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Babycall (Pal Sletaune, 2011)


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 Anna vit avec son fils Anders. Mère inquiète et surprotectrice, son attitude est motivée par sa crainte que le père d'Anders, qui s'était rendu coupable de violence contre son fils, ne les retrouve. Elle achète même un Babyphone pour mieux surveiller son fils, dans sa chambre juste à côté de la sienne. Alors qu'Anders dit avoir vu son père à l'école, Anna entend un un enfant en détresse dans son appareil, mais ce n'est pas son fils ! Présage annonciateur ou interférences ?

Ca bouge en provenance du nord de l'Europe... ! Le froid et poétique Morse de Tomas Alfredson revisitait le vampirisme avec un formidable sang neuf, même le décevant Thale surprenait le spectateur par son ambiance atypique... Babycall est norvégien, il a décroché le grand prix à Gérardmer en 2012, et même s'il est loin d'avoir convaincu la rédaction, on ne peut décemment pas lui reprocher sa personnalité et ses ambitions...

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Prometheus (Ridley Scott, 2012)


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En 2089, une expédition envoie des scientifiques sur une lointaine planète où se trouve peut être les explications de l'origine de l'homme. La planète recèle effectivement une forme de vie, mais est elle à la base de notre existence ou bien une menace pour notre survie ?

33 ans après Alien, et 30 ans après Blade Runner, Ridley Scott renoue avec la SF et retrouve pour l'occasion l'univers qu'il avait créé avec Dan O'Bannon et Giger. Prometheus, bien que reprenant tout l'univers de Alien n'est pas, comme initialement prévu, un préquel à son film de 1979, mais plutôt un spin-off de la série.

Des constructions extra-terrestres, des "navigateurs", une forme de vie parasite, un visuel soigné et un scénario travaillé (bien que loin d'être convaincant) permettent à Prometheus d'être (comme bien souvent avec Scott) un film réussi, dont la vision s'avère particulièrement agréable (ne serait-ce que pour sa conception même de la science-fiction, sobre, réfléchie et adulte). Excellent divertissement de haute qualité, Prometheus ne souffre finalement que d'une chose : son ancêtre de 1979 !

Pris seul, Prometheus tient toutes ses promesses en proposant un film soigné et un scénario ambitieux (même si... mais bon !). Il captive du début à la fin, entretient un climat tendu et construit un rythme croissant sans erreurs majeures. Pris dans son déroulement, on oublie vite ses excès (la récupération de l'opération) comme ses faiblesses (la carte spatiale des navigateurs) pour jouir d'un spectacle globalement réussi. Mais hélas, l'ombre d'Alien plane, et il est bien difficile (voire impossible) d'en faire abstraction, puisqu'elle agit comme un verre grossissant sur les points faibles (pourtant pas bien méchants) de Prometheus. Cet effet-loupe nuit à Prometheus, mettant bien plus en avant ses boursoufflures que ses qualités, pourtant nombreuses et indéniables.

Ridley Scott n'a pas réussi à livrer son troisième chef d'oeuvre de science-fiction (deux sur trois est déjà un excellent score, non ?), mais il demeure ce touche-à-tout de talent, capable de ressusciter le péplum et renouveler la SF, à l'aise dans la grande Histoire (Kingdom Of Heaven, Duellistes) comme dans l'intimiste (Les Associés, Thelma et Louise). En bientôt 40 ans de carrière, il est parvenu à livrer une filmographie impressionnante, presque exempte de tâche (GI Jane ?), dont le souci permanent semble être le spectateur. Prometheus n'est certes pas le grand film que l'on attendait, ce n'est pas non plus ce précieux fruit d'un Auteur (grand A), mais c'est celui d'un cinéaste appliqué et exigeant, dont la qualité se voit à l'écran, et dont le plaisir qu'il procure ne fait aucun doute !


Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres (Guy Ritchie, 2011)


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Sherlock Holmes poursuit toujours Moriarty, et celà d'autant plus qu'il ajoute à ses projets de destabilisation mondiale l'élimination du Dr. Watson.

A quoi bon s'aventurer dans ce blockbuster artificiel qui creuse le même sillon dessiné par le premier opus. Guy Ritchie continue avec acharnement de dynamiser et moderniser le personnage de Conan Doyle, ou plutôt ce qu'il en reste.

Cette suite jettera effectivement au spectateur tout ce pour quoi il est venu (poursuites, énigmes, beaux ralentis genre bullet-time et aventure), mais à quel prix !
La fin du 19ème siècle n'est ici qu'un décorum inexploité, artifice inutile d'un scénario déjà vu qui pourrait prendre place aujourd'hui comme demain.
Quand au légendaire esprit du détective, il est ici traité à la manière d'un super pouvoir digne d'épater les kids : Holmes est très fort, il comprend tout, prévoit tout, voit tout... Les Héros gagnent toujours, là n'est pas le problème, mais à quoi bon suivre leurs aventure lorsque toute surprise vous est ôtée, lorsque tout est tellement prévu et attendu qu'il en devient vain d'attendre la chute ?

Aucune âme n'habite ce Sherlock Holmes 2 (ni même cette franchise) si ce n'est l'ambition de vendre n'importe quoi n'importe comment à des spectateurs trop dociles. Guy Ritchie remplit sans doute à merveille le cahier des charges demandé par ses proucteurs, mais le résultat ressemble au "mémorable" Ligue des Gentlemen Extraordinaires, le style tape à l'oeil et punchy de Ritchie en plus.

Sherlock Holmes 2 Jeu d'Ombres n'est qu'un triste recyclage d'éléments scénaristiques, déjà maintes fois porté à l'écran, maladroitement (voire même malhonnêtement !) déguisé en Sherlok Holmes par un Guy Ritchie qui joue l'épate inutile et un Robert Downey Jr. surjoue jusqu'à l'exaspération.

Ce buddy movie blockbusterisé à coup de numérique sera divertissant pour les plus cléments d'entre vous, pour les autres une épreuve inutile et infantilisante vous attend.