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Une Nouvelle Chance (Trouble With The Curve - Robert Lorenz, 2012)


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Gus repère des talents issus du Baseball, c'est sa vie. Quand sa vue commence à baisser, quand ses employeurs le considèrent trop vieux, quand ses rapports compliqués avec sa fille ont trouvé leurs limites, ce dernier voyage en quête d'un talent à recruter pour l'équipe est l'occasion de mettre certaines choses au clair.

Sans doute triste, comme nous, de ne plus voir assez le grand Clint (celui-ci avait déclaré ne plus vouloir jouer à l'époque de Gran Torino), le producteur d'Eastwood depuis 10 ans a été presque obligé de passer à la réalisation pour continuer de voir le dernier dinosaure en action... Eastwood est un monument à lui tout seul, hanté par le crépuscule de sa vie, habité par une carrière gigantesque, pour lequel Robert Lorentz semble avoir trouvé un rôle sur mesure. Mais n'est pas Eastwood qui veut, et si eastwoodienne puisse être sa thématique, Une Nouvelle Chance est bien moins fascinant que le "dinosaure"...

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J. Edgar (Clint Eastwood, 2011)


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Portrait de J. Edgar Hoover qui à créé le FBI et dirigé celui-ci durant presque 50 ans, sous les ordres de 8 présidents...

Clint Eastwood, c'est 1 sur 2 ! Un grand film et un film plus "modeste"... Son dernier film,  Au-delà, faisait partie de la seconde catégorie ; avec J. Edgar, Eastwood retrouve l'immense qualité cinématographique qui le caractérise.

Sobre et posée, la réalisation Classique (C majuscule !) du maître sert parfaitement ce biopic sur le Hoover secret et obsessionnel. Mais si techniquement Eastwood livre un grand film (encore que la construction en flashbacks soit contestable), J. Edgar, à l'instar de nombreux biopics, s'avère aussi un tantinet ennuyeux.

Pourtant méticuleux et précis, comme l'est Hoover lui-même, le film ne trouve pas tout à fait sa raison d'être. Eastwood jette l'éclairage sur la personnalité de son personnage, reléguant l'histoire en elle même au second plan. J. Edgar prend alors le parti de dépeindre l'homme plutôt que l'Histoire, mais malgré la très belle prestation de Di Caprio, les 2h15 se révèlent au final bien trop généreuse pour dresser le portrait secret de l'homme.

Maîtrisé et solide, J. Edgar illustre la faiblesse du genre biopic...
"Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi" ? Le biopic, lui, n'est pas comme Lagardère ! Si tu ne vas pas à lui, il n'ira pas à toi... J. Edgar, en bon biopic, et en dépit de son axe intimiste, n’intéresse  que les spectateurs déjà intéressés pas Hoover, les autres se heurtent à un exposé bien fait, certes, mais peu passionnant !  


Et Pour Quelque Dollars de Plus (Sergio Leone, 1965)


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Pour ce deuxième opus de la trilogie, Eastwood revient cette fois en chasseur de prime. Un poil plus bavard (mais un poil, alors) que précédemment, il s'associe ici avec un autre chasseur de prime, le ténébreux Lee Van Cleef...

Leone avance encore ses expérimentations avant de nous offrir le joyaux qui suivra, et rode dans cet épisode certaines des techniques qui caractériseront son style. Même si cet épisode nous semble être, à Doorama, le plus "faible" de la série, il n'en est pas moins, lui aussi, absolument savoureux !
Et Pour Quelques Dollars de Plus est un cours de cinéma à lui tout seul, il installe une forme de jeu cinématographique avec le spectateur en proposant une relecture perpétuelle de tout les codes du genre.

Humour, créativité, cynisme, codes, rythme : Leone s'amuse, et nous aussi. On ne peux pas se lasser de ces Spaghettis là, on en reprend, toujours avec le même plaisir.

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Pour Une Poignée De Dollars (Sergio Leone, 1964)


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Peut être pas le meilleur de la "trilogie du dollars" (avec Et Pour Quelques Dollars de Plus et Le Bon, La Brute et le Truand), Pour une Poignée de Dollars n'en reste pas moins un énorme morceau de cinéma, portant en lui la modernité du cinéma qui lui a succédé, la maturité du style de Léone et le renouvellement (ou la mort ?) du genre Western.

Bien qu'il ne soit qu'une adaptation du Yojimbo de Kurosawa, Pour Une Poignée de Dollars est un film novateur et personnel, imposant de maîtrise et d'intelligence. Un plaisir intellectuel et visuel pour tout cinéphile qui se respecte, où Eastwood y incarnait le plus cool des mauvais garçons ! (Les héros au cinéma ne seront plus jamais les mêmes...)

Pour Une Poignée de Dollars, cinéma populaire à l'époque, peut fièrement trôner à coté des plus grands chefs-d'oeuvre des grand maîtres, tant il a réinventé un langage à lui tout seul.



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