Accueil

Affichage des articles dont le libellé est Steven Spielberg. Afficher tous les articles

Lincoln (Steven Spielberg, 2013)


tags | , , , , , , ,

0 comments

Abraham Lincoln à une vision pour l'Amérique déchirée par la guerre de Sécession : l'abolition de l'esclavage. Pour lui, la fin de la guerre passe par cette loi fondamentale, la dignité du peuple américain passe aussi par l'adoption de cette loi. Commence un combat politique ou chaque voix compte, où chaque voix à rallier est un combat dans lequel le président, face à l'enjeu, jouera jusqu'à sa droiture.

Sacré Spielberg ! Une fresque monolithique sur ce monument historique de la vie politique américaine... Voilà ce qui attend le spectateur américain... Figure héroïque, courageuse et idéale du père, Lincoln est présenté comme un homme d'exception, intouchable, à qui l'on doit une décision historique. C'est ce combat politique que Spielberg choisit de mettre en scène, plutôt que la vie entière ou la carrière de Lincoln. Franchement ? On préfère revoir Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires plutôt que de subir une nouvelle fois Spielberg pétri d'admiration béate devant ce monstre américain... Voilà pourquoi...

Lire la suite...

Les Dents De La Mer (Jaws, Steven Spielberg, 1975)


tags | , , , , , , ,

0 comments

Dans la petite station balnéaire d'Amity, un grand requin blanc commet plusieurs attaques mortelles, semant la panique auprès des estivants et des autorités de la ville qui voient leur saison s'effondrer. Le Shérif de la ville s'attache les services d'un spécialiste des requins et d'un pêcheur expérimenté, Quint, pour repérer et tuer l'animal.

Peu fans de Steven Spielberg, la rédaction de Doorama ne peut que s'incliner respectueusement devant un cinéma comme celui des Dents De La Mer. Avec ce film, on peu effectivement parler du génie de son réalisateur au regard de l'intelligence et de la maîtrise de sa réalisation.

Avec une animal qui existe vraiment, un simple prédateur présent dans nos mers, Spielberg parvient à créer un suspense éprouvant et installe à l'image une peur crédible et réelle pour chaque spectateur. Au beau milieu d'un petit paradis de vacanciers, il invite un prédateur ultime, une parfaite machine à tuer, qui terrorisera finalement bien plus qu'un tueur masqué ou un déséquilibré avec un couteau. Le coup de génie de Spielberg, c'est que le "monstre" de son film existe vraiment pour le spectateur, et il exploite cette idée de la plus belle des manières possible, transformant un simple requin en monstre implacable, calculateur et meurtrier (ce que les requins vivant aujourd'hui reprochent encore à Spielberg, en attendant qu'il vienne nager à quelques mètres de leur nageoires, juste histoire de le lui faire comprendre...).

Loin d'une certaine naïveté qui caractérisera le Spielberg des années 80, Les Dents De La Mer est un petit chef d'oeuvre d'efficacité, sans temps morts ni concessions, dans lequel Spielberg n'hésite pas à malmener le spectateur, ne reculant pas à montrer la mort, allant même jusqu'à l'illustrer abondamment de sang et sacrifier un enfant ! Avec un sens de l'image et de la mise en scène absolument bluffant, Spielberg signe un film de terreur parfait, abordant avec autant de soin sa trame dramatique et ses personnages que ses scènes d'action. Son écriture équilibrée et son timing idéal, sont perçues aujourd'hui comme le coup de départ du "Blockbuster", nous on y voit aussi une étape importante pour une gestion minimaliste et optimisée de la peur à l'image (même si Spielberg devait inventer pour "faire avec" un requin mécanique souvent en panne...) qui enfantera plus tard de Alien.

En plus de pouvoir se voir et revoir sans usure pour sa simple histoire ou son rythme, Les Dents De La Mer est une énorme leçon de cinéma ou chaque plan, chaque cadrage, se charge de sens et place le spectateur en condition pour ce qui va suivre. En 1975, nous avons découvert une manière de faire du cinéma, et près de 40 ans plus tard on s'étonne toujours de son intelligence et de son efficacité (et pour les amateurs, l'édition blu-ray propose le film dans des conditions absolument jamais vues : un régal). Si nous n'étions pas aussi anti-Spielberg, nous aurions mis sans hésiter un 10 au poisson !

Procurez-vous Les Dents De La Mer ou d'autres films de Steven Spielberg ou avec Roy ScheiderRichard Dreyfussavec Robert Shaw

Cheval de Guerre (War Horse, Steven Spielberg, 2012)


tags | , , , , , , , , ,

0 comments

Une rapport unique lie Albert avec Joey, son cheval. Mais la guerre les sépare, et commence alors pour Joey un long périple au travers de l'Europe, ponctué de rencontres fortes, mais aussi dangereuses. Albert et Joey feront tout pour être de nouveau réunis.

A la rédaction, on est pas très copains avec Steven Spielberg... Alors débarrassons nous tout de suite de l'essentiel : Cheval de Guerre est une grande aventure familiale, épique, riche en sentiments avec une belle mise en images. Spielberg réalise un "grand film à l'américaine", sans génie, aucun, mais comme toujours son cinéma à de la gueule, le Monsieur sait faire ! Voilà.

Cheval de guerre est loin d'arriver en tête de sa filmographie. Son sujet grand public vendu à coup de cartes postales irrite rapidement. Son scénario digne d'un Bibliothèque Verte, tire inexorablement le film vers un jeune public 8-12 ans qui ne serait pas encore accroc aux super héros. Adulte, on a bien du mal à digérer facilement la naïveté de son histoire, cette avalanche de bons sentiments dans un monde brutal rime abusivement avec "mièvrerie".

Cheval de Guerre est une aventure exaltant les valeurs d'amitié, de courage et de générosité ; c'est avec ce cheval que ces valeurs apparaissent chez les humains, il en est un catalyseur. S'il possède ses moments de charme (l'amitié entre les soldats anglais et allemand pour sauver Joey... Une exécution devant un moulin...), l'impression qu'il laisse après sa vision est pourtant celle d'un Spielberg en pilotage automatique, usant et abusant des techniques et d'un style qui l'ont consacré mais n’innovant absolument plus.

Ce que l'on reproche à Cheval de Guerre, ce n'est pas sa dimension familiale, mais sa paresse créative masquée par un savoir-faire effectivement évident. Steven Spielberg a visiblement voulu donner à Cheval de Guerre le souffle des grandes fresques (son final hommage à Autant En Emporte Le Vent...), s'il tient effectivement ses promesses à l'écran, il souffre paradoxalement de son classicisme et sa quête de grand sentiments l'embourbe dans la mièvrerie un peu stérile. Spielberg à sans doute réalisé le grand film familial qu'il souhaitait (et c'est réussi pour nos têtes blondes), mais pour beaucoup ce Cheval  de Guerre risque de ne pas dépasser le statut d'un "Autant En Emporte Mon Dada" manquant à la collection Bibliothèque Verte !