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La Dame En Noir (James Watkins, 2011)


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Arthur Kipps est envoyé dans un petit village pour régler une succession. Dans la maison de la défunte, il est confronté à une menaçante silhouette noire. Le fantôme qu'il a vu terrorise tout le petit village, le secret qui le motive devra être résolu pour lever la malédiction...

James Watkins, qui nous avait offert l'efficace Eden Lake, se met ici au service de la vieille dame anglaise : La Hammer ! Ambiance gothique, maison hantée, spectres menaçants et mystère irrésolu sont donc naturellement au rende-vous de La Dame en Noir.

Cette histoire de fantôme très classique est efficacement menée, La Dame en Noir parvient à surpasser son scénario usé par une ambiance réussie et une très belle imagerie d'épouvante. Son fantôme tueur d'enfant tient la route jusqu'à une fin de film presque audacieuse ! Quand à Daniel Radcliffe, il injecte tristesse et spleen à Arthur Kipps et parvient à donner une certaine épaisseur à son personnage (même si Harry Potter n'est pas la meilleure école pour acquérir un jeu d'acteur large et nuancé...).

La Dame En Noir est un film de fantôme ponctué d'images inquiétantes (on sursaute parfois, grâce à la réalisation), il évite adroitement l'ennui en se réappropriant les codes du fantastique qui avaient fait le succès de la Hammer (la Hammer, pour ceux qui ne connaitraient pas, est une société de production britannique spécialisée dans le fantastique (à l'esthétique très marquée, grande période de 1955 et 1975). Elle livra pléthore de versions de Dracula et Frankeinstein, et des dizaines de films de vampires, loups-garou et fantômes, souvent avec Peter Cushing et/ou Christopher Lee).

Gentiment efficace, plutôt élégant et tout à fait divertissant, la Dame En Noir évite les pièges du genre. En dépit de son classicisme il renoue avec un certain savoir-faire de la peur à l'écran, en dépoussiérant adroitement les clichés (on pourrait même parler de restauration). Là où un Wolfman ennuyait à mourir, La Dame En Noir se pose en modèle pour une retour de la Hammer, on est encore loin du chef d'oeuvre, mais la réussite est bien là et le plaisir aussi.