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Réveillon Sanglant (Bloody New Year - Norman J. Warren, 1975)


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A la suite d'un naufrage, six amis se retrouvent prisonniers d'une île inhabitée, et trouvent refuge dans un mystérieux hôtel qui arbore ses décorations de noël alors que l'été culmine... Ce n'est que le premier signe étrange que l'île leur réserve, car d'étranges manifestations vont se produire, annonçant l'horreur à s'abattre sur eux...

Les Mutants de la Saint-Sylvestre... Voilà le titre sous lequel à aussi été exploité ce film britannique de Norman J. Warren (Inseminoid), et qui caractérise davantage l'étrangeté de son histoire.

On attend effectivement que les 6 amis se fassent massacrer et ,en bon slasher, Réveillon Sanglant se charge presque honorablement de cette tache. En revanche, à sa manière, le film apporte la surprise là où ne l'attendais pas. Le massacre aura bien lieu, avec son affligeant cortège de situations banales et déjà-vues (la découverte de l'hôtel, la séparation des jeunes, la première victime, l'émergence des 'héros...), mais son réalisateur injecte des éléments paranormaux, des fantômts, des morts-vivants, des failles temporelles, du gore et su survival, le tout dans un curieux mélange de 50's et de 80's...

La réalisation est pathétique, voire ésotérique avec ce plan du couple courrant dans les sous-bois, qui se répète 4 fois, poursuivi par une caméra subjective dont on ignore la nature, le sens et la fonction ; mais le mélange des thèmes parvient étrangement à surprendre le spectateur, faute d'emporter son adhésion au spectacle plutôt fauché qui lui est proposé. Réveillon Sanglant enchaîne les thèmatiques comme les perles, et ressemblerait presque à une première version, un brouillon, du récent Violent Kind !

Malgré la pauvreté qualitative de l'ensemble (à laquelle il faudra ajouter une pitoyable utilisation de son exaspérante musique bien ringarde), Réveillon Sanglant propose son surprenant cocktail de grand n'importe quoi avec un naturel scotchant ! Dû à un budget ultra plancher, la qualité technique est absente de l'écran, mais les raccourcis scénaristiques qu'il déploie lui donne une étrangeté qui, au final, s'avère plutôt sympathique. Guère mieux qu'un bis de drive-in, son interprétation européenne des codes US achèvera de donner à Reveillon Sanglant sa singularité.

"Faute de grives on mange des merles"... puisqu'il n'y pas grand chose au coeur de Réveillon Sanglant, on pourra cependant passer le temps en substituant à la qualité espérée une certaine aptitude à surprendre le spectateur. Ca ressemble à dérushage... on cherche toujours les mutants du titre français... mais on a quand même envie d'aller jusqu'à son final (qui soit dit en passant est moins raté que le reste). Un nanar 80's comme on l'aime qui récompense à sa manière le spectateur !

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