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Twilight, Chapitre 1 Fascination (Catherine Hardwicke, 2008)


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 Bella vient vivre chez son père dans la petite ville de Fork. Elle est attirée par le bel Edward Cullen, membre d'une famille un peu à l'écart des autres étudiants. L'élu de son coeur s'avère être en fait un vampire. L'amour qui va naître entre les Bella et Edward attirera bien des problèmes à Bella, mais Edward est là, en puissant protecteur...

La rédaction de doorama, grande consommatrice de vampires,  avait envie de sa faire un avis sur le phénomène Twilight. Nous avons donc tenté le grand saut vers le monde magique, merveilleux et torturé des adolescents et avons pris sur nous pour vous ramener ces quelques morceaux de sucre...

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Dracula au Pakistan (Zinda Laash/ The Living Corpse - Khwaja Sarfraz, 1967)


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Le docteur Tabani met au point une potion pour vaincre la mort, mais le prix de son immortalité sera de devenir le prince des ténèbres, il devient alors un redoutable vampire assoiffé de sang !

Le Pakistan ou l'autre berceau des vampires... Fort de notre parfaite connaissance du cinéma pakistanais, nous nous sommes précipités vers cette exotique et plutôt fidèle adaptation du roman de Bram Stoker, made in Lollywood (pas de LOL ici, mais plutôt la contraction de Lahore et Hollywood, comme le proche voisin Bollywood contracte lui aussi Bombay et Hollywood...). Exotisme et assimilation des codes occidentaux sont au programme du premier film d'horreur de l'histoire du cinéma pakistanais... Danses et chants en prime !

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Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires (Timur Bekmambetov, 2012)


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Avant d'être le président des Etats Unis que l'on connait, Abraham Lincoln est un chasseur de vampires. Il l'est devenu pour venger la mort de sa mère par l'une de ses créatures, mais c'est en pleine guerre de sécession que ses talents de chasseur de vampires devront s'exprimer, puisque les sudistes sont menés par ses ennemis de toujours : des vampires !

Timur Bekmambetov, c'est le réalisateur de Night Watch et de Wanted (avec sa géniale idée des trajectoires-courbes des balles de revolver), ceux d'entre vous qui ont vu ses films savent donc déjà que l'univers de bonhomme est aussi bordélique et fun que peu convaincant. Avec Abraham Lincoln Chasseur de Vampires, Timur Bekmambetov livre une fois de plus un immense "n'importe-quoi", mais aussi un "divertissement" complètement lâché et débridé.

Son pitch crétin et rigolo donne le ton : un président américain tueur de vampires ! Tout est alors possible dés lors que l'on a accepté cette idée saugrenue, et c'est le signal pour Timur Bekmambetov de laisser libre court à sa créativité, et même si on peut en disccuter, le moins que l'on puisse dire est qu'il n'en manque pas ! Seuls comptent le divertissement à tout pris et le plaisir du spectateur pour son réalisateur. Tous les coups sont donc permis : scène de baston à la hache entre le président et un vampire, en plein jour, au beau milieu de centaines de chevaux sauvages emballés, ou bien encore interminable course d'un train sur un pont en feu qui s'écroule, nos héros livrant bien entendu bataille au beau milieu de cet enfer de feu ! Timur Bekmambetov veut vous en donner pour votre argent, et pour ce faire, voit les choses en grand. Complètement libre, exubérant et entièrement décomplexé Abraham Lincoln Chasseur de Vampires vise le fun et le voyant à tout prix et, il faut bien le reconnaître, atteint brillament, mais partiellement, son objectif.

Hélas ! Si l'ambition est là, si le délire visuel est bien présent, tout ça ne fonctionne pas aussi bien que ça le devrait. On abuse de l'hyper-chorégraphie au ralenti lors des acrobatiques et aériens combat du président à la hache, on force artificiellement le rythme des péripéties et du film avant de sombrer dans une longue partie molle du film et on est tellement pressé d'en mettre plein la vue au spectateur qu'on se plante dans son montage au point d'intégrer une scène entière (pas un simple faux raccord) au mauvais endroit ! Là on vous explique : le président s'est battu, il à l'oeil bien amoché, il guérit, s'entraîne, puis la scène suivante se retrouve de nouveau la gueule amochée comme au premier jour, lors de l'ancêtre du diaporama Powerpoint... On sent bien toute l'énergie et la bonne volonté de son réalisateur, mais le résultat est bien trop brouillon à l'écran pour en oublier toutes ses audaces et maladresses. Du "grand n'importe-quoi" au service du pur divertissement, pourquoi pas, le spectateur est capable d'accepter le concept, mais les limites sont ici largement franchies : le "grand n'importe-quoi" maîtrisé cède sous son propre poids et le "n'importe-quoi" l'emporte sur le grand !

Quand à son contexte historique (avec son sympathique détournement de la guerre de sécession en combat entre nordistes-humains-abolitionnistes et sudistes-vampires-esclavagistes), il accouche principalement d'une reconstitution numérique assez moche et peu crédible. Ce qui nous conduit à penser une fois de plus que le mélange historique-fantastique-numérique est un formidable terreau où la  médiocres aime à s'installer :  Sherlock Holmes : Jeu d'ombres, La Ligue Des Gentlemen Extraordinaires nous le rappellent douloureusement. Si on ne tient compte que de son idée de base, Abraham Lincoln Chasseur de Vampires trouve donc grâce à nos yeux pour sa créativité débridée et sa grande liberté, on peut difficilement lui ôter ça ! En revanche le résultat final est des plus indigeste...  Le blockbuster barré qui nous transforme le noble président barbu en super-héros expert du maniement de la hache et des arts martiaux ne réussit pas, malgré son énergie, à nous faire oublier ses lourdes faiblesses... Derrière toute son énergie se cache un vide abyssal que le prétexte du "pur divertissement" à bien du mal à masquer. Timur Bekmambetov à certainement plein de choses à offrir au cinéma, mais il faut le cadrer le garçon, sinon, il part en vrille... En faisant abstraction de toute considération qualitative, Abraham Lincoln Chasseur de Vampires saura peut être séduire le plus jeune public en quête de baston, les autres n'auront droit qu'à 105 longues minutes de divertissement plus fatigantes que stimulantes. A consommer en cas d'urgence, cerveau et sens critique en veille prolongée  ;-)

Procurez-vous Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires ou d'autres films de Timur Bekmambetov ou avec Benjamin Walker ou Rufus Sewell

Blood Creek (Joel Schumacher, 2009)


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Pendant la Seconde Guerre mondiale, des Nazis étaient envoyés de part le monde pour préparer leur règne. De nos jours deux frères se rapprochent d'une ferme où l'un de ces officiers avait séjourné. Armés, ils planifient une vengeance... mais pour quelle raison ? Contre qui ? Contre quoi ?

Blood Creek à très certainement bien plus de défauts que de qualités, et à commencer par son réalisateur, Joel Schumacher, dont les réussites sont aussi rares (Tigerland, et pourquoi pas Phone Game ou l'Expérience Interdite ?) que Batman & Robin ou Batman Forever sont raffinés et de bon goût.

On pourra ainsi principalement reprocher à Blood Creek son rythme en dents de scie et certaines accélérations du films qui lui donnent un coté "pas fini", de non abouti, voire bâclé. En revanche, Schumacher nous a trouvé un chouette scénar rigolo, plein de choses que nous adorons dans le ciné de genre. Programme : une vengeance dont le motif n'est révélé que tardivement (après l'entrée en action), des méchant nazis en quête de pouvoir et d'immortalité, du vampirisme, un démon à la Jeepers Creepers  et de l'occultisme !

Si l'on pardonne à Blood Creek ses "trous" et son hétérogénéité, il laisse alors apparaître un petit film d'horreur nerveux et (finalement) plutôt original. Entièrement pulsé par son action et l'urgence, tout s'enchaîne rapidement, souvent avant que l'on comprenne les motivations de ses personnages. Blood Creek impose ainsi un rythme à 100 à l'heure (même si la machine frôle souvent le ridicule et cale à plusieurs reprises...) et tente de ne jamais laisser respirer le spectateur... Si bien des aspects sont maladroitement exploités, on adore ses chevaux fous aux yeux blancs, la silhouette cuir-SS-anazie de notre Michael Fassbender (oui, c'est lui le méchant), les étapes de transformations et l'idée de la famille à la fois otage et gardienne.

Blood Creek revêt donc les beaux habits du petit film d'horreur, à la fois basique et original dans nombre de ses détails. Il déçoit certes sur la tenue de son ensemble, mais reste fait avec une modestie très appréciable et une énergie bien réelle. Alors c'est sûr le compte n'y est pas, mais les amateurs apprécieront certainement son climat occulte particulièrement réussi, ses images maléfiques et, finalement, la sincérité du projet dans son ensemble. Ca bouge, ça surprend, ça intrigue, c'est saignant, nerveux et imaginatif : devant la bonne surprise, toute la rédaction à décidé de mettre de coté les faiblesses techniques et artistiques de Blood Creek pour ne le juger que sur ces propositions scénaristiques, basiques mais suffisamment rares, originales et terriblement sympathiques.
Un petit film fun et décomplexé, objectivement moyen, mais qui nous a fait grand bien !

Procurez-vous Blood Creek ou d'autres films de Joel Schumacher ou avec Dominic Purcell

Dark Shadows (Tim Burton, 2012)


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 En 1752 Barnabas Collins est transformé en vampire et enfermé dans un cercueil par Angélique, qui jettera aussi une malédiction sur la descendance des Collins. En 1972 Barnabas retrouve la liberté, mais aussi sa famille en pleine décrépitude, toujours victime de la haine d'Angélique. Il va falloir changer tout cela.

Adaptation du show TV du même nom de la fin des 60's, peu connu en France, Dark Shadows nous emmène dans une aventure opposant la famille Collins à son ennemie jurée, la sorcière Angélique Bouchars. Tim Burton sort, bien sûr, pour l'occasion ses petits trucs habituels (silhouettes flottantes, arbres tordus, sens du kitch et du gothique, ainsi que ses Johnny Depp et Helena Bonham Carter habituels...) et les mixe pour l'occasion avec quelques emprunts à La Famille Adams, ainsi qu'à La Mort Vous Va Si Bien de Zemeckis, pour son final.

Les inconditionnels de Burton en auront pour leur argent, les autres, dont nous faisons partie, pourront s'agacer du réalisateur, incapable de renouveler son univers visuel, ou bien décidé à le reproduire sans cesse jusqu'à épuisement... C'est effectivement le cas, mais bien moins que d'habitude, et c'est tant mieux ! La nouveauté de ce Burton cuvée 2012 ne viendra donc pas de sa forme (cependant plus sage qu'à l'accoutumée), mais plutôt dans le traitement de son scénario, à l' humour discret, mais efficace. Découpé en trois actes (La dynastie Collins, le retour de Barnabas puis la confrontation), Burton soigne l'écriture de ses personnages, s'amuse avec le décalage des époques et orchestre un duel sacrément bien foutu, en évitant de s'enfermer trop dans son seul style ou rythme. De ce point de vue, Dark Shadows est très agréable à suivre, réservant régulièrement quelques surprises pour son spectateur (comme Barnabas et les hippies...), comme si Burton prenait soin de laisser quelques portes de sorties à son univers, quelques respirations.

En dépit d'un air de famille particulièrement prononcé avec La Famille Adams, Dark Shadows s'en démarque aisément, notamment par une certaine noirceur et son agréable personnalité. Fort élégamment réalisé, parfois très drôle et visuellement réussi, Dark Shadows est tout à fait plaisant et divertissant en dépit de son imagerie Burtonnienne indélébilement incrustée dans chaque détails. Mais si nous sommes personnellement écoeurés du style Burton depuis longtemps, Dark Shadows semble cependant chercher à l'atténuer, sinon à ne pas le rendre omniprésent. En "modérant" son univers, Tim Burton satisfait son public,  et, à l'exception de Depp qui fait du Burton (et paradoxalement, tant mieux pour cette prestation), Dark Shadows rayonne plus loin et renouvelle un peu l'air... un peu seulement !

Dark Shadows, malgré l'inévitable impression de déjà-vu liée à la personnalité de son réalisateur, parvient cependant à trouver une personnalité et un rythme qui lui sont propres. Il réussit à nous emmener dans son univers gothique, un peu barré, âpre aussi, et se découvre avec un vrai plaisir. Son humour et sa volonté de ne pas trop accentuer la signature Burtonnienne, le rendent bien plus digeste de son Alice Au Pays des Merveilles. Dark Shadows est à n'en pas douter réussi et hautement sympathique, mais on aimerait juste que son (grand) réalisateur nous étonne vraiment... Juste une fois par décennie... En se renouvellement par exemple... Et nous pensons à Match Point, qui est un Woody Allen qui ne ressemble pas à du Woody Allen, ou bien Inside Man pour Spike Lee... Étonne nous Tim !

Procurez-vous Dark Shadows ou d'autres films de Tim Burton ou avec Johnny DeppMichelle Pfeifferou Eva Green

La Légende des 7 Vampires d'Or (Roy Ward Baker, 1974)


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En Chine, au cours de ses conférences sur le vampirisme, Le Professeur Van Helsing est abordé par un homme qui vient lui demander de libérer son village qui vit sous la terreur de 7 vampires. Une expédition se met en place, sous la protection de 7 frères experts en arts martiaux, pour libérer le village du terrible  Kah, derrière lequel se cache en fait le comte Dracula.

Quand la Hammer, studio anglais spécialisé dans le fantastique, rencontre la Shaw Brothers, studio chinpois spécialisé dans les arts martiaux, cela donne une rocambolesque histoire de Dracula qui exerce son règne maléfique sur un petit village isolé grâce à 7 vampires et leur armée de spectres, que Van Helsing viendra combattre, assisté de 7 experts en arts martiaux, d'une riche aventurière et de son fils ! Que du bonheur, donc...

Christopher Lee avait refusé d'incarner de nouveau le mythique comte (après le psychédélique et savoureux Dracula Vit Toujours à Londres qui fut un échec), il est donc ici substitué par un ersatz, ce qui a finalement fort peu d'importance puisqu'il n'intervient que dans deux scènes, en ouverture et en fermeture du film, pour garantir la cohérence de la fusion entre le film d'arts martiaux avec celui du fantastique... Tentative un peu désespérée de retrouver un public en pleine désertion, La Hammer se devait de se renouveler. Toute qualité cinématographique est bien entendu absente des 7 Vampires d'Or, mais là n'est pas l'enjeux de ce film de genre(s) qui se contente de livrer une suite de péripéties, entre aventure, horreur et kung-fu, apte à séduire le spectateur.

Exotique, basique et délicieusement bâtard, on découvre Les 7 Vampires d'Or comme un enfant un film de cow-boys : sans aucune autre exigence que celle de voir dles scènes qui confrontent les gentils cow-boys aux méchants indiens. Faute de peur ou de suspense on s'accroche avec bonheur à un Dracula aux allures de vieux sage chinois (si, si ! ils l'ont fait !), on découvre avec joie les 7 vampires cachés derrière un masque en or qui masque lui même un vague maquillage d'étudiant (fait de boue et de kleenex humectés ?), et on adore son armée de morts-vivants qui sautillent (dansent ?) sur une musique frénétique... Faute de scènes de bataille crédible et convaincante, on se délectera du cabotinage de Peter Cushing et de la merveilleuse plastique de l'organisatrice de l'expédition, Julie Ege, ancienne miss norvège...

Mauvais film fantastique et mauvais film d'arts martiaux, La Légende des 7 Vampires d'Or se révèle pourtant un délicieux cocktail pour tout amoureux du ciné de genre, de la Hammer ou de la Shaw Brothers. Une véritable curiosité qui parvient à dégager dans un même temps le charme surané de la Hammer et la parfum un peu kitch de la Shaw Brothers. Pour la rédaction de Doorama, La Légende des 7 Vampires d'Or était un souvenir d'enfance, le revoir aujourd'hui a été l'occasion de confirmer qu'il est un film certes médiocre, mais unique en son genre et parfaitement jouissif à découvrir. Pour amateurs seulement, mais indispensable !

Procurez-vous La Légende des 7 Vampires d'Or ou d'autres films de Roy Ward Baker ou avec Peter Cushing

Twixt (Francis Ford Coppola, 2012)


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Un écrivain sur le déclin fait la promotion de son livre dans une petite ville ou vient d'avoir lieu le meurtre d'une jeune fille. Les étranges rêves qu'il se met à faire lui apporteront l'inspiration qui lui manquait et le mèneront vers la clé du meurtre.

Retour au fantastique de son début de carrière pour l'un des maîtres du cinéma (Le Parrain, Apocalypse Now), avec cette histoire sur la création artistique, entre rêves, enquête, poésie et vampirisme... Coppola surprend et déconcerte, alternant dans Twixt le meilleur comme le pire, touchant de fulgurants moments de cinéma par instants, et flirtant avec l'indigence d'une adaptation de Stephen King à d'autres. Quoi qu'il on soit, on n'ose imaginer ce qu'un autre aurait pu livrer comme abomination cinématographique, là ou Coppola ne nous laisse pas indifférent !

A l'affiche, Val Kilmer et Elle Fanning. Le premier, médiocre au possible, incarnera pourtant à merveille cet écrivain has-been et fatigué (une seconde nature pour Val ?), la seconde est décidément parfaitement bluffante et envoûtante.... Coppola construit autour de ces deux là une forêt de thèmes (la blessure personnelle, la création artistique, un meurtre fantastique...) qu'il entremêle dans un monde onirique et fantasmatique ou l'écrivain mènera même son enquête avec Edgar Allan Poe lui même ! Film d'un cinéaste sur la création, Twixt apparait pourtant bien hésitant quand à son objectif (comme la création elle même ?). Il assemble ses scènes et crée son imagerie avec une facilité évidente, presque insultante, mais coincé entre sa maîtrise technique et la facilité de ses éléments fantastiques, Twixt laisse perplexe. Trop basique ? ou au contraire saturé d'interprétations ? 

On s'étonne donc de la "simplicité" de Twixt on savoure pourtant sa liberté narrative. On (re)découvre un Coppola qui semble avoir voulu se faire plaisir et, comme Scorcese avec son Hugo Cabret (une scène pourra même les rapprocher) l'ami Francis semble faire une révérence polie et sincère, par le cinéma de genre de ses début, à la Machine à Rêve Cinéma, comme ca... juste pour le plaisir.

De loin, Twixt est un petit film fantastique un peu mal foutu, presque prétentieux. Mais à mieux y regarder on y discerne une oeuvre très personnelle, très libre aussi. Coppola propose un film parsemé de visions fortes et de fulgurances : l'univers onirique monochrome éclaboussé de rares couleurs est tout à fait réussi, envoutant, et les 2 premières minutes d'exposition de Twixt valent à elles seules la vision du film (une leçon de cinéma). Oeuvre riche d'un cinéaste incontournable, Twixt ressemble à un plaisir solitaire de son auteur, il tutoie parfois l'extase, puis baisse subitement d'intensité. Quant au spectateur, tantôt excité par un spectacle ambitieux, tantôt blasé par sa banalité, son plaisir ne sera pas pleinement satisfait.

Twixt est un bien curieux Coppola, à la fois magnifique et puissant, mais aussi difforme et faiblard... C'est maléfique !


Procurez-vous d'autres films de Francis Ford Coppola ou avec Val Kilmer

Une Nuit En Enfer (From Dusk Till Dawn, Robert Rodriguez, 1996)


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Après un vol à main armées et la mort de plusieurs personnes, deux truands prennent en otage un ancien pasteur et ses deux enfants pour fuir les Etats-Unis et passer au mexique. Ils ont rendez-vous avec un caid local dans un bar de routier, le Titty Twister.

Comme pour remplir à lui seul les deux films de "doubles programmes" d'avant, Une Nuit En Enfer se divise radicalement en deux parties : le road-movie gangster et le fantastique pur jus, tendance gore. Adeptes du cinéma de genre et de sa liberté, Robert Rodriguez réalise donc le scénario de Quentin Tarantino, mais on sent bien que les rôles de ces deux là se sont régulièrement mixés..

Pur objet de fun du début à sa fin, Une Nuit En Enfer se nourrit de nombreuses de références du cinéma de genre et se parsème d'allusions au cinéma de série B (comme la présence de Tom Savini [maitre des effets spéciaux], de Fred Williamson [Star black 70's de sous-films d'action] ou un personnage avec un T-shirt "Precinct 13" [Assaut, dont Une Nuit En Enfer reprend l'idée même de l'union face à l'invasion d'un ennemi]). Georges Clooney et Quentin Tarantino incarnent avec génie (si, si !) et conviction les deux parfaits salopards que sont les frères Gecko, respectivement sociopathe et psychopathe (et n'oublions pas de citer Harvey Keitel, sympathique mais un peu cabot). Entre stéréotypes des personnages et no-limit des situations, Une Nuit En Enfer revisite et survitamine les codes du genre (gangsters, famille, bad guys, créatures...) pour en livrer une version extrème et excessive en forme d'hommage.

 Aujourd'hui, Une Nuit En Enfer appartient bien plus à l'univers hyper référentiel de Tarantino qu'à son réalisateur attitré. Il demeure un exercice cinématographique entièrement dédié au pur divertissement et profondément guidé par l'idée même du cinéma. Si sa réalisation trouve ses limites dans sa partie fantastique (les créatures du Titty Twister et le rythme de ses confrontations subissent déjà un bon coup de vieux), son écriture et sa perpétuelle quête du petit plaisir cinématographique originel lui préservent une jeunesse et une énergie intacte. Et son revirement total de style restera sans doute comme le plus radical et inattendu de toute l'histoire du cinéma !

A des années lumières du chef d'oeuvre (nous sommes d'accord), Une Nuit En Enfer défend portant, et représente à la perfection une vision du cinéma : celle d'un plaisir "simple", instantané, d'une conversation à bâton rompu entre le film et son spectateur, quasi instinctive. A la manière d'une tournée des bars, Une Nuit En Enfer est excitant et enivrant, il est comme un shot d'alcool fort, à effet immédiat, mais lui au moins peut être consommé sans modération et ne donne pas mal à la tête.
Une série B boostée à l'hommage et délicieusement débridée.

Procurez-vous Une Nuit En Enfer d'autres films de Robert Rodriguez ou Quentin Tarantino ou avec Georges Clooney

Livide (Julien Maury, Alexandre Bustillo, 2011)


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Trois amis pénètre dans la maison d'une femme dans un profond coma afin de mettre la main sur son trésor. Mais la maison et son hôte endormie ne tardera pas a livrer toute autre chose qu'un trésor...

En 2007 Julien Maury et Alexandre Bustillo avaient livré A L'intérieur, exercice extrême et bien barré, inégal mais fort convaincant pour les amateurs. Avec Livide, on retrouve ponctuellement cette efficacité et cette violence, mais cette fois accompagnées d'une dimension onirique à la Argento (Suspiria notamment).

Hélas, si Livide regorge de visions et d'éléments intéressants, il se perd dans sa volonté de dépasser le simple film de genre, et à force d'ambition sombre dans un fourre-tout qui perd le spectateur. Vampirisme, gore, nostalgie, magie noire et maltraitances (la demeure est une ancienne école de dance tenue par un professeur plutôt exigeant...) sont éparpillés dans un scénario au rythme distendu, parfois confus et incohérent, soutenu par des acteurs et des dialogues peu inspirés.

Livide est très représentatif du fantastique et du cinéma de genre "à la française", on y retrouve une véritable énergie, voire une certaine créativité, mais il ne parvient à rompre avec le lourd héritage du cinéma français, avec la nécessité quasi impérieuse (instinctive ?) de faire du "cinéma d'auteur". Si cela peut faire la spécificité, le plus, de notre cinéma fantastique, c'est aussi ce qui plombe Livide en lui donnant un coté prétentieux, bien incompatible avec sa nature de divertissement teintée de gore. Les deux jeunes réalisateurs semblent confondre fantastique intelligent et ambitions d'auteur...

Bien qu'imparfait et parfois laborieux, Livide recèle cependant d'excellentes choses, tant visuelles qu'au niveau de sa réalisation. Profitons donc des "cadeaux" de Julien Maury et Alexandre Bustillo, et attendons leur prochaine exploration, en espérant qu'elle soit plus ramassée, plus modeste.

La Sagesse Des Crocodiles (The Wisdom Of Crocodiles, Leong Po-Chih, 1999)


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Steven vit à Londres, grand séducteur, il se nourrit d'amour... et de sang ! Il est soupçonné d'avoir tué sa dernière petite amie, celle d'avant est morte elle-aussi... Alors que la police s'interroge sur son implication, il rencontre Anne. Sera t-elle sa prochaine victime ?

Enorme interprétation du jeune Jude Law, La Sagesse Des Crocodiles revisite avec originalité et personnalité le mythe du vampirisme. Pas de folklore ici, comme nous, Steven sort le jour et ne craint pas l'ail ou les croix, comme nous il recherche l'amour, mais lui se nourrit de sang.

Pour sa surprenante variation sur le thème, Leong Po-Chih soigne son climat et sa réalisation, il entretient le mystère sur son prédateur et préfère la lenteur à l'action ou aux rebondissements. Il parsème son scénario d'éléments propre à enrichir le thème (ce que Steven trouve dans le sang... l'après repas...) et enrichit l'expérience du spectateur par une savante distillation des explications qu'il leur donne.

A la manière de Morse ou Les Frontières de l'Aube, le film pousse les codes vers de nouvelles interprétations plutôt que de simplement les réutiliser. Tantôt romantique, tantôt inquiétant, La Sagesse Des Crocodiles propose un portrait énigmatique du prédateur mythique, et lui confère une personnalité à mi chemin entre l'homme et l'animal.

Au fil des années, La Sagesse des Crocodiles n'a rien perdu de son coté fascinant et, en son genre, novateur. Il trouve une place à part dans le thème, en substituant le coté maléfique et moyenâgeux du vampire par une passionnante réinterprétation contemporaine.
Un must-see pour les amateurs, et une séduisante découverte pour les autres.

Nosferatu (1979)


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Nosferatu, était en 1922 une adaptation déguisée du roman de Bram Stoker, cette version 1979 de Werner Herzog la reprend fidèlement, et redonne au comte le nom de Comte Dracula sous les traits d'un Klaus Kinski excessif et absolument magistral.

30 ans plus tard, cette version Herzog, conserve tout son climat mais revêt aujourd'hui une patine particulière et pour le moins surprenante ! Très stylisée et théâtrale, la mise en scène d'Herzog apparaît aujourd'hui particulièrement hétérogène, alternant des plans d'une beauté renversante avec d'autres choix esthétiques (flous à la Hamilton, lumières directes...) aujourd'hui dépassés, et surtout particulièrement laids...

Petit chef d'oeuvre climatique mais visuellement déconcertant, ce Nosferatu là, s'il séduit par son rythme hypnotisant et l'incroyable composition de Kinski en vampire usé et désabusé, se regarde aujourd'hui davantage comme une curiosité d'un Herzog en fin d'inspiration, qu'une relecture réussie du chef d'oeuvre de Murnau, et ne parvient pas à se faire une place dans les films qui comptent.


Bien qu'étant une véritable expérience de cinéma on préfèrera (et de loin !) la version de Murnau, dont, la force est demeurée intacte !


Fright Night (2011)


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Encore un remake inutile, dénué de tout ce qui faisait le charme de l'original. 

Exit le vampire classieux un peu dandy, au profit d'un Colin Farrell relooké en célibataire branché, frôlant le ridicule... Exit les bon vieux effets spéciaux latex et visuels des 80's au profit d'effets numériques lisses et sans âme... Et surtout exit l'hommage au Genre, qui avouons le sauvait l'original, pour laisser place à une simple histoire d'ado...

Un film exsangue de tout sang neuf qui égrainer difficilement ses 120 minutes.


Stake Land ( Jim Mickle, 2011)


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Dans un pays complètement désorganisé par à une épidémie et livré à lui-même, les vampires règnent dorénavant, obligeant les humains à s'organiser pour survivre. "Mister" s'est fait une spécialité d'exterminer ces créatures. Un jour il sauve un adolescent d'une attaque, et le prenant sous sa protection, ils traversent le pays vers le nord afin d'atteindre une zone épargnée du chaos. Le voyage s'avère parsemé de multiples dangers.

Excellente surprise que ce Stake Land, mélangeant habilement les thèmes. Pour faire simple, il est ici question d'une société quasi post-apocalyptique, infestée de vampires agissant comme des morts-vivants. Stake Land est un agréable cocktail composé d'un tiers de La Route (pour planter le décors et l'ambiance), un tiers de The Walking Dead (pour la survie de ces personnages) et d'un dernier tiers d'hommage à Georges Romero (les citations sont nombreuses, tant visuelles que thématiques).

En dépit de son budget modeste, la mise en image de cette société en ruine est tout à fait convaincante, exploitant habilement des groupes humains qui ont réinvestit des coins de nature ou des petits hameaux, plutôt que des grandes villes qui auraient dues êtres vidées à coup de couteux effets spéciaux. Cela confère à Stake Land un coté survival, et le minimalisme des décors sert à merveille la régression du système et de ses habitants. Déjà vu, certes, mais parfaitement exécuté car à aucun moment le film fait cheap ou perd sa crédibilité visuelle. Et même si les créatures sentent un peu le maquillage et les vêtements artificiellement lacérés, rien ne vient cependant décrédibiliser l'ensemble.

Décor posé, pour peupler ce périple, le réalisateur (Jim Mickle, auteur du médiocre Mulberry Street en 2006) joue la carte du mystérieux héros solitaire au passé trouble, et c'est tant mieux ! Tant mieux car si son film fonctionne, ce n'est certainement pas grâce à la profondeur de ses personnages... Le réalisateur réussit donc à ne pas s'enliser dans une construction hasardeuse des persos, et se focalise sur l'action et l'ambiance. Et même si le scénario s'encombre parfois de maladresses (dont une vraie faute de gout vers la fin...), les péripéties rencontrées lors de la traversée du pays (attaques de créatures, groupuscules d'illuminés, menaces cannibales...) sont menées avec efficacité et Jim Mickle, n'oubliant jamais qu'il n'a pas des moyens illimités, opte pour des choix de réalisation basiques, mais efficaces, qui s'avèrent souvent judicieux.

Stake Land aurait pu être un nanard fauché et sans âme, mais son humilité et son énergie le rendent au final réussi au delà de toute espérance. Un petit plaisir simple, bourré d'images terrifiantes et qui repose des blockbusters bruyants et aseptisés.
 


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