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Ernest et Célestine (Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier, 2012)


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C'est un fait bien connu de toutes les petites souris, les ours mangent des souris ! Célestine, une petite souris sans parents, ne croit pas du tout que les ours soient méchants. En pleine expédition de récupération de dents d'ours, sa rencontre avec Ernest, un ours solitaire, va être le début d'une amitié solide et pleine de tendresse.

Un peu de tendresse dans un monde de brutes... Avec ses dessins délicats, ses couleurs pastel et sa poésie, Ernest et Célestine à tout pour plaire... aux tout petits, bien sûr, mais aussi aux grands ! Charmante ode sur l'amitié et la différence, Ernest et Célestine est une bouffée d'oxygène qui a trouvé sans aucune difficulté sa place entre le remake de Maniac et le dernier Rob Zombie... On vous emmène faire un court tour du coté de Ernest et Céléstine...

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Bêtes de Scène (Best In Show - Christopher Guest, 2000)


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A Philadelphie, Le Mayflower est LE concours duquel sortira le meilleur chien... Caniche, Saint-Hubert, Shin-Tzu ou Norwich, toutes les races s'y confrontent pour décrocher la prestigieuse récompense, à moins que ce ne soit leur maître... ? La personnalité de ces toutous, n'est rien comparée aux humains qui les accompagnes, bien plus intéressants encore...

Tel chien, tel maître... Enfin, c'est ce que l'on aurait envie de dire, mais les quadrupèdes sont quand même bien plus simples et solides que les bipèdes. Best In Show est une charmante comédie sur ces drôles de passionnées qui font concourir leurs chiens. Derrière chaque toutou de compét' se cache un névrosé de compét', sinon un indécrottable passionné, prêt à tout pour montrer que son compagnon est le meilleur de sa catégorie, le meilleur de tous ! Galerie de portrait (bestiaire devrait-on dire), Bête de Scène pose un regard amusé et distrayant sur ce petit monde. La rédaction étant aussi amatrice de bêtes à poil que de cinéma, nous ne pouvions rater l'occasion de vous présenter l'objet...

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Wrong (Quentin Dupieux, 2011)


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Dolph se réveille comme tous les matins à 7h60, mais ce matin, Paul, son chien,  n'est plus là... Bouleversé par sa disparition, le quotidien de Dolph s'en trouve ébranlé. Son jardinier, le mystérieux Maître Chang, le détective chargé de retrouver Paul ou Emma, la vendeuse de pizza qu'il ne connaît pas qui vient vivre chez lui, émaillent ses jours de solitude dans de bien curieuses trajectoires...

Sans doute la rédaction de Doorama est très friande de ces cinéastes "arty" et ésotériques, génies où escrocs... De Wes Anderson (arty ?) à David Lynch (ésotérique ?), et on pensera aussi au délicat Cashback, il y a de ces cinémas qui nous enthousiasment. Nous rangeons Wrong dans cette catégorie, parmi ces "ovnis" que l'on observe avec le cerveau qui s'emballe, sans pour autant être certains de ce que l'on en pense... Une expérience... Et quelle expérience que de retrouver de nouveau réunis Flat Eric avec son papa Quentin Dupieux (aka Mr. Oizo), puisque Flat Eric fait l'un des plus beaux caméo de cette décennie dans le panier de Paul le chien ! Wrong nous embarque pour "nulle-part-land", quelque part entre ici et ailleurs...

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L'Odyssée de Pi (Ang Lee, 2012)


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Piscine Molitor Patel, surnommé Pi, vit maintenant au Canada. Mais le voyage qui séparait le Canada de son Inde natale n'a pas été de tout repos. Lors de la traversée, le bateau dans lequel il voyageait avec sa famille et les animaux du zoo familial a sombré... Rescapé du naufrage, Pi a passé 227 jours, seul dans un canot de sauvetage. Seul ? Pas tout à fait, Richard Parker, "partageait" son périple... Qui est Richard Parker ? C'est un tigre... Comment survivre 227 jours en mer avec un tigre ? C'est l'histoire que Pi raconte à cet auteur venu chercher l'inspiration.

Ang Lee est un curieux touche-à-tout, un adepte des associations et mélanges inattendus, comme celle des cow-boys homosexuels du Secret de Brokeback Montain, comme celle des arts martiaux avec la poésie de Tigre et Dragon, comme celle de Raisons et Sentiments... Ang Lee n'est peut-être pas un auteur irremplaçable, mais c'est un sacré metteur en image et un faiseur de rêve talentueux. L'Odyssée de Pi est un film d'aventure tous public, qui mélange habilement suspense et poésie, et propose au spectateur un spectacle des plus agréables.

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Fantastic Mr. Fox (Wes Anderson, 2009)


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Mr. Fox vit avec sa petite famille dans l'arbre qu'il vient d'acheter, juste en face des trois exploitations de trois fermiers peu aimables. Lorsque ses vieux démons de voleur de poules le reprennent, Mr. Fox, va mettre les animaux de la vallée et sa famille en danger. Mais il a plus d'une ruse dans son sac, et ensemble, ils vont affronter les fermiers.

La rédaction ne peu déjà pas cacher son goût pour le cinéma de Wes Anderson, mais alors celui-là, qu'est ce qu'on l'aime ! Fantastic Mr. Fox a beau revêtir tous les oripeaux du film pour enfants, il n'en est rien. Ou plutôt pourrait-on dire que les enfants seront ravis, mais que les adultes le seront encore plus : Fantastic M. Fox est capable de générer plaisir et admiration (si, si !) devant les plus réticents...

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Océans (Jacques Perrin, Jacques Cluzaud, 2009)


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Dans un futur plus ou moins proche, un grand père se demande comment il pourrait faire comprendre à son petit-fils ce qu'était cet Océan que les hommes ont abîmés au point de le vider de sa vie... Voir ses merveilles suffirait à appréhender sa beauté...

Après Le Peuple Singe (en tant que producteur), Mikrocosmos (sur les insectes...) et Le Peuple Migrateur (les oiseaux...), Jacques Perrin poursuit son exploration des merveilles de la Nature, cette fois dans l'élément liquide.

C'est bien sûr en grande partie la technologie qui donne à Océans son pouvoir d'émerveillement sur le spectateur, mais pas seulement... Ses images, impressionnantes de beauté, coupent littéralement le souffle du spectateur, le mettant presque en situation d'apnée pour mieux pénétrer dans cet océan, mais au delà de sa "simple" beauté esthétique, c'est aussi par le sens de ces images que Océans nous touche !

L'accumulation d'images incroyables, souvent jamais vues (en tout cas de cette manière là !), laisse après leur vision une réelle adhésion au message de Jacques Perrin sur la nécessité, l'urgence, de préserver ce patrimoine naturel. Le message écologique, qui trouve depuis quelques années dans le cinéma un puissant allié, est ici transmis au spectateur sans tentative de le culpabiliser ou de le convaincre à tout prix. Jacques Perrin utilise pour seul argument ce que l'on pourrait résumer par "Regardez ! C'est si beau, si parfait, si énorme qu'il est évident que ça doit rester comme ça l'a toujours été", sa profession de foi, presque comme une prière religieuse...

Documentaire aux images fascinantes, hypnotisantes, certes, Océans ne manquera cependant pas de "références cinématographiques" : La transhumance des araignées de mer surpasse les plus impressionnants combats de 300... Certains habitants des profondeurs semblent avoir inspiré la créature de Alien... d'autres semblent sorties de l'univers de Hayao Miyazaki (Mon Voisin Totoro)... certaines semblent plus violentes et létales que les hordes de Starship Troopers... Quant au poisson-pierre, à l'allure grotesque, il s’avérera un chasseur plus redoutable encore que le Predator de Mc Tiernan ! Océans nous donne à voir la Nature dans ce qu'elle a de plus beau, de plus noble, et nous oblige à accepter humblement sa perfection, sa supériorité même ?

Océans, pour parfaire ses atouts, aura de plus la générosité de se faire discret quand à ses commentaires... Il est vrai que la majorité de ses scènes et ses images parlent (et fort !) d'elles-mêmes, le spectateur peut alors s'abandonner complètement à leur beauté contemplative... Si la pertinence des commentaires n'a d'égal que leur rareté, le spectateur n'échappera cependant pas à notre Bruno Coulais national, tantôt envahissant, tantôt en mode inspiration minimale, mais rien de grave cependant.

Océans est un opéra visuel à l'esthétique somptueuse. Contemplatif et pédagogique, il est un autant un plaisir visuel qu'intellectuel, et ce grâce à une liberté et une subtilité que l'on aurait aimé voir dans le magnifique Home de Yann Arthus-Bertrand. Ce documentaire est une merveilleuse réussite : "le poids des mots, le choc des images", mais sans les mots... :-)

Procurez-vous Océans ou d'autres films de Jacques Perrin, Jacques Cluzaud ou avec Jacques Perrin

Cheval de Guerre (War Horse, Steven Spielberg, 2012)


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Une rapport unique lie Albert avec Joey, son cheval. Mais la guerre les sépare, et commence alors pour Joey un long périple au travers de l'Europe, ponctué de rencontres fortes, mais aussi dangereuses. Albert et Joey feront tout pour être de nouveau réunis.

A la rédaction, on est pas très copains avec Steven Spielberg... Alors débarrassons nous tout de suite de l'essentiel : Cheval de Guerre est une grande aventure familiale, épique, riche en sentiments avec une belle mise en images. Spielberg réalise un "grand film à l'américaine", sans génie, aucun, mais comme toujours son cinéma à de la gueule, le Monsieur sait faire ! Voilà.

Cheval de guerre est loin d'arriver en tête de sa filmographie. Son sujet grand public vendu à coup de cartes postales irrite rapidement. Son scénario digne d'un Bibliothèque Verte, tire inexorablement le film vers un jeune public 8-12 ans qui ne serait pas encore accroc aux super héros. Adulte, on a bien du mal à digérer facilement la naïveté de son histoire, cette avalanche de bons sentiments dans un monde brutal rime abusivement avec "mièvrerie".

Cheval de Guerre est une aventure exaltant les valeurs d'amitié, de courage et de générosité ; c'est avec ce cheval que ces valeurs apparaissent chez les humains, il en est un catalyseur. S'il possède ses moments de charme (l'amitié entre les soldats anglais et allemand pour sauver Joey... Une exécution devant un moulin...), l'impression qu'il laisse après sa vision est pourtant celle d'un Spielberg en pilotage automatique, usant et abusant des techniques et d'un style qui l'ont consacré mais n’innovant absolument plus.

Ce que l'on reproche à Cheval de Guerre, ce n'est pas sa dimension familiale, mais sa paresse créative masquée par un savoir-faire effectivement évident. Steven Spielberg a visiblement voulu donner à Cheval de Guerre le souffle des grandes fresques (son final hommage à Autant En Emporte Le Vent...), s'il tient effectivement ses promesses à l'écran, il souffre paradoxalement de son classicisme et sa quête de grand sentiments l'embourbe dans la mièvrerie un peu stérile. Spielberg à sans doute réalisé le grand film familial qu'il souhaitait (et c'est réussi pour nos têtes blondes), mais pour beaucoup ce Cheval  de Guerre risque de ne pas dépasser le statut d'un "Autant En Emporte Mon Dada" manquant à la collection Bibliothèque Verte !


L'Impossible Monsieur Bébé (Bringing up Baby, Howard Hawks, 1938)


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A la veille de son mariage et d'une importante avancée professionnelle, David Huxley rencontre Susan Vance, une femme excentrique qui va s'enticher de lui. Accompagnée de Bébé, un léopard, et de la complicité de George, un chien, Susan va considérablement bouleverser, dynamiter même, la vie de David...

Bringing Up Baby est un incontournable de la comédie américaine dite 'screwball comedy', un pur moment de bonheur et d'énergie incroyablement chorégraphié par un Howard Hawks en pleine maîtrise.

Quiproquos multiples, dialogues percutants, Cary Grant et Katharine Hepburn survoltés, humour omniprésent, romance, chasse au léopard et course au chien ne sont que quelques un des éléments qui s'enchainent, se superposent et se répondent au millimètre dans un rythme endiablé. Bien qu'aucun numéro de danse n'apparaisse dans l'Impossible Monsieur Bébé, c'est bien à une véritable chorégraphie que nous assistons.

Comédie romantique et débridée, légère et tonique à la fois, Monsieur Bébé regorge de ressorts comiques particulièrement efficaces. Porté par l'un des plus beaux couple qu'il soit à l'écran, il semble impossible de ne pas se laisser porter dans ce flot ininterrompu de rebondissements, derrière lequel l'amour vif et instantané de Hepburn insuffle une vie et une énergie savoureuse.

Chef d'oeuvre total du genre, l'Impossible Monsieur Bébé est intact, tant dans son rythme que dans son humour, sa mise en scène dégage toujours la même vitalité et il conserve encore son statut de maître étalon de la comédie romantique. Bien des tentatives actuelles échouent à concentrer aussi brillamment autant de rythme et de souffle : L'Impossible Monsieur Bébé est toujours aussi jeune.


Nouveau Départ (We Bought A Zoo, Cameron Crowe, 2011)


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Quelques mois après le décès de sa femme, Benjamin, avec ses deux enfants, décide de tout plaquer pour prendre un nouveau départ. Il trouve sa maison idéale, mais son achat est conditionnée à la reprise du zoo à laquelle elle appartient. Il achète la maison et, appuyé par l'équipe des gardiens dirigée par Kelly, se lance dans l'aventure.

A première vue, Nouveau Départ ressemble à s'y méprendre à une énième mièvrerie américaine, remplie de bons sentiments, destinée à nos kids pour leurs vacances. S'il s'agit effectivement d'une histoire simple, légère et naïve à l'américaine, Cameron Crowe (Presque Célèbre, Singles) lui donne vie avec une efficacité certaine et une finesse insoupçonnée.

Le père en difficulté avec ses enfants, un deuil douloureux, un challenge à relever : toutes les ingrédients habituels sont au rendez-vous, mais ils sont ici traités avec tant de délicatesse, de tact et de retenue (voire même avec goût) qu'ils touchent, émeuvent et forcent la bonne humeur. Matt Damon livre une interprétation parfaite, quand aux femmes du film (Scarlett Johansson, Elle Fanning et même la fille de 7 ans) elles sont étonnantes de justesse et de naturel. Ajoutez enfin une ravissante BO de Jonsi, leader de Sigur Ros ! Belle affiche en fin de compte...

Bref, contre toute attente, Nouveau Départ fait mouche en adoptant un traitement intelligent de son scénario (basé sur une histoire vraie) et en lui imprimant un ton juste. Il mêle adroitement son humour discret avec des moments plus graves et intimistes, sans faute de goût majeure. C'est est une petite douceur, inattendue, un petit pécher qui fait du bien, auquel on peut s'adonner sans crainte de régression ni de perte de neurones.
Sceptiques au début, on se lâche ensuite pour jubiler enfin.
 

NDLR : En plus y'a plein d'animaux, et à doorama on adore les animaux !

L'Empire Des Fourmis Géantes (Bert I. Gordon, 1977)


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Un fût radioactif atterrit par erreur sur les cotes de la Floride et entraîne une mutation des fourmis. Un petit groupe de touristes, venus pour acquérir des terrains, est alors attaqués par ces fourmis devenues géantes et intelligentes... Ils tentent alors de rejoindre la ville.

Cinématographiquement, il est difficile de sauver quoi que ce soit de ce nanar d'exploitation aux allures indigentes. Des acteurs absents, des dialogues consternant, des effets spéciaux rigolos (principalement superpositions d'images ou grosses marionnettes), un montage en encéphalogramme plat et une réalisation réduite à sa plus simple expression... Mais ce n'est pas grave  !

L'Empire Des Fourmis Géantes est certes aujourd'hui à la limite du visible, mais dispense pourtant un charme très efficace pour les amateurs de séries B ou de nanars. Contrairement aux autres productions d'invasion de l'époque (araignées, vers de terres, abeilles, lapins, que sais-je encore, le bestiaire est immense !), il déborde des limites de son genre et mélange alors le film de monstres, le film d'invasion et celui de science-fiction (son origine H.G. Wells n'y est sans doute pas étrangère). Ainsi, même si la réussite n'est pas là, le kitsch de ce cinéma 70's se double d'une touche Rétro très 50's pas si désagréable.

Enfin, revoir l'Empire Des Fourmis Géantes, pour peu que l'on ait envie d'un nanar, déclenchera bien des sourires. Il faut voir les acteurs feignant l'étonnement, figés, devant "rien du tout" (puisque les fourmis ne sont encore, lors du tournage, que de futures superpositions d'images qui ne se feront qu'en post-prod !). Admirons la caméra qui tremble pour ne pas que le spectateur ne s'aperçoive trop des marionnettes (euh... trop tard !) qui sont agitées sur les acteurs... Doorama ne vous en dira pas plus, ne gâchons pas votre plaisir !

Tout est médiocre et très proche du ridicule, mais remis dans le contexte des productions de l'époque, ces fourmis là peuvent quand même déclencher l'affection d'un certains public, empli de nostalgie pour un cinéma qu'on ne fait plus.