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Flight (Robert Zemeckis, 2012)


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Whip Whitaker est un pilote avec "de la bouteille"... C'est grâce à son expérience et sa son calme qu'il réussit à faire atterrir miraculeusement son appareil en détresse, sauvant ainsi la quasi-totalité des passagers d'une mort certaine. C'est en héros qu'il se réveillera de ce crash "en douceur", mais il ne profitera pas longtemps de cette gloire : les compagnies d'assurances engagent rapidement sa responsabilité personnelle, incriminant sa consommation de drogue et d'alcool comme pouvant être causes de l'accident...

Zemeckis... Ce nom nous donne des frissons, évoquant avant tout pour nous une cristallisation puérile autour de ce ciné popcorns des 80's (intouchable pour beaucoup, tel Retour vers le Futur), des grosses machines fades et sans âme (comme La Mort vous va Si Bien...) ou bien évoquant Forrest Gump et Seul Au monde, deux films que nous goûtons peu, trouvant le cocktail Tom Hanks / Zemeckis bien trop lisse à notre goût... Nous sommes dons allés vers Flight la "boule au ventre", craignant d'être une fois de plus confrontés à un cinéma américain sur-calibré, peu courageux, dégoulinant de bons sentiments et trop grand public. Grosse erreur de notre part ! Tant mieux... Mais si Flight vole à bonne altitude en évitant bien des turbulences... Atterrira-t'il  sans encombre ?

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Red State (Kevin Smith, 2011)


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3 ados en quête de sexe facile se retrouvent otages d'un groupuscule religieux extrémiste et fanatique.

La religion, les armes, la morale et une Amérique en lutte avec les "enfants" qu'elle a créé, servent de décor à ce petit thriller de Kevin Smith : juste de décor. Smith semble ne pas trop savoir l'axe qu'il souhaite exploiter, hésitant entre thriller sur fond de fait divers social (on pense à la secte à Waco) et fourre-tout libératoire comme il aime  faire (ou plutôt "aimait" faire, cf. Dogma).

 Red State devient donc "instable", multi-angle, et en dépit des nombreux éléments sympathiques qu'il contient, semble refuser de se cantonner à un ou deux genres. Faute de se concentrer, il mise sur le contrepied avec le spectateur afin d'éviter les étiquettes, mais au final ne décolle pas du patchwork. Ca commence comme un teen-movie, vire vers le fait divers façon thriller (avec une ombre d'épouvante), passe par le drame et finit en Cohen (façon No Country for Old Man, où Burn After Reading).

Deux beaux moments de mise en scène, des surprises scénaristiques, une volonté affirmée de casser les codes, un John Goodman très étonnant... Red State possède pas mal d'atouts qui en font un film plutôt plaisant à regarder. Mais paradoxalement, il manque son but et laisse une sensation de film inabouti. Red State rate (de peu) son enjeu dramatique, ne laissant au final qu'un film sympathique mais en manque d'âme. La faute à la personnalité turbulente d'un Kevin Smith  qui refuse de grandir ?