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Zombie 108 (Joe Chien, 108)


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Dans le quartier 108 de Taipei, un mystérieux virus transforme ses habitants en hordes de morts-vivants ! Membres du SWAT local, petits mafieux et simples habitants devront s'unir pour réussir à survivre !

Le mort-vivant est rusticité depuis 28 Jours Plus Tard... il a retrouvé toute sa fraîcheur, à tel point que chaque pays livre maintenant leurs films de Zombies. Et comme les projets "crédibles" en provenance de Taïwan sont plutôt rares, la rédaction à tenté sa chance avec ce Zombie 108... Seule Uma Thurman aurait pu rédiger notre chronique d'une seule phrase; avec son désormais célèbre "What did you expect ?". Nous choisissons d'être plus locasses...

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Lady Vengeance (Park Chan-wook, 2005)


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Emprisonnée 13 années pour avoir assassiné un enfant de 5 ans, Gueum-Ja retrouve enfin la liberté. Elle va enfin pouvoir se venger de celui qui l'a envoyé en prison, de celui qui lui a pris 13 années et tant d'autres choses...

Dernier opus de la "trilogie de la vengeance", Lady Vengeance succède à l'atypique Sympathy for Mr. Veangeance (2003) et au surpuissant Old Boy (2004) !

De nouveau Park décortique, dissèque presque, les mécanismes de la vengeance, la justifiant par une situation initiale brutale et injuste, et lui apportant en réponse une action plus brutale encore, le mal appelant le mal. Et lorsque le mal initial est incarné par Min-sik Choi (J'ai rencontré le diable et Old Boy), on dit "encore !")

Une fois de plus, Park brouille les repères et joue avec le spectateur, il fait basculer ses personnages d'un coté puis de l'autre de la ligne, et nous fait hésiter entre compassion et répulsion. Pour ce jeu là, Lady Vengeance déploie une réalisation virtuose et inspirée, sa mise en scène baroque et stylisée servent un scenario diabolique qui distille la vérité à coup de flashbacks maitrisés. Tant pour le fond que pour la forme Park soigne chaque détail de son film, que ce soit  l'image, l'ambiance, le rythme ou la musique, chacun de ses choix fait mouche.

Lady Vengeance prend quelquefois des allures excessives, lyriques, il fonce tête baisée vers son objectif sans se soucier des conventions ou de la morale. Comme sa belle vengeresse, il est jusqu'auboutiste, obsessionnel... C'est cette énergie permanente, sa stylisation presque poussive, mais jamais gratuite ou inutile, qui pourra paradoxalement déplaire dans Lady Vengeance.


Lady Vengeance a ce coté "rock'n roll" ou "Tarantino" qui flirte sans cesse avec les limites, mais si on accepte ses choix, alors il livre ses trésors : créativité, force, fulgurance, poésie morbide, violence et sens de l'image sont bien présents ici, au service d'un film d'auteur déguisé en série B, à moins que cela ne soit l'inverse... Qu'importe ! Quelque soit la nature de cet objet cinématographique, il y a de l'Excellence et de l'Excellent dans ce cinéma coréen. On n'arrête pas de vous le dire.
  

NDLR : Lady Vengeance redonne par ailleurs fortement envie de voir La Femme Scorpion, on avait juste envie de partager cette envie avec vous.

The Man From Nowhere (Lee Jeong-beom, 2010)


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Un homme seul, se retrouve obligé de collaborer avec la pègre pour sauver ses voisins kidnappés (la mère et la fille). Il s'avère qu'il n'est pas l'homme discret et inoffensif qu'il parait être et, pour sauver la petite fille dont il s'est pris d'affection, va agir en redoutable professionnel.

L'histoire de ce professionnel froid et implacable qui s'entiche d'un enfant ou d'une innocente victime, à déjà été vu maintes fois, et on lui préfèrera donc ses prédécesseurs, comme Léon pour les rapports tueur et enfant, ou bien encore A Bittersweet Life (un petit bijou celui là) pour la cohérence de son personnage principal.

The Man From Nowhere, en dépit de sa troublante ressemblance avec le cinéma de Besson (Léon, mais aussi ses productions comme Danny Thye Dog ou Le baiser Mortel du Dragon), réussit cependant à nous distraire et nous intéresser jusqu'à son sombre dénouement.

Doté de quelques beaux morceaux d'action, le cocktail humanité du personnage, passé trouble et rédemption ne parvient cependant pas à nous convaincre complètement, et donne à l'ensemble un coté hybride, certes bien assumé et intelligemment traité, mais qui nuit à la crédibilité générale du film.

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I come with the rain (Tran Anh Hung, 2009)


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Kline est un ex flic de Los Angeles est engagé par un riche industriel dont le fils a subitement disparu aux Philippines. Son enquête le mène à Hong-Kong où il retrouve son ami inspecteur qui tente de coincer un mafieux local. Alors que le passé douloureux de Kline refait surface, son enquête l’emmène vers d'étonnantes révélations sur celui qu'il recherche...

Étonnant mélange que ce I Come With The Rain. Un réalisateur vietnamien, un casting américain(Josh Hartnett), coréen (Byung-hun Lee de I Saw the Devil ou Bittersweet Life) et japonais, pour une production européenne tournée à Hong-Kong, Los Angeles et aux Philippines, le tout sur une bande de Thee Silver Mt. Zion, Radiohead et Godspeed You Black Emperor... Par où commencer ???

Il est évident que Tran Han Hung est visiblement plus à l'aise dans la chronique intimiste ( les sublimes L'Odeur de la Papaye Verte, Cyclo, A la Verticale de l’Été) que dans le registre du thriller. Il signe ici son plus mauvais film, le démarrant comme un thriller sombre et l'achevant dans la contemplation, ces deux aspects se dévorent l'un l'autre ! Tran Han Hung réussi pourtant à revisiter les codes du genres, mais le résultat est une oeuvre batarde dans laquelle il est bien difficile de faire le tri entre le "réussi" et le "raté", un fourre tout bordélique. I Come With The Rain donne l'impression d'être en cours de montage, encore indécis sur ses choix, non fini. 

Malgré ce ratage relatif (ou à cause ?) le film impose un rythme complètement atypique et une personnalité assez étonnante. Il devient un "objet" assez unique, dans lequel la sensualité de Tran Han Hung s'exprime à fond, l'ambiance éthérée fascine et l'approche contemplative de certains passages frôle la fulgurance. 

Au final, I Come With The Rain mérite quand même le détour pour son étonnante forme, mais cette histoire qui va de l'enfer au ciel, risque fort d'irriter le plus grand nombre ! 
NDLR : La rédaction de doorama à décidé de remonter le film à 7 sur l'échelle de l'évolution pour deux raison :
1) la folle ambition de son réalisateur (quelque soit le résultat) et le rythme nonchalant de l'oeuvre
2) Parce que malgré ses défauts, il ne pouvait pas être au même niveau de l'échelle qu'un X-Men ("Soyons cohérents...)"


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