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Psychose (Psycho, Alfred Hitchcock, 1960)


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Marion Crane est chargée de mettre 40 000$ en liquide à la banque, mais au lieu de cela, elle prends la fuite avec l'argent. Sur la route, elle décide de s'arrêter dans un motel ou elle fait la connaissance de Norman Bates, le tenancier qui vit seul avec sa mère...

Formidablement novateur et effrayant lors de sa sortie en salle en 1960, Psychose est une date importante dans le thriller et la manière qu'à un réalisateur d'installer la peur auprès du public. Davantage que pour son histoire, c'est pour la manière dont il est fait que Psychose est un éternel du cinéma.

Alfred Hitchcock ne cesse de jouer avec le spectateur, de le surprendre et de le mener sur de fausses pistes. En tentant de  neutraliser la capacité d'anticipation des spectateurs, et en ne cessant d'anticiper lui même sur celle-ci, Hitchcock a inventé un langage cinématographique à la fois complexe et limpide ("toujours copié, jamais égalé !"...). Psychose commence comme l'histoire d'une femme en fuite, puis effectue subitement un virage à 180°, faisant ainsi basculer le spectateur vers l'horreur, l'immergeant dans le monde de Norman Bates et de sa mère... Le spectateur passe alors du film policier, presque noir, au thriller à suspense : génial twist ! Et puis il y a la musique de Bernard Hermann, génialement stressante... Et la fameuse séquence de la douche, simplement géniale... le second meurtre du film est aussi un trésor technique... Et puis... et puis... Vous avez compris : ne serait-ce que pour cette leçon de cinéma, Psychose rayonne, toujours... !

Modèle de construction et de précision (pour Hitchcock, aucun détail n'est montré par hasard ou simplement là pour "remplir"...), Psychose se regarde non seulement comme une histoire captivante et effrayante, mais aussi comme un laboratoire de techniques cinématographiques, souvent plus rusées et efficaces les une que les autres. Depuis sa sortie, nombre de films ont bien sûr dépassé la tension de Psychose (souvent en s'en inspirant ou en l'imitant d'ailleurs), mais malgré son demi siècle, Psychose demeure pourtant comme neuf, il continue d'être une référence (LA référence ?) du genre qu'il a inventé : le sérial killer !

La rédaction de Doorama n'ira pas plus loin dans les lieux communs sur Psychose... Nous nous contenterons donc de nous étonner de son incroyable jeunesse et de son intelligence de chaque instant. Nous nous contenterons donc de partager notre admiration pour ce film (et pour Hitchcock !) avec ceux qui, comme nous, ne s'en lassent pas, et surtout, pour la plus jeune génération, de sur-recommander sa découverte (nous l'exigerions si nous le pouvions !). Nous nous sentons bien "inutiles" à chroniquer un tel film, mais la rédaction se consolera en pensant que notre enthousiasme aura au moins déclenché chez nos lecteurs l'envie de le revoir (heureux seront alors les possesseurs de Blu-ray !), ou de le découvrir enfin.

Chef d'oeuvre, inusable et éternel, film fondateur, date dans l'histoire du cinéma... Psychose est tout cela !  Psychose fait bien évidement partie de ces films qu'il faut avoir vu, ne serait-ce que pour comprendre les films qui lui succèdent. C'est une oeuvre vivante et imaginative, un film dont la mécanique, précise, ronronne encore au premier jour. Alfred, tu nous manques !

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