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Des Hommes Sans Loi (Lawless - John Hillcoat, 2012)


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Pendant la prohibition, dans le comté de Franklin, les trois frères Bondurant résistent face à la tentative de prise de contrôle du marché d'alcool de contrebance face à des gangsters venus de Chicago et à la police corrompue. Alors que le plus jeune, Jack veut développer l'activité, Forrest, avec sa réputation d'invincibilité gagnée pendant la guerre, organise la résistance face à Chicago tout en protégeant la fratrie et Maggie qui fuit Chicago et sa violence. La nouvelle économie est en marche, les Bondurant ne céderont pas.

On se souvient de John Hillcoat pour La Route et la minéralité de son cinéma. Avec Des Hommes Sans Loi, il aborde une histoire américaine brute, entre western et gangsters, et livre un récit sobre, presque dépouillé, peuplé de personnages nobles et confrontés aux temps et aux méthodes qui se durcissent. Des Hommes Sans Loi trouve son souffle dans ces racines américaines qui font ces grands films, simples, mais nourris des mythes qui ont construit l'Amérique...

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Lock Out (James Mather, Stephen St. Leger, 2012)


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Snow, un agent accusé de trahison, et est envoyé sauver la fille du président américain, dans une prison spatiale tombée aux mains de 500 détenus. Il acceptera d'autant plus la mission qu'un détenu détient peut être la preuve de son innocence.

Nous sommes habituellement très "fan" de Guy Pearce (Memento, l'interessant First Snow) mais ici, son rôle de mec qui assure, hyper détaché et alignant punch-line sur punch-line nous a horripilé dès les premières minutes (n'est pas Snake Plissken qui veut !) . Puis vient cette poursuite dont les effets numériques ressemblent à un cinématique de jeux vidéo d'il y à 10 ans. Et puis il y a son scénario... et puis...

Lock Out, à l'image, ne manque certes pas de rythme et d'action, et les amateurs les moins regardant y trouveront sans doute leur compte en le visionnant. A la Rédaction de Doorama, nous nous considérons comme "plus regardant", puisqu'à à nos yeux il est une accumulation paresseuse et tape à loeil de recettes usées, un véritable empilement de cadavres scénaristiques ! Lock Out croule sous le banal et du déjà-vu, il se déforme sous sa volonté artificielle et excessive d'en mettre plein la vue, il ne dégage aucune personnalité, ni ne dégage de charme. Lock Out, pourtant bandant de loin, de plus près à les traits d'une vieille prostituée cachée derrière un maquillage vulgaire.

"Un gars qui doit sauver une fille et récupérer une malette"... Voilà peut être pourquoi Lock Out ne fonctionne pas ! Son scénario est signé Besson ! Rappelant furieusement New York 1997 (il faut entrer dans un nid de guêpes, trouver la fille du président, survivre et sortir à temps... On à dit "la fille du président" ?), chacune de ses scènes accumule les clichés, jusqu'à la saturation, et finissent par fatiguer à force de trop en faire et de nous surcharger de références éculées. L'exagération, sans doute recherchée, tourne à la caricature : Lock Out irrite infiniment plus qu'il n'est fun.

Toujours à la recherche de pépites et de séries B musclées, Lock Out avait tout pour nous attirer, il a au final tout pour nous repousser ! Des personnages irritants, des décors vu et revus, un numérique souvent laid, une actions prévisible, des situations qui ne surprennent jamais : nous n'avons (hélas) rien trouvé de sexy à Lock Out. On a un peu l'impression de s'être fait escroquer, et c'est sans doute un peu vrai puisque la "SF musclée dans l'espace" nous avait déjà été vendue 10 fois déjà par le même M. Besson dans Paris, dans Berlin, dans des voitures, des beaux hôtels, les beaux quartiers, les banlieues, etc... Vous vous souvenez ? "Un gars qui doit sauver une fille et récupérer une malette"...
A la Rédaction, nous sommes vraiment des pigeons !

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Le Pacte (Seeking Justice, Roger Donaldson, 2011)


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Pour venger sa femme qui a été agressée et violée, un homme accepte l'aide d'une mystérieuse organisation qui abattra le coupable. Mais tout "service" doit être rendu... Plus tard, cette même organisation lui demandera d'abattre à son tout un inconnu.

On connait Roger Donaldson pour ses nombreuses réalisations "mainstream" (Cocktail, Pic de Dante, La Recrue, etc...). Ce n'est ni un auteur, ni un grand réalisateur, mais juste un exécutant efficace. Avec Le Pacte, il livre un thriller calibré, sans ambition, mais qui peut néanmoins être vu sans s'indigner.

Si le scénario pouvait tenir la route, et le projet prendre la forme d'une série B nerveuse et méchante, Donaldson le traite hélas sans énergie, se contentant de suivre le scénar pour le mener à sa fin, se contentant du minimum-spectacke et sans s'emparer vraiment de son potentiel (mais a t-il vu cette parano et cette violence qui caractérise la société américaine ?). Rajouter à cela le plus grand acteur de tout les temps, l'homme au jeu subtil qu'est Nicolas Cage (NDLR : Doorama se sent obligé de préciser que ce propos n'est qu'ironique), et vous aurez une idée du caractère "pataud" du bidule !

Le Pacte n'est pas ridicule ou honteux, il est juste inutile et déjà daté. En revanche, Le Pacte contient des morceaux de Guy Pearce (Memento, First Snow), cet acteur trop rare et souvent sous-utilisé, trouve ici un rôle et un look assez sympathique. Même si ce dernier cabotine aussi (moins que Cage, on vous rassure), c'est pour lui que Le Pacte supportera d'être vu !