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Le Chien Des Baskerville (Terence Fisher, 1959)


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Sherlock Holmes investigue pour protéger Sir Hugo, dernier descendant des Baskerville. En effet, comme Charles Baskerville a été retrouvé mort, comme son ancêtre, c'est la Malédiction du chien de l'Enfer qui semble de nouveau menacer les Baskerville Sir Hugo... Sherclok Holmes parviendra-t'il à protéger Sir Hugo de la malédiction ?

Hammer on t'aime ! Il y a quelques films comme ça (avec Jason et les Argonautes par exemple...) qui ont marqués notre enfance... Le Chien des Baskerville, avec son ambiance gothique (normal, c'est la Hammer !) et sa lande désertique fait partie de ceux-là ! Ici, c'est Van Helsing qui protège Dracula, ici pas de monstre assoiffé de sang avant les dernières minutes du film... Ici, on exploitait à merveille ,la frange fantastique de l'univers de Sherlock Holmes dans un film d'aventure au rythme certes vieillissant, mais soutenu !

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La Vie Privée de Sherlock Holmes (Billy Wilder, 1970)


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50 ans après sa mort, conformément à ses volontés, les écrits du docteur Watson, biographe du grand Sherlock Holmes, sont enfin dévoilées. On y trouve ce que l'histoire ne dit pas sur Holmes, sur l'homme qui se cache derrière ce mythe, notamment au travers du récit d'une enquête restée dans l'ombre du grand public : l'enquête Gabrielle Valladon, le plus grand "échec" de Holmes, qui conduisit Holmes et Watson jusqu'aux bords du Loch Ness...

C'est avec cette enquête, "la plus scandaleuse" (dixit Watson), que Billy Wilder (Témoin à Charge, Certains l'Aiment Chaud ou La Garçonnière) contribue à la liste déjà longue des adaptations du célèbre détective. Bien loin de se suffire de l'écrasant génie du plus grand cerveau de l'Angleterre Victorienne, Wilder invente une nouvelle aventure de toute pièce (une femme amnésique débarque chez Holmes, des nains, le monstre du Loch Ness...) afin de faire apparaître ce que l'oeuvre de Conan Doyle avait omis de décrire : l'homme derrière le détective, avec ses démons et ses failles...

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Meurtre par Decret (Murder by Decree, Bob Clark, 1979)


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A Whitechapel des meurtres sanglants sont perpétrés par celui que l'histoire retiendra sous le nom de Jack l'Eventreur. Devant une police incapable de faire avancer l'enquête, des citoyens demandent au célèbre détective Sherlock Holmes d'enquêter...

Casting de prestige pour cette fausse adaptation de Sherlock Holmes (puisque Conan Doyle n'a jamais confronté son héros à l'éventreur...) réalisée par Bob Clark (Black Christmas).

Il faudra se contenter de la très bonne ambiance victorienne (bien qu'un peu cheap) pour vibrer sur cette aventure de  Sherlock Holmes, car davantage attentive à la construction d'un Holmes crédible (violon, pipe, caractère, etc...) qu'à entretenir un véritable suspense, le film de Clark peine à exciter notre curiosité et notre intérêt. Comme à son habitude, Holmes à une longueur d'avance sur tout le monde à assembler les morceaux du puzzle, tellement même que tout  mystère disparait de cette énigme avant même que le spectateur ne s’approprie les indices, ôtant ainsi tout aspect ludique à cette enquête.

Christopher Plummer et James Mason donnent une incarnation peu dynamique du duo Holmes-Watson, ne proposant au spectateur qu'un Holmes avare d'explications et un Watson, exagérément passif, peu curieux de les entendre. Quant aux meurtres de Whitechapel, ils ne semblent être présents que pour assurer le caractère horrifique sensé vendre le projet.

Orienté vers la version d'une implication du gouvernement britannique dans ces fameux événements (comme From Hell), Meurtre par Décret peine à assembler de manière excitante et intéressante tous ses éléments scénaristiques. D'un matériel propice à une aventure trépidante et inquiétante, Bob Clark n'a tiré qu'une enquête molle et convenue, comme incapable de créer toute intensité et d'appliquer un quelconque rythme à son film.

Paradoxalement, et en dépit de toutes ses lourdes faiblesses, Meurtre Par Décret dégage pourtant un charme certain. Entre son sujet propre à faire galoper l'imagination et ses décors de studio embrumés (pour masquer leur petitesse...), il reconstitue avec soin le contexte historique de l'Angleterre victorienne et propose un Sherlock Holmes tout à fait crédible et fidèle à l'esprit de Doyle (faute d'être aussi beau, tonique et ludique que Le Chien Des Baskerville de Terence Fisher !).

Bien que trop mou et "raté" sur bien des aspects, Meurtre Par Décret est fidèle à l'esprit de Sherlock Holmes, et cette fidélité "respectueuse" s'avère davantage payante pour notre imagination que les artifices visuels du Sherlock Holmes de Guy Ritchie.
 

Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres (Guy Ritchie, 2011)


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Sherlock Holmes poursuit toujours Moriarty, et celà d'autant plus qu'il ajoute à ses projets de destabilisation mondiale l'élimination du Dr. Watson.

A quoi bon s'aventurer dans ce blockbuster artificiel qui creuse le même sillon dessiné par le premier opus. Guy Ritchie continue avec acharnement de dynamiser et moderniser le personnage de Conan Doyle, ou plutôt ce qu'il en reste.

Cette suite jettera effectivement au spectateur tout ce pour quoi il est venu (poursuites, énigmes, beaux ralentis genre bullet-time et aventure), mais à quel prix !
La fin du 19ème siècle n'est ici qu'un décorum inexploité, artifice inutile d'un scénario déjà vu qui pourrait prendre place aujourd'hui comme demain.
Quand au légendaire esprit du détective, il est ici traité à la manière d'un super pouvoir digne d'épater les kids : Holmes est très fort, il comprend tout, prévoit tout, voit tout... Les Héros gagnent toujours, là n'est pas le problème, mais à quoi bon suivre leurs aventure lorsque toute surprise vous est ôtée, lorsque tout est tellement prévu et attendu qu'il en devient vain d'attendre la chute ?

Aucune âme n'habite ce Sherlock Holmes 2 (ni même cette franchise) si ce n'est l'ambition de vendre n'importe quoi n'importe comment à des spectateurs trop dociles. Guy Ritchie remplit sans doute à merveille le cahier des charges demandé par ses proucteurs, mais le résultat ressemble au "mémorable" Ligue des Gentlemen Extraordinaires, le style tape à l'oeil et punchy de Ritchie en plus.

Sherlock Holmes 2 Jeu d'Ombres n'est qu'un triste recyclage d'éléments scénaristiques, déjà maintes fois porté à l'écran, maladroitement (voire même malhonnêtement !) déguisé en Sherlok Holmes par un Guy Ritchie qui joue l'épate inutile et un Robert Downey Jr. surjoue jusqu'à l'exaspération.

Ce buddy movie blockbusterisé à coup de numérique sera divertissant pour les plus cléments d'entre vous, pour les autres une épreuve inutile et infantilisante vous attend.