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Du Plomb Dans la Tête (Walter Hill 2013)


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James est un tueur à gages. Lorsqu'il laisse un témoin innocent en vie, sa tête est mise à prix et son partenaire descendu. Le détective Taylor Kwon, s'occupe de l'enquête, mais devant la corruption sera obligé à collaborer avec celui que tout accuse :  James !

Walter Hill... Sylvester Stallone qui ne cesse de revenir... Ce n'est plus du revival, c'est carrément la Nuit des Morts Vivants ! Du Plomb Dans la Tête est peut être une adaptation d'une BD, la mise en forme n'en est pas moins identique aux bouses d'actions de ces bonnes vieilles 80's qu'il serait temps de déconsidérer davantage ! C'est banal, anodin, archi-usé et semble revendiquer le "surtout pas d'initiative" comme un mot d'ordre à ne surtout pas omettre. A votre avis : "c'est qui qui doit en prendre davantage du plomb dans la tête ..." Walter Hill ou les consommateurs (comme nous !) de ce genre de cinéma stérile ?

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Gatsby Le Magnifique (Jack Clayton, 1974)


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Dans l'entre guerre, à Long island, toute la riche bourgeoisie américaine se retrouve dans les fêtes fastueuses organisées par Jay Gatsby. Nick Carraway, son voisin, va devenir l"ami de cet homme qui intrigue tout le monde, sur lequel le de nombreuses rumeurs circulent, et qui se révélera bien différent du milieu dans lequel sa fortune le positionne... Mais qui est vraiment Gatsby ?Que cherche-t'il  ?

Avec l'arrivée d'un remake (encore un !) par Baz Lhurman, il nous est monté une folle envie de voir (ou revoir pour certains à la rédaction) le Gatsby version 1974... Drame, histoire d'amour et critique sociale à l'image floue (au propre comme au figuré), le film de Jack Clayton nous replonge avec délices dans un pur ciné 70's de studio, et nous fait adroitement découvrir ce "magnifique", tout habillé d'une image très Hamiltonnienne. Critique sociale et amour s'y mélangent, entre fleur bleue et drame cruel, et ce Gatsby 1974 nous offre un délicieux voyage dans le temps. Un double voyage dans le temps, devrions même dire, puisque la riche fresque 30's se double de quelques agréables clichés du ciné US 70's... Petit tour d'horizon...

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Anna Karenine (Joe Wright, 2012)


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En Russie, Anne Karénine est l'épouse d'u haut fonctionnaire. Sa rencontre avec le séduisant compte Vronski va déclencher un amour, une passion entre les deux êtres, qui mènera Anna Karénine à tout sacrifier pour elle.

Anna Karénine, est bien sûr, l'adaptation de l'oeuvre de Tolstoï, mais il vous faudra vous tourner vers d'autres horizons pour mesurer sa fidélité à l'oeuvre originale, nous préférons nous déclarer incompétents en ce domaine... La rédaction peut cependant vous parler du film de Joe Wright et de sa somptueuse mise en image théâtrale, baroque et inspirée. Cette adaptation de Anna Karénine retrouve la modernité du chef d'oeuvre littéraire original, et l'habille d'un classicisme à la Liaisons Dangereuses de Frears, mais aussi, dans un même temps, d'un dynamisme visuel qui n'est pas sans rappeler le Moulin  Rouge de Lhurmann. Drame en costume soigné et majestueux, le Anna Karénine de Joe Wright risque d'énerver certains, mais son film possède d'indéniables  atouts.

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Le Magasin Des Suicides (Patrice Lecomte, 2012)


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 La Famille Tuvache vend du suicide de père en fils, avec un dévouement presque religieux. Le commerce est florissant, la société déprimante. Tout allait pour le mieux jusqu'à l'arrivée du petit dernier, Alan, qui au lieu de porter la tristesse familiale arbore une indécrottable bonne humeur, doublée d'une joie de vivre inébranlable. Une honte chez les Tuvache !

Pour nous, Lecomte, c'est avant tout l'homme du sublimissime  Mari de La Coiffeuse ou de Monsieur Hire, avant d'être l'homme des Bronzés ou d'un cinéma comme Les Spécialistes... Le Magasin des Suicides, c'est le bon côté du bonhomme pour nous. On retrouve ce goût du drame chez Lecompte, qui devient ici un goût pour la tristesse, et qui tourne ici à la leçon de bonne humeur ! Car "Oui", le Magasin des Suicides est délicieusement empli d'humour noir, mais il accroche aussi une solide banane !

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Les Misérables (Tom Hooper, 2013)


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Après des années en tant qu'"esclave de la loi", Jean Valjean disparaît pour pouvoir vivre sa vie d'homme, loin du terrible Javert. Leurs destins se recroiseront pourtant, lorsque Jean Valjean prendra Cosette sous sa protection, ou bien autour des barricades hissées dans la capitale... La vie dans la France du 19ème siècle, pour les plus humbles, était souvent une épreuve, celle de Jean Valjean n'y fait pas exception.

Le nom de Tom Hooper, à la rédaction, est toujours suivi d'un silence... D’abord parce qu'il nous faut toujours un temps pour "percuter" sur le fait qu'il  ne s'agit pas de Tobe Hooper, le papa de Massacre A La Tronçonneuse, ensuite pour identifier enfin son sublime (mais très académique aussi il est vrai), Le Discours d'Un Roi. Alors à l'idée de voir un film en costume 100% musical, où aucune ligne de dialogue n'échappe au chant, on s'est dit que l'homme pouvait livrer un film épique, étourdissant et capable de nous transporter 2h30 durant ! Tom Hooper a bien rempli son pari d'adapter la comédie musicale de Broadway Les Misérables (et non l'adaptation directe de l'oeuvre de Hugo...), mais quant à satisfaire nos espérances, c'est une toute autre histoire !

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Blancanieves (Pablo Berger, 2012)


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La carrière du célèbre torero Antonio Villalta s'arrête sur une série de drames, dont la mort de sa femme morte pendant son accouchement. Ce n'est qu'après un mariage malheureux, quelques années plus tard il retrouve sa fille, Carmen. Mais sa femme les séparera de nouveau et laissera Carmen pour morte. Recueillie par une troupe de cirque, sans souvenirs de son passé, elle va devenir Blancanieves, torero reconnue au sein de la "petite" troupe, sur les traces de son père sans s'en en avoir conscience... Sa belle mère n'apprécie pas du tout ce nouveau destin.

"C'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures...", mais avec Blancanieves, il ne s'agit pas de soupe ! Relecture du conte des Grimm transposée dans l'Espagne des années 20, cette Blanche-Neige, comme une réponse aux récentes adaptations, adopte des choix visuels forts : Noir et Blanc, Muet et habits de lumière, puisque notre belle endormie évolue ici sur le sable de l'arène... Après The Artist, le "cinéma comme avant" impose de nouveau ses qualités éternelles à nos yeux, ce moderne Blancanieves est à lire au passé...

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Fantastic Mr. Fox (Wes Anderson, 2009)


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Mr. Fox vit avec sa petite famille dans l'arbre qu'il vient d'acheter, juste en face des trois exploitations de trois fermiers peu aimables. Lorsque ses vieux démons de voleur de poules le reprennent, Mr. Fox, va mettre les animaux de la vallée et sa famille en danger. Mais il a plus d'une ruse dans son sac, et ensemble, ils vont affronter les fermiers.

La rédaction ne peu déjà pas cacher son goût pour le cinéma de Wes Anderson, mais alors celui-là, qu'est ce qu'on l'aime ! Fantastic Mr. Fox a beau revêtir tous les oripeaux du film pour enfants, il n'en est rien. Ou plutôt pourrait-on dire que les enfants seront ravis, mais que les adultes le seront encore plus : Fantastic M. Fox est capable de générer plaisir et admiration (si, si !) devant les plus réticents...

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La Vie Privée de Sherlock Holmes (Billy Wilder, 1970)


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50 ans après sa mort, conformément à ses volontés, les écrits du docteur Watson, biographe du grand Sherlock Holmes, sont enfin dévoilées. On y trouve ce que l'histoire ne dit pas sur Holmes, sur l'homme qui se cache derrière ce mythe, notamment au travers du récit d'une enquête restée dans l'ombre du grand public : l'enquête Gabrielle Valladon, le plus grand "échec" de Holmes, qui conduisit Holmes et Watson jusqu'aux bords du Loch Ness...

C'est avec cette enquête, "la plus scandaleuse" (dixit Watson), que Billy Wilder (Témoin à Charge, Certains l'Aiment Chaud ou La Garçonnière) contribue à la liste déjà longue des adaptations du célèbre détective. Bien loin de se suffire de l'écrasant génie du plus grand cerveau de l'Angleterre Victorienne, Wilder invente une nouvelle aventure de toute pièce (une femme amnésique débarque chez Holmes, des nains, le monstre du Loch Ness...) afin de faire apparaître ce que l'oeuvre de Conan Doyle avait omis de décrire : l'homme derrière le détective, avec ses démons et ses failles...

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Sur La Route (Walter Salles, 2012)


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 Sal Paradise veut se consacrer à l'écriture. Lorsqu'après le décès de son père il fait la connaissance de Dean Moriarty, l'amitié est immédiate, fusionnelle. Ils décident de partir ensemble sur la route, avec Marylou, l'amie de Dean, pour aller à la rencontre de la vie, de ses expériences, pour embrasser la liberté et la découverte.

Nous n'avons pas lu ce roman phare de toute une génération, ce roman emblématique de la Beat Génération (wiki !) de Jack Kerouac... Nous n'avons pas ressenti sa liberté et sa modernité, nous n'avons pas vibré sur sa quête de toutes sortes d'expériences, ni n'avons ressenti l'arrivée de l'affranchissement du carcan social, à l'arrivée des Beatnicks, que On The Road portait comme un étendard... Mais après l'adaptation de On The Road par Walter Salles, nous avons l'impression d'avoir touché du doigt et compris ce qu'il représentait. Faute de pouvoir juger la qualité de l'adaptation au cinéma de ce roman, nous avons vu une histoire, des personnages, des idées... et le résultat est là !


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Sur la Piste Du Marsupilami (Alain Chabat, 2012)


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A l'occasion d'un reportage en Palombie, Dan Geraldo va se retrouver embarqué dans une formidable aventure. Avec son guide Pablito, ils vont découvrir l'existence du Marsupilami et vont devoir le protéger du terrible général Hermoso qui veut mettre la main sur les précieux oeufs de l'animal jaune...

Adapter le Marsupilami au ciné était le rêve de Chabat. C'est donc maintenant chose faîte et c'est en compagnie de Djamel Debbouze, Lambert Wilson, Patrick Timsit et Fred Testot que la peluche jaune bondit partout.

Peu familier de la bande-dessinée de Franquin, il nous est difficile de juger de la fidélité du film à l'esprit de son créateur, en revanche le film de Chabat affiche clairement son objectif de signer une "comédie familiale", et nous ne partageons visiblement pas tout à fait sa  définition de "familiale". Les enfants seront sans doute hautement fascinés par l'aspect coloré et le rythme bondissant du film, et leur rires  rempliront certainement votre salon, mais nous doutons que leurs parents expriment autant d'enthousiasme. L'humour de Chabat fait bien sûr ponctuellement mouche dans son film (le chihuahua avec Djamel et le "ca pique" de Chabat , mais ce qui ressort avant tout c'est le "nivellement par l'enfant" de son film...

S'il est un formidable film pour les enfants, Sur La Piste du Marsupilami semble abandonner toute possibilité de lecture pour le public adultes. On s'étonne que Chabat n'ait pas souhaité faire un film plus "familial" et moins "pour enfants". Contrairement au premier Shreck qui contentait autant les enfants que les adultes en gérant habillement plusieurs degrés d'humour, Sur La Piste du Marsupilami semble avoir fait le choix quasi exclusif du jeune public, ne laissant que quelques rares miettes aux adultes... De quoi diviser la famille plutôt que l'unifier !

Sur La Piste du Marsupilami est très sympa, gai et fantaisiste mais il souffre cruellement d'un manque de dimension adulte. Pire encore, si Chabat pensait contenter pleinement toute la famille, alors son entreprise est un échec ! Gags souvent lourds et mécaniques, réalisation pataude (bien moins réussie que Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre), rythme artificiel et jeux d'acteurs hyper appuyé raviront sans réserve vos têtes blondes, mais il rendent aussi ce Marsupilami bien indigeste pour les spectateurs adultes un poil plus exigeant qu'un enfant de 12 ans.

Pour la rédaction, Babe trône fièrement à coté d'un Massacre à la Tronçonneuse, Les Aventures de Wallace & Gromit à coté de La Taupe, ou bien encore Le Fantastique Mr. Fox à coté de Shame. Qu'il soit destiné en priorité aux enfants n'est certainement pas le problème de Sur La Piste du Marsupilami, ce qui pêche dans le dernier Chabat c'est simplement que son réalisateur n'a pas livré tout ce dont il était capable, qu'il se soit arrêté en cours de route. On pourra reprocher à Doorama de donner son avis sur le film qu'il aurait "aimé voir", plutôt que sur celui "livré" : peut être... Mais même si nous ne nous sommes pas ennuyés, nous n'avons pas retrouvé le comique de Chabat, nous n'avons vu qu'un gros projet marketing sécurisé par un casting sans risque et une créativité en berne. Simplement décevant.


Procurez-vous Sur la Piste Du Marsupilami ou d'autres films de Alain Chabat ou avec Djamel Debbouze Alain Chabat, Fred Testot, Patrick Timsit ou Lambert Wilson

Le Hussard Sur Le Toit (Jean-Paul Rappeneau, 1995)


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En 1830, dans le sud de la France, Angelo, un officier italien est pourchassé par des agents prussien. En pleine épidémie de Choléra, il traverse la Provence afin de rejoindre l'Italie. En route il rencontre Pauline de Théus...

Adaptation du roman éponyme de Jean Giono, Le Hussard sur le Toit suit, pour Jean-Paul Rappeneau, Cyrano de Bergerac. Fort de son succès Jean -Paul Rappeneau avait donc toute confiance de la part de ses producteurs pour donner ses chances à ce Hussard et mettre en image cette grande aventure faite de morts et d'amour.

Léger, alerte et enjoué, Le Hussard Sur Le Toit parvient élégamment à vous emmener avec le tumultueux officier italien. Au travers de ses rencontres (certaines fort brèves à cause de l'épidémie), le voyage du jeune homme ressemble à une dernière étape avant de devenir homme, comme scellé par le premier amour qu'il croisera. Olivier Ramirez donne toute crédibilité et fougue à cet intrépide et courageux hussard, de la candeur aussi.  Quand à Juliette Binoche, elle lui oppose un modernisme parfaitement complémentaire et superbement interprété.

Jean-Paul Rappeneau articule et rythme son film autour de l'amour en construction des deux tourtereaux. Après un début riche de rebondissements, l'aventure laissera finalement plus de place au rapprochement des deux êtres, mais ne se fera pas oublier pour autant ! Rappeneau semble avoir pris le parti d'une grande simplicité et limpidité. Le Hussard Sur Le Toit est un film grand film d'aventure et d'amour, jamais prétentieux, jamais trop bavard et jamais "artificiel".

L'écrin de nature dans lequel se déroule le film (entre Aix et Gap), le contraste entre la mort rôdant et l'amour galopant, la fougue "traditionnelle" de Angelo face à la fronde "moderne" de Pauline, Rappeneau opte toujours pour une simplicité narrative et une mise en scène limpide et donne ainsi à son film une légèreté presque enfantine et ne surcharge jamais son histoire de signification excessive. Les péripéties s'enchaînent avec naturel, laissant entre chacune d'elles se former sans hâte la belle histoire d'amour des deux amants platoniques.

Une reconstitution historique  plus que convaincante, un rythme sans faille et une réalisation humble et maitrisée caractérisent Le Hussard Sur Le Toit, rendant sa vision facile, agréable et propice à une immersion totale du spectateur dans ce flot de sentiments et d'aventure. Rappeneau signe là un film vivant et attachant. Un cinéma simple et efficace entièrement tourné vers le divertissement et le plaisir instantané du spectateur : sans livrer une oeuvre inoubliable, Rappeneau livre cependant une vision incroyablement fluide d'un classique de la littérature et satisfait aux exigences premières d'un grand film d'aventure. On applaudit comme des enfants.


Procurez-vous Le Hussard Sur Le Toit ou d'autres films de Jean-Paul Rappeneau ou avec Juliette Binoche

Sa majesté des Mouches (Peter Brook, 1963)


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Des enfants se retrouvent seuls sur une île déserte, sans aucun adulte avec eux. Livrés à eux même ils recréent leur propre société, mélange de règles et d'aspiration personnelles.

Peter Brook (immense metteur en scène de théâtre et réalisateur du Mahabharata) adapte à l'écran le roman de William Golding qui évoque une société reconstruite par des enfants.

Sa Majesté des Mouches peut se décrire comme un croisement entre La Guerre des Boutons et Robinson Crusoé, pour son coté film d'aventure, mais se double d'un passionnant regard philosophique sur l'humanité et notre société. Au travers de la transposition de la société des grands sur ces enfants, c'est véritablement de la nature de l'homme dont il est en fait question ici (Et ce d'autant plus que cette histoire prend vie dans une nature vierge, sorte de de jardin d'Eden d'où naitra le premier péché...). Les enfants de Sa Majesté des Mouches redécouvrent leur nature, adossée à l'absence d'adultes, la société qu'ils créent renouera avec la sauvagerie et s’affranchira de toute morale embarrassante.

Sa Majesté des Mouches est un film fort, sincère, à l'état brut, élaborant son propos sur ces mêmes enfants qui sont à la base de son idée initiale. Il propose non seulement une stimulante réflexion sur les origines et notre nature (le tout sous la forme d'un film d'aventure tout à fait jubilatoire), mais en augmente sa force par sa propre forme, elle aussi "originelle"... (budget ridicule, équipe technique et enfants-acteurs amateurs...).

On dit souvent que les enfants sont brutaux et durs entre eux, ceux de Sa Majesté des Mouches n'échappent pas à la règle. Leur retour à une forme de société primitive et leur affranchissement de toute morale effraie les adultes que nous sommes. Le film de Peter Brook revêt alors une force insoupçonnée, il nous parle au plus profond de nous, dérange même, en nous amenant à nous interroger sur nous mêmes, notre système, nos repères... L'écho est d'autant plus fort que le retour en arrière qui nous est montré, trouve hélas pas mal d'illustrations dans notre société actuelle. Sa Majesté des Mouches fait peur car ces enfants ivres de liberté et d'insouciance : c'est nous...

Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres (Guy Ritchie, 2011)


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Sherlock Holmes poursuit toujours Moriarty, et celà d'autant plus qu'il ajoute à ses projets de destabilisation mondiale l'élimination du Dr. Watson.

A quoi bon s'aventurer dans ce blockbuster artificiel qui creuse le même sillon dessiné par le premier opus. Guy Ritchie continue avec acharnement de dynamiser et moderniser le personnage de Conan Doyle, ou plutôt ce qu'il en reste.

Cette suite jettera effectivement au spectateur tout ce pour quoi il est venu (poursuites, énigmes, beaux ralentis genre bullet-time et aventure), mais à quel prix !
La fin du 19ème siècle n'est ici qu'un décorum inexploité, artifice inutile d'un scénario déjà vu qui pourrait prendre place aujourd'hui comme demain.
Quand au légendaire esprit du détective, il est ici traité à la manière d'un super pouvoir digne d'épater les kids : Holmes est très fort, il comprend tout, prévoit tout, voit tout... Les Héros gagnent toujours, là n'est pas le problème, mais à quoi bon suivre leurs aventure lorsque toute surprise vous est ôtée, lorsque tout est tellement prévu et attendu qu'il en devient vain d'attendre la chute ?

Aucune âme n'habite ce Sherlock Holmes 2 (ni même cette franchise) si ce n'est l'ambition de vendre n'importe quoi n'importe comment à des spectateurs trop dociles. Guy Ritchie remplit sans doute à merveille le cahier des charges demandé par ses proucteurs, mais le résultat ressemble au "mémorable" Ligue des Gentlemen Extraordinaires, le style tape à l'oeil et punchy de Ritchie en plus.

Sherlock Holmes 2 Jeu d'Ombres n'est qu'un triste recyclage d'éléments scénaristiques, déjà maintes fois porté à l'écran, maladroitement (voire même malhonnêtement !) déguisé en Sherlok Holmes par un Guy Ritchie qui joue l'épate inutile et un Robert Downey Jr. surjoue jusqu'à l'exaspération.

Ce buddy movie blockbusterisé à coup de numérique sera divertissant pour les plus cléments d'entre vous, pour les autres une épreuve inutile et infantilisante vous attend.