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Macabre (Kimo Stamboel, Timo Tjahjanto aka The Mo Brothers Kimo 2009)


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Un véhicule avec six personnes prend à son bord une jeune femme en détresse : Maya. Elle les invite à son domicile, où vivent sa mère et son frère. Après un repas où ils sont drogués, il devront lutter pour rester en vie face à cette terrifiante famille.

La boucherie qui nous est proposée nous vient d'Indonésie... Macabre ressemble en bien des points à Massacre à La Tronçonneuse et se propose d’abîmer un petit groupe qui tombe dans les griffes d'une famille psychopathe... Rien de particulièrement novateur ne se cache dans Macabre, mais la relecture de nos poncifs horrifiques par des yeux indonésiens en fait un objet curieux, doublé de surcroît d'un côté bien extrême, comme on les aime ici...

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Pawn (David A. Armstrong, 2013)


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Un jeune homme fraîchement libéré de prison, se retrouve pris dans une prise d'otage dans un restaurant. La police pense qu'il fait partie des preneurs d'otages, les malfaiteurs cherchent un mystérieux disque dur, un individu kidnappe sa femme... : Il se cache bien des choses derrière ce braquage ordinaire, il faudra que le jeune homme démêle la situation pour se tirer d'affaire.

Un joli casting vient appuyer ce petit thriller, jugez plutôt : notre Ray Liotta de Cogan ou Narc, notre ripoux préféré de The Shield et Forest Whitaker... le tout ficelé dans un petit thriller malin ! C'est en tout cas l'emballage de ce Pawn, parce qu'à mieux y regarder, tout n'est pas aussi idéal que ça dans le film de David A. Armstrong. Original et bien foutu, ou bien roublard et creux ? La rédaction se penche sur cette question, après vous avoir dit cependant que nous ne sommes pas ennuyés avec ce Pawn-là...

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Grabbers (Jon Wright, 2012)


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Une créature extraterrestre à tentacules débarque sur la petite ile de Erin Island, en Irlande. Ciaran et Lisa, deux policiers et Alan, un scientifique, découvrent qu'elle se repaît de sang, mais pas si celui-ci contient de l'alcool. En attendant de neutraliser la bestiole, il convient avant tout de se réfugier au pub et de se saouler pour maximiser leurs chances de survie.

Ce petit film fantastique d'invasion anglo-irlandais est à ranger à côté de Attack The Block ou autres Cockney vs Zombies, sortes de parents éloignés du drolissime Shaun Of The Dead  . Invasion, humour et identité irlandaise (la bière !) se disputent la vedette sans aucune autre prétention que de remplir ses 80 minutes. Une fois que la rédaction vous a dit ça, elle vous a tout dit sur Grabbers ! Un poil attachant, Grabbers est aussi vite oublié, alors faisons vite le tour de la petite île de Erin avant que le Grabber ne se'en retourne sur sa planète...

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Le Chemin Sans Retour (Yellow Brick Road - Jesse Holland, Andy Mitton, 2010)


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En 1940  aux Etats-Unis, un village tout entier avait disparu sur un chemin en pleine forêt. Auhourd'hui, Daryl monte une petite expédition autour de cette légende urbaine, et décide d'emprunter ce fameux sentier, bien décidé à en revenir avec une explication sur ce qui est arrivé auparavant. Mais le chemin baptisé Yellow Brick Rock ne tarde pas à susciter de curieux comportements sur les participants.

Construit autour du chemin de briques jaunes du Magicien d'Oz, et de ce qu'il cache au bout, ainsi que sur des bases du Projet Blair Witch, Le Chemin Sans Retour nous emmène au coeur d'une expédition journalistico-scientifique qui va se confronter aux pouvoirs d'un chemin que l'on pourrait qualifier de hanté. Tout un village y avait disparu, en habit du dimanche, sans qu'aucune explication n'ait été apportée. Lent dérèglement qui arrivera à bout de chaque membre, il n'y a pas grand-chose à attendre de cette variation Blair Witch, mais le spectateur aventureux arrivera quand même au bout du chemin, poussé par la curiosité. Impressions mitigées...

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Lincoln (Steven Spielberg, 2013)


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Abraham Lincoln à une vision pour l'Amérique déchirée par la guerre de Sécession : l'abolition de l'esclavage. Pour lui, la fin de la guerre passe par cette loi fondamentale, la dignité du peuple américain passe aussi par l'adoption de cette loi. Commence un combat politique ou chaque voix compte, où chaque voix à rallier est un combat dans lequel le président, face à l'enjeu, jouera jusqu'à sa droiture.

Sacré Spielberg ! Une fresque monolithique sur ce monument historique de la vie politique américaine... Voilà ce qui attend le spectateur américain... Figure héroïque, courageuse et idéale du père, Lincoln est présenté comme un homme d'exception, intouchable, à qui l'on doit une décision historique. C'est ce combat politique que Spielberg choisit de mettre en scène, plutôt que la vie entière ou la carrière de Lincoln. Franchement ? On préfère revoir Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires plutôt que de subir une nouvelle fois Spielberg pétri d'admiration béate devant ce monstre américain... Voilà pourquoi...

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Kidnapping (Brake - Gabe Torres, 2012)


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Jeremy Reins se réveille prisonnier, enfermé dans un caisson transparent, dans le coffre d'un véhicule. Il est un agent du gouvernement, et ses geôliers attendent de lui qu'il livre ce qu'il sait de "la roulette", un plan de protection du Président des Etats-Unis... Malgré les stratagèmes des kidnappeurs, il est décidé à ne rien lâcher...

On pense inévitablement à Buried, puisque la jolie petite gueule de Stephen Dorff passe l'intégralité de Kidnapping dans un cercueil transparent, dans un véhicule en mouvement. Comme un exercice de style imposé, cet hyper hui-clos doit donc faire preuve d'ingéniosité pour maintenir son suspense et l'attention du spectateur, et comme souvent avec ce type de "challenge" on est plutôt heureux que l'aventure ne dure pas deux heures... Parce que nous aussi, comme Stephen Dorff, on se sent bien vite à l'étroit dans Kidnapping.

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Upside Down (Juan Solanas, 2012)


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Dans un autre système solaire, deux monde à la gravité opposée se côtoient. Adam vit dans le monde du bas, pauvre, Eden dans celui du haut, plus riche. Alors que tout est fait pour qu'ils ne se rencontrent jamais, ils tombent pourtant amoureux, et devront dépasser les règles physiques qui régissent leurs mondes pour se retrouver.

Science-fiction et romance ont encore très récemment donné vie à deux chouettes projets : L'Agence et surtout ce Perfect Sence qui avait affolé les nôtres... Upside Down tente donc l'aventure en mélangeant deux mondes que tout oppose, deux mondes comme deux aimants retournés se repoussent, alors que sur chacun d'eux se trouve des personnages qui rêvent de se toucher. Dans le ciel, le monde de l'autre, au sol la fracture sociale... Upside Down vise haut, la chute n'en sera que plus dure...

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Les Seigneurs (Olivier Dahan, 2012)


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Un footballeur sur le déclin, accepte de devenir entraîneur de l'équipe de Molène, dont la réussite de son équipe pourrait sauver l'entreprise locale de conserverie traditionnelle de la fermeture. Pour atteindre son objectif, Patrick recrute une brochette d'anciennes pointures, sur le déclin elles aussi...

Il suffut de découvrir son (impressionnante) distribution pour embrasser Les Seigneurs de Olivier Dahan : une comédie sur-calibrée, conciliant humour et émotion, qui visait, à n'en point douter, le carton comique de l'année. A l'image de La Vérité Si Je mens, Les Seigneurs échaffaude donc un scénario basé sur la construction d'un projet "quitte ou double", dont relever le challenge permet de concentrer des personnages riches en couleurs et attachants... Sur la pelouse des Seigneurs, constelée de "beautiful losers" : carton rouge ou carton plein ?

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Histoire de Fantôme Japonais (Tokaido Yotsuya Kaidan, Nobuo Nakagawa, 1959)


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Iémon épouse la fille d'un samouraï et promet de venger son père assassiné, alors qu'il en est en fait le meurtrier. Rapidement, il se lasse d'elle, lui préférant dame Emu, et transforme sa vie en enfer, jusqu'à l'assassiner elle aussi. Le jeune femme, trompée de bout en bout, reviendra le hanter pour trouver vengeance.

Bon... En fait "oui", mais "non"... Plus connu sous le nom de Tokaido Yotsuya Kaidan (non, on déconne...), Histoire de Fantôme Japonais reprend un conte horrifique traditionnel où une femme trahie revient se venger de son assassin. Souvent abordé dans le cinéma japonais ce conte-là se rapproche beaucoup de l'univers de Kwaidan (1965), mais son traitement est bien différent.

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Mais Qui a Re-Tué Pamela Rose ? (Kad Merad et Olivier Baroux, 2013)


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10 ans après leur enquête, les officiers Ripper et Bullitt sont de nouveau réunis quand le Shériff de Bornsville leur annonce que quelqu'un a volé le cercueil de Pamela Rose. Leur enquête va rapidement les mettre sur la piste d'un complot pour assassiner la présidente des Etats-Unis of America...

Y'a t'il un Pilote dans Mais Qui a Re-Tué Pamela Rose ? C'est la question que l'on se pose dans cet enchaînement ininterrompu de rafales de gags et d'absurde assumé et barré. Ne se refusant rien, Kad et Olivier s'offrent un film sur mesure où ils retrouvent le terrain de jeu de l'humour de La Grosse Emission, mélange d'esprit ZAZ, façon Z Y'a t-il un pilote Dans L'avion, et de celui hérité des Nuls... Mais Qui a Re-Tué Pamela Rose propose le meilleur comme le pire, stop ou encore ?

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Voisins du Troisième Type (The Watch - Akiva Schaffer, 2012)


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Après le meurtre d'un collègue, Evan décide de monter une milice dans son quartier pour arrêter le meurtrier. Pour cela il enrôle trois de ses voisins, plus ou moins proche, et ensemble ils vont découvrir que des aliens projettent une invasion de leur ville. Ils vont tout mettre en oeuvre pour l'empêcher.

On ne rigole pas, parce que toute la rédaction à dû passer 1h40 pour vous rapporter ces quelques lignes ! Nous savions à quoi nous attendre, et nous avons eu droit ce à quoi nous nous attendions. Humour potache pour moment simple en mode "cerveau off", Voisins du Troisième Type balance sa petite histoire pour les insomniaques ou les amateurs de comédie de pur divertissement.

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Le Renard S'évade à 3 Heures (After The Fox - Vittorio De Sica, 1966)


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Une importante cargaison d'or est dérobée au Caire. Le Renard, un voleur rusé, se charge de monter un astucieux stratagème pour assurer son passage en Italie. C'est sous l'apparence d'un tournage de film qu'il compte récupérer aux yeux de tous la précieuse cargaison. Mais la police est sur la piste du renard...

Production internationale, vouée à un large succès public, Le Renard S'évade à 3 heures a beau cumuler le talent de Vittorio de Sica (Mariage à l'Italienne, Le Voleur de Bicyclette) avec celui de Peter Sellers, il apparaît aujourd'hui bien fade. Malgré un scénario excitant, apte à échafauder des situations comiques toutes plus folles les unes que les autres, Le Renard S'évade à 3 Heures arrive en retard au rendez-vous de la réussite...

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La Secte des Morts-Vivants (The Devil'sMen / Land of the Minotaur - Costas Karagiannis, 1976)


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Des couples disparaissent mystérieusement dans une petite région de la Grèce et sont offerte en sacrifice par une secte satanique ancestrale. Le père Roche, fait venir son ami Milo de New-york pour tenter d'arrêter la secte sanguinaire...

Avec les trois titres sous lequel ce film est connu, on ne sait plus trop, s'il s'agit de morts-vivants, de secte ou de minotaure... Ce que l'on sait en revanche c'est que c'est un film fantastique grec, et qu'il y a Peter Cushing et Donald Pleasence... Ajoutez à celà la musique d'un certain Brian Eno, vous savez maintenant pourquoi on a été tenté et presque recompensés !

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Le Retour de la Panthère Rose (Blake Edwards, 1975)


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La Panthère Rose est de nouveau dérobée ! L'inspecteur Clouseau est désigné pour enquêter, tout porte à croire que le voleur est le Fantôme, dont la signature a été retrouvée sur le lieu du vol. Clouseau tente de le localiser par sa femme, en Suisse, alors que le Fantôme est à Lugash et tente de retrouver le voleur qui se fait passer pour lui...

Encore enivré de The Party et de Quand l'Inspecteur s'Emmèle, nous avons prolongé l'expérience Sellers-Edwards avec ce troisième Panthère Rose. Conforme à nos souvenirs ce retour, 10 ans après le précédant "retour", est le premier vrai bémol de la série, maladroit et poussif, même si Clouseau parvient à arracher quelques sourires.

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Dernière Séance (Laurent Achard, 2011)


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Sylvain est projectionniste dans un petit cinéma de province qui va bientôt fermer ses portes. Il y passe ses journées, ses soirées, même ses nuits puisqu'il loge dans les sous-sols de celui-ci. Et lorsqu'il sort du cinéma le soir, c'est pour tuer des femme et , comme un trophée, rapporter une oreille, encore ornée de son indissociable boucle...

Pour sûr, il y a du cinéma dans Dernière Séance. Que ce soit dans ses références au French Cancan de Renoir, dans ce cinéma sursitaire où vit sylvain et qui le maintient en vie, ou bien dans le style et la volonté de son réalisateur de construire une oeuvre soignée. C'est pourtant précisément  sur ce style et sur l'ambition de son réalisateur que Dernière Séance laisse perplexe.

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Nomads (John McTiernan, 1986)


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A l'hôpital, avant de mourir sans raisons apparentes, un homme énonce une curieuse phrase en français à la femme docteur qui le soignait ; elle va alors revivre ses derniers jours. Rendu curieux par le comportements atypique d'un petit groupe d'individus, Jean-Charles Pommier, anthropologue récemment installé à L.A., avait en fait découvert que des esprits nomades et maléfiques vivaient parmi nous...

Avant de réaliser Piège de Cristal et Prédator (mais ne pardonnons pas le remake de Rollerball pour autant...) John McTiernan réalisait un premier film sur un anthropologue qui découvre une tribu au beau milieu de notre société : Nomads. Si dans ces 80's voyantes et superficielles, Nomads surprend par son rythme, son thème et sa relative richesse, il est hélas aujourd'hui assez difficile de faire le tri entre ses nombreux défauts et qualités.

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The Amazing Spider-Man (Marc Webb, 2012)


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Le jeune Peter Parker, en cherchant les raisons de la disparition de ses parents au sain du laboratoire Oscorp, se fait piquer par une araignée et développe des capacités surhumaines. Lycéen amoureux de Gwen Stacy la journée, il devient Spider-Man le soir pour combattre Le Lézard, le patron d'Oscorp, ancien ami de son père.

Le rédaction de Doorama à su rester très jeune dans sa tête... Nous avions par ailleurs aussi entendu dire que ce "reboot" de Spider-Man était plutôt réussi. Moins de 10 ans après la version de Sam Raimi, Marc Webb (un nom prédestiné !) livre donc un remake, un reboot, un relook, un "remet 1euro dans la machine"... Alors ? Ce Spiderman est il mieux que La Riposte de l'Homme-Araignée ?

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Carambolages (Marcel Bluwal, 1963)


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Entre son mariage avec la fille de son supérieur hiérarchique et sa maîtresse enceinte, sa secrétaire, Paul veut absolument gravir les échelons de la société organisatrice de voyages qui l'emploi. Devant les promotions sans cesse repoussées par le Directeur Général, Paul décide d'accélérer de manière radicale le renouvellement des cadres de l'entreprise.

Cette comédie sur l'ambition professionnelle, malgré son indéniable humour, met bien du temps à atteindre sa vitesse de croisière. Le spectateur devra donc s'armer de patience avant de se laisser emporter dans ce jeu de chaises musicales.

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Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires (Timur Bekmambetov, 2012)


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Avant d'être le président des Etats Unis que l'on connait, Abraham Lincoln est un chasseur de vampires. Il l'est devenu pour venger la mort de sa mère par l'une de ses créatures, mais c'est en pleine guerre de sécession que ses talents de chasseur de vampires devront s'exprimer, puisque les sudistes sont menés par ses ennemis de toujours : des vampires !

Timur Bekmambetov, c'est le réalisateur de Night Watch et de Wanted (avec sa géniale idée des trajectoires-courbes des balles de revolver), ceux d'entre vous qui ont vu ses films savent donc déjà que l'univers de bonhomme est aussi bordélique et fun que peu convaincant. Avec Abraham Lincoln Chasseur de Vampires, Timur Bekmambetov livre une fois de plus un immense "n'importe-quoi", mais aussi un "divertissement" complètement lâché et débridé.

Son pitch crétin et rigolo donne le ton : un président américain tueur de vampires ! Tout est alors possible dés lors que l'on a accepté cette idée saugrenue, et c'est le signal pour Timur Bekmambetov de laisser libre court à sa créativité, et même si on peut en disccuter, le moins que l'on puisse dire est qu'il n'en manque pas ! Seuls comptent le divertissement à tout pris et le plaisir du spectateur pour son réalisateur. Tous les coups sont donc permis : scène de baston à la hache entre le président et un vampire, en plein jour, au beau milieu de centaines de chevaux sauvages emballés, ou bien encore interminable course d'un train sur un pont en feu qui s'écroule, nos héros livrant bien entendu bataille au beau milieu de cet enfer de feu ! Timur Bekmambetov veut vous en donner pour votre argent, et pour ce faire, voit les choses en grand. Complètement libre, exubérant et entièrement décomplexé Abraham Lincoln Chasseur de Vampires vise le fun et le voyant à tout prix et, il faut bien le reconnaître, atteint brillament, mais partiellement, son objectif.

Hélas ! Si l'ambition est là, si le délire visuel est bien présent, tout ça ne fonctionne pas aussi bien que ça le devrait. On abuse de l'hyper-chorégraphie au ralenti lors des acrobatiques et aériens combat du président à la hache, on force artificiellement le rythme des péripéties et du film avant de sombrer dans une longue partie molle du film et on est tellement pressé d'en mettre plein la vue au spectateur qu'on se plante dans son montage au point d'intégrer une scène entière (pas un simple faux raccord) au mauvais endroit ! Là on vous explique : le président s'est battu, il à l'oeil bien amoché, il guérit, s'entraîne, puis la scène suivante se retrouve de nouveau la gueule amochée comme au premier jour, lors de l'ancêtre du diaporama Powerpoint... On sent bien toute l'énergie et la bonne volonté de son réalisateur, mais le résultat est bien trop brouillon à l'écran pour en oublier toutes ses audaces et maladresses. Du "grand n'importe-quoi" au service du pur divertissement, pourquoi pas, le spectateur est capable d'accepter le concept, mais les limites sont ici largement franchies : le "grand n'importe-quoi" maîtrisé cède sous son propre poids et le "n'importe-quoi" l'emporte sur le grand !

Quand à son contexte historique (avec son sympathique détournement de la guerre de sécession en combat entre nordistes-humains-abolitionnistes et sudistes-vampires-esclavagistes), il accouche principalement d'une reconstitution numérique assez moche et peu crédible. Ce qui nous conduit à penser une fois de plus que le mélange historique-fantastique-numérique est un formidable terreau où la  médiocres aime à s'installer :  Sherlock Holmes : Jeu d'ombres, La Ligue Des Gentlemen Extraordinaires nous le rappellent douloureusement. Si on ne tient compte que de son idée de base, Abraham Lincoln Chasseur de Vampires trouve donc grâce à nos yeux pour sa créativité débridée et sa grande liberté, on peut difficilement lui ôter ça ! En revanche le résultat final est des plus indigeste...  Le blockbuster barré qui nous transforme le noble président barbu en super-héros expert du maniement de la hache et des arts martiaux ne réussit pas, malgré son énergie, à nous faire oublier ses lourdes faiblesses... Derrière toute son énergie se cache un vide abyssal que le prétexte du "pur divertissement" à bien du mal à masquer. Timur Bekmambetov à certainement plein de choses à offrir au cinéma, mais il faut le cadrer le garçon, sinon, il part en vrille... En faisant abstraction de toute considération qualitative, Abraham Lincoln Chasseur de Vampires saura peut être séduire le plus jeune public en quête de baston, les autres n'auront droit qu'à 105 longues minutes de divertissement plus fatigantes que stimulantes. A consommer en cas d'urgence, cerveau et sens critique en veille prolongée  ;-)

Procurez-vous Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires ou d'autres films de Timur Bekmambetov ou avec Benjamin Walker ou Rufus Sewell

Rosewood Lane (Victor Salva, 2012)


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Sonny Blake, une psychologue qui anime une émission de radio, décide de vivre dans la maison dans laquelle son père est décédé. Le quartier de Rosewood Lane est tranquille  mais tous les habitants semble craindre le jeune livreur de journaux. Sonny va se retrouver harcelée par ce dernier. Le jeune homme, véritablement diabolique, n'est peut être pas étranger à la mort de son père...

A la Rédaction, le nom de Victor Salva nous fait saliver, nous rappelant un tout petit film de monstre, un film hommage particulièrement efficace et énergique : Jeepers Creepers. Mais la foudre ne tombe que rarement deux fois au même endroit, et alors que nous comptions sur le bonhomme pour nous délivrer un traitement de cheval sur un sujet ordinaire, Rosewood Lane ne propose rien d'autre qu'un thriller de harcèlement vaguement teinté de fantastique, bien plus proche la médecine douce que de l'électrochoc.

Reprenant une construction métronomique mainte fois vue sur le sujet (le quotidien... un premier incident mineur... puis un autre, des forces de police sceptiques, puis une montée des épisodes de harcèlement  jusqu'à un dénouement conclu par une ouverture prétexte à une suite...), Rosewood Lane ne parvient à insuffler ni nouveauté, ni originalité dans sa proposition. Lent à atteindre sa vitesse de croisière, peu crédible quand aux comportements de ses personnages, la pauvre Sonny ne sera pas plus chamboulée que cela des agressions qu'elle traversera, le spectateur non plus. La passivité de l'actrice Rose McGowan aura par ailleurs bien du mal à nous convaincre d'une quelconque émotion, puisque l'excès de chirurgie aura définitivement figé ses expression sur "sosie de Michael Jackson avec une bouche bec de canard en bonus" ! Nous sommes méchants, nous assumons, mais la faute de casting est ici évidente et largement pénalisante.

Le seul atout de Rosewood Lane, c'est son jeune méchant à vélo, un simple mineur contre lequel la police est relativement impuissante, sur lequel Victor Salva réussit efficacement à nous faire douter de sa nature humaine. Sa nature incertaine, le pouvoir croissant que le spectateur lui prête trouve ses racines directement dans ce qui caractérisait le Jeepers Creepers... (le face à face final de Rosewood, n'est d'ailleurs pas sans rappeler certaines confrontations motorisées du Jeepers...) Homme ou démon, Salva insuffle fort adroitement un doute, qui s'il entretient la curiosité du spectateur, n'est hélas pas exploité autrement qu'une simple fausse piste, ludique mais tellement artificielle.

Alors que Victor Salva a en main tout ce qu'il faut pour taper dans la fourmilière et jouer avec les codes du film de harcèlement, il semble hésiter à le faire et opte finalement pour une sécurité convenue. Rosewood Lane se contente de glisser une goutte de fantastique sur son personnage, comme pour arguer de l'originalité de son traitement, comme pour se défendre de faire du "déjà fait"... Le fantastique de Rosewood Lane n'est qu'une poudre aux yeux à peine efficace sur le spectateur, utilisée au détriment de ce qui aurait pu sauver le film : travailler son rythme, sa tension et sa surprise !

Rosewood Lane se découvre (se consomme ?) mollement et lorsqu'il nous fait enfin saliver retombe aussitôt. Ses recettes ne fonctionneront que sur les moins aguerris aux thrillers, et par ce qu'elles n'ont pas réussi à mettre en branle redonneront aux autre l'envie de se revoir le Hitcher de Robert Harmon (par exemple) qui, lui, atteignant brillamment ses objectifs. Pour être un peu positif : Rosewood Lane, c'est quand même visible sans être désagréable ! Mais ce qui est désagréable en revanche, c'est de se dire que quitte à voir du déjà vu, on aurait bien mieux investi notre temps à revoir un film que l'on a déjà vu... Une animateur radio harcelée ? Un Frisson dans la Nuit, ou Talk Radio peut être ! Un gamin qui fait peur ? Funny Games peut être !

Procurez-vous Rosewood Lane ou d'autres films de Victor Salva ou avec Rose McGowan ou Ray Wise