Accueil

Affichage des articles dont le libellé est Steeve McQueen. Afficher tous les articles

Tom Horn (William Wiard, 1980)


tags | , , ,

0 comments

Lorsque Tom Horn arrive quelquepart  sa réputation le précède : tueur, pisteur et interprète  il est presque une légende de l'Ouest. C'est pour cela qu'il est engagé par une association d'éleveurs de bétail, afin de faire cesser les vols. Mais devant ses méthodes expéditives, il devient encombrant et se retrouve subitement accusé du meurtre d'un enfant. Le grand Tom Horn a t'il pris son travail trop à coeur où est il prisonnier d'une manipulation des éleveurs ?

Alors que la rédaction se souvient que dans son jeune âge, la télévision proposait plusieurs westerns par semaines (avant de passer aux films policiers, puis aux séries...), nous n'avions pas croisé ce Tom Horn. A la fin des 60's, après que Léone ait presque "tué" le western par overdose de génie, le genre s'était grandement raréfié, s'illustrant dorénavant par à-coups souvent impressionnants (Impitoyable, Open Range, L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford ou l'étonnant Seraphim Falls) Tom Horn voit le jour en 1980, au milieu d'une époque qui ne lui ressemble pas...

Lire la suite...

Shame (Steeve McQueen, 2011)


tags | , , , , ,

0 comments

La vie de Brandon est essentiellement remplie de son travail. Lorsqu'il n'y est pas, c'est le sexe qui occupe l'autre moitié de sa vie. Lorsque sa soeur en difficulté s'installe chez lui, Brandon à bien du mal à gérer ce nouvel élément qui va déstabiliser son quotidien.

Steeve McQueen retrouve son acteur de Hunger, Michael Fassbender  (peut être davantage connu pour Inglourious Basterds ou Dangerous Method), et reproduit, avec ce deuxième film, son coup de maître passé.

Shame est un film techniquement superbe. Steeve McQueen est un esthète du cadrage et ses longs plans, qu'ils soient fixes ou séquences, permettent au spectateurs de s'immerger lentement dans le monde de Brandon, et de prendre le recul nécessaire pour comprendre ce personnage peu bavard et mesurer l'ampleur de son 'problème'. C'est tout en finesse et subtilité qu'il aborde le portrait d'un homme qui s'est coupé du monde et des autres. Dans l'absolu, le véritable problème de Brandon n'est pas sa surconsommation de sexe, mais l'isolement qui en découle et son incapacité à communiquer ou partager, la perte de l'intimité avec l'autre.

Plan après plan, méticuleusement, la normalité du personnage principal se craquelle et la névrose apparaît, dévorante et omniprésente, fabuleusement incarnée par un Michael Fassbender dont la performance à la fois minimaliste et écrasante laisse pantois. 


Shame est une claque artistique, lentement façonnée, qui révèle progressivement sa grande noirceur et un désespoir palpable. Film lent, silencieux et exigeant, il est une superbe expérience de cinéma, tout comme Hunger l'était déjà.
Alors à ceux qui ne connaissent pas Steeve McQueen : préparez-vous !