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Dark Shadows (Tim Burton, 2012)


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 En 1752 Barnabas Collins est transformé en vampire et enfermé dans un cercueil par Angélique, qui jettera aussi une malédiction sur la descendance des Collins. En 1972 Barnabas retrouve la liberté, mais aussi sa famille en pleine décrépitude, toujours victime de la haine d'Angélique. Il va falloir changer tout cela.

Adaptation du show TV du même nom de la fin des 60's, peu connu en France, Dark Shadows nous emmène dans une aventure opposant la famille Collins à son ennemie jurée, la sorcière Angélique Bouchars. Tim Burton sort, bien sûr, pour l'occasion ses petits trucs habituels (silhouettes flottantes, arbres tordus, sens du kitch et du gothique, ainsi que ses Johnny Depp et Helena Bonham Carter habituels...) et les mixe pour l'occasion avec quelques emprunts à La Famille Adams, ainsi qu'à La Mort Vous Va Si Bien de Zemeckis, pour son final.

Les inconditionnels de Burton en auront pour leur argent, les autres, dont nous faisons partie, pourront s'agacer du réalisateur, incapable de renouveler son univers visuel, ou bien décidé à le reproduire sans cesse jusqu'à épuisement... C'est effectivement le cas, mais bien moins que d'habitude, et c'est tant mieux ! La nouveauté de ce Burton cuvée 2012 ne viendra donc pas de sa forme (cependant plus sage qu'à l'accoutumée), mais plutôt dans le traitement de son scénario, à l' humour discret, mais efficace. Découpé en trois actes (La dynastie Collins, le retour de Barnabas puis la confrontation), Burton soigne l'écriture de ses personnages, s'amuse avec le décalage des époques et orchestre un duel sacrément bien foutu, en évitant de s'enfermer trop dans son seul style ou rythme. De ce point de vue, Dark Shadows est très agréable à suivre, réservant régulièrement quelques surprises pour son spectateur (comme Barnabas et les hippies...), comme si Burton prenait soin de laisser quelques portes de sorties à son univers, quelques respirations.

En dépit d'un air de famille particulièrement prononcé avec La Famille Adams, Dark Shadows s'en démarque aisément, notamment par une certaine noirceur et son agréable personnalité. Fort élégamment réalisé, parfois très drôle et visuellement réussi, Dark Shadows est tout à fait plaisant et divertissant en dépit de son imagerie Burtonnienne indélébilement incrustée dans chaque détails. Mais si nous sommes personnellement écoeurés du style Burton depuis longtemps, Dark Shadows semble cependant chercher à l'atténuer, sinon à ne pas le rendre omniprésent. En "modérant" son univers, Tim Burton satisfait son public,  et, à l'exception de Depp qui fait du Burton (et paradoxalement, tant mieux pour cette prestation), Dark Shadows rayonne plus loin et renouvelle un peu l'air... un peu seulement !

Dark Shadows, malgré l'inévitable impression de déjà-vu liée à la personnalité de son réalisateur, parvient cependant à trouver une personnalité et un rythme qui lui sont propres. Il réussit à nous emmener dans son univers gothique, un peu barré, âpre aussi, et se découvre avec un vrai plaisir. Son humour et sa volonté de ne pas trop accentuer la signature Burtonnienne, le rendent bien plus digeste de son Alice Au Pays des Merveilles. Dark Shadows est à n'en pas douter réussi et hautement sympathique, mais on aimerait juste que son (grand) réalisateur nous étonne vraiment... Juste une fois par décennie... En se renouvellement par exemple... Et nous pensons à Match Point, qui est un Woody Allen qui ne ressemble pas à du Woody Allen, ou bien Inside Man pour Spike Lee... Étonne nous Tim !

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Rhum Express (2011)


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Un journaliste prends fonction à Porto Rico dans un journal sur le point de fermer. Entre rhum, collègues improbables, un agent immobilier corrompu et sa superbe femme, il devra choisir son positionnement journalistique.

Seconde adaptation de Hunter S. Thompson (journaliste écrivain) avec Johnny Depp, Rhum Express n'est pas sans rappeler Las Vegas Parano, mais le coté drogue et destroy en moins... moins délirant aussi... moins rythmé aussi... moins riche... bref moins réussi et passionnant, avouons-le, que son prédécesseur.

Néanmoins, si l'on oublie la comparaison, Rhum Express trouve son style et ses qualités propre. Une réalisation plutôt soignée, un Johnny Depp en pleine forme (pas la meilleure non plus), quelques scènes "rock'n roll", et une intrigue peuplée de personnages bien typés qui vont parfaitement avec la nonchalance tropicale de Porto Rico.

Rhum Express, s'avère au final plutôt attachant. Il oscille entre folie douce et excitation molle, sans pour autant commettre de fautes de goût majeures. On y prend donc un certain plaisir, et même si les péripéties de ce beautiful loser ne graveront pas à jamais votre mémoire, la ballade n'est pas désagréable.