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Salvation Boulevard (George Ratliff, 2012)


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Carl, un adepte de l'Eglise du Troisième Millénaire, accompagne son charismatique leader, le Pasteur Dan Day, pour rencontrer son contradicteur athée, le Dr. Paul Blaylock. Mais le pasteur tue accidentellement ce dernier. Les choses se compliquent lorsque le pasteur veut faire accuser Carl...

Casting de choix pour cette comédie qui prend pour toile de fond une église et son leader aux dents longues... Le moteur est connu : un innocent, simple monsieur tout le monde, est projeté sous une montagne d'emmerdes à la chaîne, et doit prouver son innocence face à une personnalité publique et reconnue. Entre comédie et thriller, Salvation Boulevard laisse hésitant.

Si la religion est effectivement égratignée dans Salvation Boulevard, il sera difficile d'en apprécier la pertinence, tant l'attaque est timide. Le coup de griffe est en fait porté sur son pasteur, plutôt que sur un mouvement religieux, et sa violence ne portera que sur ce pasteur qui ment pour sauver un grand projet de ville pour chrétiens. Si la moralité du bonhomme laisse à désirer, pas de quoi cependant faire de Pierce Brosnan un "méchant". Quand à l'accusé, un ancien fan de Grateful Dead remis sur le droit chemin, son calvaire d'innocent blâmé, certes parsemé d’embûches, n'éveillera ni  fous rires, ni grande remise en question pour le personnage...

Salvation Boulevard se veut critique (mais pas trop), se veut acide et un poil impertinent (mais surtout sans rien bousculer... on voudrais pas déranger !),  se veut moqueur (mais sans blesser surtout), se veut drôle (mais on s'arrêtera au "léger", plus prudent si la religion est la toile de fond...), et se veut plein de rebondissements (mais pas trop haut)... Alors si on ne peut pas franchement dire que Salvation Boulevard est désagréable à regarder, avec son beau casting (si, si !), on ne pourra certainement pas dire non plus qu'il est réussi !

Au beau milieu des genres et des intentions, la foi entre deux chaises, Salvation Boulevard fait des pieds et des mains pour se la jouer "indépendant" et décontracté, façon Little miss Sunshine (avec le même Greg Kennear), et tenter de ressembler à un film des frères Cohen, façon Burn After Reading,  mais sans le peps, la fantaisie ni ce petit vent de folie qui en donne la délicate saveur. Salvation Boulevard manque de rythme, manque sérieusement de C... (ca se termine par "ouilles"... cherchez...), et ne propose au final qu'un joli matériel mal assemblé. La toile de fond de la religion est à peine exploitée, la comédie timide, le thriller mal dessiné, ses personnages manquent d'ampleur et le cauchemar de Carl est bien loin de celui de La Mort Aux Trousses, ou de celui d'A Bout Portant !

Nous développerons donc une foi bien "tiédasse" sur ce Salvation Bouelvard. Nous resterons totalement agnostiques sur sa qualité, en revanche, et même si les acteurs ne parviennent pas à sauver l'ensemble, nous entretenons une foi intacte sur son casting, particulièrement sympathique ! Salvation Boulevard se consomme et puis s'oublie... sans gêner, ni déranger. RIP !

Procurez-vous Salvation Boulevard ou d'autres films de George Ratliff ou avec Pierce BrosmanGreg KinnearEd HarrisJennifer Connelly ou la délicieuse Marisa Tomei

Dos Au Mur (Man On A Ledge, Asger Leth, 2012)


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Nick Cassidy, un ancien flic, s'évade de prison. Pourtant il ne quittera pas le pays, et c'est à plus de 20 étages du sol qu'on le retrouvera, sur la corniche d'un hôtel, menaçant de se jeter dans le vide... Mais est-ce vraiment son objectif, ou bien cette menace cache t'elle d'autres projets ?

Moins mauvais qu'à son habitude, mais toujours aussi peu excitant, Sam Worthington (Avatar, Terminator Renaissance, Le Choc des Titans... que des chefs-d’œuvre, hein ?) tient le rôle principal de ce film, alors que la véritable action se ne déroule pas sur cette corniche d'hôtel. C'est sans doute là la seule originalité de Dos Au Mur, qui essaye pourtant en permanence de nous surprendre. On va essayer de vous en dire plus, sans abimer les petits ressorts de ce petit thriller.


C'est donc sur un scénario qui tente de multiplier les fausses pistes et les rebondissements que se construit Dos Au Mur. Son scénario excessif explore tant bien que mal toutes les pistes à sa portée, afin de réorienter régulièrement son action et essayer de nous surprendre en modifiant son propre genre (film de cavale, film de vengeance, film de cambriolage...). Mais c'est sans grand entrain ni conviction que l'on suit cet effeuillage un peu mécanique de genres, jusqu'à son final attendu et peu excitant.

Victime de sur-écriture chronique, Dos au Mur cherche en permanence à être sur le fil, à jouer avec le spectateur et a dynamiser son timing jusqu'à en devenir totalement artificiel. Il multiplie les situation poussives qui écrasent rapidement toute crédibilité et ôte toute respiration à son récit. Plutôt que de nous de nous maintenir un peu en haleine et contrôler l'oxygène qu'il nous délivre, il fait souffler sur son intrigue pléthore d'effets artificiels et peu fins qui nous écrasent finalement bien plus qu'il ne nous décoiffent. Ses changements de direction et ses relance de rythmes ne parviendront même plus à nous surprendre, tant elle s'annoncent de manière bien trop évidentes et anticipées pour réellement fonctionner. 


C'est sûr, vu comme ça, Dos Au Mur n'est pas très sexy... Mais pourtant, bien qu'artificiel et sans âme il faut reconnaître que Dos Au Mur assure au moins le service minimum. La Maîtrise est certes absente, ses choix de mise en scène semblent s'orienter vers la facilité, mais rien ne vient pour autant malmener le spectateur en quête d'un simple divertissement.

On suit gentiment notre héros, on pressent souvent ce qui va suivre, mais même si on n'est jamais "complètement dedans", Dos Au Mur aura au moins fait tout son possible pour nous sortir un peu de la routine. Faute de réussir son objectif, il parvient au moins à ne pas susciter l'ennui. Dos Au Mur n'est pas un bon film, mais dire qu'il est dénué de tout intérêt serait sans doute excessif. Décevant, mais regardable (même si nous ne faisons pas partie des 95% de spectateurs satisfaits qu'arbore fièrement le DVD !).


Procurez-vous Dos Au Mur ou d'autres films avec Ed Harris ou Sam Worthington