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Shadow Dancer (James Marsh, 2013)


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 Arrêtée par le MI5 après une tentative d'attentat, Collette, membre de l'IRA, n'a plus le choix qu'entre  la prison ou retourner à Belfast, et retrouver son fils, en devenant informatrice pour Mac. Mais l'IRA se doute d'une taupe parmi eux... Le MI5 ne joue pas la transparence... rapidement Collette se trouve dangereusement exposée, et Mac refuse de l'abandonner.

Allez comprendre pourquoi, mais on a un faible pour Clive Owen... Shadow Dancer ne nous comblera pas entièrement sur ce point-là, car c'est  Andrea Riseborough qui tient vraiment la vedette ici. Nous sommes dans les 70's (début 80's ?), la Grande-Bretagne se bat avec le problème irlandais, et c'est le parcours d'une "taupe" que nous suivons ici, une mère de famille, membre active, mise en situation intenable entre la menace de la prison et celle de ses frères d'armes pour qui la mort est une arme courante. Shadow Dancer est un thriller d'espionnage sobre, calme et tout en nuances, rappelant effectivement à bien des égards l'excellentissime La Taupe. Shadow Dancer impose discrètement, tout au long de sa découverte, de nombreux atouts...

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Inside Man, l'Homme de l'Intérieur (Spike Lee, 2006)


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Une grande banque est attaquée par quatre malfrats, et le braquage se transforme prise d'otage lorsque les malfaiteurs, hyper organisés, se barricadent dans la bâtiment avec une cinquantaine d'otage. Le négociateur, Keith Frazier, va vite s'apercevoir qu'il n'a pas à faire à un braquage ordinaire...

Trois ans après son superbe La 25ème Heure, Spike Lee continue de varier sa palette avec un film de braquage malin et inventif. A première vue Inside Man ne ressemble pas au Spike Lee engagé des 90's, mais plutôt à une grosse machine grand public... A première vue seulement.

Rythmé et surprenant de bout en bout, Inside Man propose sa mécanique du braquage parfait, avec tous ses trucs habituels : organisation millimétrée, détermination militaire, matos de pro, gros calibres et suspense. Mais dans les mains de Spike Lee ces ingrédients sont astucieusement utilisés (détournés ?), et Inside Man passe du "gros film de braquage" à un intriguant jeu du chat et de la souris, pour les personnages du film, comme avec le spectateur. Inside Man déplace tous les enjeux habituels du genre et entraîne le spectateur dans un jeu de pistes passionnant et atypique. La question que l'on se pose n'est même plus "pourquoi ?", mais "Mais quoi alors ?".

Spike Lee à beau être aux commandes d'une "grosse machine", Inside Man semble ne jamais céder aux exigences des envies du public. Le film de Spike Lee fuit perpétuellement les attentes du spectateur, sans jamais le perdre artificiellement, sans jamais le décevoir, en renouvelant sans cesse ses enjeux et brouillant régulièrement ses cartes. Dans une réalisation de haut vol, son réalisateur créée un film riche de surprises, de thématiques, de suspense et d'intérêt. Quand au Spike Lee de la grande époque, n'ayez crainte, le bonhomme n'a toujours pas sa langue dans sa poche (mais ici dans un turban) !

Si Spike Lee s'adonnait plus souvent à de tels projets "grand public", ca nous éviterait des Dos Au Mur (le film avec un vrai-faux braquage qui se veut original) ou des Thor (la grosse machine réalisé par un Brannagh pas aussi inspiré que Lee) ! Son film ressemble à un blockbuster, et pourtant c'est une pièce d'orfèvrerie, unique et artisanale.... Malin et intelligent, porté par un trio d'acteurs impeccables, Inside Man est un divertissement aussi jouissif à suivre que son scénario et sa réalisation sont ciselés. Equilibre parfait entre le petit film de genre et le grand cinéma, terriblement efficace et diablement élégant, Inside Man impose avec insolence sa maîtrise et son originalité. Sous ses allures modestes, Inside Man cache un grand film : du vrai Cinéma.

Procurez-vous Inside Man ou d'autres films de Spike Lee ou avec Clive Owen, Jodie Foster ou Denzel Washington

Intruders (Juan Carlos Fresnadillo, 2011)


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En Espagne, un petit garçon est confronté à des rêves où un croque-mitaine sans visage essaye de l’attraper. En Angleterre une jeune adolescente fait les mêmes rêves. Mais les rêves vont s'avérer bien plus réels lorsque son père verra lui aussi cet homme sans visage.

Juan Carlos Fresnadillo nous avait séduit à deux reprises déjà, avec Intacto (2003), un intéressant thriller ibérique teinté de fantastique, et le très fun et efficace 28 Semaines plus Tard. Mais avec Intruders, fini le fun et exit l'intérêt.

Basé sur le pitch des peurs enfantines qui prennent forment dans la réalité, la première moitié de Intruders suit la petite musique bien connue du quotidien qui bascule doucement, incident après incident, vers le fantastique. Hyper conventionnelle cette partie ne suscite que peu d'intérêt et le l'on se surprend à attendre la fin avec une grande impatience.

A mi-course Fresnadillo injecte de nouveaux éléments scénaristiques et tente d'orienter son scénario vers des horizons un peu plus consistants. Mais si ces horizons semblent intéressants et prometteurs, nous n'en verrons hélas pas la couleur, et les origines de cette incarnation nocturne ne prendront définitivement pas chez le spectateur. Malgré sa tentative de relever le niveau au dessus du simple film de croque-mitaine, le réalisateur s'embourbe dans un entremêlement d'histoires parallèles et une utilisation du thème du père-enfant, de la transmission, qui ne fonctionne tout simplement pas.

Intruders ennuie, ne surprend pas et, pire encore, ses personnages perdent en crédibilité avec son déroulement. Clive Owen se sort à peine de cette entreprise, la révélation finale s'écroule d'elle même son son propre poids (pourtant pas bien lourd) et les bonnes intentions initiales de son réalisateur se trouvent tant malmenées, qu'elles semblent bien prétentieuses au vu du résultat final.

Quand aux scènes avec le méchant "Sans-Visage", elles ne fonctionneront que pour ceux qui n'ont ni vu Fantômes contre Fantômes, ni la Trilogie des Anneaux. On oubliera donc bien vite Intruders, qui ne laissera pas plus de traces dans nos mémoires qu'une enquête de l'inspecteur Derrick, et on se résignera à attendre sagement la prochaine fournée de son réalisateur, que l'on espère bien supérieure.