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Men In Black 3 (Barry Sonnenfeld, 2012)


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Boris l'animal, s'échappe de sa prison lunaire et remonte dans le passé pour tuer K avant que celui-ci ne l'arrête et permettre ainsi d'envahir la terre. Le futur ainsi modifié, J n'a d'autre choix que de remonter lui aussi dans le passé pour empêcher Boris l'Animal de tuer K.

Quinze ans après, la franchise des hommes en noir livre son troisième opus, toujours sous la direction de Barry Sonnenfeld, dégainant Etan Cohen pour en concocter le scénario, et Spielberg pour produire le tout. Grosse pompe à fric élégante dans son costume, Men In Black 3 remplit bien évidemment à merveille son contrat, mais à la rédaction, on trouve la coupe bien étroite...

Que les fans se rassurent, les aliens sont toujours aussi folklos, la police Armani toujours aussi flegmatique et efficace, et l'humour toujours au rendez-vous, même si ce dernier est largement en perte de vitesse et que sur le deuxième film de la série était, selon nous, largement plus généreux avec le spectateur. La recette est donc parfaitement respectée, le scénario propre, et le standing à la hauteur, pour que la franchise vous soutire votre argent, l'esprit tranquille et son contrat respecté. En prime avec cet épisode un léger parfum (léger ?) de Retour vers Le Futur, pour tout billet acheté : voilà qui réjouira une génération entière de spectateurs-vaches-à-lait qui se refuse à quitter leur chère adolescence.

Will Smith et Josh Brolin redonnent vie, non sans une certaine justesse, au duo originel, en modifiant de manière subtile et inspirée les précédents réglages. Ils parviennent ainsi à assurer ce passage de témoin sans aucune casse, et ouvrent ainsi la voie pour de futurs MIB... C'est là sans doute la vraie réussite de ce troisième épisode : une écriture soignée de ses personnages qui, elle, apporte du neuf dans la franchise.

Bien fait, vite vu, vite oublié et surtout dénué de toute autre ambition que de prendre des sous "honnêtement", voilà bien ce que nous reprochons à ce Men In Black 3. Désespérément lisse et, en un sens, parfait de part sa conception industrielle, Men In Black 3 se réfugie derrière son statut de méga divertissement avec comme conséquence directe un manque d'originalité assourdissant. Ça pète, ça bouge, c'est rythmé et drôle (enfin un peu drôle et quand même, aussi, un peu "mou du genou"...), mais il se cache dans Men In Black 3 un manque d'âme aussi profond que le noir des costumes, et ce même si l'esprit de la franchise est respecté.

Redite lourdingue de Retour Vers le Futur et thématique de la famille appuyée, marquent Men in Black 3 du sceau Spielberg comme le bétail américain l'est au cinéma par celui du fer rouge ! Nous n'avons, ici à la rédaction, absolument rien contre un cinéma commercial, tant que le spectateur n'est pas considéré comme un simple bétail... Avec ce Men In Black 3, nous nous somme un peu senti comme une bête à corne facile à satisfaire, facile à nourrir. Comme si Sony Pictures savait mieux que nous ce que nous aimons. Hé bien nous n'aimons pas ça ! Bien-pensant,  hyper calibré, peu audacieux et lisse : une pompe à fric bien huilée qui fait son office, une machine qui livre un produit "qui fait le job", qui livre son "divertissement de qualité", mais rien d'autre.

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