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Les Diaboliques (Henri-Georges Clouzot, 1954)


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Dans un pensionnat, une directrice se rapproche de la maîtresse de son mari, le haïssant toute deux, elle décident de le supprimer. Mais leur plan diabolique n'avaient pas prévu la disparition du corps, et encore moins ce qui suivra !

Véritable travail d'orfèvre habité par un quatuor d'acteurs impeccables (Simone Signoret et Charles Vanel [véritable fantôme diabolique]- en tête !), Les Diabolique est un "film jalon", une partition exécutée de main de maître par un immense Henri-Georges Clouzot.

Dosage idéal de suspense, de mystère et de tension, Les Diaboliques installe sans artifices un climat pesant, à l'image de sa pension en décrépitude, chacun de ses quatre personnages témoignera de part sombre. Clouzot bouleverse tous les codes, remplaçant le traditionnel trio  mari-maîtresse assassins de l'épouse par épouse-maitresse contre le mari (installant ainsi une relation inédite, immorale...), et faisant évoluer son intrigue du complot, vers l'enquête inversée (et en cela, on pourrait faire des Diaboliques un excellent Colombo :-) puis vers le fantastique (mais respectons l'encart final du film indiquant : "Ne soyez pas DIABOLIQUES ! Ne racontez pas la fin !", et n'en disons donc pas plus.).

Le final des Diaboliques apparaitra peut être trop vite aux amateurs de thrillers US aux twists échevelés (qui pour beaucoup doivent leur inspiration à des oeuvres comme celle-ci), mais pour peu qu'on ne le devine pas (ou qu'on l'oublie), la mécanique de Clouzot, absolument diabolique d'efficacité et de maîtrise, ne laissera aucun répit au spectateur jusqu'à sa terrifiante scène de clôture.

Parfaitement positionné entre le film noir dense, le suspense hitchcockien et le thriller fantastique, Les Diaboliques surprend par la faculté qu'il a de passer les années en conservant intacte toute son efficacité. Sa réalisation et son rythme fluide laissent se développer un climat oppressant, sans jamais forcer le pas ou user d'effets (à l'exception de la scène de la morgue ou le temps suspend son vol et nous notre souffle à l'idée de connaître la vérité...). Sa finesse et sa richesse renvoie bien des thrillers actuels à l'époque du sérial !
Un scénario en béton au service d'une intrigue passionnante et toujours zéro rides pour ce petit chef-d'oeuvre de virtuosité, d'intelligence et de plaisir : tous simplement diabolique ! (il fallait bien le placer...)

SPOILER (cliquez pour afficher) : On peut se demander si Charles Vanel n'est finalement pas le seul "véritable" fantôme de l'histoire, tant ses apparitions le sont aussi (La morgue, la nuit dans la chambre et son apparition finale).  
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L'Assassin Habite au 21 (Henri-Georges Clouzott, 1942)


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Paris est terrorisée par tous ces crimes signés du mystérieux "M. Durand" dont on retrouve sa carte sur les corps qu'il laisse derrière lui. C'est une pension de famille aux locataires hauts en couleurs, la Pension Des Mimosas, qui va attirer l'attention du commissaire pour mener son enquête. Mais il ne sera pas seul à enquêter, sa petite amie s'invite dans l'enquête !

L'assassin Habite Au 21, fait immanquablement penser à une enquête d'Hercule Poirot. Pourtant, malgré le suspens et son humour discret, cet assassin est bien Français.

Henri6Georges Clouzot signe ici son premier film. Il propose ains,i dans une France occupée, une originale et passionnante enquête policière, qui réussit, malgré son apparente légèreté, à installer un climat relativement lourd et pesant. Chaque occupant de la pension est un coupable potentiel, la suspicion est généralisée ! Clouzot savait visiblement tirer parti "de l'air du temps" pour construire son divertissement.

L'Assassin Habite Au 21 est resté dans le Cinéma Français. Même s'il accuse quelques rides (notamment le jeu des acteurs, alors si caractéristique), il demeure un film riche, rythmé, absolument savoureux à découvrir, dont la théâtralité de ces personnages sert d'appui pour installer un immense Cinéma !
Ma grand mère avait vu L'Assassin Habite Au 21, elle l'avait beaucoup aimé... Je comprends bien pourquoi en le revoyant  :-)

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