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7 Psychopathes (Seven Psychopaths - Martin McDonagh, 2012)


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Marty a bien le titre de son prochain scénario, "7 psychopathes", mais pas l'histoire. C'est Billy, son ami kidnappeur de chiens, qui va l'aider à construire son histoire, il va même lui apporter des vrai psychopathes, dont Charlie, un gangster violent, prêt aux pires extrémités pour récupérer le Shi-Tzu que Billy a kidnappé... Doucement, mais sûrement, de vrais psychopathes entourent Marty...

Le nom de Martin McDonagh ne vous dit peut-être rien, mais on lui doit le discret, mais excellent, Bons Baisers de Bruges, ainsi que le sympathique L'Irlandais. L'homme est britannique, son cinéma est simple, voire même sans panache, mais souvent diablement sympathique et divertissant, jamais bête. 7 Psychopathe est donc son nouveau film, moins européen que les précédents, plus américain en fait, mais aussi armé d'un casting gentiment alléchant, en plus de sa phrase d'accroche savoureuse "c'est comme les 7 mercenaires, mais avec des psychopathes"...

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Total Recall, Mémoires Programmées (Len Wiseman, 2012)


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Douglas veux se faire implanter des souvenirs qu'il achète auprès de la société Rekall pour pimenter son quotidien d'ouvrier. Alors qu'il choisit des souvenirs d'agent secret, la procédure tourne mal, les simple souvenirs artificiels qu'il souhaitait se mettre en tête vont débouler dans son quotidien.  Entré chez Rekall en tant que Douglas ouvrier, il en ressort Hauser, agent secret, impliqué dans un mouvement de résistance... Douglas/Hauser, devra découvrir qui il est vraiment et et faire le tri entre ce qui est réel et ce qui est imaginaire...

Remake, remake... Et pas des moindres, puisque l'on s'attaque ici au très surestimé Total Recall de Paul Verhoeven, réalisé en 1990, souvent posé sur un piédestal par toute une génération. Alors que le Verhoeven appuyait son action sur les thématiques de l'oeuvre de K. Dick, produisant ainsi un vrai film de SF, cette nouvelle version se concentre sur l'action en proposant un lifting visuel aussi appréciable qu'indispensable. La rédaction vous dit tout...

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London Boulevard (William Monahan, 2010)


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Je sors de prison et je vais définitivement arrêter mes conneries. Si je trouve en plus une petite amie et un boulot ça sera parfait. En revanche le passé à la vie dure, difficile de lui tourner le dos, il me rattrape en la personne de ce P... de parrain londonien. Il faut que je me tire des pattes de ce type là et que je passe entre les gouttes... Je suis si prêt de réussir !

Film de gangster anglais. On connaît, on en a déjà vu pas mal et c'est souvent bien. Rien de neuf sous le soleil donc, on retrouve dans London Boulevard tout ce que l'on apprécie de ce genre là (humour, rythme, éclats de violence, force tranquille, et imperturbable flegme britannique, même en pleine "shit storm"...). Alors pourquoi le film de William Monahan est il étrangement différent, voire supérieur ?

Une piste à cela : le monsieur Monahan est scénariste, et lorsque on a travaillé sur Kingdom Of Heaven ou Les Infiltrés, à priori on sait ce que personnage et histoire veulent dire...
Ce qui marque ici c'est le rythme du film. Et son réalisateur opère une étrange construction, lente et progressive, et mixe habilement les codes du film de gangster british et l'écriture de son personnage principal. Çà ressemble à ce qu'on connaît, ca a le gout de ce qu'on connaît, mais ce n'est pas ce qu'on connaît ! Il faudrait même un certain temps, après sa vision, pour savoir si le film est réussi ou raté...

 Ma théorie est que London Boulevard résulte d'un étrange mixage. Celui d'une trame narrative dans laquelle on aurait volontairement supprimé quelques éléments (comme des "trous" inattendus, des manques) avec un personnage présenté de manière non linéaire, lui aussi avec des trous dans son écriture, dans son histoire et dans son fonctionnement. On obtient donc deux textures imparfaites, mais la magie opère lorsqu'on les superpose. 
Au final, on suit un personnage assez énigmatique dans une histoire dont on aimerait bien connaître davantage les tenants et les aboutissants. 

Le résultat revêt une classe folle et oblige à être étrangement actif durant le visionnage. La dramaturgie s'installe, le film noir réapparaît et un aspect road movie vient surplomber le tout.
London Boulevard, sous ses faux airs de divertissement bien rôdé, s'avère être un film finalement atypique et riche, un travail de précision duquel se dégage le parfum enivrant de l'originalité.

 

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