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Twilight, Chapitre 1 Fascination (Catherine Hardwicke, 2008)


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 Bella vient vivre chez son père dans la petite ville de Fork. Elle est attirée par le bel Edward Cullen, membre d'une famille un peu à l'écart des autres étudiants. L'élu de son coeur s'avère être en fait un vampire. L'amour qui va naître entre les Bella et Edward attirera bien des problèmes à Bella, mais Edward est là, en puissant protecteur...

La rédaction de doorama, grande consommatrice de vampires,  avait envie de sa faire un avis sur le phénomène Twilight. Nous avons donc tenté le grand saut vers le monde magique, merveilleux et torturé des adolescents et avons pris sur nous pour vous ramener ces quelques morceaux de sucre...

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Cosmopolis (David Cronenberg, 2012)


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Eric Packer est un homme riche, qui a réussi à se faire une place au sommet de notre système capitaliste. Dans sa limousine transformée en bureau mobile, il traverse la ville pour se rendre chez son coiffeur... Alors que son empire personnel s'écroule et qu'une menace plane sur sa vie, la ville semble sombrer dans le chaos autour de lui.

Moyennement accueilli lors de sa sortie en salle, ce dernier David Cronenberg est l'adaptation d'un roman de Don DeLillo qui aborde le point de rupture du système capitaliste. Nous n'avons pas lu, ignares que nous sommes tous à la rédaction, le difficile,  ambitieux et visionnaire roman (parait-il) de DeLillo, mais Cronenberg a cependant accouché d'un film sombre, inquiétant, et lui aussi ambitieux.

Cosmopolis met donc en image la chute d'un homme au sommet... Installé, tel un messie, au plus haut de la chaîne économique pour son talent à faire de l'argent, Eric Packer voit sa position sociale remise en question par le comportement même du système économique qu'il pensait contrôler. La violence et la puissance du système se retourne contre lui, le privant de ses biens, le destituant de son rôle et sa fonction, pour le renvoyer dans le symbole de son pouvoir pour une ultime réflexion sur sa situation. La "limo", une tour d'ivoire luxueuse et mobile, isolée du monde et paradoxalement inondée d'informations, est filmée par Cronenberg comme un Purgatoire, un sas de décompression -de réflexion- entre le Ciel et l'Enfer. Pour son héros, l'Enfer est la misérable vie ordinaire de ces gens exclus de la richesse, pour le spectateur en revanche l'Enfer sera davantage l'inhumanité du capitalisme et sa capacité à corrompre les êtres.  

Agrégats sombre et froid de scènes hétéroclites et de réflexions détachées sur un système qui s'écroule, Cronenberg parvient, selon nous, avec brio à nous mener jusqu'au bout de cette descente aux enfers (retour à la normale ?) malgré le coté extrêmement bavard et l'aspect éclaté son film. La critique du système est bien présente, mais ce sera au spectateur de rassembler, compiler, ordonner et structurer les arguments de Cosmopolis... et la tâche n'est pas si facile qu'il n'y paraît ! Cronenberg se refuse à livrer des éléments prêts à l'emploi, il semble vouloir forcer le spectateur à prendre position et à faire le tri dans la salve qu'il met en image. Cosmopolis devient alors exigeant avec le spectateur...

Le climat d'instabilité, tant psychologique que social (avec la rue qui semble se "réveiller" pour remplacer le dollars par le Rat, sans doute plus représentatif...), donne à Cosmopolis un air de fin du monde à la Strange Days, sa froideur clinique nous rappelle le portrait d'American Psycho, son style, lui, est 100% Cronenberg ! Son réalisateur assemble donc une multitudes d'idées, de signes et d'angles de réflexion en prenant bien soin de ne pas trop structurer son propos, et c'est un choix qui s'avère payant ! Cosmopolis accompagne un homme déjà mort (Robert Pattinson, ex vampire de Twilight, autant dire un mort-vivant) jusqu'à son jugement dernier... Cronenberg nous fait part de ses pensées durant ce dernier trajet, et la forme éclatée et minimaliste qu'il choisit pour nous conter ce récit ne pouvait mieux retranscrire la complexité du cerveau de Eric Packer.

Film difficile et exigeant, Cosmopolis ne se livre au spectateur que s'il s'y abandonne... La mise en scène sobre de Cronenberg n'éclaire ce sujet difficile que si on accepte l'idée qu'il s'agit d'une réflexion "en live", pas encore totalement structurée dans la tête de son personnage. Cosmopolis est un instantané mental et systémique qui peut échapper au spectateur, tant il se refuse à être démonstratif, mais sa force est bien présente, son intelligence bien là : Cosmopolis cache bien ses séduisants atouts !


Procurez-vous Cosmopolis ou d'autres films de David Cronenberg ou avec Robert PattinsonJuliette Binoche, Paul Giamatti oMathieu Amalric