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Die Hard : Belle Journée pour Mourir (John Moore, 2013)


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John McLane va en Russie pour renouer les liens avec son fils qui est jugé pour des crimes qu'il a commis. Lors du procès, son fils s'échappe avec un autre condamné, mais ils sont pourchassés par les hommes de main d'un puissant politique. John McLane tombera bien évidemment au pire moment et sera embarqué dans une nouvelle histoire qui lui ramènera son fils, mais lui ruinera ses vacances !

Bobo la tête... Bobo le petit coeur... La saga sympa et bourrine vient de prendre un sérieux coup sur le cabochon avec ce cinquième épisode laborieux. Oublions, bien sûr le modèle qui lança 10 ans de ciné d'action, oublions aussi ses deux autres suites funs et efficaces en leur temps, oublions enfin le chant du cygne inutile, mais sympa quand même, du 4ème épisode... L'enterrement se fait donc en Russie, en compagnie du fiston (le méchant de Jack Reacher) et ce Die Hard ne ressemble à rien si ce n'est un autre action-movie lambda. N'utilisant de la série que le nom, ce dernier Die Hard à bien du mal à amuser, encore plus à intéresser...

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L'Homme aux Poings de Fer (The Man With The Iron Fists - RZA, 2012)


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Dans un village contrôlé par plusieurs bandes, l'arrivée de l'or royal attise bien des convoitises. Avec The X Blade qui souhaite venger son père assassiné et Jack Knife, Blacksmith, le forgeron qui fournit les armes de chaque groupe, sera amené à prendre parti dans cette poudrière prête à exploser.

Le nom de Tarantino sur l'affiche (à la production) laissait à penser que The Man With The Iron Fists allait se rapprocher son univers référentiel, jouissif, cinéphile et décalé. Mais lorsque c'est RZA, une figure de monde Hp-Hop, à qui l'on doit par ailleurs la formidable BO du Ghost Dog de Jarmush, l'entreprise revêt une toute autre allure. The Man With The Iron Fists puise dans le cinéma de kung-Fu et semble vouloir mettre en image un résumé-hommage de ce cinéma de genre qui fascine une partie du monde Hip-hop par son aspect guerrier (le Wu Tang Clan, ça vous parle... ?). Le poing, on se le prend effectivement en pleine gueule !

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Les 4 Justiciers (One Down, Two To Go - Fred Williamson, 1982)


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Parce que le combat sur lequel ils avaient parié était truqué, Chuck et Ralph ne comptent pas se laisser faire et sont bien décidés à récupérer leur dû. Ils font appel à deux amis, J et Cal, ils ne seront pas trop de 4 pour s'attaquer à Mario, membre éminent de la Mafia.

Ca ressemble à un film de Blacksploitation, ça utilise des stars de la Blacksploitation, ça exploite la Blacksploitation, mais Les 4 Justiciers n'est pas tout à fait de la Blacksploitation... Il a simplement raté la période, en plus de rater deux ou trois autres petites choses... Blancs, Blacks, Beurs : découvrons ensemble nos 4 justiciers !

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Le Singe Tueur (The Ape - William Nigh, 1940)


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Un docteur, mis au ban de la société, tente de mettre au point un remède à partir du liquide cephallo rachidien d'êtres vivants pour redonner ses jambes à une femme en fauteuil roulant. Un soir, un gorille s'échappe du zoo en tuant son gardien... Les autres victimes du gorille ont-elles un lien avec le mal-aimé docteur Adrien ?

La rédaction avait envie d'un Boris Karloff, alors nous sommes tombés sur ce très court Singe Tueur de 62 minutes. On s'en doutait un petit peu, mais à l'issu de sa découverte, on comprend assez aisément pourquoi ce film n'a pas rencontré la même destinée qu'un  Frankeinstein ou un King Kong...

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La Riposte de l'Homme-Araignée (Spiderman Strikes Back - Ron Satlof, 1978)


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L'Homme-Araignée doit récupérer une dangereuse bombe au plutonium des mains d'un non moins dangereux malfaiteur. Mais comment réaliser ce nouvel exploit avec une journaliste sans cesse sur le dos et alors que la police vous croit responsable du vol de la bombe ?

C'est la deuxième aventure cinématographique du héros de la Marvel, après l'Homme-Araignée un an plus tôt. Extension de la série télé L'Homme-Araignée, La Riposte de l'Homme-Araignée est en fait un téléfilm, porté sur grand écran, essentiellement constitué de scènes extraites de la série télé en quête de renommée. Place donc au plus grand exploit du super-héros, place à une symphonie d'action et d'effets spéciaux à couper le souffle !

Que dire sinon que La Riposte de l'Homme-Araignée développe avec les années un pouvoir de fascination grandissant ? Que dire devant une industrie télévisuelle/cinématographique aussi peu motivée pour attirer et satisfaire ses spectateurs ? La Riposte de l'Homme-Araignée n'a hélas rien pour sa défense ! Triste tentative publicitaire (et désespérée !) qu'elle est de vendre à tout prix et sans dépenser, si possible, un seul dollars. Bâclé, victime d'un budget que l'on devine aussi microscopique que les délais accordés pour le "mettre en boite", ce "film" (notez, chers lecteurs la présence des guillemets...) parvient à peine à mettre en oeuvre le minimum nécessaire pour exister. Son scénario timbre-poste, bien sûr, mais surtout sa réalisation à peine télévisuelle (mais courant à l'époque...), ne laisseront dans l'océan cinématographique que quelques gouttes de pur bonheur que seuls les accrocs les plus durs aux nanars sauront reconnaître !

Mais arrêtons un moment de tirer sur l'ambulance... Devant un tel degré d'excellence, le fan de nanars saura extraire de cette aventure de l'Homme Araignée quelques croustillantes pattes à se mettre sous la dents... ! A la rédaction nous avons adoré : Le 6ème sens de l'Araignée, avec son arrêt sur image et les yeux qui clignotent en rouge lorsqu'il pressent le danger... Le costume de l'Araignée, mal ajusté... La position de l'Araignée, courant les jambes arquées, toujours les bras en avant, écartés, comme si elle portait un gigantesque ballon invisible... L'héroïne qui propose, lors d'une poursuite en voiture où leur véhicule se retrouve immobilisé "On continue à pieds ?", alors que la voiture des méchants est déjà loin... L'héroïne, malgré ses remarques, pour sa jolie beauté... Les supers-pouvoir de l'Araignée, plus que nécessaires devant 2 pauvres humains sans armes et sachant à peine donner un coup de poing... La finesse de ses dialogues... Ses scènes d'action au rythme infernal, aussi vives qu'un modem 56K... Les effets spéciaux du tonnerre (bien sûr !)... Et surtout, pour finir, nous avons adoré la VF que nous ne pouvons que vous recommander si vous aimez voir les personnages afro-américains doublés par des martiniquais à fort accent, ou plutôt devrions nous dire des "ma'tiniquais à fo'w accent"...

Une patine de pauvreté recouvre donc cette aventure, et ce jusque dans ses moindres détails ! Une histoire train-train, un montage plan-plan, des scènes gnan-gnan : de quoi faire un bon film cucul à peine montrable à nos chères têtes blondes. Dans l'absolu La Riposte de l'Homme-Araignée est une pure démonstration de négationnisme cinématographique, mais il est aussi un émerveillement de chaque instant pour l'amateur d'humour décalé et de nanars ! Finalement, elle est pas si mal la franchise de Sam Raimi  ;-)

Procurez-vous Le Riposte de l'Homme-Araignée ou d'autres films de Ron Satlof ou avec Nicholas Hammond

V/H/S (VHS - 6 réalisateurs, 2012)


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6 sketchs : Trois jeunes ramènent deux filles à leur hôtel : les choses vont mal tourner... / Un couple part en week end, une fille frappe à leur porte : les choses vont mal tourner... / Quatre jeunes vont en forêt sur les lieux d'anciens meurtres :  : les choses vont mal tourner... / Quatre jeunes vont à une fête d'halloween, mais la maison qui les attends est vide : les choses vont mal tourner... / Quatre voleurs pénètrent dans une maison pour voler une VHS, et trouvent le propriétaire mort :  les choses vont alors mal tourner... / Sur Skype, un homme tente d'aider sa copine dont l'appartement semble hanté, mais les choses vont mal tourner...

Pour la rédaction de Doorama, sauter d'un film comme Psychose, ou Du Silence et Des Ombres à un film comme Le Sabre Infernal le présent V/H/S ne nous pose habituellement aucune difficulté, car nous essayons de laisser les films dans leur catégorie respective... Forts de ce constat : Que vaut cette anthologie de 5 sketchs tournés façon found-footage (rappel : films tournés façon films-amateur, ou bien reportages-amateur retrouvés, comme le Projet Blair Witch), reliés par un sixième (le vol de VHS) ?

Si le format court (15-20 minutes par sketch) sied plutôt pas mal à certaines histoires et évite la sensation de longueur dont souffre certains films du genre, l'expérience VHS demeure cependant particulièrement pénible. En question, c'est davantage la forme inhérente au genre qui irrite, que la trame de ces petites histoires, sorte de sous épisodes horrifiques issus des plus mauvais Masters of Horror ou Contes de la Crypte. Les trois jeunes qui ramènent des filles à leur hôtel ou la fête d'halloween sont de loin les meilleurs histoires, mais on ne peut cependant que déplorer le caractère anecdotique de VHS et surtout sa pénible mise en image. Plans illisibles, mouvement erratiques, images voilées, défauts et défaillances technique : VHS est un catalogue des pires images amateurs filmées par les pires vidéastes du monde !

VHS ressemble à un concours de "à qui filmera le moins bien" son trip ou son quotidien. Il accumule les accidents de réalisation et les incidents techniques, comme une tentative désespérée de "crédibiliser" le coté film amateur (et donc leur véracité feinte) de ses historiettes horrifiques. Sa forme visuelle poussive frôle le caricatural, et au final nuit à la construction de ses mini-scénarios. Catalogue des pires stigmates du genre, son énergie désespérée à abîmer toute ressemblance avec un plan réussi, ou avec un quelconque sens de l'image, rend VHS artificiel dans son ambition et le pousse vers les limites du visible. Sa forme poussive le dessert, et au lieu de donner un supplément d'âme ou de peur à ses sketch, VHS tire son idée de base (déjà faible) vers une qualité technique tellement minimale et tellement saturée des pires cliché du genre, qu'elle aspire tout intérêt au projet.

Faible, anecdotique, techniquement pénible, scénaristiquement inutile et maintes fois déjà-vu, VHS ennuie autant qu'il fatigue la rétine. Le genre du found footage s’asphyxie et tourne en rond depuis pas mal de temps déjà, avec VHS il franchit une nouvelle étape vers ce qui ressemblerait presque à une auto-destruction volontaire du genre. La démarche et la réflexion cinématographique qui a vu naître le genre, semble aujourd'hui remplacée par une simple recette de réalisation, réservée à d'apprentis cinéastes davantage en quête de reconnaissance immédiate (le succès de Blair Witch en tête...) que porteur d'une quelconque ambition de faire du cinéma. Vain, usé, inutile et vraiment irritant !

Plus d'infos sur V/H/S (site officiel ici

H (Jong-hyuk Lee, 2002)


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D'atroces meurtres de femmes sont commis, identiques en tout point aux 6 meurtres de Shin Hyun, déjà emprisonné et condamné à mort. Le détective Kang décide interroger Shin Hyun pour tenter d'enrayer la macabre répétition.... Mais une curieuse relation s'installe lors de ces rencontres.

Dans l'absolu, H n'a rien de foncièrement raté ou honteux, et le climat glauque dont le cinéma coréen s'empare généralement pour donner corps à ce type de thriller, est bien présent dans ce film de serial killer. Hélas, H, aussi intitulé H - Hypnosis, échoue cruellement à rendre son scénario solide et crédible.

H déroule un scénario largement inspiré par la relation flic-tueur de Le Silence des Agneaux, et nous emballe le tout à la manière d'un Seven, cherchant à reproduire la noirceur et la tension dramatique des deux grands succès... Le détective met effectivement le doigt dans un engrenage qui lui sera fatal, les crimes sont effectivement horribles, mais au lieu d'effrayer le spectateur en augmentant jusqu'à l'étouffement la tension psychologique, H accumule maladroitement les "trucs" scénaristiques, sans savoir-faire ni inspiration. la réalisation de H, affublée de ses deux acteurs, cabotins et bien peu charismatiques, tourne à la catastrophe et sa psychologie basique tourne au grotesque... Tout cela nous rappelle l'affligeant et guignolesque The Murderer (le film hong-kongais), au lieu de tendre vers le The Murderer coréen, de Hong-Jin Na.

Artificiel de bout en bout, croulant sous des ellipses bancales et déstabilisantes, et affublé de rebondissements aussi peu crédibles que sortis de nulle part, H exaspère par le pillage éhonté de ses modèles et apparaît au final comme un maladroit travail de copiste. Sa scène finale sur la plage (seul morceau du film élégamment mis en image) s'inspire de la vertigineuse chute dramatique de Seven, mais intervenant après une cascade presque risible de "découvertes", frôle le ridicule et achève lourdement une intrigue dejà clôturée. Un twist inutile pour un film qui ne fonctionnera qu'auprès des spectateurs vierge de tout thriller.

Avec H, Jong-hyuk Lee nous a concocté une préparation qui ne soulagera pas nos démangeaisons de cinéphiles curieux ! Toute la rédaction de Doorama a bien conscience que cette dernière figure était inutile, mais nous la trouvons cependant à la hauteur du film  ;-)  Passez votre chemin.

Procurez-vous H ou d'autres films de Jong-hyuk Lee

L'Empreinte De Dracula (El Retorno de Walpurgis, Carlos Aured, 1973)


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Au moyen-âge, la famille Waldemar se voit maudite jusqu'à son extinction. Des siècles plus tard, Waldemar Daninsky, subit les effet de la terrible malédiction, et se transforme en loup-garou lors des nuits de pleine lune.

Curieusement, L'Empreinte De Dracula reste cité lorsque l'on parle de cinéma fantastique européen. Son origine espagnole lui confère sans doute sa spécificité et sa différence de style avec les productions anglaise de dame Hammer que nous affectionnons tant. El Retorno de Walpurgis, est donc la suite de La Noche de Walpurgis (La Furie Des Vampires) qui relate elle aussi une histoire de loup-garou, Waldemar, et non une histoire de vampires comme le suggère les titres français.

On a eu du mal... L'Empreinte De Dracula a beau faire son maximum pour soigner sa mise en scène et ne rien laisser échapper au spectateur de son scénario, il reste désespérément plat, sans aucun rythme ni tension, et sa mise en image ressemble davantage aux scènes de transition d'un porno qu'au gothique flamboyant et coloré des films de la Hammer... Ainsi son réalisateur nous raconte tout (mais alors tout !) pour qu'on comprenne bien ce qui se passe et ce qui va venir, jusqu'au ridicule ! Allez, on vous en donne un exemple (on résume, mais l'idée est là) : un promeneur passe devant le comte, assis pensif dans les bois, il dit "Bonjour, comte, Je me promène seul pour aller (...) où vient de s'installer (...) qui est ici pour (...) et qui m'a demandé de (...). Pourvu qu'ils ne rencontre pas le fou ce soir (...)"  - à cela le comte répond "d'accord", et fin de la scène... Vous l'avez compris L'Empreinte De Dracula est lent, mou, long et long encore !

Déjà laborieux à dérouler son intrigue, L'Empreinte De Dracula insiste par ailleurs lourdement sur l'aspect romantique de l'histoire d'amour de Waldemar avec sa belle, romance que la malédiction viendra briser sans pour effleurer, ne serait-ce qu'un poil, le coeur du spectateur. Quand à son loup-garou, il faudra vous préparer davantage à voir un méchant Ewok qu'à une bête dangereuse... Bien loin de la créativité d'un Jess Franco, L'Empreinte De Dracula est un film timide qui même s'il n'est pas dénué de tout charme vintage, peine à susciter l'intérêt par son rythme désespérément plan-plan et fastidieux. Et l'ajout de courts plans sanglants et de son érotisme franc ( nous avons dénombré 6 seins et 2 intimités...) ne relèveront pas sa fade saveur.

Pourtant gros consommateur de petits films de genre, la rédaction de Doorama a eu toutes les peines du monde à comprendre l'aura qui entoure encore ce second Waldemar. Soit nous sommes passés complètement à coté, soit nous devons réviser notre fantastique espagnol des 70's. L'Empreinte De Dracula à beau dégager un parfum et une personnalité qui lui est propre, il ne laissera chez nous aucune autre trace que les lignes que nous vous proposons ici. Vade Retro méchant Ewok !

Procurez-vous L'Empreinte De Dracula ou d'autres films de Carlos Aured ou avec Paul Naschy

La Nouvelle Femme Scorpion : Cachot X (Yutaka Kohira, 1977)


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Sasori retourne en prison après sa tentative d'assassinat sur un député qui l'avait manipulée. De nouveau coincée entre un personnel pénitencier hostile et des co-détenues déchaînée, Sasori ne souhaite pourtant qu'à s'échapper pour appliquer sa vengeance à tous ceux qui l'ont trompée.

Second visage à succéder à Meiko Kaji, Takeo Chii endosse les habits de Sasori, ou plutôt ce qu'il en reste dans cet ultime épisode. Sasori fera de nouevau l'objet de films, mais il faudra attendre 1991 pour que le cinéma s'y intéresse de nouveau.

Dans La Nouvelle Femme Scorpion : Cachot X , le personnage est vidé de tout sens, dépouillé de tout charisme et ne réagit plus que par réflexes aux plates péripéties concontées par les scénaristes (eux aussi fatigués). Trahison ultime à la franchise, Sasori troquera son noir uniforme final (déjà que dans Sasori 5... mais bon, ça passait encore...) contre un noir et blanc !

Si les scénarios ne nous ont jamais totalement déçu durant toute la série malgré leur transparence, celui de cet épisode frôle l'indigence et dégage une désagréable sensation de bâclé. Nous aurions pu passer sur ce "détail", mais la réalisation de cet épisode frôle le minimum vital et son absence totale de soin rappelle le pire de la production nippone, ne dépassant pas le niveau d'un épisode de Spectreman.

Peu de choses sont à sauver de cette fin de cycle, mis à part (et encore...) la cavale de Sasori enchaînée avec son ancien gardien. Le jouet semble définitivement cassé. Vidé de tout fun, de toute once d'originalité, et de tout les plaisirs inhérent ce type de cinéma, la série Sasori se termine à bout de souffle sur un épisode plat et ennuyeux.


Voir les chroniques des autres épisodes de la série :

NDLR : Doorama vous invite à testez vos connaissances sur la Femme-Scorpion chez nos amis de cinéfriends ! Nous, on a eu 100%, et vous ? ;-)

Procurez-vous L'intégrale de La Femme Scorpion

Verbo (Lost Destination - Eduardo Chapero-Jackson, 2011)


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Dans une ville d'Espagne un peu déshumanisée, une jeune fille renfermée sur elle même a du mal a trouver sa place dans sa famille et la société. Fascinée par les tags de Lyriko, leur interprétation tourne presque à l'obsession. Lorsque elle décide de mettre fin à ses jours, Lyrico vient à elle dans univers imaginaire.

L'exploration de l'univers de l'enfance ou de l'adolescence, de leurs souffrances, leur sensibilité, peut donner les meilleures choses (Le Labyrinthe de Pan pour la vision enfantine du monde adulte, Colorful pour son approche du suicide...), mais aussi les pires, comme le démontre brillamment ce Verbo, nouvelle approche ibérique de ce thème.


Le réalisateur avait pourtant visé haut en choisissant d'aborder le suicide et le mal-être par le biais d'un monde imaginaire (où se déroule le combat de l'héroïne pour surmonter la dureté de la société) et en lui appliquant un traitement non dénué de volonté poétique. Mais peine perdue ! Pourtant ambitieux, Verbo s'enlise dans un rythme calamiteux et une utilisation des codes ados proche du caricatural (look skateurs ténébreux, entre le cyber punk de Matrix et le gothic-samouraï tendance Emo...).

Caché derrière un symbolisme faussement travaillé, Verbo échoue à communiquer le mal-être de son héroïne (la jeune Alba Garcia aura pourtant livré une interprétation juste et fragile de son personnage) et se heurte régulièrement au ridicule, en proposant un monde imaginaire factice, superficiel et fort peu inspiré (les jeunes aiment le rap, Matrix et les jeux vidéos...). Verbo aurait pu se limiter à un film inabouti, victime de quelques maladresses, mais tant de fausses idées, infligées avec tant de prétention (l'alibi culturel Don Quichotte, le message de la beauté...) au spectateur, ne parviennent au final qu'à le faire trébucher de plus haut.

A la manière d'un Sucker Punch (raté, selon nous), Verbo tente vainement de mettre en image les fragilités de nos teens, son utilisation de codes puéril ne parvient pas à rendre crédible une problématique pourtant riche et passionnante (Le Labyrinthe de Pan, lui, y parvenait). Verbo dégage, malgré une ambition initiale certaine, le parfum du "bon coup" calculé, il semble transpirer d'une envie de devenir le film emblématique d'une génération incomprise. Hélas, devant tant de sincérité feinte, tant de maquillages artificiels (les parties animées) et de représentations creuses et usées, Verbo irrite profondément et ennuie rapidement (à moins que ça ne soit l'inverse...).

A la rédaction, nous avons vécu ce Verbo comme une tentative d'escroquerie intellectuelle, mais malgré nos recherches, il ne semble pas possible de porter plainte contre ce genre de faits !


The Orphan Killer (Matt Farnsworth, 2011)


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the orphan killer
Après le meurtre de leurs parents, Marcus et sa soeur sont placés en orphelinat catholique. Alors que sa soeur est adoptée, c'est sous les violences et brimades que Marcus grandira jusqu'à l'age adulte. Il décide alors de retrouver sa soeur pour se venger de tout ca qu'il à vécut et satisfaire ses pulsions violentes.

Hommage aux slashers des 80's, The Orphan Killer trouve son inspiration du coté des Vendredi 13 ou Halloween. Un Tueur implacable et masqué, des teens en victimes innocentes, un zeste de nudité, un autre de religion, du métal bourrin (trash, death-trash, grindcore ?) en guise de BO, et du gore affirmé : voilà le programme.

La petitesse du budget confère à The Orphan Killer un certain coté "perle noire", mais ne vous y trompez pas ! En dépit des tentatives stylistiques de sa réalisation,  derrière un scénar exempt de toute nouveauté, le film accumule bout à bout clichés, poncifs, déjà-vus et toute sorte de situations archi-usées sous prétexte "d'hommage". Nous sommes unanimes à la rédaction de Doorama pour vous certifier qu'aucun talent ne se cache derrière cette réalisation.

Authentique fan du genre, Matt Farnsworth semble sincère dans sa volonté de renouer avec l'old school. Hélas, la mollesse de la réalisation (simple collage approximatif de plans vus dans d'autre films et dénué de toute compréhension cinématographique), ses effets ratés (montage, cadrages, rythme, musique) et l'ultra-vu des scènes, conduisent The Orphan Killer à être la première victime que l'on voit à l'écran.

A Doorama, fan du genre que nous sommes, on espérait beaucoup d'un tel projet (notre curiosité bêtement piquée au vif par les nombreux festivals dans lequel le film est présent). Nous sommes bien évidemment ressortis dépités et déçus de sa vision (nous avons repensés avec émotion à Haute-Tension, qui lui très réussi...), et nous nous sommes demandés ce qui poussait nos réalisateurs à refaire "à l'identique" des mauvais films : le manque de références cinématographique peur être ?

Cat Run (2011)


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Deux apprentis détectives tentent de retrouver Cat, avant que les ennemis de celle-ci n'y parviennent par l'intermédiaire d'une redoutable tueuse à gages.

Cat Run est un de ces ersatz de mauvais goût de Guy Ritchie ou de Tarantino, qui mise sur sa "mise en scène nerveuse, fun et rythmée" pour vous emmener dans son aventure... Mais que tout celà est lourd, que tout celà sonne creux.

La principale faiblesse de Cat Run, ce sont ses personnages principaux, absolument dénués de tout charisme (à l'exception de sa redoutable et radicale tueuse à gage plutôt réussie et bien incarnée). L'autre faiblesse, c'est son scénario fade et sans faveur...

Mais là où Cat Run échoue, c'est dans ses tentatives de nous faire croire que son réalisateur à le talent de ses inspirateurs. Cat Run ressemble à un téléfilm haut de gamme pour lequel la seule chance de réhausser sa relative médiocrité aurait été de le maquiller façon "branché". Hélas, u lieu de réussir à doper le projet, le style Ritchiesqueimporté, achève d'en faire ressortir sa banalité.

Cat Run, s'il pourra néanmoins remplir son office pour certains des moins cinéphiles d'entre nous, est un film dont l'ambition et les moyens sont à la limite de la malhonnêteté ! Et ça, à Doorama, on aime pas !

Low Cost (2011)


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Malgré ma très grande affection pour l'humour Robin des Bois et Maurice Barthélémy (le très beau Essaye Moi ou encore Papa), il est bien ardu de défendre ce Low Cost dont le titre ne pouvait pas être mieux choisi !

On trouvera bien sur des situations comiques qui fonctionnent plutôt bien, mais il s'avère difficile de s'y abandonner, tant l'allure de l'ensemble est miné par la médiocrité du jeu des acteurs (vraiment le minimum syndical ici...) et la réalisation elle aussi low cost...

Maurice Barthélémy sacrifie toute notion cinématographique sur l'autel du cinéma populaire de divertissement, comme si l'un excluait nécessairement l'autre (?). La sensation de bâclage s'expose alors au grand jour, et ne reste de cette pantalonnade que quelques gags (J.P. Rouve et sa fixette sur le nain !!!!) qui auraient mieux été mis en valeur dans des sketches d'entre deux programme sur M6.

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Scream 4 (2011)


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On se souvient que le premier Scream s'amusait sur la vague passée des slashers, proposant sous forme d'hommage d'en faire une relecture à la fois dépoussiérée, nerveuse et parodique...

Par ses suites, Scream, était redevenu ce que le premier opus de la série critiquait, à savoir des films sans originalité, succombant sous le poids de leur propres codes.
Scream 4 boucle définitivement la boucle, en réussissant à s'auto-discréditer tant il cite le Genre, ses avatars et descendants divers, allant jusqu'à oublier d'exister par lui même (un scénario quoi... une idée...).

Ne reste donc de Scream 4 qu'un film qui copie un film... qui copie un autre film, qui copie un autre film... qui copie lui aussi une autre copie... (etc... j'arrête !). Le résultat final est un film qui s'auto détruit, ne proposant plus rien d'autre qu'une suite de séquences plates et déjà vues, menant inexorablement à l'ennui le plus complet...
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Derrière les murs ( Pascal Sid, Julien Lacombe, 2010)


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Derrière les Murs tente de nous mettre sous le coup d'une pression psychologique de haut niveau en nous proposant un épais mystère, si dense que le spectateur risquera l'arrêt cardiaque sous tant de suspense...

Hélas les murs sont biens fins, les ficelles bien grosses, et il est difficile de s'intéresser à cet objet bien plus télévisuel que cinématographique. Maladroit et sans aucun rythme, Derrière les Murs est triste et fade de bout en bout... Il confond tension avec dépression et ne nous offre qu'une tentative bien trop laborieuse, dénuée de toute réussite, de jouer avec nos nerfs.

Seul Laetitia Casta suscitera notre intérêt par un jeu juste de son personnage.



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The Thing (Matthijs van Heijningen Jr., 2011)


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Aucun intérêt dans ce remake si ce n'est celui de prouver (une fois de plus ?) qu'il faut admirer au plus profond de soi l'original pour prétendre y apporter un nouvel éclairage... ce qui n'est visiblement pas le cas ici du réalisateur.

Pâle et faible copie, donc, qui oublie complètement l'oppressante ambiance "fin du monde" de la version Carpenter et aborde à peine la parano de la version de Hawks/Nilby. Les adorateurs des 2 précédentes versions ne pourront que conspuer le final "action movie" à la sauce Aliens Vs Predator...

Etonnant qu'un film qui évoque une créature qui digère et copie son hôte ne le fasse pas avec ses illustres modèles...

Two Eyes Staring (2010)


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Une famille s'installe dans la vieille demeure familiale, en Belgique. La jeune fille, Lisa, voit le fantôme d'une petite fille, fantôme qui va lui faire des révélations sur sa maman.

Le cinéma néerlandais n'est pas des plus courant sur nos écrans, et s'il peut s'avérer d'une grande qualité lorsqu'il s'agit de drames (les premiers longs de Paul Verhoeven), les réussites dans le domaine du cinéma de genre ont posé un vrai problème à la rédaction de doorama pour vous sortir une ou deux références... Comme ça, de mémoire : rien !
Et après la vision de Two Eyes Staring, notre culture restera identique. Cette petite fille qui voit un fantôme ne nous laissera aucun souvenir, si ce n'est sa ressemblance lointaine avec Deux Soeurs (par son approche psychologique) et quelques réminiscences des spectres asiatiques à la The Ring

Two Eyes Staring, porte fièrement ses origines européennes, et l'on sent bien que nous sommes moins bien rompus au genre "Fantôme" que les américains (anglais et espagnols mis à part, bien sûr...). L'histoire prend difficilement de l'ampleur, la drame et la tension s'échafaudent péniblement, et les molles apparitions de la petite fille morte, sensées faire avancer le film, ne réussissent pas à lui insuffler le rythme nécessaire pour installer la peur. On subit donc ce méchant petit fantôme à coup de clichés usés (silhouette fixe, yeux baissés cheveux sur le visage...) jusqu'à un twist final assez banal, bien qu'inattendu.
  
C'est mou, sans ambition ni rythme. Ces deux yeux qui fixent réussissent à peine à garder les vôtres ouverts.


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Butcher 2 (2011)


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Victor Crowley hante les marais de Louisiane et massacre tout ce qui lui tombe sous la hache... Marybeth, qui a vu toute sa famille se faire exterminer par le tueur, décide de retourner dans le marais avec la ferme intention de le tuer définitivement. Pour cela, elle va s'adjoidre les services du révérend Zombie, un sorcier local...

Adam Green s'est (peut être) amusé à reproduire les slashers des années 80's. Butcher 2 s'adonne au massacre d'un tueur vengeur, à l'image de Vendredi 13 et de la horde de sous-produit qui hantaient alors nos écrans. L'unique intérêt de ce slasher réside, bien sur, dans l'originalité de chaque meurtre, exagérément gore et gorgé d'humour. Têtes explosées, colonnes vertébrales arrachées, couple en pleine fornication dérangé par le tueur : si il est vrai que les amateurs de gore se réjouiront des litres de sang et de latex présents à l'écran, les autres ne pourront que constater l'immense nullité des scènes de transition.

Butcher 2 se consomme comme un porno, on peut (il faut ?) accélérer entre chaque scène si l'on veut profiter du morceau de bravoure et ne pas affronter l'inexistence du scénario et la pauvreté des dialogues. Un hommage au genre. (volontairement ou involontairement raté ?).


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Hobo with a Shotgun (2011)


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Hobo est un vagabond. Lorsqu'il arrive en ville il découvre qu'une famille mafieuse terrorise ses habitants. Hobo décide alors de changer tout ça et de rétablir la justice.

Quand Tarantino rend hommage au cinéma d'exploitation, séries Z et autres films de genre (Boulevard de la Mort), il emploie tout le savoir-faire d'un Grand, pour recréer un "authentique navet". Une boucle est bouclée puisque c'est grâce à sa haute expertise qu'il réussi à recréer l'amateurisme (un peu comme si un master était un préalable pour créer un dessin d'un gamin en maternelle de 3 ans). Sans doute ce genre de tentative peut être jouissive, mais elle doit rester rare et occasionnelle, car les hommages, c'est normalement réservé aux grands, et c'est pas quotidien !

Authentique navet des 80's réalisé en 2010, Hobo propose donc une vague histoire de justicier dans une ville limite post apocalyptique, tout ca joyeusement ponctué de cadavres massacrés dans des lumières acidulées (gore à l'appui bien sûr). Si on appréciait voir çà à 12 ans sur des VHS pourries, parce qu'on avait pas l'âge pour le cinéma, aujourd'hui il faut quand même du courage pour aller jusqu'à la fin de Hobo. Rutger Hauer à beau incarner fièrement le clodo, et nous rappeler qu'il était lui aussi l'une de ces icônes de ces années 80, ça ne marche pas. Tout cela rappelle les productions Troma ou autres Street Trash, hélas ce genre de cinéma est souvent invisibles aujourd'hui, sauf avec un oeil nostalgique.


Hobo with a Shotgun méritera donc un visionnage, uniquement si l'on a pas vu de "navets vintages" depuis longtemps. Quoi qu'à bien y réfléchir la scène du bus scolaire rempli de tête blondes passé au lance flamme par un méchant justifie à elle seule la vision de Hobo. Si, si ! Là c'est une véritable fulgurance.


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