique du cinéma français... Encore un de ces films qui offre un Paris populaire, cerné de guinguettes et peuplé de mauvais garçons dont les manières et le parler nous paraîtraient pourtant, aujourd'hui, bien polies ! Casque d'Or, malgré l'époque qu'il décrit, conserve une intemporalité délicieuse et une force dramatique toujours aussi imparable : Amour, carrefour de tous les possibles... Amour, "sac à embrouilles"...

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Histoire de Fantôme Japonais (Tokaido Yotsuya Kaidan, Nobuo Nakagawa, 1959)


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Iémon épouse la fille d'un samouraï et promet de venger son père assassiné, alors qu'il en est en fait le meurtrier. Rapidement, il se lasse d'elle, lui préférant dame Emu, et transforme sa vie en enfer, jusqu'à l'assassiner elle aussi. Le jeune femme, trompée de bout en bout, reviendra le hanter pour trouver vengeance.

Bon... En fait "oui", mais "non"... Plus connu sous le nom de Tokaido Yotsuya Kaidan (non, on déconne...), Histoire de Fantôme Japonais reprend un conte horrifique traditionnel où une femme trahie revient se venger de son assassin. Souvent abordé dans le cinéma japonais ce conte-là se rapproche beaucoup de l'univers de Kwaidan (1965), mais son traitement est bien différent.

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Voici Le Temps Des Assassins (Julien Duvivier, 1956)


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André Chatelin tient un restaurant aux Halles, quand il reçoit un jour la visite de Catherine, la fille de son ex-femme récemment décédée. Il décide de l'aider et la prend sous sa protection, cherchant même à lui faire rencontrer son jeune ami Gérard. Il tombe amoureux de Catherine, mais la jeune fille le brouille avec Gérard et semble bien moins innocente qu'il n'y parait, elle cache des objectifs machiavéliques à son encontre...

Un homme droit et honnête se retrouve confronté à l'immoralité, voici la terrible histoire racontée par Julien Duvivier dans ce film pesant, quelque part à la croisée entre Les Diaboliques et  Thérèse Raquin. Voici Le Temps des Assassins dessine avec une noirceur qui fait froid dans le dos tout ce qui va à l'encontre du courage et des valeurs morales de la France d'alors, il confronte l'innocence à la vénalité, et pour l'occasion lui donne les aspects d'un ange de la mort...

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Si Paris Nous Était Conté (Sacha Guitry, 1955)


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Sacha Guitry raconte l'histoire de Paris à quelques étudiants venu le trouver pour échapper à la lecture chronologique des manuels d'histoire.

Nouvelle incursion dans l'histoire de France, cette fois de notre belle capitale, Si Paris Nous Était Conté reprend la recette utilisée par le Maître dans Si Versailles M'était Conté. C'est donc à une nouvelle "leçon d'histoire buissonnière" que nous convie Sacha Guitry, en réorganisant selon son bon plaisir les faits et les anecdotes historiques qu'il a sélectionné pour nous. Esprit de Guitry est tu là ? La réponse est ici... notre réponse en tout cas !

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Si Versailles M'était Conté (Sacha Guitry, 1953)


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L'histoire du château de Versailles, depuis sa construction sous Louis XIV jusqu'à aujourd'hui, au travers de ses locataires, de ses nombreuses modifications et des anecdotes ou faits historiques qui ont fait sa grandeur et son quotidien.

Tout le style et l'esprit de Sacha Guitry se retrouve dès le générique de cette grande fresque. Mais curieusement la fresque concoctée par le maître s'apparente davantage à un catalogue ou une mosaïque qu'à une grande toile. C'est le parti pris de Guitry que de morceler l'histoire de France et l'aborder par ses détails, par moment même par le petit bout de la lorgnette. Sacha Guitry est aux commandes, impossible d'échapper à l'homme et à son théâtre...

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Thérèse Raquin (Marcel Carné, 1953)


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Fille adoptée, en épousant le fils de sa famille d'accueil, Thérèse marquait alors sa reconnaissance, mais son mariage ne lui offre qu'une vie triste et monotone.. Lorsque Camille invite Laurent, un camionneur italien, un amour naît immédiatement . Ils décident de s'enfuir ensemble, mais les choses tournent mal et Laurent tue Camille... La police mènera son enquête et un témoin du crime viendra les faire chanter et mettre leur amour en danger.

Drame sombre et passionnel, adapté du roman de Zola Thérèse Raquin rappelle un peu Les Diaboliques, tourné un an plus tard, avec Simone Signoret encore au centre d'une relation amoureuse meurtrière. Si Thérèse Raquin impose habilement son suspense, il reste cependant loin du fantastique et s'articule autour d'un couple au destin contrarié. Thérèse Raquin, c'est pas Les Enfants du Paradis, mais la tristesse qu'il exprime et l'empathie qu'il fait naître fonctionnent parfaitement.

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Le Carrosse d'Or (Jean Renoir, 1953)


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Au XVIIIème siècle, une troupe de la Commedia dell'arte se produit dans une colonie espagnole d'Amérique du Sud. La belle Camilla, la Colombine de la troupe, est  courtisée par trois hommes : le comédien Felipe, le toréador Ramon et même le vice-roi Ferdinand. Lorsque Ferdinand décide de lui offrir le Carrosse d'or, symbole de la Cour qui attire bien des convoitises, il provoque un scandale à la Cour ainsi que la jalousie des deux autre prétendants.

A l'occasion de sa ressortie en salle le 31 octobre (merci Les Acacias), c'est assis derrière Mathieu Amalric que nous avons eu le bonheur de découvrir Le Carrosse d'Or dans une version magnifiquement restaurée et dans sa version anglaise d'origine. Jean Renoir nous livre un film éblouissant, envoûtante ode à la vie, en jouant avec la limite qui sépare la scène de la vraie vie : la comédie et la Cour sont deux théâtres sur lesquels se jouent des pièces fondamentales.

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DEUXIEME FAUTEUIL : Le Carosse d'Or (Jean Renoir, 1953)


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Dans la vraie vie, les Carrosses dansent !

Doorama ouvre ses pages à sa deuxième plume à propos du Carrosse d'Or... Son nom est Pym, petite main cachée de la rédaction, lui aussi à été hypnotisé par la projection de ce Renoir impérial... Alors voici ses morceaux ramenés de la salle de projection... Juste son avis, son éclairage... A mi chemin entre l'expérience et la critique, voici sa chronique du Carrosse d'Or 


Ainsi donc une comédienne s’essaye aux jeux de l’amour dans un théâtre idéal que propose Renoir, celui de la vraie vie et des vrais gens aux têtes romantiques, graves et éternelles. Or le bonheur ne se trouve que sur la scène !

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Un Américain à Paris (Vincente Minnelli, 1951)


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Installé à Paris, Jerry, un peintre américain, voit enfin sa peinture intéresser une riche mécène. Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, il tombe amoureux de la belle Lise Bouvier... Jerry ne le sais pas encore, mais Lise est en fait déjà fiancée à l'un de ses amis.

La Comédie Musicale américaine trouve ici l'une de ses plus belles réussites (même si la rédaction de Doorama préfère largement Chantons Sous la Pluie...). Cette bluette prend Paris pour écrin, et ajoute à son aura de ville romantique, toute l'énergie de la magie hollywoodienne et la fantaisie des "Musicals". C'est donc au coeur d'un Paris de carte postale (entièrement recréé aux studio MGM) que Vincente Minnelli place son histoire d'amour un peu naïve, et l'utilise comme prétexte à faire naître ses scènes musicales, dont certaines sont aujourd'hui inoubliables.

Que l'on aime ou non le genre de la Comédie Musicale, la musique de Gershwin, la grâce de Gene Kelly et la savoureuse vision du Paris-cliché de Minnelli dégagent ici une énergie et une osmose qui ne peut qu'éblouir. Love Is Here to Stay, I Got Rhythm, 'S Wonderful ou le thème de An American in Paris Ballet sont aujourd'hui devenus des standards incontournables du répertoire Jazz, dont la puissance musicale, illustrée par les images de Minnelli, fait immanquablement naître l'euphorie et donne la banane !

Si Un Américain A Paris rayonne encore malgré son histoire simplissime, c'est en grande partie pour cette "banane" qu'il accroche au visage du spectateur... C'est simple, léger, naïf, coloré, entraînant, chantant et enchantant : la fantaisie et la bonne humeur qu'il dégage ne peuvent que déteindre sur le spectateur ! La magie cinématographique d'Un Américain A Paris fonctionne comme un antidote à la grisaille ambiante, il agit comme un puissant décontractant en faisant jaillir de l'écran un univers où la gaîté et la fraîcheur l'emportent toujours. Un monde où les problèmes ne durent jamais bien longtemps et trouvent toujours une fin heureuse... Le pied, non ?

Le "carton-pâte" de ses décors, le basique de son histoire, son overdose de bon sentiments auraient pu (auraient dû ?) ne pas fonctionner, comme victime de leurs excès, mais c'est le contraire qui se produit dans Un Américain à Paris ! Ca chante, danse, saute, rit, aime, virevolte à un tel point que les images ne semblent plus montrer qu'un feu d'artifice éblouissant ! Son fantasme dansé final en est le bouquet de la mariée. Devant tant d'énergie, une bonne partie de la rédaction à même oublié qu'elle n'"aimait pas beaucoup les comédies musicales"...

Ce sommet de l'entertainment à l'américaine est tout simplement hypnotisant. Que ce soit sa musique, son acteur/danseur, son énergie ou son efficacité : il y a une indéniable perfection dans cette anti-Bohème ! "Cucul la praline" diront les détracteurs du genre... Nous on pense plutôt que cette comédie musicale emblématique est un véritable antidépresseur qui fait un bien fou au moral !

Procurez-vous Un Américain à Paris ou d'autres films de Vincente Minnelli ou avec Gene Kelly ou Leslie Caron

Gas-Oil (Gilles Grangier, 1955)


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Jean Chape est chauffeur-routier. Entre son camion tout neuf, son gagne-pain, et l'institutrice dont il est tombé amoureux, il aborde enfin la vie qu'il souhaite. Mais tout va être remis en question lorsqu'un matin, il écrase un homme. Jean ne le sait pas, mais l'homme était en fait déjà mort ; un gangster abattu par ses complices qui pensent que Jean à récupéré l'argent qu'il leur avait dérobé...

Première de nombreuses collaborations avec Gabin (Archimède le clochardLe Cave se rebiffe ou encore Le Gentleman d'Epsom), Gas-Oil est un "film noir à la française", mais son rythme-diesel, ses valeurs et ses personnages le font aujourd'hui apparaître bien davantage comme un drame, voire une chronique provinciale, que comme un film à intrigue policière.

Si Jean Gabin est effectivement confronté à des gangsters qui le pense en possession de leur argent, cet aspect n'occupe qu'une moitié du film, l'autre n'étant constitué que de la vie quotidienne d'un simple camionneur dans la le Puy de Dome des années 50. Au delà de la sombre affaire qu'il réglera avec ses copains routiers, aujourd'hui bien molle et pas des plus palpitante, l'intérêt de Gas-Oil se concentre davantage sur son portrait d'une profession qui incarne une certaine France d'après-guerre, honnête et travailleuse. Ce qui caractérise Gas-Oil c'est bien plus l'amitié, la solidarité, le courage du travailleur et le "coup de jinjin", qu'un homme traqué par de dangereux malfrats. Gabin n'aspire qu'à vivre avec son institutrice (Jeanne Moreau) et "livrer ses endives à Berthier à 5h" !

Dans Gas-Oil, la France provinciale est tranquille et solidaire. Elle incarne les valeurs nobles du pays, certaines traditions, et les gangsters (des Parisiens !) représenteraient presque la modernité et l'absence de valeurs : la "mauvaise France". La caméra de Gilles Grangier, avec l'aide d'un Gabin impérial, dépeint avec un certain amour des gens simples en les représentant presque comme des Héros des temps modernes... Il faut voir Gabin attaquer sa journée avec son "gros camion" neuf dans lequel il vient de tout investir : c'est quasiment Le Salaire de la Peur ! Grangier représente une France courageuse, encore en train de "résister" , et c'est grâce à ce courage qu'elle mettra en défaite l'envahisseur sans morale ni scrupules. Gas-Oil, c'est un peu la Résistance qui s'auto-organise, sans faire appel à la police, dans une solidarité sans failles.

Aujourd'hui, l'intrique policière de Gas-Oil, peu intense et au rythme bien lent, nous paraît, ici à la Rédaction, devenue bien secondaire. Revoir (ou découvrir) Gas-Oil pour son coté "film noir" risque fort de d'apporter au spectateur quelques déceptions, car Gas-Oil roule à l'ordinaire, pas au super ! En revanche la France que l'on y découvre, séduit par sa "force tranquille", et les valeurs que l'on y découvre semblent encore faire écho  à ce qui a permis à la France de se libérer de l'oppresseur.

Gas-Oil est un film d'hommes et de valeurs, il sent le labeur, un peu la sueur et, curieusement, dégage aussi un certain parfum patriotique... Porté par son regard attentif et bienveillant sur ses "gens simples", ainsi que par les très bons dialogues d'Audiard, le film propose une belle image d’Épinal de la France d'après-guerre qui s'il n'était pas "embrassé" de son coté policier, en aurait fait une très jolie chronique sociale. Vous l'aurez compris, c'est donc sous cet oeil que nous y avons trouvé tout notre plaisir. Maintenant, si vous voulez voir un film noir ou un film policier pur jus, sombre et intense, nous vous recommandons plutôt de ne pas vous aventurer sur cette route là : ici c'est davantage la départementale des clochers et villages, que la rapide autoroute de la modernité !

Procurez-vous Gas-Oil ou d'autres films de Gilles Grangier ou avec Jean Gabin , Jeanne Moreau ou Roger Hanin