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Prison on Fire 2 (Ringo Lam, 1991)


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Ching termine tranquillement sa peine de prison, mais la cruauté du nouveau chef de la sécurité et les tensions entre chinois et hong-kongais vont le pousse à s'évader.

Suite directe de Prison On Fire, cet opus reprend tout le décor décor précédant (maton cruel, solidarité et conflits entre detenus, survie en prison...) et joue cette fois-ci la carte de l'action et des rebondissements. Même si l'on garde les thématiques, on s'éloigne ici de la réflexion sur l'univers carcéral pour se rapprocher du film d'action, ponctué ici de péripéties en tout genre.

Toujours porté par Chow Yun-Fat (alors méga star à hong-kong, mais pas encore utilisé à l'international), Prison On Fire 2 perd donc de son fond, mais on y gagne en plaisir puisque son rythme plus soutenu lui donne une légèreté et un punch qui lui permettent, bien plus facilement que son préquel, d'affronter son âge et sa nature de film de genre.

Objectivement moins bon que le premier film, n'échappant toujours pas aux scènes sentimentales indigestes, et quand même très typé fin 80's, Prison On Fire 2 se verra sans ennui pour les nostalgiques du cinéma d'action et de genre qui pullulait alors (on regretterait presque le support VHS pour le visionner !)

Sans aucune autre prétention que de remplir 1h30 sans ennuyer le spectateur, Prison On Fire (1 et 2) fait partie du cinéma commercial d'alors, et doit être vu comme tel. Si cette série n'a que peu d'intérêt cinématographique (était-il besoin de le préciser), il faudra lui reconnaître que Ringo Lam, son réalisateur, aura réalisé ce diptyque avec bien plus de soin et de conviction que nombre de productions de cette période (à Hong-Kong comme ailleurs). Envie d'un revival ?

Prison on Fire (Ringo Lam, 1987)


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Deux prisonniers se lient d'amitié et affrontent ensemble l'univers carcéral. Brimades, triades, corruption, violence, maton cruel, mais aussi solidarité et liens entre prisonniers sont leur quotidien...

Film de genre made in Hong-Kong réalisé par Ringo Lam (connu chez nous pour avoir dirigé JCVD dans Risque Maximum par exemple), Prison On Fire est un film qui décrit la survie dans l'univers des prisons et s'interroge sur sa capacité à remettre dans le droit chemin ses occupants.

Véritable recyclage de Midnight Express (la prison qui pousses l'homme jusqu'à à ses limites), il explore son sujet en exploitant l'axe dramatique plutôt que celui de l'action ou du voyeurisme. Chow Yun-Fat et Tony Leung y incarnent des prisonniers qui se décrivent eux même comme "mouton et singe" au beau milieu d'un monde de prédateurs, ils permettent à Ringo Lam d'étayer son propos sur l'efficacité mitigée de l'emprisonnement.

Prison on Fire, pour peu qu'on le remette dans son contexte fin 80's et qu'on accepte son traitement Hong-kongais des sentiments (le mélange de violons et de naïveté, véritable code du cinéma HK et chinois, peut apparaître comme bien lourd à certains yeux novices...), tient ses promesses en proposant un film équilibré, riche d'action, aux personnages bien construits, et plutôt intéressant dans les idées qu'il véhicule.

Il est hélas bien difficile de tenir cette distance contextuelle lorsqu'on le découvre en 2012. Prison On Fire, aujourd'hui, tient davantage d'une simple série B d'exploitation au rythme trop lent que d'un film de divertissement finement pensé et étayé d'idées...

Prison On Fire, si réussi pouvait-il être en son temps, ne passe pas le cap des années et ne fait pas partie de ce cinéma de genre qui se patine avec l'âge, il se regarde aujourd'hui comme un simple témoin de son époque. Plutôt bien fait et digne d'intérêt dans l'absolu, il ne dégage plus qu'un charme faible qui permet toutefois de le regarder sans déplaisir.