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50/50 (Jonathan Levine, 2011)


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Sa 27ème année, Adam apprend qu'il a un cancer. Entouré de sa petite amie, de son ami de toujours, de sa mère et de sa thérapeute inexpérimentée, il a une chance sur deux de vaincre sa maladie.

La tendance de la comédie sur fond de sujet grave ou de société est devenu un genre à part entière dans le cinéma américain (Juno, The Descendants...). 50/50 se range dans cette boite là, brandissant humour bien senti et réalisme de son sujet en promesses pour le spectateur. 

En pratique 50/50 évite effectivement le piège du pathos et de la guimauve excessive. Mais niveau comédie, et même si on peut considérer ce point comme une qualité, 50/50 est bien timide, puisque l'on cherchera en vain le "hilarant" de son affiche française.

Tout à fait sympathique dans son ensemble, 50/50 souffre globalement de ses hésitations. Sa première moitié est agréable, mais peu dynamique et timide à manier l'humour elle se contente de poser le décor, sans dégager de réelle personnalité. La suite joue la carte de l'émotion (proposant effectivement quelques jolies scènes assez touchantes), et abandonne ses gags discrets au profit d'une forme plus dramatique. 50/50 par respect de son ambition douce-amère et sa volonté d'équilibre (ou de réalisme ?) échappe à toute originalité, il ronronne tel un petit moteur, mais ne dégage aucune puissance ni énergie 'contrairement à Descendants par exemple...).

50/50, en dépit de ses qualités et du réel plaisir qu'on prend à sa vision, échoue à séduire complètement le spectateur. Malgré la justesse de tous ses comédiens (Seth Rogen est étonnant en bon pote faussement bourrin), 50/50 ne trouve pas le ton juste, trop appliqué à ne pas se prendre les pieds dans le tapis, il échoue à prendre de la hauteur et se réduit au final à un drame anecdotique.

50/50 réclamait une touche de magie pour fonctionner à plein, elle y est absente et cela à pour conséquence de cantonner le film au simple niveau de "divertissement doux-amer sympa". Paradoxalement, 50/50 est aussi réussi et sympathique que vite oublié. La question est donc : 50/50 victime de son ambition ?