Accueil

Affichage des articles dont le libellé est 1990 's. Afficher tous les articles

Le Dernier des Mohicans (Michael Mann, 1992)


tags | , , , , ,

0 comments


Hawkeye est un "blanc" élevé par des Mohicans. En plein conflit anglo-français, il sauve deux soeurs pour d'une attaque Huron, et les escorte, avec son "père" et son "frère", pour qu'elles retrouvent leur père. La belle Cora Munro gagnera son coeur, alors que la menace Huron plane toujours.

Mis à part l'extraordinaire Heat (n'ayons pas peur des mots), rares sont les films de Michael Mann qui nous ont complètement convaincus... Le Solitaire aussi, peut-être... Même si le cinéaste peine souvent à livrer une oeuvre homogène, ne serait-ce que dans son rythme, il possède en revanche la capacité de mettre en scène quelques purs instants de cinéma...

Lire la suite...

Matrix (Lana Wachowski, Andy Wachowski, 1999)


tags | , , , , , , ,

1 comment

Thomas Anderson, est un hacker connu sous le pseudo de Néo. Il est contacté par Morpheus qui l'incite à aller plus loin dans les questions qu'il se pose sur la Matrice. Qu'est-ce que la Matrice ? Un cyber espace ? Un mythe ? La réalité ? Ce que va découvrir Néo dépasse de loin tout ce qu'il pouvait imaginer sur la Matrice.

Presque 15 ans plus tard, et après deux suites aussi prétentieuses qu'indigestes, que reste t'il de la Matrice ? Nous nous sommes posé la question, suite à l'envie subite de la touche féminine de notre rédaction qui à lâche "On peut voire Matrix ???". Dont acte ! Succès critique et surtout commercial, le joujou des Wachowski est bien moins digeste et impressionnant que dans nos souvenirs, mais il reste un beau produit, en phase avec son temps d'alors, et doté d'une belle ambition SF (qui le perdra dans ses suites...). On lâche notre triste réalité de 2013 pour entrer dans la Matrice de 1999...

Lire la suite...

Trilogie de la Mort : Awakening - Aftermath - Genesis (Nacho Cerda, 1990, 1994 et 1998)


tags | , , , , , , , , ,

0 comments


3 courts métrages fantastiques sur la mort de Nacho Cerda. The Awakening : un jeune homme évolue seul dans un monde où le temps s'est arrêté... Aftermath : Dans un hôpital, se pratiquent des autopsies sur les corps sans vie. Le praticien va se livrer à des actes nécrophiles sur les corps. Genesis : un sculpteur termine la statue de sa femme défunte, elle prendra vie, alors que lui se figera...

Avant d'être le réalisateur du sympathique, mais limité, Abandonnée, Nacho Cerda avait réalisé trois courts métrages sur le thème de la mort. The Awakening est une courte oeuvre de fin d'études cinématographique, Aftermath et Genesis sont quant à elles bien plus abouties et bien plus ambitieuses. Les 3 objets se voient comme trois étapes d'un cercle, avec l'instant de la mort, le corps après la mort et le retour à la vie. Ils témoignaient de ce renouveau du cinéma fantastique de genre, et si The Awakening et Genesis restent dans les clous, c'est Aftermath qui marquera et choquera définitivement les esprits... Courts métrages, labos des cinéastes...

Lire la suite...

Les Amants du Cercle Polaire (Los Amantes del Círculo Polar - Julio Medem, 1998)


tags | , , , , , ,

0 comments

 Otto et Ana sont amoureux depuis qu'ils sont enfants. Leur parcours familial respectif est ponctué d'abandons de la part des adultes, que ce soit par la séparation entre papa et maman ou la disparition d'un des deux. L'amour qui les lie ne suffira pourtant pas à unifier leur perception de ces drames et les séparera... Le destin qui les lie multipliera pourtant les occasions de se croiser et de se retrouver tout au long de leur vie, jusqu'à enfin se retrouver, peut être, en plein cercle polaire... comme ils l'ont toujours rêvé...

Le cinéma espagnol est bien loin de se résumer à son Fantastique que vous croisez souvent sur Doorama... En 1998, Julio Medem (L'Ecureuil Rouge) réalisait cette fable fragile, tendance conte moderne et tragique, tout empli de poésie et d'espoirs. Les Amants du Cercle Polaire est un de ces jolis films, à l'ambiance très travaillée, au climat délicat, qui enveloppe les rêveurs et les amoureux. Le voyage commence en Espagne...

Lire la suite...

A Tombeau Ouvert (Bringing Out The Dead, Martin Scorcese, 1999)


tags | , , , , ,

0 comments

Un ambulancier à la limite du burn-out, qui carbure à l'alcool, arpente les rues du New-York nocturne au volant de son véhicule. D'une intervention à l'autre, shooté par le souvenir des gens qu'il a sauvé, hanté par ceux qu'il n'a pas pu sauver, la pression se fait de plus en plus forte pour Frank...

A Tombeau Ouvert, n'est ni notre Scorcese préféré, ni son meilleur, ni même son film le plus facile. Une fois que l'on a dit ça, A Tombeau Ouvert reste un film halluciné, brillamment maîtrisé et plus que hautement recommandable ! Sombre et glauque, lumineux aussi par sa thématique, A Tombeau Ouvert est un film virtuose, traversé de multiples allusions religieuses.

Lire la suite...

Bottle Rocket (Wes Anderson, 1996)


tags | , , , , , , , ,

0 comments

Anthony sort d'un séjour volontaire à l'hôpital et retrouve son ami Dignan qui prévoit de monter une équipe pour commettre des casses. Tous deux fragiles et se cherchant encore, ils entraînent un troisième larron dans leurs projets. Le plus difficile, ce n'est pas les braquages, mais de constituer une "équipe", soudée et professionnelle...

Premier long métrage d'un de nos chouchous, Wes Anderson, Bottle Rocket est la transposition d'un court métrage qu'il avait réalisé 2 ans plus tôt. Drôle, sensible et mélancolique, Bottle Rocket contient déjà tous les thèmes chers à Wes Anderson, ainsi que son style si particulier, et même s'il le résultat est encore loin de ses réussites à venir, il constitue une oeuvre agréable et maîtrisée, laboratoire d'un cinéaste en pleine construction.

Lire la suite...

Rushmore (Wes Anderson, 1998)


tags | , , , , , , , , ,

0 comments

A l'université Rushmore, Max Fisher est un élève bien médiocre, alors qu'il dégage une intelligence et une maturité débordante dans ses nombreuses activités annexes. Il se lie d'amitié avec Hermann Blume, un chef d'entreprise et tombe amoureux de Rosemary Cross, une enseignante, tous deux séduits par l'étonnante personnalité du jeune homme...

Il y a ceux qui sont contre... à la rédaction nous adorons Wes Anderson pour son style, son ton et son sens du décalage et de la poésie. Son second film, réalisé après Bottle Rocket et avant La Famille Tenenbaum, réunit une fois de plus tous ces ingrédients et donne à voir au spectateur une curieuse histoire d'amour, construite autour d'un portrait drôle et attachant.

Lire la suite...

Etat Secont (Fearless - Peter Weir, 1993)


tags | , , , , , , ,

0 comments

Rescapé d'un crash d'avion, et appelé "le Bon Samaritain" par les médias pour avoir sauvé plusieurs passagers de la mort, Max Klein ne voit plus du tout la vie de la même manière... La disparition totale de ses peurs, son ouverture aux autres, la distance avec sa famille : Max Klein n'est plus le même...

Peter Weir est un cinéaste attaché aux thèmes de la découverte et de l'éveil. Une bonne partie de sa filmographie explore ces thèmes, et en particulier sous l'angle des changements intérieurs de ses personnages (Mosquito Coast, La Dernière Vague, Witness...), Etat Second est un film un peu oublié de sa filmographie qui entre parfaitement dans cette catégorie.

Fearless explore donc les profonds changements de Max Klein, sur sa vision et son appréhension de la vie, qui suivent le crash auquel il a miraculeusement survécu. Sorte de deuxième naissance pour son personnage, celui-ci retrouve sa vie, mais décide d'en redéfinir les priorités et les valeurs. Réflexion sur la valeur des choses, Peter Weir ne se contente pas de décrire simplement une renaissance ou la belle histoire d'un homme devenu meilleur. Il trouble et densifie son film en ajoutant à son récit une approche post-traumatique, psychologique, qui lui donne toute son épaisseur.

Etat second propose le portrait d'une homme neuf, devenu meilleur, certes, mais aussi celui d'un homme aux portes de l'obsession, de la folie, qui se bat pour faire cohabiter ses nouvelles aspirations avec sa vie d'avant. La jolie histoire devient alors une quête intérieure, une recherche de sens dans un monde qui s'en éloignerait. Le traitement de Peter Weir apporte une touche d'étrangeté, presque de fantastique, au travers de la sensation d'invulnérabilité de Max qui, tel un super-pouvoir, le rendra différent de ceux qu'il aide. Pour le spectateur, Etat Second revêt deux visages : celui d'un film où le fantastique n'est jamais très loin, en découvrant Max Klein comme un ange qui apporte la vie, mais aussi celui d'un film sur un homme psychologiquement ébranlé, traumatisé, qui chercherait à retrouver inconsciemment de la mort à laquelle il a échappé. Peter Weir, finement, méticuleusement, mêle ces deux aspect opposés et y ajoute une émotion, simple et forte, qui parcourt chaque scène de son film... Etat Second, entre ciel et enfer, devient alors un film émouvant et touchant, bien plus riche qu'il n'y paraît, sur une prise de conscience, sur la vie et sur la mort !

Surprenant à bien des égards, Etat Second emporte délicatement le spectateur vers une introspection légère, il caresse du bout des doigts des thématiques imposantes, et sans entrer dans de longues démonstrations prétentieuse se contente d'en dessiner les vastes contours. Jeff Bridges campe Max Klein de bien belle manière, lui donnant toute l'ambivalence nécessaire pour balayer son vaste chemin.

Etat Second est un "petit film modeste" réalisé avec une grande énergie. Ambitieux dans ses thèmes et modeste dans son message, il suscite habilement la curiosité du spectateur, et soulève une réelle adhésion de sa part à l'étonnant parcours de Max. Aussi divertissant que stimulant, Etat Second se laisse voir avec un grand plaisir. Son sujet aurait pu donner lieu à un océan de mièvrerie béate, Peter Weir a évité cet écueil avec une sensibilité et une intelligence que l'on ne peut que saluer.

Procurez-vous Etat Second ou d'autres films de Peter Weir ou avec Jeff BridgesIsabella RosselliniTom Hulce ou John Turturro 

Festen (Thomas Vinterberg, 1998)


tags | , , , , , , , ,

0 comments

A l'occasion du soixantième anniversaire du chef de famille, toute la fratrie est réunie pour fêter cet évènement. Mais lors du repas, Christian, l'un des enfants, encore affligé par le décès de sa soeur, va faire un discours qui va mettre à jour un terribles secret de famille.

Festen est un enfant du Dogme 95 (une sorte de charte de réalisation des films, élaborée par Lars Von Triers et Thomas Vinterberg, destinée à fuir l'artificiel et se rapprocher d'une certaine essence cinématographique : voir wiki), et figure comme l'une de ses plus belles réussites.

Cette fête de famille est bien loin de la douce quiétude des Gens De Dublin, sa chaleur initiale cède bien vite le pas aux effusions et à la violence émotionnelle. La divulgation d'un lourd secret familial, va faire exploser la famille unie, va exposer la nature de chacun et révéler des souffrances des années retenues : la fête de Festen n'est pas un anniversaire, mais plutôt un accouchement... et dans la douleur ! Comme le Dogme qui l'encadre, Festen est une destruction des apparences et du factice, une attaque en règle du déni de réalité. Ses premières images laissent immédiatement apparaître les imperfections du verni familial, le spectateur est vite sceptique quand à la belle unité familiale et c'est presque sans surprise qu'il assistera à ce qu'il pressentait : "il y a quelque chose de pourri dans le Royaume du Danemark".

L'image saturée et les cadrages tremblants du Dogme, ses scènes "inutiles" au premier abord, peuvent irriter le spectateur, mais sa fonction première de revenir à l'essentiel, au vrai, donne une force et une puissante rare  à Festen. Puisque tout doit être "vrai" aux yeux du Dogme, le spectateur qui acceptera sa forme technique et narrative, se retrouve immergé au plus proche des personnages, comme faisant lui même partie de cette fratrie. La douloureuse accusation de Christian contre son père résonne alors pour le spectateur comme un choc d'une violence rare. Festen frappe fort ! La famille dans laquelle Vinterberg vous intègre vous blessera aussi profondément qu'elle vous choquera. Racisme (terrible scène de la chanson), bêtise, auto-satisfaction, mensonges, vérités refoulées, complicité passive, inceste : Festen par la force de son histoire vous fait toucher ce que chacun exècre dans la "vraie vie", et par son procédé cinématographique rend l'expérience encore plus dérangeante, voire insupportable, en augmentant au maximum la proximité avec ces "réjouissances".

Festen est un blessure infectée qui laisse échapper son pus. Sa violence psychologique et l'hystérie dans laquelle elle s'exprime ébranle le spectateur, l'obligeant à assister en direct à un drame qu'il préférerait sans doute, comme les membres de la famille, ne pas voir en face. C'est même véritablement à un combat, entre un fils et son père, que Vinterberg nous invite. Festen révèle des souffrances immenses, irréparables, les partage avec vous d'une manière particulièrement percutante, puis vous affuble du rôle de chirurgien pour effectuer une amputation douloureuse mais inévitable. Brut et intense, parcouru parfois de quelques traits d'humour grotesques, Festen est une expérience de cinéma forte, pure et très stimulante (proche de l’extrême et de l'expérimental pour certains).

Le Dogme a fait son temps (et c'est tant mieux), il laisse derrière lui quelques perles, dont Festen fait partie, ou bien encore Les Idiots de Von Trier. Que l'on aime ou non ce cinéma "épidermique" (à l'image des réactions qu'il inspire), le Dogme 95 aura au moins permis de soulever une intéressante réflexion sur "l'objet film" et favorisé un langage cinématographique dont nous sommes, ici à la rédaction, particulièrement fans.
Festen vous emportera (loin !), vous ennuiera ou vous irritera, mais il ne vous laissera certainement pas indifférent.


Procurez-vous Festen ou d'autres films de Thomas Vinterberg

Dragon From Russia (Clarence Ford, 1990)


tags | , , , , ,

0 comments

Yao Long vit en russie avec May, mais il est kidnappé par une organisation criminelle secrète pour devenir un tueur à gage. Devenu amnésique, il devient un redoutable tueur : Le Freeman. Mais lors d'une de ses missions meurtrière, un témoin le voit en action. C'est May ! Il doit alors l'éliminer, mais certains souvenirs l'en empêcheront.

Oui, c'est bien une adaptation du manga Crying Freeman de Kazuo Koike (par ailleur créateur des mangas à la base des Lady Snowblood et des Baby Cart), en provenance directe de Hong Kong et réalisée 6 an avant le Crying Freeman de Christophe Gans. Voilà, tout est dit, on ferme, fin de la chronique !


Punition donc, que de visionner ce Dragon From Russie, même en gardant à l'esprit que le langage et la grammaire du cinéma de Hong Kong peuvent différer de nos codes narratifs et stylistiques. Dragon From Russie nous assène un montage à la hache, pénible succession de scènes expéditives à la fin abrupte, constituées d'une multitude de plans hyper monté. Le spectateur est littéralement noyé sous une avalanche de plans plutôt indigestes, les situations s'enchaînent dans une homogénéité ennuyeuse, et son rythme dénué de toute respiration rend cette histoire pourtant simple très difficilement compréhensible.


Dragon From Russia est une bouillie cinématographique dense, compacte et hautement indigeste. Ses scènes de combats sont confuses, leur intensité difficilement palpable, on s'étonne qu'elles soient déjà commencées et leur chute n'est annoncée que par le calme du plan qui leur succède : "Ah, c'est déjà fini là ? Ah bon !". On y retrouve bien les acrobaties aériennes propres au genre des films d'arts martiaux made in HK, mais si les personnages y volent et virevoltent gaiement, leur réalisation calamiteuse, elle, ne décolle pas.


Clarence Ford, le réalisateur, transforme cette adaptation du Crying Freeman en épreuve de force, rendant presque impossible au spectateur de suivre avec un minimum de plaisir ses combats et son histoire. A la rédaction, nous n'aimons pas beaucoup "massacrer" autant un film, mais malgré nos efforts nous ne trouvons rien pour sauver ce Dragon From Russia sauf peut être le Méchant masqué (non, pas le Freeman, l'autre dont on a un mal de chien à savoir qui il est et pourquoi il agit comme il le fait !) dont la pure voix de "méchant chinois", sardonique et haute perchée, ne trouve comme équivalent qu'une des meilleures performance vocale d'un Monty Python's Flying Circus


C'est bien simple, après la vision de Dragon From Russia nous avons voulu réviser les notes de certaines de nos chroniques pour passer Lock Out à 7, et décerner notre oscar au sympathique Dragon EyePerte de temps totale sauf pour les amateurs de nanars en quête de méchants chinois qui font rire (et on s'est effectivement bien amusés) ou alors en guise de révision pour se redonner envie de redécouvrir le Crying Freeman de Monsieur Christophe Gans.

Procurez-vous Dragon From Russia 

Le Veilleur De Nuit (Nightwatch, Ole Bornedal, 1998)


tags | , , , , , ,

0 comments

Martin accepte un poste de veilleur de nuit à la morgue alors qu'un tueur en série sévit dans la région.Son travail deviendra bien vite oppressant lorsque il sera soupçonné des meurtres et d'avoir des rapports avec les corps de la morgue. Réalité ou machination ?

Remake de son propre film, réalisé 4 ans plus tôt avec Nikolaj Coster-Waldau dans le rôle titre (Jamie Lannister de l'excellente série Games Of Thrones), le Danois Ole Bornedal livre ici sa  version destinée au marché américain. Et comme c'était à prévoir, le spectaculaire et le visible prennent le pas sur l'ambiance trouble de son modèle.

Thriller horrifique doté de gros ressorts sans surprise, cette version américaine se laisse cependant tout à fait regarder grâce à un très agréable casting (Ewan Mc Gregor, Josh Brolin, Patricia Arquette, Nick Nolte et même John C. Reilly) et quelques belles ambiances dans sa première partie (dans les cènes de ronde). Hélas le rythme mécanique du scénario (co signé Steven Soderbergh, mais pas de quoi s'en vanter) privilégie l'enchaînement calculé des scènes de tension, au détriment du climat général du film. Et c'est bien dommage, car c'est justement ce climat qui aurait pu nous faire avaler plus facilement la grosse artillerie un peu pop-corn de son scénar.

Beaucoup de choses pouvaient permettre à ce Veilleur De Nuit de se distinguer des tous ces thrillers fabriqués comme des attractions grand-publique... Son charismatique casting, son potentiel déstabilisant (il est question de nécrophilie quand même...), sa morgue enfouie dans le coeur d'un inquiétant bâtiment, son coté dual horrifique/policier... mais il a visiblement été préféré la facilité et le classique, à l'audace et la difficulté de s'attaquer aux délicats réglages de la mécanique de la peur.

On aurait donc souhaité (rêvé ?) un tout autre film, mais le réalisateur aura validé d'autres choix... Faute de pouvoir "refaire le match", on consommera ce petit thriller sans en sortir plus bête (c'est déjà pas mal), on jouera même le jeu ponctuellement, mais on éprouvera la déception d'une fin poussive et convenue, ainsi qu'on constatera qu'il y avait toutes les pièces pour bâtir une Ferrari alors qu'une simple Ford nous a été livrée...  Globalement aussi "sympa" que décevant, et joliment casté, Le Veilleur De Nuit tiendra le temps d'une ronde : c'est tout, mais c'est déjà pas mal.
 


BONUS  : Comme nous aimons bien Ewan McGregor à la rédaction, nous vous recommandons de jeter un oeil sur son excellent Perfect Sense et nous nous somme amusés à tester nos connaissances sur l'acteur Jedi... On a eu 82% (sans tricher avec google !). et vous ?

Et puisqu'on en est là, merci à nos copains de Cinéfriends pour leur très bonne idées de proposer des quizz-ciné en quantité...



Procurez-vous Le Veilleur De Nuit ou d'autres films de Ole Bornedal ou avec Ewan McGregor, Nick Nolte ou Josh Brolin

Le Hussard Sur Le Toit (Jean-Paul Rappeneau, 1995)


tags | , , , , , , , , ,

0 comments

En 1830, dans le sud de la France, Angelo, un officier italien est pourchassé par des agents prussien. En pleine épidémie de Choléra, il traverse la Provence afin de rejoindre l'Italie. En route il rencontre Pauline de Théus...

Adaptation du roman éponyme de Jean Giono, Le Hussard sur le Toit suit, pour Jean-Paul Rappeneau, Cyrano de Bergerac. Fort de son succès Jean -Paul Rappeneau avait donc toute confiance de la part de ses producteurs pour donner ses chances à ce Hussard et mettre en image cette grande aventure faite de morts et d'amour.

Léger, alerte et enjoué, Le Hussard Sur Le Toit parvient élégamment à vous emmener avec le tumultueux officier italien. Au travers de ses rencontres (certaines fort brèves à cause de l'épidémie), le voyage du jeune homme ressemble à une dernière étape avant de devenir homme, comme scellé par le premier amour qu'il croisera. Olivier Ramirez donne toute crédibilité et fougue à cet intrépide et courageux hussard, de la candeur aussi.  Quand à Juliette Binoche, elle lui oppose un modernisme parfaitement complémentaire et superbement interprété.

Jean-Paul Rappeneau articule et rythme son film autour de l'amour en construction des deux tourtereaux. Après un début riche de rebondissements, l'aventure laissera finalement plus de place au rapprochement des deux êtres, mais ne se fera pas oublier pour autant ! Rappeneau semble avoir pris le parti d'une grande simplicité et limpidité. Le Hussard Sur Le Toit est un film grand film d'aventure et d'amour, jamais prétentieux, jamais trop bavard et jamais "artificiel".

L'écrin de nature dans lequel se déroule le film (entre Aix et Gap), le contraste entre la mort rôdant et l'amour galopant, la fougue "traditionnelle" de Angelo face à la fronde "moderne" de Pauline, Rappeneau opte toujours pour une simplicité narrative et une mise en scène limpide et donne ainsi à son film une légèreté presque enfantine et ne surcharge jamais son histoire de signification excessive. Les péripéties s'enchaînent avec naturel, laissant entre chacune d'elles se former sans hâte la belle histoire d'amour des deux amants platoniques.

Une reconstitution historique  plus que convaincante, un rythme sans faille et une réalisation humble et maitrisée caractérisent Le Hussard Sur Le Toit, rendant sa vision facile, agréable et propice à une immersion totale du spectateur dans ce flot de sentiments et d'aventure. Rappeneau signe là un film vivant et attachant. Un cinéma simple et efficace entièrement tourné vers le divertissement et le plaisir instantané du spectateur : sans livrer une oeuvre inoubliable, Rappeneau livre cependant une vision incroyablement fluide d'un classique de la littérature et satisfait aux exigences premières d'un grand film d'aventure. On applaudit comme des enfants.


Procurez-vous Le Hussard Sur Le Toit ou d'autres films de Jean-Paul Rappeneau ou avec Juliette Binoche

Une Nuit En Enfer (From Dusk Till Dawn, Robert Rodriguez, 1996)


tags | , , , , , , , , , , ,

3 comments


Après un vol à main armées et la mort de plusieurs personnes, deux truands prennent en otage un ancien pasteur et ses deux enfants pour fuir les Etats-Unis et passer au mexique. Ils ont rendez-vous avec un caid local dans un bar de routier, le Titty Twister.

Comme pour remplir à lui seul les deux films de "doubles programmes" d'avant, Une Nuit En Enfer se divise radicalement en deux parties : le road-movie gangster et le fantastique pur jus, tendance gore. Adeptes du cinéma de genre et de sa liberté, Robert Rodriguez réalise donc le scénario de Quentin Tarantino, mais on sent bien que les rôles de ces deux là se sont régulièrement mixés..

Pur objet de fun du début à sa fin, Une Nuit En Enfer se nourrit de nombreuses de références du cinéma de genre et se parsème d'allusions au cinéma de série B (comme la présence de Tom Savini [maitre des effets spéciaux], de Fred Williamson [Star black 70's de sous-films d'action] ou un personnage avec un T-shirt "Precinct 13" [Assaut, dont Une Nuit En Enfer reprend l'idée même de l'union face à l'invasion d'un ennemi]). Georges Clooney et Quentin Tarantino incarnent avec génie (si, si !) et conviction les deux parfaits salopards que sont les frères Gecko, respectivement sociopathe et psychopathe (et n'oublions pas de citer Harvey Keitel, sympathique mais un peu cabot). Entre stéréotypes des personnages et no-limit des situations, Une Nuit En Enfer revisite et survitamine les codes du genre (gangsters, famille, bad guys, créatures...) pour en livrer une version extrème et excessive en forme d'hommage.

 Aujourd'hui, Une Nuit En Enfer appartient bien plus à l'univers hyper référentiel de Tarantino qu'à son réalisateur attitré. Il demeure un exercice cinématographique entièrement dédié au pur divertissement et profondément guidé par l'idée même du cinéma. Si sa réalisation trouve ses limites dans sa partie fantastique (les créatures du Titty Twister et le rythme de ses confrontations subissent déjà un bon coup de vieux), son écriture et sa perpétuelle quête du petit plaisir cinématographique originel lui préservent une jeunesse et une énergie intacte. Et son revirement total de style restera sans doute comme le plus radical et inattendu de toute l'histoire du cinéma !

A des années lumières du chef d'oeuvre (nous sommes d'accord), Une Nuit En Enfer défend portant, et représente à la perfection une vision du cinéma : celle d'un plaisir "simple", instantané, d'une conversation à bâton rompu entre le film et son spectateur, quasi instinctive. A la manière d'une tournée des bars, Une Nuit En Enfer est excitant et enivrant, il est comme un shot d'alcool fort, à effet immédiat, mais lui au moins peut être consommé sans modération et ne donne pas mal à la tête.
Une série B boostée à l'hommage et délicieusement débridée.

Procurez-vous Une Nuit En Enfer d'autres films de Robert Rodriguez ou Quentin Tarantino ou avec Georges Clooney

The Hot Spot (Dennis Hopper, 1990)


tags | , , , , , ,

0 comments

Harry Madox arrive dans une petite ville du Texas et trouve une place de vendeur de voitures. Entre cette banque qui lui tends les bras, le maître chanteur de la jeune et belle Gloria et Dolly, la femme de son patron, qui a jeté son dévolu sur lui, le séjour de Madox au Texas sera chaud.

C'est l'acteur Dennis Hoper (réalisateur du mythique Easy Riders ou de Colors) qui est aux commande de ce Film Noir pur jus. A l'Instar des acteurs-réalisateurs de cette génération (Eastwood ou Redford), Hopper opte pour une mise en scène classique et académique, et ressort pour l'occasion tous les codes et le bestiaire qui ont fait la gloire du genre (l'épouse mante-religieuse, l'innocente colombe, le loup-solitaire, la jalousie, le crime, le chantage et des problèmes pour seule issue possible).

Mais The Hot Spot vit cependant avec son temps, nous sommes à la fin de 80's. Il troque donc le noir et blanc d’antan pour les tons chauds et la lumière des grands espaces (avec un usage des bleus et orangé, très tendances à l'époque, mais aujourd'hui bien laids) et libère l'érotisme et le désir de ses personnages (suggérés et non montrés dans les 50's). Il utilise les impressionnantes plastiques de la délicate Jennifer Connely et de la brûlante Virginia Madsen et la chaleur étouffante du Texas (à la manière de U-Turn) pour appuyer la chaleur et le torride de son scénario. Il jette enfin le bellâtre Don Johnson (de la série Deux flics à Miami) au milieu de cette étuve...

The Hot Spot ne surprendra pas, mais ce n'est certainement pas son but. Il propose simplement un revival, remis au gout du jour (sexe !), de l'un des grand thèmes du Film Noir : à savoir la mante religieuse (comme assurance Sur La Mort ou Le Facteur Sonne Toujours Deux Fois). Élégamment  mis en scène, il soigne son climat sulfureux et son rythme accablé, et même s'il ne ne met pas en danger un seul instant la réputation de ses illustres prédécesseurs, le film de Dennis Hoper ne démérite absolument pas (pour peu que l'on ne s'attarde pas trop sur sa chute) et fera honnêtement son office auprès des amateurs de films noirs (dont nous faisons partie).

Quant aux autres, s'ils venaient à trouver le temps long, ils auront largement de quoi se consoler, lorsqu'en fermant leurs yeux le soir, ils continueront de voir les sculpturales courbes de Jennifer Connely et de Virginia Madsen, à jamais incrustées à l'intérieur de leurs paupières... 

Procurez-vous Hot Spot ou des films de (ou avec) Dennis Hoper ou avecJennifer Connely

Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick, 1998)


tags | , , , , , , , ,

0 comments

Bill Harford mène une vie ordinaire avec son épouse, jusqu'au jour où elle lui raconte qu'elle a failli un jour le tromper. Profondément déstabilisé, Bill va alors rechercher, et s'approcher dangereusement, de ces tentations qui ont ébranlé sa femme.

Sans doute le film (pardon, l'Oeuvre !) de Kubrick la plus colorée (bariolé ? Que de petits sapins de noël et de rouge-désir ici !) et le plus "à taille humaine" de sa monumentale filmographie, Eyes Wide Shut traite du couple et de son délicat fonctionnement. Désirs, besoins, sexe, rapport à l'autre et secrets refoulés deviennent sous l'oeil du Maître des sujets d'étude et d'interrogations, qui emprunteront de longs chemin détournés pour livrer leurs réponses (en fait une seule réponse laconique tenant en 4 lettres...).

 Eyes Wide Shut, avouons le, n'est pas notre Kubrick préféré (et de loin), mais l'indéniable maîtrise avec laquelle il dissèque ce couple en crise est à couper le souffle, et ce (comme d'habitude avec Kubrick) tant sur le plan visuel qu'intellectuel. Pour la première fois Kubrick s'attaquait à l'intime (même Lolita débordait du cadre intime du désir...), à une histoire en mode mineure, sans H majuscule, déconnectée de toute destinée de ses personnages. Si "minimal" tente d'être Eyes Wide Shut, Kubrick ne peut cependant pas s'empêcher de livrer sa vision du couple par le "grand bout de la lorgnette". Kubrick répond à la cassure intime par la grandeur et la démesure d'un fantasme ultime (la partouze du siècle, mes amis !) et, comme une démonstration ultime, nous livre LE couple emblématique du glamour et de l'artificiel d'alors (Nicole Kidman et Tom Cruise, couple à l'écran comme dans la vraie vie) pour illustrer la relation/opposition entre l'apparence et le vide.

Oeuvre bavarde et cruelle à bien des égards (sa vision du vrai couple Kidman-Cruise ?), ouverte à de multiples interprétations, Eyes Wide Shut est "le film à part" chez Kubrick. On peut se semander s'il n'est pas son film le plus personnel (puisque traitant du couple, et Kubrick s'étant "retranché" avec son épouse et ses enfants dans son manoir anglais...), et si, en film testament, il ne cacherait pas de (nombreux) messages du Maître.

Perfection technique de chaque instant, illustration musicale impressionnante (Musica Ricercata de Ligeti) et génie de sa mise en image font de Eyes Wide Shut un film hypnotisant qui derrière ses apparences de film kubrickien "modeste" recèle une immense richesse, et peut être même un trésor caché, un secret... Fuck ?

Procurez-vous Eyes Wide Shut ou d'autres films de Stanley Kubrick, Tom Cruise ou Nicole Kidman

Prison on Fire 2 (Ringo Lam, 1991)


tags | , , , , , ,

0 comments

Ching termine tranquillement sa peine de prison, mais la cruauté du nouveau chef de la sécurité et les tensions entre chinois et hong-kongais vont le pousse à s'évader.

Suite directe de Prison On Fire, cet opus reprend tout le décor décor précédant (maton cruel, solidarité et conflits entre detenus, survie en prison...) et joue cette fois-ci la carte de l'action et des rebondissements. Même si l'on garde les thématiques, on s'éloigne ici de la réflexion sur l'univers carcéral pour se rapprocher du film d'action, ponctué ici de péripéties en tout genre.

Toujours porté par Chow Yun-Fat (alors méga star à hong-kong, mais pas encore utilisé à l'international), Prison On Fire 2 perd donc de son fond, mais on y gagne en plaisir puisque son rythme plus soutenu lui donne une légèreté et un punch qui lui permettent, bien plus facilement que son préquel, d'affronter son âge et sa nature de film de genre.

Objectivement moins bon que le premier film, n'échappant toujours pas aux scènes sentimentales indigestes, et quand même très typé fin 80's, Prison On Fire 2 se verra sans ennui pour les nostalgiques du cinéma d'action et de genre qui pullulait alors (on regretterait presque le support VHS pour le visionner !)

Sans aucune autre prétention que de remplir 1h30 sans ennuyer le spectateur, Prison On Fire (1 et 2) fait partie du cinéma commercial d'alors, et doit être vu comme tel. Si cette série n'a que peu d'intérêt cinématographique (était-il besoin de le préciser), il faudra lui reconnaître que Ringo Lam, son réalisateur, aura réalisé ce diptyque avec bien plus de soin et de conviction que nombre de productions de cette période (à Hong-Kong comme ailleurs). Envie d'un revival ?

La Sagesse Des Crocodiles (The Wisdom Of Crocodiles, Leong Po-Chih, 1999)


tags | , , , , , , , , , ,

0 comments

Steven vit à Londres, grand séducteur, il se nourrit d'amour... et de sang ! Il est soupçonné d'avoir tué sa dernière petite amie, celle d'avant est morte elle-aussi... Alors que la police s'interroge sur son implication, il rencontre Anne. Sera t-elle sa prochaine victime ?

Enorme interprétation du jeune Jude Law, La Sagesse Des Crocodiles revisite avec originalité et personnalité le mythe du vampirisme. Pas de folklore ici, comme nous, Steven sort le jour et ne craint pas l'ail ou les croix, comme nous il recherche l'amour, mais lui se nourrit de sang.

Pour sa surprenante variation sur le thème, Leong Po-Chih soigne son climat et sa réalisation, il entretient le mystère sur son prédateur et préfère la lenteur à l'action ou aux rebondissements. Il parsème son scénario d'éléments propre à enrichir le thème (ce que Steven trouve dans le sang... l'après repas...) et enrichit l'expérience du spectateur par une savante distillation des explications qu'il leur donne.

A la manière de Morse ou Les Frontières de l'Aube, le film pousse les codes vers de nouvelles interprétations plutôt que de simplement les réutiliser. Tantôt romantique, tantôt inquiétant, La Sagesse Des Crocodiles propose un portrait énigmatique du prédateur mythique, et lui confère une personnalité à mi chemin entre l'homme et l'animal.

Au fil des années, La Sagesse des Crocodiles n'a rien perdu de son coté fascinant et, en son genre, novateur. Il trouve une place à part dans le thème, en substituant le coté maléfique et moyenâgeux du vampire par une passionnante réinterprétation contemporaine.
Un must-see pour les amateurs, et une séduisante découverte pour les autres.

Gonin (The Five, Takashi Ishii, 1995)


tags | , , , , , ,

0 comments

Parfaitement équilibré entre thriller, film de yakusa et film noir, Gonin propose de suivre cinq personnages qui tentent de braquer un clan Yakusa.

Bien que Gonin souffre de temps en temps de certains effets trop appuyés ("défaut" récurant, mais culturel, du cinéma asiatique), il est avant tout une réussite grâce à la richesse de ses thèmes et à son originalité quand au traitement de ses personnages. Efficace, rythmé, brutal et doté d'une très belle mise en scène, Gonin peut se comparer à un Heat ou même encore à Quand la Ville Dort.

A l'exception de son coté film de yakusa, rien n'est définitivement acquis dans Gonin. On ne cesse de découvrir les protagonistes tout au long du film, le scénario apporte inlassablement de nouveaux éléments et le tout avec grand style. Le film s'articule habilement autour de l'arrivée centrale de Beat Takeshi (Kitano, quoi), dont le personnage implacable et décalé ancrera la seconde partie dans la plus pure tradition du film noir.  

Gonin (1995) avait curieusement échappé à Doorama... : sa découverte est une excellente surprise. Le plaisir est total à la vision de ce petit bijou japonais,  il use de tous les codes du(des) genre(s), sans jamais les trahir, ni manquer d'en changer l'approche. A découvrir.
  

Shining (Les Couloirs de la Peur) (Mike Garris, 1997)


tags | , , , ,

0 comments

Il y a Shining de Kubrick, il y a aussi le Shining de Stephen King. L'histoire dit que Stephen King était insatisfait de l'adaptation de Kubrick (jusqu'à demander à ne pas apparaitre au générique) et aurait donc porté à l'écran TV sa propre adaptation de sa propre nouvelle.

Le résultat est une mini série de 4h30, réalisée par Mick Garris.

Seul le fan de Stephen King pourra préférer cette version à celle du Maître, la jugeant, sans doute à juste titre, plus fidèle à la nouvelle initiale.

Si cette mini série se regarde (se consomme ?) cependant avec plaisir et si les trames restent quand même identiques (un gardien d’hôtel pète les plombs et s'en prends à sa famille durant l'hiver...), les objectifs ne sont visiblement pas les mêmes...

Là où le Maître signe un film oppressant sur terrifiant sur la folie, King signe une histoire de fantômes qui, si sympathique soit elle, n'en reste pas moins porté à l'image comme une "histoire de fantôme" (comme le dirait un enfant, attendant des portes qui claques et des méchants spectres qui font peur partout...). Le Shining de King n'est donc qu'une histoire pour jouer à se faire peur, à la manière d'un train fantôme. A aucun moment la Peur ne sort de l'image pour s'attaquer au spectateur, à aucun moment le King à l'image ne semble égaler la peur qu'il est capable de distiller dans ses écrits.

Une amusante curiosité donc (à ne surtout pas comparer à la version Kubrick ! Mais le budget est différent et Nicholson n'est pas là, non plus...) qui donne envie de revoir la première version et confirme aussi que rares sont les bonnes adaptations de King à l'écran !
Devant le nombre d'adaptations de King à l'écran et le peu de réussites (même s'il y en a...), à Doorama on conseille soit de ne plus le porter à l'écran, soit de réécrire ses histoires pour des adultes.
Merci Stanley  ;-)


.

The Big Lebowski (Joel et Ethan Coen, 1997)


tags | , , , ,

0 comments


Pris pour un autre, Jeff Lebowski, se retrouve embarqué dans une délirante enquête pour retrouver la femme de Lebowski, l'autre !

Sans doute le personnage le plus cool de toute l'histoire du cinéma : "The Dude" ! On ne peut qu’applaudir des deux mains devant le merveilleux anti-héros écrit par les frères Coen.
Comme à leur habitude, ils nous offrent une fabuleuse galerie de "beautiful loosers", réunis cette fois pour brasser de vent comme jamais ! Rien, "le Dude" ne fait absolument rien... Il n'est à l'origine de rien de ce qui lui arrive, ne sera à l'initiative de rien, et on le ne verra pas non plus pratiquer la seule chose qui semble le guider, à savoir cette discipline qui fait tourner notre planète : Le Bowling !
Il fallait l'incroyable talent des Coen pour réussir à mettre en œuvre cette ode au vide, ils nous livrent ici une incroyable mécanique dans laquelle la pièce autour de laquelle tout est bâti (the Dude !) ne sert à rien !
Un véritable bijou d'humour !


.