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Panique au Village (Vincent Patar & Stéphane Aubier, 2009)


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Pour l'anniversaire de Cheval, Indien et Cowboy décident de lui offrir un barbecue... Mais au lieu de commander 50 briques, ils commandent par erreur des centaines de milliers de briques ! C'est le début d'une grande aventure !

Une joyeuse hystérie, voilà l'impression que nous a laissé l'adaptation long métrage de Panique Au Village (on vous rassure, on ne connaissait pas les courts...). Imaginez de simples figurines pour enfants, telles qu'elles sont vivantes dans leurs mains, vivre les aventures (épuisantes) qu'ils leur réservent. "Alors on dirait que (...) mais en fait..." : c'est le principe de Panique au village. Traversé d'un vent de folie aussi débile que drôle, Panique au Village vous emporte loin... très loin...

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Ernest et Célestine (Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier, 2012)


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C'est un fait bien connu de toutes les petites souris, les ours mangent des souris ! Célestine, une petite souris sans parents, ne croit pas du tout que les ours soient méchants. En pleine expédition de récupération de dents d'ours, sa rencontre avec Ernest, un ours solitaire, va être le début d'une amitié solide et pleine de tendresse.

Un peu de tendresse dans un monde de brutes... Avec ses dessins délicats, ses couleurs pastel et sa poésie, Ernest et Célestine à tout pour plaire... aux tout petits, bien sûr, mais aussi aux grands ! Charmante ode sur l'amitié et la différence, Ernest et Célestine est une bouffée d'oxygène qui a trouvé sans aucune difficulté sa place entre le remake de Maniac et le dernier Rob Zombie... On vous emmène faire un court tour du coté de Ernest et Céléstine...

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Le Magasin Des Suicides (Patrice Lecomte, 2012)


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 La Famille Tuvache vend du suicide de père en fils, avec un dévouement presque religieux. Le commerce est florissant, la société déprimante. Tout allait pour le mieux jusqu'à l'arrivée du petit dernier, Alan, qui au lieu de porter la tristesse familiale arbore une indécrottable bonne humeur, doublée d'une joie de vivre inébranlable. Une honte chez les Tuvache !

Pour nous, Lecomte, c'est avant tout l'homme du sublimissime  Mari de La Coiffeuse ou de Monsieur Hire, avant d'être l'homme des Bronzés ou d'un cinéma comme Les Spécialistes... Le Magasin des Suicides, c'est le bon côté du bonhomme pour nous. On retrouve ce goût du drame chez Lecompte, qui devient ici un goût pour la tristesse, et qui tourne ici à la leçon de bonne humeur ! Car "Oui", le Magasin des Suicides est délicieusement empli d'humour noir, mais il accroche aussi une solide banane !

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Moi, Moche et Méchant (Dispecable Me - Chris Renaud, Pierre Coffin, 2010)


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Gru est méchant, très méchant, c'est sa nature, il aime être méchant. Pour regagner sa place de N°1 de méchants, il fomente un plan diabolique pour voler la lune. Mais il a pour cela besoin d'adopter, le temps d'accomplir son méfait, trois orphelines. Gru serait il en train de s'attacher à ses trois pensionnaires ?

Comment être méchant avec Moi, Moche et Méchant ? La rédaction, à ses heures, est plutôt consommatrice de Schrek, d'Age de Glâce, ou de quelques Pixar bien pesés, et ce nouvel animé 100% numériques a tout à fait réussi à emmener les adultes que nous sommes (paraît-il) dans le monde corrompu des enfants. On peut trouver à redire sur Moi, Moche et Méchant, ici à la rédaction, nous avons en tous cas trouvé quoi vous en dire...

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Frankenweenie (Tim Burton, 2012)


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Vincent et Sparky, son chien, sont inséparables. Quand Sparky disparaît, Vincent est inconsolable. Son professeur de sciences va lui donner involontairement la solution à son chagrin : faire renaître Sparky grâce à la foudre ! Victor va donc se lancer dans l'expérience, en plein concours scientifique de l'école, et sans l'accord de ses parents, M. et Mme Frankeinstein... Victor Frankenstein va bouleverser le quotidien de la ville de New Holland !

La rédaction ne s'en cache pas, elle n'est ni Disney, ni Burton, même si nous reconnaissons bien volontiers à chacun leurs lettres de noblesse. Éternellement fasciné par les grands monstres du cinéma, Burton s'attaque donc avec Frankenweenie à la première création de Frankeinstein, à mi chemin entre projet de toujours et hommage aux mythes Universal et autres bestiaires du cinéma fantastique.

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Fantastic Mr. Fox (Wes Anderson, 2009)


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Mr. Fox vit avec sa petite famille dans l'arbre qu'il vient d'acheter, juste en face des trois exploitations de trois fermiers peu aimables. Lorsque ses vieux démons de voleur de poules le reprennent, Mr. Fox, va mettre les animaux de la vallée et sa famille en danger. Mais il a plus d'une ruse dans son sac, et ensemble, ils vont affronter les fermiers.

La rédaction ne peu déjà pas cacher son goût pour le cinéma de Wes Anderson, mais alors celui-là, qu'est ce qu'on l'aime ! Fantastic Mr. Fox a beau revêtir tous les oripeaux du film pour enfants, il n'en est rien. Ou plutôt pourrait-on dire que les enfants seront ravis, mais que les adultes le seront encore plus : Fantastic M. Fox est capable de générer plaisir et admiration (si, si !) devant les plus réticents...

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Gyo, Tokyo Fish Attack (Animation, Takayuki Hirao, 2012)


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Kaori et deux amies sont en vacances à Okinawa, quand elles sont attaquées par à une curieuse créature, sorte de poisson sur pattes qui dégage une odeur pestilentielle. C'est le début d'une terrible invasion qui ne vas pas tarder à atteindre Tokyo, que Kaori tente de rejoindre pour retrouver son petit ami Tadashi. Mais une deuxième phase de l'invasion, encore plus effrayante, ne vas pas tarder à se mettre en oeuvre.

Adapté d'un manga datant de 2006, Gyo, Tokyo Fish Attack se présente sous la forme d'1h10 d'horreur et d'humour bien senti,  le tout nous menant inexorablement vers l'apocalyptique. Bien que datant de quelques années, impossible de ne pas mettre la mise en oeuvre de cet OAV avec les évènements de Fukushima. En effet, à l'instar d'un Gozilla qui représentait et incarnait la peur du nucléaire, il est bien difficile, dans la première moitié du film, de ne pas rapprocher la mutation des poissons qui fuient l'océan de la crainte et des interrogations sur la contamination alimentaire issue de la récente catastrophe. Une fois de plus, le japon évacue ses craintes dans une fiction catastrophe ou, comme ici, apocalyptique.

Mais Gyo, Tokyo Fish Attack reste avant tout un manga d'horreur, et son adaptation OAV (comprenez Direct to Vidéo, pour les non familiers du terme...) s'avère particulièrement réussie et jouissive. Tout commence à Okinawa (là où fuyaient les Tokyoïtes pour s'éloigner de Fukushima dans l'attente de news...), comme un parfait film d'horreur, avec des ados en prise avec un curieux monstre dans une cabane. Puis le phénomène grandit avec des milliers de poissons à pattes, dont certains plutôt agressifs comme les requins, avant de devenir un double problème, puisque leurs pattes blessent non seulement les humains, mais les infectent ! Et là Gyo, Tokyo Fish Attack devient particulièrement fun et délirant en mettant au coeur de son récit la pourriture de la chair et l'énergie dégagée ! Et comme tout bon manga, le scénario va crescendo, sans maladresses, ni temps morts, pour emporter le spectateur dans une géniale aventure, aussi foutraque que barrée, souvent absurde, un poil perverse, un poil parano, mais toujours inquiétante !

Si nous ne sommes pas très fan, à la rédaction de Doorama, de son esthétique hétérogène, mais cependant très soignée, nous saluons en revanche l'excellente qualité de Gyo, Tokyo Fish Attack ! Il réussit selon nous à dégager une savoureuse énergie en puisant ses forces dans tous les registres, sans réelle faute de goût : horreur, humour, teens, fantastique, fin du monde (?), survival, hentaï, romance, etc... Formidablement vivant, efficace et drôle, Gyo, Tokyo Fish Attack ne cesse de nous caresser, là ou ça fait du bien, et de nous surprendre. On s'amuse, on pleure, on rit... il y a des méchants et des gentils... certes, mais nous sommes bien dans un univers adulte. Une fantaisie apocalyptique, véritable exutoire, à découvrir en toute confiance.  Nous sommes dans la qualité de Blood ou Akira... et puisque nous parlons de qualité, l'occasion nous est donnée de vous conseiller (encore !) le fabuleux Sword of the Stranger ! Et pour en terminer avec Gyo, Tokyo Fish Attack, vous pouvez y aller les yeux fermés, c'est du très bon, y'a pas de sushis ! 

Procurez-vous Gyo, Tokyo Fish Attack ou d'autres films de Takayuki Hirao 

Chicken Run (Peter Lord, Nick Park, 2000)


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Ginger ne rêve que de s'évader du poulailler et de quitter sa misérable vie de pondeuse. Lorsque le coq Rocky attérit un jour au beau milieu du poulailler, Ginger entrevoit alors la solution : Il faut voler ! Il faut faire vite aussi car les fermiers installent une terrible machine à faire des Tourtes au Poulet !

Les Studios Aardman à leur plus haut niveau, enfin, juste après Les Aventures de Wallace et Gromit ! Chicken Run demeure plus de 10 ans après comme au premier jour, totalement épargné du temps qui passe. La raison tient autant de l'incroyable niveau de qualité de l'animation "pâte-à-modeler", que d'une réalisation aussi inventive qu'adaptée, qu'à son scénario parodique référentiel.

Cette version fermière de La Grande Evasion (qui remplacera Steve McQueen par un avantageux coq flambeur doublé par Mel Gibson...), parvient à éviter de céder aux sirènes de sa lecture par les enfants. On est en effet surpris de voir que Chicken Run n'a d'enfantin que l'apparence de ses personnages (mais pas leur conception !) et qu'à de très très rares moments seulement il s'enferme dans une vision destinée aux enfants. Il parvient donc ainsi, avec ses trésors d'humour anglais bien senti et souvent très fin, à être au final davantage un film pour public adulte que pour les enfants (nous sommes à la rédaction persuadé que l'animation n'est pas synonyme de film pour enfants, mais l'êtes vous ? Si non : Chicken Run !). D'ailleurs il ajoutera à son modèle une lecture du génocide Nazi, qui donnera encore plus de sens et de souffle au film, en invitant la solution finale sous forme de machine à tourtes ! (audacieux, mais tellement bien amené).

Film pour adulte donc (mais pas que, bien sûr !), Chicken Run joue à fond la carte de la parodie et nous livre derrière sa matière animée image par image, une formidable galerie de personnages pleine de vie, et à la psychologie aussi travaillée que son animation ! Chicken Run est un travail de maître horloger d'une précision rare : expressions des poules, situations générales, décors, rythme, humour et même émotion parfois, sont superbement mis en oeuvre dans cette géniale histoire entre aventure et délire maitrisé.

Il nous parait difficile de trouver le moindre reproche à formuler à l'encontre de Chicken Run... Il propose un univers bien plus riche que celui de Disney (même si les objectifs ne sont pas les même, il est vrai), il prouve (mais fallait il encore le démontrer) que l'animation n'est "pas que" destinée aux enfants, et par dessus tout nous offre un film drôlissime, rempli de savoureux détails visuels comme scénaristiques. Lors de sa sortie, nous avions certes beaucoup aimé ce poulailler en folie, mais sans en tomber pleinement amoureux (quoi que Ginger, la jolie poulette...). Aujourd'hui, sa redécouverte nous à permis de voire (contempler ?) toute sa finesse, sa vie et son énergie que son rythme à 100 à l'heure ne nous avait pas laissé le temps de voire lors de notre première vision. La plus grande complexité possible sous des apparences de simplicité évidente : et si c'était ça le génie ?

Procurez-vous Chicken Run ou d'autres films de Nick Park ou avec Mel Gibson

Verbo (Lost Destination - Eduardo Chapero-Jackson, 2011)


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Dans une ville d'Espagne un peu déshumanisée, une jeune fille renfermée sur elle même a du mal a trouver sa place dans sa famille et la société. Fascinée par les tags de Lyriko, leur interprétation tourne presque à l'obsession. Lorsque elle décide de mettre fin à ses jours, Lyrico vient à elle dans univers imaginaire.

L'exploration de l'univers de l'enfance ou de l'adolescence, de leurs souffrances, leur sensibilité, peut donner les meilleures choses (Le Labyrinthe de Pan pour la vision enfantine du monde adulte, Colorful pour son approche du suicide...), mais aussi les pires, comme le démontre brillamment ce Verbo, nouvelle approche ibérique de ce thème.


Le réalisateur avait pourtant visé haut en choisissant d'aborder le suicide et le mal-être par le biais d'un monde imaginaire (où se déroule le combat de l'héroïne pour surmonter la dureté de la société) et en lui appliquant un traitement non dénué de volonté poétique. Mais peine perdue ! Pourtant ambitieux, Verbo s'enlise dans un rythme calamiteux et une utilisation des codes ados proche du caricatural (look skateurs ténébreux, entre le cyber punk de Matrix et le gothic-samouraï tendance Emo...).

Caché derrière un symbolisme faussement travaillé, Verbo échoue à communiquer le mal-être de son héroïne (la jeune Alba Garcia aura pourtant livré une interprétation juste et fragile de son personnage) et se heurte régulièrement au ridicule, en proposant un monde imaginaire factice, superficiel et fort peu inspiré (les jeunes aiment le rap, Matrix et les jeux vidéos...). Verbo aurait pu se limiter à un film inabouti, victime de quelques maladresses, mais tant de fausses idées, infligées avec tant de prétention (l'alibi culturel Don Quichotte, le message de la beauté...) au spectateur, ne parviennent au final qu'à le faire trébucher de plus haut.

A la manière d'un Sucker Punch (raté, selon nous), Verbo tente vainement de mettre en image les fragilités de nos teens, son utilisation de codes puéril ne parvient pas à rendre crédible une problématique pourtant riche et passionnante (Le Labyrinthe de Pan, lui, y parvenait). Verbo dégage, malgré une ambition initiale certaine, le parfum du "bon coup" calculé, il semble transpirer d'une envie de devenir le film emblématique d'une génération incomprise. Hélas, devant tant de sincérité feinte, tant de maquillages artificiels (les parties animées) et de représentations creuses et usées, Verbo irrite profondément et ennuie rapidement (à moins que ça ne soit l'inverse...).

A la rédaction, nous avons vécu ce Verbo comme une tentative d'escroquerie intellectuelle, mais malgré nos recherches, il ne semble pas possible de porter plainte contre ce genre de faits !


The Prodigies (Antoine Charreyron, 2010)


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Depuis toujours Jimbo peut contrôler les choses et les gens par la seule force de sa pensée. Il travaille maintenant pour la fondation Killian et trouve 5 ados dotés des mêmes pouvoirs que lui. Il va tenter de les rassembler pour les aider à canaliser leurs pouvoirs, les protéger d'eux mêmes, mais aussi ceux qui seraient confrontés à leurs pouvoirs...

Contrairement à ce que son affiche et son titre pouvait laisser présager, The Prodigies est une production d'animation en grande partie française, réalisée par un français (cocorico ! mais en animation, les français sont plutôt prisés...) et avec la belle voix de Mathieu Kassovitz. Et effectivement, nous sommes assez loin de l'esprit "super-héros" américain.

Cette adaptation de "La Nuit des Enfants Rois" propose une fort belle mise en image, quelquefois impressionnante, même si on pourra lui reprocher une très grande hétérogénéité visuelle (hyper réaliste par moments, très stylisée à d'autre). Mais le véritable intérêt de The Prodigies est son traitement très "mature", attaquant de front des problématiques délicates (les violences subies par ses protagonistes notamment, familiales ou sociales) , sans en édulcorer le fond, ni exagérer la forme.

On peut rapprocher The Prodigies de Chronicle, d’abord pour son sujet autour de super-pouvoirs dans des mains encore inexpérimentées, ensuite pour sa volonté de fuir les codes conventionnels des films de "super-héros", ou pour être plus précis encore, des films traitant des supers-pouvoirs (et là, on pense au traitement de Incassable...), enfin pour son approches des difficultés (souffrances ?) des adolescents.

Plutôt fin et riche, The Prodigies est passionnant à découvrir. Il rentre dans la courte liste de ces films à priori destinés aux ados (même si ce n'est pas la cas ici) mais dont le traitement "adulte" emporte finalement le morceau. Plutôt que de jouer la carte de l'action pure, The Prodigies surprend par son rythme et son traitement tout en nuances. Une belle occasion donc de découvrir un excellent film d'animation, aussi ludique que réfléchi, qui fait regretter que les américains ne s'arrêtent qu'à l' "entertainement" et ne creuse pas davantage le potentiel de certains de ses super-héros.

Colorful (Karafuru, Keiichi Hara, 2011)


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Arrivée dans l'au-delà, une âme se voit accordé une chance de réparer et comprendre ses erreurs. Elle est pour cela renvoyée sur terre dans le corps de Makoto, un adolescent mal dans sa peau qui vient de tenter de se suicider. La découverte du difficile quotidien de Makoto sera elle une chance de "rédemption" ?

Très belle et très sensible histoire sur un adolescent en détresse, Colorful possède l'immense qualité de traiter d'une bien jolie manière le thèmes difficile du mal-être chez les ados. A travers cette âme expérimentant la vie abimée de son hôte, Keiichi Hara,  aborde la question du besoin et du rejet des autres, et parvient à distiller de très beaux moments d'émotion avec une grande délicatesse .

Le spectateur reconstruit, en même temps que cette âme, le parcours de fragilités et de souffrances de Makoto, il expérimente lui aussi, touche après touche, le sentiment d'incompréhension et d'isolement ressenti par Makoto. C'est cette compréhension de l'autre et de ses souffrances que Colorful parvient admirablement bien à retranscrire et partager avec nous.

Visuellement très beau et sobre, Colorful est une belle immersion dans une famille japonaise contemporaine. En dépit de son sujet difficile, le film de Hara parvient à exhaler, à l'image de son affiche, un agréable parfum de bonheur et de bien être pour le spectateur. Et c'est finalement bien de bonheur dont il est question dans Colorful !

Un bémol cependant. Si Colorful évite habilement la naïveté et la compassion excessive, s'il évite aussi le sentimentalisme stérile, à Doorama on est moins séduit par cette impression de morale, de "leçon de vie" qu'il laisse au final. Mais devant le message qui nous est ici livré, on se dit aussi : "et si c'en était une ?".


Le Chat Du Rabbin (Joann Sfar, 2011)


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Le rabbin vit avec sa fille et leur chat. Un jour, le chat se met à parler, il s'intéresse particulièrement aux croyances des hommes et par dessus tout à la fille de son maître.

Joann Sfar (certains se souviendront de son inégal Gainsbourg Vie Héroïque) porte donc sa bande dessinée éponyme sur le grand écran, et le résultat est visuellement fort élégant et poétique.

Au travers de son personnage félin, qui ne cesse de s'étonner des contradictions des hommes, et ne manque pas une occasion de "ramener sa fraise", le film s'axe principalement sur la religion (il serait même plus juste de dire les religions) mais ne manque pas cependant de s'attarder sur les rapports humains.

Mêlant avec goût remarques philosophiques, humour et émotion, Le Chat Du Rabbin s'avère particulièrement agréable et ludique à suivre. Il délivre avec une certaine finesse, des messages de tolérance et de compréhension, sans jamais abandonner sa malice et sa désinvolture.

Même si la fin laisse un peu sur sa faim, Le Chat Du Rabbin réussit à vous faire voyager sans stress entre son sujet sensible et son ambiance "bain de soleil colonial".

Enfin, on retiendra pour l'anecdote, la savoureuse apparition de Tintin (qui à elle seule pourrait résumer l'esprit de son auteur) et la fille du rabbin dont nous sommes tombés fou de désir à la Rédaction de Doorama !


First Squad ? The Moment of Truth (2009)


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Au demeurant fort beau à regarder, First Squad s'avère assez difficile à suivre de part sa structure éclatée. A l'apparence d'un pilote de série, ce russo-japanim (si, si !) met un temps infini à se mettre en place, multipliant les flash-back, afin de bien tout présenter. Mais à force d'annonces, on arrive au bout des 75 minutes sans avoir trop bien compris où tout cela allait nous amener. Du coup : à quoi bon :-)

Malgré une réussite visuelle indéniable, notamment par le curieux mélange de style Manga et un un je ne sais quoi de Stalinien, on reste sur sa faim, l'appétit coupé.

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