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Melancholia (Lars Von Triers, 2011)


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Le fou Von Triers a encore frappé. Comment réagirions nous à quelques temps de la fin de notre monde, notre planète se situant sur l'exacte trajectoire de la comète Melancholia ?

Au travers d'un film en 2 parties (un mariage rappelant Festen puis l'après mariage sur les lieux de la fête), Von Triers nous bombarde d'interrogations au travers de deux soeurs, deux tempéraments différents, appréhendant le funeste événement. Loin du dogme de ses début, la mise en scène de Von Triers se pare de sublimes séquences visuelles symboliques (au début) pour ensuite les explorer une à une, entre force et poésie.

Spectateur de ces spectateurs, Melancholia envoûte par son rythme lent, et, pour peu que l'on supporte le langage cinématographique de Von Triers (pour ma part j'en raffole) propose une immersion totale dans une histoire un peu hors du temps, un retour sur nous même à l'aube d'une fin certaine. Melancholia est une sensation, fugace mais précise.

Il y a longtemps que Von Triers ne nous avait autant séduit, réussissant pour une fois à ne pas se laisser aller à ses excès.

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Straw Dogs (Les Chiens de Paille, Rod Lurie) (2011)


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 Encore un remake... Là ou le film de Peckinpah nous prenait aux tripes par une tétanisante dissection de la violence, cette nouvelle version ne fait qu'en reprendre fidèlement le déroulement, sans réussir à en reproduire toute la pression psychologique.

L’Angleterre laisse ici place à la moiteur du sud des Etats Unis, et les nouveaux locaux (avec le bel Alexander Skarsgard à leur tête) ont bien du mal à incarner la rugosité et le coté brut, quasi minéral, des assaillants britanniques. Dans cette version, les personnages sont rajeunis, les jeunes hommes remplacent les hommes mûrs du Peckinpah, et l'on se dit qu'effectivement on y perd en maturité.

Remake parfaitement inutile, donc, mais on lui confèrera au moins une salvatrice fidélité à son modèle (voire même un trop grand respect, puisque Rod Lurie n'ose jamais innover dans sa réalisation), ainsi l'avantage de nous donner une furieuse envie de redécouvrir la version 1971.
 
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