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Les Infidèles (Jean Dujardin, Fred Cavayé, Michel Hazanavicius, etc..., 2011)


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7 sketches autour des hommes et de leur irrépressible attirance pour celles avec lesquelles ils ne sont pas mariés : l'Infidélité dans les gênes ?

 Jean Dujardin et Gilles Lellouche ont finalement appelés plusieurs réalisateurs pour mener à bien leur idée. Le résultat final est une comédie jouissive (difficilement regardable en couple) qui semble croire que L'infidélité est un gêne à part entière de l'Homme, et l'illustre par une belle palette de comportements et de motivations qui sera très instructif pour nos tendres épouses.

Si l'ensemble ne respire pas toujours la finesse, Les Infidèles propose cependant plusieurs tonalités (du simple gag de 2 minutes, au traitement dramatique intimiste) qui donnent régulièrement au film un supplément d'âme (le sketch Lamy Dujardin de Emmanuelle Bercot est plutôt juste et dérangeant). Mais ce que l'on apprécie par dessus tout dans cette comédie, c'est sa faculté qu'elle a de montrer les comportements infidèles, concentré sur le seul point de vue masculin. Il en résulte un machisme souvent drolissime, proche de "la soirée mec" et, derrière une avalanche de gags aussi cruels que pathétiques, une certaine forme de justesse (quel homme ne se reconnaitra pas ?).

Nous avions un peu peur que Les Infidèles revête un coté télévisuel et anecdotique (Dujardin retrouve un peu le format court de son début de carrière, et beaucoup d'humoristes trébuchent à porter ces formats courts sur le grand écran...), mais la pluralité de ses situations et de ses rythmes (chaque réalisateur à sa patte) infirme nos craintes. Les Infidèle atteint son objectif de nous divertir efficacement, enchaîne les bon gags et prends parti de ne rien s'interdire pour tenter de nous prouver que le cerveau de l'homme n'est pas situé dans la boite crannienne, mais bien dans un écrin de coton à l'abris de la lumière...

La complicité palpable de Dujardin et de Lellouche parsème l'exercice de répliques aussi terribles que savoureuse, et on se surprend à regretter l'apparition du générique de fin. Alors peut être faut-il avoir eu un parcours amoureux "riche" pour apprécier au mieux Les Infidèles (le coté "soirée mec", on vous le disais plus haut !), mais une chose est évidente à nos yeux, ces Infidèles là se hisse largement au dessus des comédies françaises actuelles.
Léger, débridé, affreusement macho, drôle, provocant et parfois même touchant, Les Infidèles est une comédie jouissive qui malgré ses nombreux réalisateurs parvient à dégager une véritable personnalité : loin d'être inoubliable il est dans son genre parfaitement savoureux !

Et puisqu'on a trouvé ca plutôt à la hauteur, on vous propose (jusqu'au 4 juillet minuit) de vous faire votre propre idée en tentant, par exemple, de gagner l'un des deux DVD que la rédaction met en jeux avec notre partenaire Cinefriend.com !
C'est pas beau ça ?

Procurez-vous Les Infidèles ,d'autres films avec Jean Dujardin ou Gilles Lellouch ou d'autres films de Michel Hazanavicius

Pour Elle (Fred Cavayé, 2008)


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Julien, Lisa et leur fils forment une famille heureuse et sans problème. Un jour, la police fait irruption au domicile conjugal et Lisa est emprisonnée pour meurtre. Julien, persuadé de son innocence, commence à mettre en place un plan pour la faire évader.

A Bout Portant, le second film de Fred Cavayé, s'amusait à torturer un citoyen ordinaire en faisant peser sur lui toute l'injustice du monde. Pour Elle, son premier film, s'appuyait déjà sur ce ressort dramatique en amputant littéralement une famille épanouie de la maman. Vincent Lindon et Diane Kruger incarnent à merveille ce couple brisé, laissant apparaître à chacune de leurs rencontres l'humanité et le désespoir de leur personnage. 

Pour Elle focalise son scénario impeccablement écrit (si bien que Paul Haggis en a donné sa vision avec Les 3 Derniers Jours, avec Russel Crow dans le rôle de masculin) sur cet homme prêt à tout risquer pour celle qu'il aime, et l'on y croit ! Flirtant du coté du thriller à l'américaine et du film noir, il garde cependant une personnalité française qui facilite la projection du spectateur dans cette situation infernale. C'est sans doute cette attention à décrire le désespoir de ses personnages, avec l'injustice comme moteur, qui confère à Pour Elle toute sa force. 

Fred Cavayé réussit à alterner tension dramatique et scènes d'action dans un quasi sans faute, gardant comme seul fil de conduite la force de son histoire et l'énergie de son personnage masculin. Il capte l'attention du spectateur et nous rappelle que le cinéma français est capable, lui aussi, de proposer un cinéma de genre qui allie intelligence, divertissement et efficacité.


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A bout portant (Fred Cavayé, 2010)


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Cauchemar éveillé pour un homme innocent qui se retrouve embarqué malgré lui dans des histoires de gangsters, des vrais ! Un seul objectif, récupérer vivante la femme qui porte son enfant.

Efficace, rythmé et tendu, A Bout Portant nous secoue et nous malmène durant ses 1h25 de course. On pourrait ne pas adhérer à certaines situation un peu excessives, mais la réalisation resserrée et sèche de Fred Cavayé nous empêche de raisonner cette histoire, pourtant déjà vue maintes fois, en imposant un rythme sans temps mort.

Impossible donc de lâcher notre aide-soignant au milieu de ces tronches (Gérard Lanvin parfaitement détestable et Roshdy Zem étonnamment convaincant), difficile aussi de prendre le recul nécessaire pour se rendre compte que tout celà est too much.

Un cinéma de genre parfaitement maîtrisé, atteignant aisément sont objectif  de divertissement efficace, et surtout  sans se perdre dans la sur-écriture inutile des personnages. Aussi efficace qu'une aspirine pour le mal de crâne : que demander de plus ?

Dans son genre A Bout Portant va droit au but et tient toutes ses promesses.