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Du Plomb Dans la Tête (Walter Hill 2013)


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James est un tueur à gages. Lorsqu'il laisse un témoin innocent en vie, sa tête est mise à prix et son partenaire descendu. Le détective Taylor Kwon, s'occupe de l'enquête, mais devant la corruption sera obligé à collaborer avec celui que tout accuse :  James !

Walter Hill... Sylvester Stallone qui ne cesse de revenir... Ce n'est plus du revival, c'est carrément la Nuit des Morts Vivants ! Du Plomb Dans la Tête est peut être une adaptation d'une BD, la mise en forme n'en est pas moins identique aux bouses d'actions de ces bonnes vieilles 80's qu'il serait temps de déconsidérer davantage ! C'est banal, anodin, archi-usé et semble revendiquer le "surtout pas d'initiative" comme un mot d'ordre à ne surtout pas omettre. A votre avis : "c'est qui qui doit en prendre davantage du plomb dans la tête ..." Walter Hill ou les consommateurs (comme nous !) de ce genre de cinéma stérile ?

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The Incredible Burt Wonderstone (Don Scardio, 2013)


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Burt et Anton tiennent depuis 10 ans le sommet de l'affiche de la magie à Las Vegas. Mais la routine, la perte du feu sacré ainsi que la concurrence de Steve Gray, le magicien des rues, viennent à bout du célèbre couple du magicien : il se séparent. La gloire derrière eux, Burt entame une lente descente qui l'aidera peut-être à retrouver la flamme... !

Elles commencent à être légion ces comédies américaines qui s'attachent à parodier une profession, une passion ou un sport... Avec Will Ferrell, Steve Carell est l'un des plus prolifiques à enchaîner ces petites comédies souvent sympa, parfois décalées, mais rarement ambitieuses : The Incredible Burt Wonderstone se place juste là. Abracadabra !

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Texas Chainsaw 3D (John Luessenhop, 2013)


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Heather se rend au Texas avec des amis pour découvrir la demeure dont elle a hérité d'une partie de la famille qu'elle ignorait...  Elle va rapidement se rendre compte que la maison n'est pas inoccupée et que l'occupant n'est autre que Leatherface, l'auteur du terrible massacre de 1974, et qu'elle est liée à la famille de celui-ci...

En grand fan du premier Massacre à la Tronçonneuse, et même de la saga en général, malgré des épisodes 3 et 4 réellement ratés, nous nous sommes intéressés à cette 7ème exploitation du tueur à la tronçonneuse. Ce Texas Chainsaw 3D commence directement après la dernière scène mythique du premier opus, on se surprend alors à espérer une bonne surprise, il faudra hélas faire sans, car Texas Chainsaw s'effondre sur sa courte longueur... 7 épisodes au compteur pour la saga : le chiffre 3 n'est décidément pas le lucky number pour Leatherface...

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Grave Encounters 2 (John Poliquin, 2013)


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Un étudiant en cinéma pense que le film Grave Encounters n'est pas un faux documentaire et que les images qu'il contient sont réelles. Il décide avec quelques amis d'aller tourner sun documentaire sur le lieu où le premier avait été tourné... Et forcément... :-)

"Encore un found-footage...", c'est bien sûr par là que nous avons commencé à reculons la découverte de Grave Encounters 2, mais néanmoins habités de cet espoir (vain ?) de retrouver la force d'un Blair Witch Project. La rédaction en a bouffé du found footage... et force est de reconnaître que peu son convaincant, démontrant chaque fois les limites d'un genre exigeant et exiguë  Alors que le premier Grave Encounters avait su nous séduire et nous avait fait sursauter, cette suite maladroite retente l'expérience en reprenant l'un des ressorts habituels du genre : "et si c'était vrai", ici du premier film. Bonnes idées flirtent avec trahisons dans cette seconde visite du bâtiment infernal...

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L.A. Takedown (Michael Mann, 1989)


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A Los Angeles, le détective Vincent Hanna traque le gang de Patrick McLaren, un braqueur expérimenté. Chacun fait ce qu'il sait faire, chacun sait ce que l'autre doit faire : le braqueur et le policier commencent une partie de chat et de la souris, au détriment de leur vie respective...

Heat... Six ans avant de mettre en image la mythique confrontation Pacino / DeNiro, Michael Mann en réalisait, sur la base du même scénario, une première version pour la télévision : L.A. Takedown. Presque 2 fois plus court que son ainé, on y retrouve cependant tout les ingrédients qui feront de Heat une perle parfaite, un film énorme... L.A. Takedown est bien loin de Heat (pour ne pas dire incomparable), mais même si son intérêt et sa qualité sont faibles, l'exercice est passionnant à regarder... Prototype approximatif dans lequel il est difficile d'entrevoir la noblesse de sa matière, L.A. Takedown en dit pourtant long sur ce qu'à un réalisateur a en tête, sur la gestation d'une oeuvre... Le magnifique Le Solitaire (The Thief) en 1981... le chef d'oeuvre Heat en 95... et au milieu L.A. Takedown, avec encore cette farouche volonté de décrire et comprendre de quoi sont fait les personnages moteurs de l'action, plutôt que de simplement la montrer. Cliquez...

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De l'Autre côté du Périph (David Charhon, 2012)


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La femme du premier patron de France est retrouvée morte en banlieue. Le capitaine Monge, un flic parisien voué à une brillante carrière, est chargé de l'enquête, il devra collaborer avec Ousmane Diakité, simple bon flic à Bobigny, obsédé par les affaires qui mouillent les hautes personnalités... Dans l'esprit comme dans le style, ces deux flics que tout sépare devront pourtant collaborer sur cette enquête...

L'un est blanc, bourge, coincé et parisien, l'autre est black, cool et banlieusard... L'originalité est donc persona non grata dans De L'autre Côté du Périph : c'est une variation sur le thème du duo de flic, façon L'Arme Fatale, que ce vient donc se coller le ressort humoristique de l'humour autour de la différence. L'autre Côté du Periph construit une enquête qui va rapprocher le parisien et le banlieusard, et passer ses messages de la connaissance de l'autre et du vivre ensemble... Ouch ! A coté du nouveau ch'ti black préféré des Français apparaît le décidément excellent Laurent Laffite : est-ce la seule chose qui se déroule de l'autre côté du périh ?

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Mama (Andres Muschietti, 2013)


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Quand Lucas retrouve enfin les deux filles de son frère disparu, c'est presque rendues à l'état sauvage qu'elles lui sont retournées. Elles ont vécu dans une cabane au fond des bois, élevées par un démon qu'elles appellent "Mama". De retour à la civilisation, maintenant au sein d'une "vraie" famille, avec Lucas et sa compagne Annabel, ce n'est pourtant pas la fin de cet épisode malheureux, puisque Mama continue de garder un oeil sur elles... Et une mère comme Mama ne laisse pas s'éloigner ses enfants, juste "comme ça"...

On est loin de la Mama d'Aznavour... La Mama de Muschietti est un spectre vaporeux et décharné, une entité sauvage et protectrice avec ses fillettes qui comme toutes les mères se soucient de sa progéniture. Mama se paye une star en pleine ascension, en la présence de Jessica Chastain ( vue récemment dans Zero Dark Thirty ou Des Hommes Sans Loi) pour vendre ses deux Cosettes et prôner les valeurs de la famille américaine, mais cela ne suffit pas à pour faire intervenir un peu de qualité et d’originalité dans son sujet. Fantastique calibré, usé et prévisible, Mama est un film de drive-in déguisé en superproduction censée faire peur...

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Taken 2 (Olivier Megaton, 2012)


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 En vacance avec son ex-femme et sa fille à Istambul, Bryan Mills va devoir affronter un chef de clan Albanais qui veut venger la mort de ses hommes et de son fils. Il est enlevé avec sa femme, mais pire encore, les hommes de Murad veulent aussi capturer sa fille. L'objectif de Murad est clair une vengeance implacable... celui de Bryan Mills, protéger sa famille.

Nous n'attendons plus rien des productions Europa, même si des films comme le sublime Trois Enterrements nourrissent encore notre curiosité. Taken 2 est donc, sans surprise, un nouveau fleuron bien représentatif du cinéma selon Besson : action maximale, scénario minimal.

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The Collection (Marcus Dunstan, 2012)


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Le Collectionneur, un serial-killer implacable et organisé, laisse toujours un survivant dans ses massacres soigneusement mis en scène... C'est la fille d'un homme fortuné qu'il garde cette fois-ci en vie, mais Arkin échappe pourtant au massacre. Ce dernier est recruté de force par l'équipe chargée de sauver la future victime du Collectionneur... La mission de sauvetage se heurte rapidement à l'efficacité et l'ingéniosité du tueur...

The Collection est la suite de The Collector, réalisé en 2010 par Marcus Dunstan, à qui l'on doit quelques épisodes de la série Saw. On y retrouve donc bien des aspects propres aux torture-movies, dont la l'exercice de perversité dans la conception de la mort des personnages, lancée par la franchise Saw. On n'y retrouve pas, en revanche, la personnalité du premier opus, plutôt mauvais dans l'absolu, mais tout à fait jouissif pour les amateurs de thriller nerveux et goreux. The Collection à beaucoup de choses à offrir aux spectateurs, à commercer par tenir sa promesse : "ça va charcler" !

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Femmes De Yakuzas (Hideo Gosha, 1986)


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Lorsque un yakuza est en prison, l'activité du clan ne s'arrête pas pour autant. Sa femme assure même le rôle de patronne intérimaire, prenant les intérêts du clan en main durant l'absence de Monsieur... Madame Awatsu règne donc en fine stratège sur un clan de 500 membres, elle dirige tout, de la guerre en cours, au mariage de sa soeur, mais quand cette dernière choisit d'épouser un yakuza du clan adverse, cela ne facilite pas la gestion des affaires courantes...

Hideo Gosha a pondu pléthore de films de genre... Si on retiendra Hikotori, le Châtiment et Goyokin, L'Or du Shogun comme deux perles véritables, il sera peut être plus difficile d'en dire autant de ce Femmes de Yakuzas. Film de genre audacieux et original sur le papier, le résultat final surprend, mais pas pour les meilleures raisons...

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Cockneys vs. Zombies (Matthias Hoene, 2012)


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Dans la banlieue Est de Londres, des ouvriers mettent à jour une ancienne tombe et déclenchent une invasion de Zombies. Alors que l'invasion de propage lentement, un petit groupe braque une banque afin de trouver les fonds nécessaires pour empêcher la maison de retraite de leur grand-père de fermer. Après le braquage, ils traversent  un Londres infesté de zombies, pour sauver les occupants de la maison de retraite de l'attaque...

Surfant sur la vague de la comédie potache britannique et de celle des films de zombies, Cockneys Vs. Zombies, tente de refaire le coup de Shaun Of The Dead, en plaçant une opération de sauvetage familiale en pleine invasion de marcheurs. Humour, action, braquage et retraités pêchus ne sont pas incompatibles par nature, mais il y à quand même des fois où on se demande ce qui motive un réalisateur à se lancer dans un tel projet et surtout on se demande ce qu'il souhaitait faire vraiment...

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Réveillon Sanglant (Bloody New Year - Norman J. Warren, 1975)


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A la suite d'un naufrage, six amis se retrouvent prisonniers d'une île inhabitée, et trouvent refuge dans un mystérieux hôtel qui arbore ses décorations de noël alors que l'été culmine... Ce n'est que le premier signe étrange que l'île leur réserve, car d'étranges manifestations vont se produire, annonçant l'horreur à s'abattre sur eux...

Les Mutants de la Saint-Sylvestre... Voilà le titre sous lequel à aussi été exploité ce film britannique de Norman J. Warren (Inseminoid), et qui caractérise davantage l'étrangeté de son histoire.

On attend effectivement que les 6 amis se fassent massacrer et ,en bon slasher, Réveillon Sanglant se charge presque honorablement de cette tache. En revanche, à sa manière, le film apporte la surprise là où ne l'attendais pas. Le massacre aura bien lieu, avec son affligeant cortège de situations banales et déjà-vues (la découverte de l'hôtel, la séparation des jeunes, la première victime, l'émergence des 'héros...), mais son réalisateur injecte des éléments paranormaux, des fantômts, des morts-vivants, des failles temporelles, du gore et su survival, le tout dans un curieux mélange de 50's et de 80's...

La réalisation est pathétique, voire ésotérique avec ce plan du couple courrant dans les sous-bois, qui se répète 4 fois, poursuivi par une caméra subjective dont on ignore la nature, le sens et la fonction ; mais le mélange des thèmes parvient étrangement à surprendre le spectateur, faute d'emporter son adhésion au spectacle plutôt fauché qui lui est proposé. Réveillon Sanglant enchaîne les thèmatiques comme les perles, et ressemblerait presque à une première version, un brouillon, du récent Violent Kind !

Malgré la pauvreté qualitative de l'ensemble (à laquelle il faudra ajouter une pitoyable utilisation de son exaspérante musique bien ringarde), Réveillon Sanglant propose son surprenant cocktail de grand n'importe quoi avec un naturel scotchant ! Dû à un budget ultra plancher, la qualité technique est absente de l'écran, mais les raccourcis scénaristiques qu'il déploie lui donne une étrangeté qui, au final, s'avère plutôt sympathique. Guère mieux qu'un bis de drive-in, son interprétation européenne des codes US achèvera de donner à Reveillon Sanglant sa singularité.

"Faute de grives on mange des merles"... puisqu'il n'y pas grand chose au coeur de Réveillon Sanglant, on pourra cependant passer le temps en substituant à la qualité espérée une certaine aptitude à surprendre le spectateur. Ca ressemble à dérushage... on cherche toujours les mutants du titre français... mais on a quand même envie d'aller jusqu'à son final (qui soit dit en passant est moins raté que le reste). Un nanar 80's comme on l'aime qui récompense à sa manière le spectateur !

Procurez-vous Réveillon Sanglant ou d'autres films de Norman J. Warren 

La Femme Scorpion : Mélodie de la rancune (Yasuharu Hasebe, 1973)


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Sasori, toujours en fuite, est aidée par un ancien activiste. Mais un inspecteur de police tenace et décidé revient sur leur trace et utilise ce dernier pour capturer Sasori et la renvoyer en prison.

Episode 4 : changement de réalisateur, et les choses s'en ressentent ! Le personnage de Sasori, auparavant si dangereuse n'est plus que l'ombre d'elle même dans cet épisode. Si on réutilise tant bien que mal les codes installés par les premiers films, il faut bien reconnaître que tout poison semble avoir été retiré au scorpion.

Les extravagances visuelles elles aussi sont absentes de cet épisode, et il faudra attendre les 10 dernières minutes pour retrouver un semblant de peps sur l'écran, pâle vestige des splendeurs d'antant. Quand au scénario, La Mélodie de la Rancune tente de renouer avec les recettes des précédents (trahison, prison, haine focalisée), mais même le passage par la case prison ne parvient pas à retrouver le feu sacré, cette fougue et cette énergie qui caractérisait la série.

La violence est timide, l'érotisme semble vécu comme un "mal nécessaire" pour assurer la poursuite de la franchise, quand à Sasori, elle n'attire plus les haines, violences, humiliations et autres brimades quotidiennes de la vie comme avant ! Privée de son énergie elle ne restituera qu'une vengeance un peu molle, non alimentée par la violence elle n'en restituera très logiquement que peu.

En bout de course et victime d'un changement de réalisateur, ce qui faisait l'originalité de la série et lui donnait son intérêt disparait. Plus de transgression, plus d'excès, plus d'expérimentations, plus de jeu sur les codes, La Mélodie de La Rancune entonne un refrain bien peu entrainant. Privé de toute inventivité et créativité, la série retourne doucement de là où elle était sortie et ne propose plus qu'un cinéma de genre banal qui recycle sans cesse les même recettes.

Sasori, aussi appelée Nami, aussi appelée Matsu, aussi appelée prisonnière 701, ne livrera pas son chant du cygne avec cette dernière apparition de Meiko Kaji, puisque qu'elle sera remplacée par une autre actrice dans les deux épisodes suivants. Il faudra se tourner vers les Lady Snowblood pour retrouver le belle actrice...



Voir les chroniques des autres épisodes de la série :


NDLR : Doorama vous invite à testez vos connaissances sur la Femme-Scorpion chez nos amis de cinéfriends ! Nous, on a eu 100%, et vous ? ;-)

Procurez-vous L'intégrale de La Femme Scorpion

Lock Out (James Mather, Stephen St. Leger, 2012)


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Snow, un agent accusé de trahison, et est envoyé sauver la fille du président américain, dans une prison spatiale tombée aux mains de 500 détenus. Il acceptera d'autant plus la mission qu'un détenu détient peut être la preuve de son innocence.

Nous sommes habituellement très "fan" de Guy Pearce (Memento, l'interessant First Snow) mais ici, son rôle de mec qui assure, hyper détaché et alignant punch-line sur punch-line nous a horripilé dès les premières minutes (n'est pas Snake Plissken qui veut !) . Puis vient cette poursuite dont les effets numériques ressemblent à un cinématique de jeux vidéo d'il y à 10 ans. Et puis il y a son scénario... et puis...

Lock Out, à l'image, ne manque certes pas de rythme et d'action, et les amateurs les moins regardant y trouveront sans doute leur compte en le visionnant. A la Rédaction de Doorama, nous nous considérons comme "plus regardant", puisqu'à à nos yeux il est une accumulation paresseuse et tape à loeil de recettes usées, un véritable empilement de cadavres scénaristiques ! Lock Out croule sous le banal et du déjà-vu, il se déforme sous sa volonté artificielle et excessive d'en mettre plein la vue, il ne dégage aucune personnalité, ni ne dégage de charme. Lock Out, pourtant bandant de loin, de plus près à les traits d'une vieille prostituée cachée derrière un maquillage vulgaire.

"Un gars qui doit sauver une fille et récupérer une malette"... Voilà peut être pourquoi Lock Out ne fonctionne pas ! Son scénario est signé Besson ! Rappelant furieusement New York 1997 (il faut entrer dans un nid de guêpes, trouver la fille du président, survivre et sortir à temps... On à dit "la fille du président" ?), chacune de ses scènes accumule les clichés, jusqu'à la saturation, et finissent par fatiguer à force de trop en faire et de nous surcharger de références éculées. L'exagération, sans doute recherchée, tourne à la caricature : Lock Out irrite infiniment plus qu'il n'est fun.

Toujours à la recherche de pépites et de séries B musclées, Lock Out avait tout pour nous attirer, il a au final tout pour nous repousser ! Des personnages irritants, des décors vu et revus, un numérique souvent laid, une actions prévisible, des situations qui ne surprennent jamais : nous n'avons (hélas) rien trouvé de sexy à Lock Out. On a un peu l'impression de s'être fait escroquer, et c'est sans doute un peu vrai puisque la "SF musclée dans l'espace" nous avait déjà été vendue 10 fois déjà par le même M. Besson dans Paris, dans Berlin, dans des voitures, des beaux hôtels, les beaux quartiers, les banlieues, etc... Vous vous souvenez ? "Un gars qui doit sauver une fille et récupérer une malette"...
A la Rédaction, nous sommes vraiment des pigeons !

Procurez-vous Lock Out ou d'autres films avec Guy Pearce

Rough Cut (Hun Jang, 2008)


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Les relations conflictuelles d'un gangster qui a toujours rêvé de faire du cinéma et d'un acteur de films d'action en perte de vitesse, à cause de son comportement violent. Amenés à tourner ensemble ils décident de ne pas simuler les scènes de combat...

Hun Jang (Secret Reunion) a déjà contribué à grossir la liste des films chroniqués sur Doorama. Avec Rough Cut, il met en image un scénario de Kim Ki Duk (Printemps, Eté Automne, Hiver) construit autour de la fascination réciproque de deux personnages issus d'univers différents.

Contrairement aux apparences, Rough Cut n'est pas un âpre polar, mais davantage une confrontation psychologique dont les combats s'apparentent plus à l'expression de l’orgueil des personnages qu'à leur violence. Thème cher au cinéma asiatique, c'est ici des "différences qui nous unissent" dont il est question, Rough Cut met en perspectives deux profils a priori opposés et les fait s’entremêler pour souligner ce qu'ils ont de commun (jusqu'à les confondre ?).

Le potentiel de ce rapprochement improbable ne trouve hélas pas son épanouissement dans le film de Hun Jang. Coincé entre une réelle volonté de raconter deux parcours de vie, la tentation de donner corps physiquement à la tension psychologique et le manque d'épaisseur de ses personnages, Rough Cut sombre dans l'anecdotique. Hun Jang échoue à donner à son film l'intensité nécessaire, il ne parvient pas à impliquer le spectateur dans ce duel en ne parvenant pas à faire apparaître de réels enjeux chez ses personnages. Au mieux il ne parvient qu'à justifier le point de départ de leur histoire, dans une première partie par ailleurs très bien construite, mais qui ne tiendra hélas pas ses promesses.

Nous avons été durs dans notre note avec Rough Cut... Si elle est loin de refléter la qualité générale du film (bien plus qu'honorable, en tout cas techniquement), elle témoigne plutôt de cette déception tenace qui nous a envahi devant l'incapacité de son réalisateur à s'emparer de son scénario. Rough Cut ne fait qu'effleurer son sujet (le monde du cinéma face à celui des gangsters, sa timidité à construire et explorer une rivalité...), et s'il se laisse regarder gentiment, jamais il ne nous emporte. Rough Cut n'est au final qu'une bonne idée initiale, mais qui peine à occuper tout l'espace d'un film.

Procurez-vous d'autres films coréens ou de Hun Jang

Safe (Boaz Yakin, 2012)


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Reconverti dans des combats truqués, un ancien agent secret au bord du gouffre prends sous sa protection une petite fille poursuivie par des truands. Détentrice d'une information que les russes, mais aussi les chinois et les flics recherchent, Luke Wright va déclencher une véritable guerre des gangs.

Curieusement, nous sommes convaincus que Statham trouvera un jour un rôle qui exploitera enfin son potentiel d'acteurs (Thirteen laisse entrevoir cette voie). En attendant on continue de se taper ses films, sans même savoir pourquoi, sinon chercher la perle rare ou au moins la bonne idée qui étonnera et sauvera ce type de film.
"Alors Safe ? Ca se regarde ?"

Scénario bateau : on s'y attendait.... Cerveau en mode vacances : c'était prévu... Recherche d'un bon moment : là ça se gâte ! Safe ne prends ni le soin, ni le temps de soigner son histoire usée de gamine sous la protection d'un top-pro (Léon, Man From Nowhere...) et ne livre au spectateur qu'en simple prétexte pour proposer ses moments d'action. Et c'est là que survient le véritable écueil du film, puique Safe sabote chacun de ses scènes d'action par un montage si chaotique et rapide qu'elles en deviennent illisibles, perdent toute intensité et ôte du coup tout plaisir au spectateur. C'est bien dommage quand on sait pourtant que c'est là l'essentiel de la motivation pour regarder Safe...

Maladroitement réalisé (voire bâclé), Safe mise tout sur son acteur principal (ici égal à lui même, c'est tout) et pensant visiblement que Statham suffit à faire tenir un film à lui seul, ne délivre au final qu'une ébauche de film. Mal construit et banal à l'extrême, on se surprend assez vite à espérer que ses personnages règlent vite leur petits problème afin de se mettre en quête d'un vrai film à regarder.

Procurez-vous d'autres films de Jason Statham

Shogun's Sadism (Ushiaki No Kei, Yuji Makiguchi, 1975)


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Deux histoires : 1) Dans l'ère Tokugawa, le shogun traque les chrétiens et leur inflige de terribles tortures. Il apprend que l'un de ses samouraïs à pour femme une chrétienne. 2) Dans l'ère Edo, un homme devient l'employé d'un bordel. Devant la brutalité du lieu, il s'enfuit avec une geisha.

Dans les années 70, le cinéma d'exploitation japonais produisait à la chaine des films centrés sur la violence ou le sexe (les "pink" movies). Shogun's Sadism surfe donc sur cette vague en proposant deux histoires, purs prétextes à montrer une tortures gores et des corps féminins nus, le tout avec le moins de limites possibles et avec la plus grande gratuité.

Shogun's Sadism (dans son genre !) s'avère plutôt "raffiné" et souvent "original" dans la recherche de l'extrême (un homme cuit dans un four en forme de Tanuki -genre de blaireau- ou une femme écartelée par des taureaux !), mais cette imagination débordante est vite annihilée par la pauvreté technique et artistique de l'ensemble. Ce cinéma bis ne présente que bien peu d'intérêt, si ce n'est les reflets qu'il renvoie de l'industrie cinématographique de l'époque.

Enchaînant viols et tortures aussi naturellement que Superman porte une cape pour voler (curieuse image...), Shogun's Sadism est finalement bien inoffensif. Sorte de grand-guignol gore à la Herschell Gordon Lewis (2000 maniacs) (du steak et du faux sang sur des acteurs qui simulent mal la douleur...), sa surenchère poussive de sadisme gratuit est aussi loin de toute utilité scénaristique que d'installer un quelconque malaise. De malsain, Shogun's Sadism n'a que son idée de base (montrer du crade), sa forme finale relève du divertissement d'horreur au premier degré, finalement assez rigolo. Bref, ce n'est ni Salo, ni La Dernière Maison sur La Gauche !  .

Shogun's Sadism est un "cinéma de quartier" complaisant et qui prête à sourire, c'est un film qui bien que laid et inutile (et pour peu que "série Z", "ciné-bis" ou "exploitation" attire votre oreille), tiendra toutes ses promesses. Shogun Sadism est un ciné débridé, racoleur, voyeur (bien que ses "flouttés" frustreront les plus coquins d'entre vous...), fun et créatif, c'est un peu un film d'enfant qui ne serait destiné qu'aux adultes, c'est aussi un témoin de son époque qui ravira les amateurs de perles baroques un peu oubliées... Inutile mais tellement indispensable !

Thor (Kenneth Branagh, 2011)


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Thor, le fils d'Odin, est exilé de son monde, le royaume d'Asgard, pour avoir cherché la guerre... Envoyé sur Terre, il perds tous ses pouvoirs, alors que son monde cours un grand péril.

Kenneth Branagh est aux commande de cette nouvelle adaptation Marvel. Thor, comme la plupart des films de super-héros ce cette écurie là, balance donc son avalanche d'effets spéciaux autour du cahier des charges habituels (origines, bastons, problèmes, bastons et "un super-héros est né"), accompagne ici d'un casting "grand luxe" (Anthony Hopkins plus cabotin et ridicule que jamais !).

Pourquoi Branagh pour ce blockbuster hyper conventionnel,  autant "regardable" qu'indigeste ? L'histoire ne le dira pas. On retiendra en revanche le coté calibré à l'extrême du film et un curieux penchant pour des plans penchés, et si Brannagh a été pris pour mettre en avant la dramaturgie shakespearienne de l'exil de Thor, alors il faudra attendre sa suite pour le voir.

En attendant, Thor s'avère finalement davantage puéril qu'ennuyeux. Ses défauts viennent principalement de l'adaptation d'un monde BD aux exigences (différentes !) de celui du cinéma. Il faudra donc accepter, pour apprécier Thor, la représentation proche du ridicule du monde d'Asgard (sorte de mix maladroit  entre le kitsch d'un Flash Gordon version 80 et la sérénité bucolique des cités de La Menace Fantôme...) et affronter la banalité de son traitement (même si Branagh injecte un humour salvateur au milieu de cet océan de déja vu).

A dire vrai, on s'amuse quand même à regarder Thor (le duel sur terre avec le titan de métal nous a beaucoup plu !), mais on s'interroge sur son traitement très premier degré, voire complètement enfantin. On repense à Watchmen ou Dark Knight (ok, la barre est haute...), on pleure sur un Branagh en manque d'imagination et d'ambition, et on s'étonne que nombre d'adaptations ne retiennent de leur origines dessinées que les aspects les plus enfantins, négligeant ainsi tout le capital et le potentiel que recèle les super-héros de notre enfance.

Dans le genre film de super-héros à la chaîne, on a très largement préféré Dardevil et on considère Captain America plus cohérent et réussi (même s'il est moins fun).

Intruders (Juan Carlos Fresnadillo, 2011)


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En Espagne, un petit garçon est confronté à des rêves où un croque-mitaine sans visage essaye de l’attraper. En Angleterre une jeune adolescente fait les mêmes rêves. Mais les rêves vont s'avérer bien plus réels lorsque son père verra lui aussi cet homme sans visage.

Juan Carlos Fresnadillo nous avait séduit à deux reprises déjà, avec Intacto (2003), un intéressant thriller ibérique teinté de fantastique, et le très fun et efficace 28 Semaines plus Tard. Mais avec Intruders, fini le fun et exit l'intérêt.

Basé sur le pitch des peurs enfantines qui prennent forment dans la réalité, la première moitié de Intruders suit la petite musique bien connue du quotidien qui bascule doucement, incident après incident, vers le fantastique. Hyper conventionnelle cette partie ne suscite que peu d'intérêt et le l'on se surprend à attendre la fin avec une grande impatience.

A mi-course Fresnadillo injecte de nouveaux éléments scénaristiques et tente d'orienter son scénario vers des horizons un peu plus consistants. Mais si ces horizons semblent intéressants et prometteurs, nous n'en verrons hélas pas la couleur, et les origines de cette incarnation nocturne ne prendront définitivement pas chez le spectateur. Malgré sa tentative de relever le niveau au dessus du simple film de croque-mitaine, le réalisateur s'embourbe dans un entremêlement d'histoires parallèles et une utilisation du thème du père-enfant, de la transmission, qui ne fonctionne tout simplement pas.

Intruders ennuie, ne surprend pas et, pire encore, ses personnages perdent en crédibilité avec son déroulement. Clive Owen se sort à peine de cette entreprise, la révélation finale s'écroule d'elle même son son propre poids (pourtant pas bien lourd) et les bonnes intentions initiales de son réalisateur se trouvent tant malmenées, qu'elles semblent bien prétentieuses au vu du résultat final.

Quand aux scènes avec le méchant "Sans-Visage", elles ne fonctionneront que pour ceux qui n'ont ni vu Fantômes contre Fantômes, ni la Trilogie des Anneaux. On oubliera donc bien vite Intruders, qui ne laissera pas plus de traces dans nos mémoires qu'une enquête de l'inspecteur Derrick, et on se résignera à attendre sagement la prochaine fournée de son réalisateur, que l'on espère bien supérieure.

Bad Ass (Craig Moss, 2011)


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A Los Angeles, Frank devient un héros local lorsqu'il sauve d'une agression le passager d'un bus. Et lorsque son meilleur ami se fait assassiner, Frank compte bien ne pas laisser ce crime impuni, il va alors découvrir que la mort de son ami est lié à des magouilles entre le maire et un criminel du quartier.

Bad Ass retrouve les fondamentaux du cinéma d'action des années 80, tendance justicier, et à la manière d'un hommage au genre nous livre son scénar type du pépé qui prend les choses en main. Pour son style général, Bad Ass ressemble à Hobo With a Shotgun ou bien encore à Machete, quand à son personnage, on pense bien sur à Eastwood avec son Gran Torino (à la différence qu'ici, c'est juste pour le fun).

Danny Trejo revêt l'uniforme de ce gentil sexagénaire (ex vétéran du vietnam) qui décide d'agir quand la police ne le fait pas. Même si son personnage aux allures de geek attardé (short et banane old school en guise d'emblème) est écrit avec humour, l'évidence saute aux yeux : Danny Trejo est aussi infiniment sympathique et charismatique que mauvais acteur ! Pas grave... : on aime quand même son incomparable gueule !

Bad Ass se construit autour de nombreuses bastons, mais là encore l'évidence s'impose : le rythme n'est pas là, le montage primitif, et Bad Ass se traine, à l'image de son vieux personnage. Bad Ass n'a bien sûr pas d'autre prétention que de pondre une série B estampillée 80's, mais la pauvreté générale du projet, tant scénaristique qu'au niveau de sa réalisation, est loin de convaincre et d'emporter l'adhésion.

On peut voir en Bad Ass un agréable petit film-hommage, mais si agréable soit cette aventure volontairement simplissime et bourrin, et si amusant soit son personnage, il ne propose au final qu'un divertissement puéril et enfantin qui n'est hélas pas sauvé par son second degré (ou plus !).

La médiocrité généralisée plane donc sur Bad Ass ! Néanmoins, Il parvient à dégager un certain capital sympathie, il caresse nos souvenirs d'enfance et, regardé avec un oeil bienveillant, est capable de faire naître un petit parfum de revival nostalgique pas si désagréable que ça. Bad Ass restera donc visible, mais à certaines conditions seulement : appartenir aux fans les plus durs et inconditionnels du genre vigilante, aimer les nanars 80's ou bien être en quête d'un petit plaisir régressif, simple et inoffensif, pour offrir à son cerveaux fatigué !
Bref : mauvais, mais sympa.