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Dos Au Mur (Man On A Ledge, Asger Leth, 2012)


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Nick Cassidy, un ancien flic, s'évade de prison. Pourtant il ne quittera pas le pays, et c'est à plus de 20 étages du sol qu'on le retrouvera, sur la corniche d'un hôtel, menaçant de se jeter dans le vide... Mais est-ce vraiment son objectif, ou bien cette menace cache t'elle d'autres projets ?

Moins mauvais qu'à son habitude, mais toujours aussi peu excitant, Sam Worthington (Avatar, Terminator Renaissance, Le Choc des Titans... que des chefs-d’œuvre, hein ?) tient le rôle principal de ce film, alors que la véritable action se ne déroule pas sur cette corniche d'hôtel. C'est sans doute là la seule originalité de Dos Au Mur, qui essaye pourtant en permanence de nous surprendre. On va essayer de vous en dire plus, sans abimer les petits ressorts de ce petit thriller.


C'est donc sur un scénario qui tente de multiplier les fausses pistes et les rebondissements que se construit Dos Au Mur. Son scénario excessif explore tant bien que mal toutes les pistes à sa portée, afin de réorienter régulièrement son action et essayer de nous surprendre en modifiant son propre genre (film de cavale, film de vengeance, film de cambriolage...). Mais c'est sans grand entrain ni conviction que l'on suit cet effeuillage un peu mécanique de genres, jusqu'à son final attendu et peu excitant.

Victime de sur-écriture chronique, Dos au Mur cherche en permanence à être sur le fil, à jouer avec le spectateur et a dynamiser son timing jusqu'à en devenir totalement artificiel. Il multiplie les situation poussives qui écrasent rapidement toute crédibilité et ôte toute respiration à son récit. Plutôt que de nous de nous maintenir un peu en haleine et contrôler l'oxygène qu'il nous délivre, il fait souffler sur son intrigue pléthore d'effets artificiels et peu fins qui nous écrasent finalement bien plus qu'il ne nous décoiffent. Ses changements de direction et ses relance de rythmes ne parviendront même plus à nous surprendre, tant elle s'annoncent de manière bien trop évidentes et anticipées pour réellement fonctionner. 


C'est sûr, vu comme ça, Dos Au Mur n'est pas très sexy... Mais pourtant, bien qu'artificiel et sans âme il faut reconnaître que Dos Au Mur assure au moins le service minimum. La Maîtrise est certes absente, ses choix de mise en scène semblent s'orienter vers la facilité, mais rien ne vient pour autant malmener le spectateur en quête d'un simple divertissement.

On suit gentiment notre héros, on pressent souvent ce qui va suivre, mais même si on n'est jamais "complètement dedans", Dos Au Mur aura au moins fait tout son possible pour nous sortir un peu de la routine. Faute de réussir son objectif, il parvient au moins à ne pas susciter l'ennui. Dos Au Mur n'est pas un bon film, mais dire qu'il est dénué de tout intérêt serait sans doute excessif. Décevant, mais regardable (même si nous ne faisons pas partie des 95% de spectateurs satisfaits qu'arbore fièrement le DVD !).


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