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Twilight, Chapitre 1 Fascination (Catherine Hardwicke, 2008)


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 Bella vient vivre chez son père dans la petite ville de Fork. Elle est attirée par le bel Edward Cullen, membre d'une famille un peu à l'écart des autres étudiants. L'élu de son coeur s'avère être en fait un vampire. L'amour qui va naître entre les Bella et Edward attirera bien des problèmes à Bella, mais Edward est là, en puissant protecteur...

La rédaction de doorama, grande consommatrice de vampires,  avait envie de sa faire un avis sur le phénomène Twilight. Nous avons donc tenté le grand saut vers le monde magique, merveilleux et torturé des adolescents et avons pris sur nous pour vous ramener ces quelques morceaux de sucre...

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Excision (Richard Bates Jr., 2012)


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Une lycéenne perturbée et mal dans sa peau rêve de devenir chirurgienne. Entre sa soeur condamnée par la maladie et le rejet dont est l'objet au lycée, Pauline elle entretient avec soin son animosité envers sa mère... Inexorablement, Pauline se renferme dans son monde.

Malgré son titre provocateur et la présence de quelques acteurs sulfureux comme Traci Lords, Malcolm McDowell ou le réalisateur John Waters, Excision cache derrière son apparence de film de genre à tendance extrême une véritable ambition.

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L'Hôtel de la Plage (Michel Lang, 1978)


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Bretagne, Finistère, Locquirec, Hôtel de la Plage... Comme chaque été dans ce joli coin de la Bretagne, les habitués viennent passer leurs vacances, en quête de détente, de rencontres, d' "aventure"s pour les plus vieux, ou d'un premier amour pour les plus jeunes...

Submergé sous Un Eté de Porcelaine de Mort Shuman, L'Hôtel de la Plage divise la rédaction de Doorama... Après avoir, bien entendu, remis le film dans son contexte (et Wikipedia nous informe qu'il se place 10ème au box office cette année là !), on découvre un film aussi agaçant qu'agréable à regarder.

Film choral sur la petite vie dans un hôtel d'une charmante station balnéaire, L'Hôtel de la Plage ne brille pas par ses qualités cinématographiques ou sa force narrative. Simple succession de petites scénettes où adultes, adolescents et enfants se confrontent à l'Amour, on suit cette galerie de personnages un peu passivement, sans but, un peu comme un Plus Belle La Vie qui peut indifféremment durer 5 minutes ou 2 heures. Autant dire que dans le genre "on a rien à vous raconter, juste à vous montrer", il n'est pas difficile de trouver plus réussi. Infidélités, premiers amours, premiers émois, français moyens, vacances en familles, plages, parties de pêche, concours local de chansons, coquillages et crustacés... L'Hôtel de la Plage accumule les cartes postales, sans grand talent, ni but, sinon que de simplement évoquer.

Mais à force de "rien" où d'anodin, sa vision, aujourd'hui, dégage un très agréable petit parfum de madeleine ! En moyenne, la rédaction de Doorama avait 8 ans à la sortie du film, et comme les personnages du film, passait elle aussi leurs vacances en famille et en Bretagne. Et c'est bien là que l'Hôtel de la Plage trouve un supplément de vie : dans son regard simple, quasi documentaire, sur le quotidien des vacanciers 70's. Détail après détail, Michel Lang parvient à nous rappeler, tel des instantanés, des sensation de ces années là, très claires, attachantes et fortes. Mais si le charme fonctionne bel et bien aujourd'hui, plus de 30 ans plus tard, et que l'Hôtel de la Plage parvient à séduire grandement par la nostalgie qu'il dégage, on se demande quand même quel intérêt il pouvait bien avoir lors de sa sortie. Insignifiant hier, selon nous, il apparaît tout à fait attachant aujourd'hui, pourvu qu'on l'aborde comme un témoignage tendre de ces années là.

S'il contenait un but, une direction, ou une réelle intention de son auteur (ce dont nous doutons), s'il démontrait une finesse psychologique plus apte à représenter son époque, nous le rapprocherions volontiers des Galettes de Pont-Aven, ou même du Chaud Lapin de Pascal Thomas, pour le ranger dans la catégorie des chroniques attachantes, douces et tendres. Mais au lieu de cela l'Hôtel de la Plage trouble le spectateur en le confrontant à une dimension affective et nostalgique palpable et, dans un même temps, en lui donnant l'impression de consommer passivement du AB production... Un petit mystère donc qui réveille bien des souvenirs, et même un certain plaisir, alors que son ambition initiale et sa simplicité semblait le condamner à l'anecdotique et à l'oubli, tant il ne devait vivre que le temps d'un été...

L'Hôtel de la Plage se regarde comme une photo à peine réussie, mais que l'on ne veut pas jeter. Un film aussi peu indispensable qu'il peut se révéler (très) attachant, mais qui l'air de rien, en dit cependant long sur les moeurs et la France en K-way de l'époque ! A voir avec l'oeil de l'anthropologue plutôt que celui du cinéphile...

Procurez-vous L'Hôtel de la Plage ou d'autres films de Michel Lang ou avec Guy MarchandDaniel Ceccaldi, ou Anne Parillaud

Gyo, Tokyo Fish Attack (Animation, Takayuki Hirao, 2012)


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Kaori et deux amies sont en vacances à Okinawa, quand elles sont attaquées par à une curieuse créature, sorte de poisson sur pattes qui dégage une odeur pestilentielle. C'est le début d'une terrible invasion qui ne vas pas tarder à atteindre Tokyo, que Kaori tente de rejoindre pour retrouver son petit ami Tadashi. Mais une deuxième phase de l'invasion, encore plus effrayante, ne vas pas tarder à se mettre en oeuvre.

Adapté d'un manga datant de 2006, Gyo, Tokyo Fish Attack se présente sous la forme d'1h10 d'horreur et d'humour bien senti,  le tout nous menant inexorablement vers l'apocalyptique. Bien que datant de quelques années, impossible de ne pas mettre la mise en oeuvre de cet OAV avec les évènements de Fukushima. En effet, à l'instar d'un Gozilla qui représentait et incarnait la peur du nucléaire, il est bien difficile, dans la première moitié du film, de ne pas rapprocher la mutation des poissons qui fuient l'océan de la crainte et des interrogations sur la contamination alimentaire issue de la récente catastrophe. Une fois de plus, le japon évacue ses craintes dans une fiction catastrophe ou, comme ici, apocalyptique.

Mais Gyo, Tokyo Fish Attack reste avant tout un manga d'horreur, et son adaptation OAV (comprenez Direct to Vidéo, pour les non familiers du terme...) s'avère particulièrement réussie et jouissive. Tout commence à Okinawa (là où fuyaient les Tokyoïtes pour s'éloigner de Fukushima dans l'attente de news...), comme un parfait film d'horreur, avec des ados en prise avec un curieux monstre dans une cabane. Puis le phénomène grandit avec des milliers de poissons à pattes, dont certains plutôt agressifs comme les requins, avant de devenir un double problème, puisque leurs pattes blessent non seulement les humains, mais les infectent ! Et là Gyo, Tokyo Fish Attack devient particulièrement fun et délirant en mettant au coeur de son récit la pourriture de la chair et l'énergie dégagée ! Et comme tout bon manga, le scénario va crescendo, sans maladresses, ni temps morts, pour emporter le spectateur dans une géniale aventure, aussi foutraque que barrée, souvent absurde, un poil perverse, un poil parano, mais toujours inquiétante !

Si nous ne sommes pas très fan, à la rédaction de Doorama, de son esthétique hétérogène, mais cependant très soignée, nous saluons en revanche l'excellente qualité de Gyo, Tokyo Fish Attack ! Il réussit selon nous à dégager une savoureuse énergie en puisant ses forces dans tous les registres, sans réelle faute de goût : horreur, humour, teens, fantastique, fin du monde (?), survival, hentaï, romance, etc... Formidablement vivant, efficace et drôle, Gyo, Tokyo Fish Attack ne cesse de nous caresser, là ou ça fait du bien, et de nous surprendre. On s'amuse, on pleure, on rit... il y a des méchants et des gentils... certes, mais nous sommes bien dans un univers adulte. Une fantaisie apocalyptique, véritable exutoire, à découvrir en toute confiance.  Nous sommes dans la qualité de Blood ou Akira... et puisque nous parlons de qualité, l'occasion nous est donnée de vous conseiller (encore !) le fabuleux Sword of the Stranger ! Et pour en terminer avec Gyo, Tokyo Fish Attack, vous pouvez y aller les yeux fermés, c'est du très bon, y'a pas de sushis ! 

Procurez-vous Gyo, Tokyo Fish Attack ou d'autres films de Takayuki Hirao