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Bottle Rocket (Wes Anderson, 1996)


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Anthony sort d'un séjour volontaire à l'hôpital et retrouve son ami Dignan qui prévoit de monter une équipe pour commettre des casses. Tous deux fragiles et se cherchant encore, ils entraînent un troisième larron dans leurs projets. Le plus difficile, ce n'est pas les braquages, mais de constituer une "équipe", soudée et professionnelle...

Premier long métrage d'un de nos chouchous, Wes Anderson, Bottle Rocket est la transposition d'un court métrage qu'il avait réalisé 2 ans plus tôt. Drôle, sensible et mélancolique, Bottle Rocket contient déjà tous les thèmes chers à Wes Anderson, ainsi que son style si particulier, et même s'il le résultat est encore loin de ses réussites à venir, il constitue une oeuvre agréable et maîtrisée, laboratoire d'un cinéaste en pleine construction.

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La Famille Tenenbaum (The Royal Tenenbaum, Wes Anderson, 2001)


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Royal et Etheline Tenenbaum sont les parents de 3 enfants destinés à réussir,  mais leur couple ne l'est pas : ils se séparent. 20 ans plus tard Royal Tenenbaum décide de reformer les liens avec la famille maintenant élargie...

Poseur, intellectuel et bobo peuvent caractériser le cinéma de Wes Anderson, et ces reprochent sont fondés. Mais qu'il serait dommage de s'arrêter là ! Pourquoi ne pas plutôt assimiler ces critiques à une forme d'autisme pour Wes Anderson ? (et avouez que ca ne serait pas bien joli de critiquer un autiste...!).

Wes Anderson (le sublime Fantastic Mister Fox et A Bord du Darjeeling Limited) est un obsessionnel maladif du petit détail et un grand compulsif de ce qu'on pourrait appeler l'hyper-cadrage. Avec son langage à lui, il transforme cette chronique familiale (judicieusement ancrée dans les 70's) en portrait décalé et incroyablement délicat. Il surcharge de détails (scénaristiques comme visuels) son évocation de cette famille "décomposée", et au travers d'un enchaînement de petites scènettes au ton maniéré, élabore une impressionnante galerie de miniatures tantôt amères, touchantes, drôles, justes, absurde, mais toujours décalées et sensibles.

La Famille Tenenbaum est un film aussi drôle qu'attachant. Anderson semble prendre plaisir à transformer la réalité du monde des adultes en petits décors de théâtre enfantins à l'allure presque statique. Il travestit la réalité en fantaisie subtile, gorgée et saturée de détails que seul un enfant pourrait imaginer. Un casting royal, une bande son douce et nostalgique (Nico, Nick drake) et cet art de donner au réel une (fausse) allure artificielle, transforme cette chronique familiale en un véritable album photo, dont chacune d'elle raconte toute une histoire.

Si Wes Anderson ne cesse effectivement depuis le début de sa carrière de revisiter son style et son univers si particulier, il ne cesse cependant pas, faute d'en changer les codes et l'apparence, d'en enrichir la profondeur (contrairement à l'affreux Tim Burton, sclérosé dans son univers). La Famille Tenenbaum, 10 ans après sa sortie, demeure un ovni cinématographique et reste un joyaux de richesse, de douceur et de délicatesse.

Pourquoi doorama se gorge t'il autant sur le "branchouille" Wes Anderson ? Il suffit de sisionner la scène des retrouvailles entre Gwyneth Paltrow et son frère ancien tennisman, ou bien de voir comment ses 10 premières minutes (enchainement de souvenir d'enfance) sont ensuite réinjectées et réutilisées tout au long de ce qui suivra. Lors de sa sortie, la rédaction était restée tiède devant les Tenenbaum, aujourd'hui nous crions à la perfection !

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Minuit A Paris (Woody Allen, 2010)


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Minuit à Paris donne la Banane, en nous rappellant la chance que nous avons de vivre dans cette ville hantée par son patrimoine historique et intellectuel.

Woody Allen y aborde la fascination qu'exerce Paris sur son personnage (Owen Wilson, sympathique au possible, mais toujours aussi difficile à cerner...) et plus généralement sur les étrangers, à l'aide d'une touche de magie semblable à celle d'Une Rose Pourpre du Caire.

Faussement naïf et gorgé de poésie, Minuit A Paris, sous ses aspects de fable légère, s'amuse de nos idéaux et de nos modèles intellectuels. Il nous renvoie à nos désirs et à l'image que nous nous faisons de nous même et des choses, sans jamais se prendre au sérieux : et c'est tant mieux !

Ce dernier Allen est léger, délicat, romantique (si, si) et terriblement apaisant. Aussi agréable que la première journée de soleil du printemps !

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Bon à tirer (B.A.T.) (Hallpass, 2011)


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Je suis un homme. J'aime ma femme, mais je ne pense qu'au cul. Ma femme ne comprends pas que je matte les autres femmes ou que je ne parle que de cul avec mon meilleur ami. Elle va quand même tenter l'expérience de m'offrir une semaine "hors mariage" (un B.A.T.) pour que je puisse faire tout ce que je veux, et me rende ainsi compte que je ne peux pas vivre sans elle. Mon meilleur pote sera avec moi pour cette semaine de liberté totale où tout est permis.


Les Frères Farelly qui nous avaient bien fait marrer il y a quelques années avec le très drôle Mary à Tout Prix et le cultissime Dumb & Dumber, ont vieilli eux aussi... Comme dans le médiocre l'Amour Extra Large, et comme leurs personnages, ils s'enfoncent dans leur vie d'adulte marié et rangés et oublient ce qu'ils ressentaient quand l’acné recouvrait encore leur visage poupin.Tout ça est donc sage, trop sage, moralisateur à l'américaine (ta femmes, ta famille !) et ne réussi pas à s'affranchir des convenances pour être ce qu'on attends de ce genre de cinéma : un défouloir qui ose aller au bout de ses blagues potaches ! (on appréciera cependant la scène de la fille qui pète dans la baignoire...)

On est bien loin d'un Supergrave, dommage parce que l'équipe formée de Owen Wilson (il sait vraiment "jouer" Owen ?) et de son pote était pleine de promesses.


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