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Le Chien Des Baskerville (Terence Fisher, 1959)


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Sherlock Holmes investigue pour protéger Sir Hugo, dernier descendant des Baskerville. En effet, comme Charles Baskerville a été retrouvé mort, comme son ancêtre, c'est la Malédiction du chien de l'Enfer qui semble de nouveau menacer les Baskerville Sir Hugo... Sherclok Holmes parviendra-t'il à protéger Sir Hugo de la malédiction ?

Hammer on t'aime ! Il y a quelques films comme ça (avec Jason et les Argonautes par exemple...) qui ont marqués notre enfance... Le Chien des Baskerville, avec son ambiance gothique (normal, c'est la Hammer !) et sa lande désertique fait partie de ceux-là ! Ici, c'est Van Helsing qui protège Dracula, ici pas de monstre assoiffé de sang avant les dernières minutes du film... Ici, on exploitait à merveille ,la frange fantastique de l'univers de Sherlock Holmes dans un film d'aventure au rythme certes vieillissant, mais soutenu !

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Panique au Village (Vincent Patar & Stéphane Aubier, 2009)


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Pour l'anniversaire de Cheval, Indien et Cowboy décident de lui offrir un barbecue... Mais au lieu de commander 50 briques, ils commandent par erreur des centaines de milliers de briques ! C'est le début d'une grande aventure !

Une joyeuse hystérie, voilà l'impression que nous a laissé l'adaptation long métrage de Panique Au Village (on vous rassure, on ne connaissait pas les courts...). Imaginez de simples figurines pour enfants, telles qu'elles sont vivantes dans leurs mains, vivre les aventures (épuisantes) qu'ils leur réservent. "Alors on dirait que (...) mais en fait..." : c'est le principe de Panique au village. Traversé d'un vent de folie aussi débile que drôle, Panique au Village vous emporte loin... très loin...

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Hansel & Gretel : Witch Hunters (Tommy Wirkola, 2013)


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Hansel et Gretel ont été abandonnés au fond de la forêt et ont détruit la sorcière qui les avait récupérés... Adultes, ils continuent de tuer des sorcières, c'est leur profession ! Ils sont engagés par un village pour retrouver des enfants disparus. Ils devront réussir leur mission avant qu'une terrible sorcière n'ait sacrifié les enfants...

Curieux plaisir coupable que ce triste spectacle cinématographique... On pourrait se dire, sauf surprise inattendue, qu'il n'est à priori pas utile de voir Hansel et Gretel Witch Hunters pour s'en faire une idée. La vraie question n'est pas "est-ce que c'est bien", mais plutôt "est-ce qu'on va s'y amuser"... Blindés de nos aprioris, on est pourtant obligés d'avouer qu'on a bien aimé Hansel et Gretel Witch Hunters à la rédaction. Grand n'importe quoi bien loin des ambitions d'un Hansel et Gretel par Yim Pil-Sung, ce conte pour enfants à la sauce super-héros est autant divertissant et fun que crétin et régressif... On vous livre quelques clés, histoire d'y voir plus (moins ?) clair...

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Le Chemin Sans Retour (Yellow Brick Road - Jesse Holland, Andy Mitton, 2010)


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En 1940  aux Etats-Unis, un village tout entier avait disparu sur un chemin en pleine forêt. Auhourd'hui, Daryl monte une petite expédition autour de cette légende urbaine, et décide d'emprunter ce fameux sentier, bien décidé à en revenir avec une explication sur ce qui est arrivé auparavant. Mais le chemin baptisé Yellow Brick Rock ne tarde pas à susciter de curieux comportements sur les participants.

Construit autour du chemin de briques jaunes du Magicien d'Oz, et de ce qu'il cache au bout, ainsi que sur des bases du Projet Blair Witch, Le Chemin Sans Retour nous emmène au coeur d'une expédition journalistico-scientifique qui va se confronter aux pouvoirs d'un chemin que l'on pourrait qualifier de hanté. Tout un village y avait disparu, en habit du dimanche, sans qu'aucune explication n'ait été apportée. Lent dérèglement qui arrivera à bout de chaque membre, il n'y a pas grand-chose à attendre de cette variation Blair Witch, mais le spectateur aventureux arrivera quand même au bout du chemin, poussé par la curiosité. Impressions mitigées...

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Lawrence d'Arabie (David Lean, 1962)


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Pendant la Première Guerre mondiale, un officier Britanique est envoyé recueillir les intentions du prince Feyçal pendant le conflit avec les Turcs. T.E. Lawrence épouse alors la cause de l'indépendance du peuple Arabe et devient un leader de celle-ci. Mais les visions britanniques, comme celles du prince, ne sont pas aussi claires que celles qui animent l'officier Lawrence...

Des paysages d'une fascinante beauté, un souffle épique rare et un parcours intérieur complexe et contradictoire animent Lawrence d'Arabie... Bien sûr le film de David Lean a marqué l'histoire du cinéma et traversé celle-ci auréolé de 7 oscars, mais il n'y a pas qu'une oeuvre techniquement exceptionnelle et une biographie pleine d'aventure : Lawrence d'Arabie possède un pouvoir hypnotique sur le spectateur. Entre le récit historique et le parcours d'un homme entièrement voué à un idéal, Lawrence d'Arabie est une proposition de 3h30 comme on en voit peu maintenant... Illuminé, fulgurant, grandiose et d'une richesse inépuisable, Lawrence d'Arabie est unique !

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Moi, Moche et Méchant (Dispecable Me - Chris Renaud, Pierre Coffin, 2010)


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Gru est méchant, très méchant, c'est sa nature, il aime être méchant. Pour regagner sa place de N°1 de méchants, il fomente un plan diabolique pour voler la lune. Mais il a pour cela besoin d'adopter, le temps d'accomplir son méfait, trois orphelines. Gru serait il en train de s'attacher à ses trois pensionnaires ?

Comment être méchant avec Moi, Moche et Méchant ? La rédaction, à ses heures, est plutôt consommatrice de Schrek, d'Age de Glâce, ou de quelques Pixar bien pesés, et ce nouvel animé 100% numériques a tout à fait réussi à emmener les adultes que nous sommes (paraît-il) dans le monde corrompu des enfants. On peut trouver à redire sur Moi, Moche et Méchant, ici à la rédaction, nous avons en tous cas trouvé quoi vous en dire...

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L'Odyssée de Pi (Ang Lee, 2012)


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Piscine Molitor Patel, surnommé Pi, vit maintenant au Canada. Mais le voyage qui séparait le Canada de son Inde natale n'a pas été de tout repos. Lors de la traversée, le bateau dans lequel il voyageait avec sa famille et les animaux du zoo familial a sombré... Rescapé du naufrage, Pi a passé 227 jours, seul dans un canot de sauvetage. Seul ? Pas tout à fait, Richard Parker, "partageait" son périple... Qui est Richard Parker ? C'est un tigre... Comment survivre 227 jours en mer avec un tigre ? C'est l'histoire que Pi raconte à cet auteur venu chercher l'inspiration.

Ang Lee est un curieux touche-à-tout, un adepte des associations et mélanges inattendus, comme celle des cow-boys homosexuels du Secret de Brokeback Montain, comme celle des arts martiaux avec la poésie de Tigre et Dragon, comme celle de Raisons et Sentiments... Ang Lee n'est peut-être pas un auteur irremplaçable, mais c'est un sacré metteur en image et un faiseur de rêve talentueux. L'Odyssée de Pi est un film d'aventure tous public, qui mélange habilement suspense et poésie, et propose au spectateur un spectacle des plus agréables.

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L'Homme aux Poings de Fer (The Man With The Iron Fists - RZA, 2012)


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Dans un village contrôlé par plusieurs bandes, l'arrivée de l'or royal attise bien des convoitises. Avec The X Blade qui souhaite venger son père assassiné et Jack Knife, Blacksmith, le forgeron qui fournit les armes de chaque groupe, sera amené à prendre parti dans cette poudrière prête à exploser.

Le nom de Tarantino sur l'affiche (à la production) laissait à penser que The Man With The Iron Fists allait se rapprocher son univers référentiel, jouissif, cinéphile et décalé. Mais lorsque c'est RZA, une figure de monde Hp-Hop, à qui l'on doit par ailleurs la formidable BO du Ghost Dog de Jarmush, l'entreprise revêt une toute autre allure. The Man With The Iron Fists puise dans le cinéma de kung-Fu et semble vouloir mettre en image un résumé-hommage de ce cinéma de genre qui fascine une partie du monde Hip-hop par son aspect guerrier (le Wu Tang Clan, ça vous parle... ?). Le poing, on se le prend effectivement en pleine gueule !

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La Cinquième Colonne (Sabateur - Alfred Hitchcock, 1942)


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En pleine seconde guerre mondiale, Barry Kane, un ouvrier qui travaille dans les usines d'armement, est accusé de sabotage. Traqué par la police, il tente de retrouver la trace du véritable saboteur pour se disculper. Son enquête l'entraînera au coeur du puissant réseau de conspirateurs actif aux Etats-Unis, au beau milieu de la "cinquième colonne"...

Avec déjà pas mal de réussites, pour ne pas dire "chefs-d'oeuvre", à son actif, c'est en pleine guerre que Hitchcock participe à l'effort de guerre en livrant ce film patriote et propagande... Bien que sur une tonalité très différente d'un autre "petit film patriotique" tourné cette même année, l'immense Casablanca, La Cinquième Colonne se découvre encore aujourd'hui non seulement comme un superbe représentant de ce cinéma patriotique d'alors, mais aussi comme une véritable bande-annonce des prochains grands films d'espionnage d'Hitchcock, et tout particulièrement La Mort Aux Trousses.

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Fantastic Mr. Fox (Wes Anderson, 2009)


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Mr. Fox vit avec sa petite famille dans l'arbre qu'il vient d'acheter, juste en face des trois exploitations de trois fermiers peu aimables. Lorsque ses vieux démons de voleur de poules le reprennent, Mr. Fox, va mettre les animaux de la vallée et sa famille en danger. Mais il a plus d'une ruse dans son sac, et ensemble, ils vont affronter les fermiers.

La rédaction ne peu déjà pas cacher son goût pour le cinéma de Wes Anderson, mais alors celui-là, qu'est ce qu'on l'aime ! Fantastic Mr. Fox a beau revêtir tous les oripeaux du film pour enfants, il n'en est rien. Ou plutôt pourrait-on dire que les enfants seront ravis, mais que les adultes le seront encore plus : Fantastic M. Fox est capable de générer plaisir et admiration (si, si !) devant les plus réticents...

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La Riposte de l'Homme-Araignée (Spiderman Strikes Back - Ron Satlof, 1978)


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L'Homme-Araignée doit récupérer une dangereuse bombe au plutonium des mains d'un non moins dangereux malfaiteur. Mais comment réaliser ce nouvel exploit avec une journaliste sans cesse sur le dos et alors que la police vous croit responsable du vol de la bombe ?

C'est la deuxième aventure cinématographique du héros de la Marvel, après l'Homme-Araignée un an plus tôt. Extension de la série télé L'Homme-Araignée, La Riposte de l'Homme-Araignée est en fait un téléfilm, porté sur grand écran, essentiellement constitué de scènes extraites de la série télé en quête de renommée. Place donc au plus grand exploit du super-héros, place à une symphonie d'action et d'effets spéciaux à couper le souffle !

Que dire sinon que La Riposte de l'Homme-Araignée développe avec les années un pouvoir de fascination grandissant ? Que dire devant une industrie télévisuelle/cinématographique aussi peu motivée pour attirer et satisfaire ses spectateurs ? La Riposte de l'Homme-Araignée n'a hélas rien pour sa défense ! Triste tentative publicitaire (et désespérée !) qu'elle est de vendre à tout prix et sans dépenser, si possible, un seul dollars. Bâclé, victime d'un budget que l'on devine aussi microscopique que les délais accordés pour le "mettre en boite", ce "film" (notez, chers lecteurs la présence des guillemets...) parvient à peine à mettre en oeuvre le minimum nécessaire pour exister. Son scénario timbre-poste, bien sûr, mais surtout sa réalisation à peine télévisuelle (mais courant à l'époque...), ne laisseront dans l'océan cinématographique que quelques gouttes de pur bonheur que seuls les accrocs les plus durs aux nanars sauront reconnaître !

Mais arrêtons un moment de tirer sur l'ambulance... Devant un tel degré d'excellence, le fan de nanars saura extraire de cette aventure de l'Homme Araignée quelques croustillantes pattes à se mettre sous la dents... ! A la rédaction nous avons adoré : Le 6ème sens de l'Araignée, avec son arrêt sur image et les yeux qui clignotent en rouge lorsqu'il pressent le danger... Le costume de l'Araignée, mal ajusté... La position de l'Araignée, courant les jambes arquées, toujours les bras en avant, écartés, comme si elle portait un gigantesque ballon invisible... L'héroïne qui propose, lors d'une poursuite en voiture où leur véhicule se retrouve immobilisé "On continue à pieds ?", alors que la voiture des méchants est déjà loin... L'héroïne, malgré ses remarques, pour sa jolie beauté... Les supers-pouvoir de l'Araignée, plus que nécessaires devant 2 pauvres humains sans armes et sachant à peine donner un coup de poing... La finesse de ses dialogues... Ses scènes d'action au rythme infernal, aussi vives qu'un modem 56K... Les effets spéciaux du tonnerre (bien sûr !)... Et surtout, pour finir, nous avons adoré la VF que nous ne pouvons que vous recommander si vous aimez voir les personnages afro-américains doublés par des martiniquais à fort accent, ou plutôt devrions nous dire des "ma'tiniquais à fo'w accent"...

Une patine de pauvreté recouvre donc cette aventure, et ce jusque dans ses moindres détails ! Une histoire train-train, un montage plan-plan, des scènes gnan-gnan : de quoi faire un bon film cucul à peine montrable à nos chères têtes blondes. Dans l'absolu La Riposte de l'Homme-Araignée est une pure démonstration de négationnisme cinématographique, mais il est aussi un émerveillement de chaque instant pour l'amateur d'humour décalé et de nanars ! Finalement, elle est pas si mal la franchise de Sam Raimi  ;-)

Procurez-vous Le Riposte de l'Homme-Araignée ou d'autres films de Ron Satlof ou avec Nicholas Hammond

La Mort Aux Trousses (North By Northwest, Alfred Hitchcock, 1959)


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George Thornhill est kidnappé par deux hommes, persuadés qu'il est George Kaplan, un espion. Confronté bien malgré lui à une dangereuse organisation. Thornhill cherche alors à retrouver le vrai George Kaplan pour rétablir la vérité, traqué en permanence par l'organisation et la police.

Doorama poursuit sa redécouverte des grands films du Maître Hitchcock avec cette Mort aux Trousses, toujours aussi jeune, drôle et trépidante.

Comme souvent tout l'art du Maître consiste à nous surprendre, à nous choisir avec soin les clés qu'il nous donne, et celles qu'ils nous cache. Le résultat est un film entre aventure, espionnage, comédie et suspense absolument brillant, et comme toujours réglé comme une implacable mécanique de précision. Comme Cary Grant, le spectateur est projeté dans des péripéties trop larges pour lui, comme Cary Grant, il avance en terrain inconnu et, contrairement à Cary Grant, le spectateur vit un petit paradis scénaristique !

Les morceaux de bravoure ne manquent pas (la poursuite par l'avion, la scène finale sur le mont Rushmore...), mais une fois de plus, c'est dans l'inventivité et les détails que le film éblouit ! Ce couple dans un train, sans doute proche de faire l'amour... Pour contourner la censure, ne pouvant montrer les corps au lit, Hitchcock filme alors un langoureux baiser des deux "amants", debout contre la paroi de la cabine... Penchez l'image, remplacez la paroi par un lit, et leurs gestes se transforment alors en étreinte sexuelle, lui dessus, elle dessous, et inversement ! Les yeux ne voient pas grand chose, l'inconscient du spectateur, lui, saura parfaitement de quoi il s'agit. Génialement conçu et orchestré, Hitchcock, une fois de plus, laisse le spectateur tourner les scènes qui ne sont pas à l'écran...

Somptueux visuellement, drôlissime (James Mason et sa remarque sur la non 'sportivité' des vraies balles...!), malin et captivant de bout en bout, La Mort Au Trousse s'enrichit à chacune de ses visions. En plus d'être un véritable blockbuster offrant un divertissement de grande qualité, le spectacle de double d'un indicible jubilation intellectuelle. Cinéma proche de la perfection La Mort aux Trousse fonctionne toujours aussi efficacement, et son influence est encore palpable sur les cinéma actuel. Une référence, un modèle du genre !


Procurez-vous La Mort Aux Trousses ou d'autres films de Alfred Hitchcock ou avec Cary Grant Eva Marie Saint, James Mason ou Martin Landau

La Légende des 7 Vampires d'Or (Roy Ward Baker, 1974)


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En Chine, au cours de ses conférences sur le vampirisme, Le Professeur Van Helsing est abordé par un homme qui vient lui demander de libérer son village qui vit sous la terreur de 7 vampires. Une expédition se met en place, sous la protection de 7 frères experts en arts martiaux, pour libérer le village du terrible  Kah, derrière lequel se cache en fait le comte Dracula.

Quand la Hammer, studio anglais spécialisé dans le fantastique, rencontre la Shaw Brothers, studio chinpois spécialisé dans les arts martiaux, cela donne une rocambolesque histoire de Dracula qui exerce son règne maléfique sur un petit village isolé grâce à 7 vampires et leur armée de spectres, que Van Helsing viendra combattre, assisté de 7 experts en arts martiaux, d'une riche aventurière et de son fils ! Que du bonheur, donc...

Christopher Lee avait refusé d'incarner de nouveau le mythique comte (après le psychédélique et savoureux Dracula Vit Toujours à Londres qui fut un échec), il est donc ici substitué par un ersatz, ce qui a finalement fort peu d'importance puisqu'il n'intervient que dans deux scènes, en ouverture et en fermeture du film, pour garantir la cohérence de la fusion entre le film d'arts martiaux avec celui du fantastique... Tentative un peu désespérée de retrouver un public en pleine désertion, La Hammer se devait de se renouveler. Toute qualité cinématographique est bien entendu absente des 7 Vampires d'Or, mais là n'est pas l'enjeux de ce film de genre(s) qui se contente de livrer une suite de péripéties, entre aventure, horreur et kung-fu, apte à séduire le spectateur.

Exotique, basique et délicieusement bâtard, on découvre Les 7 Vampires d'Or comme un enfant un film de cow-boys : sans aucune autre exigence que celle de voir dles scènes qui confrontent les gentils cow-boys aux méchants indiens. Faute de peur ou de suspense on s'accroche avec bonheur à un Dracula aux allures de vieux sage chinois (si, si ! ils l'ont fait !), on découvre avec joie les 7 vampires cachés derrière un masque en or qui masque lui même un vague maquillage d'étudiant (fait de boue et de kleenex humectés ?), et on adore son armée de morts-vivants qui sautillent (dansent ?) sur une musique frénétique... Faute de scènes de bataille crédible et convaincante, on se délectera du cabotinage de Peter Cushing et de la merveilleuse plastique de l'organisatrice de l'expédition, Julie Ege, ancienne miss norvège...

Mauvais film fantastique et mauvais film d'arts martiaux, La Légende des 7 Vampires d'Or se révèle pourtant un délicieux cocktail pour tout amoureux du ciné de genre, de la Hammer ou de la Shaw Brothers. Une véritable curiosité qui parvient à dégager dans un même temps le charme surané de la Hammer et la parfum un peu kitch de la Shaw Brothers. Pour la rédaction de Doorama, La Légende des 7 Vampires d'Or était un souvenir d'enfance, le revoir aujourd'hui a été l'occasion de confirmer qu'il est un film certes médiocre, mais unique en son genre et parfaitement jouissif à découvrir. Pour amateurs seulement, mais indispensable !

Procurez-vous La Légende des 7 Vampires d'Or ou d'autres films de Roy Ward Baker ou avec Peter Cushing

Sur la Piste Du Marsupilami (Alain Chabat, 2012)


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A l'occasion d'un reportage en Palombie, Dan Geraldo va se retrouver embarqué dans une formidable aventure. Avec son guide Pablito, ils vont découvrir l'existence du Marsupilami et vont devoir le protéger du terrible général Hermoso qui veut mettre la main sur les précieux oeufs de l'animal jaune...

Adapter le Marsupilami au ciné était le rêve de Chabat. C'est donc maintenant chose faîte et c'est en compagnie de Djamel Debbouze, Lambert Wilson, Patrick Timsit et Fred Testot que la peluche jaune bondit partout.

Peu familier de la bande-dessinée de Franquin, il nous est difficile de juger de la fidélité du film à l'esprit de son créateur, en revanche le film de Chabat affiche clairement son objectif de signer une "comédie familiale", et nous ne partageons visiblement pas tout à fait sa  définition de "familiale". Les enfants seront sans doute hautement fascinés par l'aspect coloré et le rythme bondissant du film, et leur rires  rempliront certainement votre salon, mais nous doutons que leurs parents expriment autant d'enthousiasme. L'humour de Chabat fait bien sûr ponctuellement mouche dans son film (le chihuahua avec Djamel et le "ca pique" de Chabat , mais ce qui ressort avant tout c'est le "nivellement par l'enfant" de son film...

S'il est un formidable film pour les enfants, Sur La Piste du Marsupilami semble abandonner toute possibilité de lecture pour le public adultes. On s'étonne que Chabat n'ait pas souhaité faire un film plus "familial" et moins "pour enfants". Contrairement au premier Shreck qui contentait autant les enfants que les adultes en gérant habillement plusieurs degrés d'humour, Sur La Piste du Marsupilami semble avoir fait le choix quasi exclusif du jeune public, ne laissant que quelques rares miettes aux adultes... De quoi diviser la famille plutôt que l'unifier !

Sur La Piste du Marsupilami est très sympa, gai et fantaisiste mais il souffre cruellement d'un manque de dimension adulte. Pire encore, si Chabat pensait contenter pleinement toute la famille, alors son entreprise est un échec ! Gags souvent lourds et mécaniques, réalisation pataude (bien moins réussie que Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre), rythme artificiel et jeux d'acteurs hyper appuyé raviront sans réserve vos têtes blondes, mais il rendent aussi ce Marsupilami bien indigeste pour les spectateurs adultes un poil plus exigeant qu'un enfant de 12 ans.

Pour la rédaction, Babe trône fièrement à coté d'un Massacre à la Tronçonneuse, Les Aventures de Wallace & Gromit à coté de La Taupe, ou bien encore Le Fantastique Mr. Fox à coté de Shame. Qu'il soit destiné en priorité aux enfants n'est certainement pas le problème de Sur La Piste du Marsupilami, ce qui pêche dans le dernier Chabat c'est simplement que son réalisateur n'a pas livré tout ce dont il était capable, qu'il se soit arrêté en cours de route. On pourra reprocher à Doorama de donner son avis sur le film qu'il aurait "aimé voir", plutôt que sur celui "livré" : peut être... Mais même si nous ne nous sommes pas ennuyés, nous n'avons pas retrouvé le comique de Chabat, nous n'avons vu qu'un gros projet marketing sécurisé par un casting sans risque et une créativité en berne. Simplement décevant.


Procurez-vous Sur la Piste Du Marsupilami ou d'autres films de Alain Chabat ou avec Djamel Debbouze Alain Chabat, Fred Testot, Patrick Timsit ou Lambert Wilson

Chicken Run (Peter Lord, Nick Park, 2000)


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Ginger ne rêve que de s'évader du poulailler et de quitter sa misérable vie de pondeuse. Lorsque le coq Rocky attérit un jour au beau milieu du poulailler, Ginger entrevoit alors la solution : Il faut voler ! Il faut faire vite aussi car les fermiers installent une terrible machine à faire des Tourtes au Poulet !

Les Studios Aardman à leur plus haut niveau, enfin, juste après Les Aventures de Wallace et Gromit ! Chicken Run demeure plus de 10 ans après comme au premier jour, totalement épargné du temps qui passe. La raison tient autant de l'incroyable niveau de qualité de l'animation "pâte-à-modeler", que d'une réalisation aussi inventive qu'adaptée, qu'à son scénario parodique référentiel.

Cette version fermière de La Grande Evasion (qui remplacera Steve McQueen par un avantageux coq flambeur doublé par Mel Gibson...), parvient à éviter de céder aux sirènes de sa lecture par les enfants. On est en effet surpris de voir que Chicken Run n'a d'enfantin que l'apparence de ses personnages (mais pas leur conception !) et qu'à de très très rares moments seulement il s'enferme dans une vision destinée aux enfants. Il parvient donc ainsi, avec ses trésors d'humour anglais bien senti et souvent très fin, à être au final davantage un film pour public adulte que pour les enfants (nous sommes à la rédaction persuadé que l'animation n'est pas synonyme de film pour enfants, mais l'êtes vous ? Si non : Chicken Run !). D'ailleurs il ajoutera à son modèle une lecture du génocide Nazi, qui donnera encore plus de sens et de souffle au film, en invitant la solution finale sous forme de machine à tourtes ! (audacieux, mais tellement bien amené).

Film pour adulte donc (mais pas que, bien sûr !), Chicken Run joue à fond la carte de la parodie et nous livre derrière sa matière animée image par image, une formidable galerie de personnages pleine de vie, et à la psychologie aussi travaillée que son animation ! Chicken Run est un travail de maître horloger d'une précision rare : expressions des poules, situations générales, décors, rythme, humour et même émotion parfois, sont superbement mis en oeuvre dans cette géniale histoire entre aventure et délire maitrisé.

Il nous parait difficile de trouver le moindre reproche à formuler à l'encontre de Chicken Run... Il propose un univers bien plus riche que celui de Disney (même si les objectifs ne sont pas les même, il est vrai), il prouve (mais fallait il encore le démontrer) que l'animation n'est "pas que" destinée aux enfants, et par dessus tout nous offre un film drôlissime, rempli de savoureux détails visuels comme scénaristiques. Lors de sa sortie, nous avions certes beaucoup aimé ce poulailler en folie, mais sans en tomber pleinement amoureux (quoi que Ginger, la jolie poulette...). Aujourd'hui, sa redécouverte nous à permis de voire (contempler ?) toute sa finesse, sa vie et son énergie que son rythme à 100 à l'heure ne nous avait pas laissé le temps de voire lors de notre première vision. La plus grande complexité possible sous des apparences de simplicité évidente : et si c'était ça le génie ?

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Le Hussard Sur Le Toit (Jean-Paul Rappeneau, 1995)


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En 1830, dans le sud de la France, Angelo, un officier italien est pourchassé par des agents prussien. En pleine épidémie de Choléra, il traverse la Provence afin de rejoindre l'Italie. En route il rencontre Pauline de Théus...

Adaptation du roman éponyme de Jean Giono, Le Hussard sur le Toit suit, pour Jean-Paul Rappeneau, Cyrano de Bergerac. Fort de son succès Jean -Paul Rappeneau avait donc toute confiance de la part de ses producteurs pour donner ses chances à ce Hussard et mettre en image cette grande aventure faite de morts et d'amour.

Léger, alerte et enjoué, Le Hussard Sur Le Toit parvient élégamment à vous emmener avec le tumultueux officier italien. Au travers de ses rencontres (certaines fort brèves à cause de l'épidémie), le voyage du jeune homme ressemble à une dernière étape avant de devenir homme, comme scellé par le premier amour qu'il croisera. Olivier Ramirez donne toute crédibilité et fougue à cet intrépide et courageux hussard, de la candeur aussi.  Quand à Juliette Binoche, elle lui oppose un modernisme parfaitement complémentaire et superbement interprété.

Jean-Paul Rappeneau articule et rythme son film autour de l'amour en construction des deux tourtereaux. Après un début riche de rebondissements, l'aventure laissera finalement plus de place au rapprochement des deux êtres, mais ne se fera pas oublier pour autant ! Rappeneau semble avoir pris le parti d'une grande simplicité et limpidité. Le Hussard Sur Le Toit est un film grand film d'aventure et d'amour, jamais prétentieux, jamais trop bavard et jamais "artificiel".

L'écrin de nature dans lequel se déroule le film (entre Aix et Gap), le contraste entre la mort rôdant et l'amour galopant, la fougue "traditionnelle" de Angelo face à la fronde "moderne" de Pauline, Rappeneau opte toujours pour une simplicité narrative et une mise en scène limpide et donne ainsi à son film une légèreté presque enfantine et ne surcharge jamais son histoire de signification excessive. Les péripéties s'enchaînent avec naturel, laissant entre chacune d'elles se former sans hâte la belle histoire d'amour des deux amants platoniques.

Une reconstitution historique  plus que convaincante, un rythme sans faille et une réalisation humble et maitrisée caractérisent Le Hussard Sur Le Toit, rendant sa vision facile, agréable et propice à une immersion totale du spectateur dans ce flot de sentiments et d'aventure. Rappeneau signe là un film vivant et attachant. Un cinéma simple et efficace entièrement tourné vers le divertissement et le plaisir instantané du spectateur : sans livrer une oeuvre inoubliable, Rappeneau livre cependant une vision incroyablement fluide d'un classique de la littérature et satisfait aux exigences premières d'un grand film d'aventure. On applaudit comme des enfants.


Procurez-vous Le Hussard Sur Le Toit ou d'autres films de Jean-Paul Rappeneau ou avec Juliette Binoche

Blanche-Neige et le Chasseur (Rupert Sanders, 2012)


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La maléfique reine Ravena veut le coeur de Blanche Neige pour rester éternellement jeune. Elle Envoie un chasseur à sa poursuite, mais il va finalement aider Blanche Neige à monter une armée pour détruire la reine.


A la croisée du Blanche Neige Disney de 1937 et du Seigneur des Anneaux, Rupert Sanders renoue avec les bases du conte des frères Grimm, modèle l'histoire pour lui donner un aspect film d'aventure, puis injecte quelques éléments du Disney (histoire que le spectateur lambda retrouve ses marques : la très méchante sorcière (Charlize Theron en mode cabotinage énervant), la pomme, et les animaux de la forêt !). Ce Blanche Neige et Le Chasseur parvient énergiquement à s'élever au dessus du navet débilitant, mais perd toute son âme en route, revêtant les sombres aspects d'une compilation des films d'aventures qui ont marqué le public (La Trilogie des Anneaux, Gladiator, Robin des Bois, Jeanne d'Arc, etc... les citations (pillages ?) visuelles sont légion !).

Du conte pour enfant, ce Blanche Neige là s'est transformé en version pour ados consommateurs (pour une vraie version adulte il faudra encore attendre.). Sanders sert la soupe habituelle, sans jamais innover, sans jamais oser, il se contente d'éviter le naufrage en livrant aux spectateurs les recettes d'aventure auxquelles il sont habitués, et en maquillant son scénario en grand film au souffle faussement épique. Du déjà vu, du sans surprise, du convenu propre à un cinéma commercial de simple divertissement, voilà ce qu'est ce Blanche Neige. Il n'est qu'un produit qui fait le job et qui, dans sa catégorie, reste loin des plus mauvais élèves du genre (Iron Man 2 ou La Ligue Gentlemen Extraordinaires...) mais loin des bonnes surprises des sommets (citons Chronicles, ou The Raid comme projets commerciaux basiques qui explosaient nos attentes).

Non, ce Blanche Neige n'est pas la catastrophe que l'on pouvait craindre... Il n'est qu'un simple blockbuster artificiel, ni bon, ni méprisable, pensé et élaboré à grand coup de respect des objectifs marketing :  Un cinéma pop-corn éphémère au gout calibré et industriel que l'on subit sans pour autant s'ennuyer !
Les meubles sont sauvés, mais la maison brûle quand même !

Zardoz (John Boorman, 1973)


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En 2293, une société avancée se préserve en gardant le contrôle sur le reste des habitants de la planète, à l'aide d'un dieu factice, représenté par un masque de pierre : Zardoz. Mais un jour Zed, qui fait partie du monde soumis à Zardoz, s'introduit dans la petite société d'élites, apportant avec lui  questionnement et division.

Nous ne sommes pas peu fiers, à Doorama, d'avoir pondu le résumé ci-dessus, tant Zardoz est difficile à cerner. Film de science-fiction né dans les années post baba cool, Zardoz porte effectivement ce souffle (et ce look !) en lui, mais il lui adjoint une approche philosophique et métaphysique sur la Société et la vie.

Véritable bouillon de culture en effervescence, Zardoz brille (et ploie !) sous mille facettes : une esthétique kitch bien avancée (mais savoureuse !), une fable philosophique sur la Société Humaine, une réflexion sur le grand cercle de la Vie, une vision ambitieuse de la SF et une narration qui hésite entre symbolisme et réflexion. A dire vrai, on hésite à classer Zardoz dans une quelconque catégorie, ni même se prononcer sur sa qualité (ou non !) tant il échappe à toute classification. La seule certitude qu'apporte Zardoz, ce sont ces origines "beatnik" qui lui donnent aujourd'hui une patine aussi kitch que salvatrice (ses allures de happening à la Ken Russel surprennent et séduisent !).

A la fin de ses 100 minutes de réflexion, de rebondissements, d’hypothèses new-age, créationnistes et sociétales, on ressort lessivés (et lassé) de ces trips hermétiques symbolistico-hallucinatoires, mais on est aussi parfaitement étonné, et d'une certaine manière réjouis de l'expérience !

Zardoz est un rejeton psychédélique et barré que seul un réalisateur libre, engagé et ambitieux pouvait mener à bien. John Boorman, l'auteur de Délivrance, La Forêt d'Emeraude, Excalibur ou bien encore L'Exorciste II ou le Point de Non-Retour, s'est attelé à ce délire non identifié qu'est Zardoz, si on ne sait trop quoi en penser, on pense en revanche que c'est un film unique (jamais copié !) aussi riche que ridicule ! (inoubliable Sean Connery en exterminateur en slip rouge !).
Echec total ou ovni : à découvrir pour se forger sa propre idée sur ce délire psychédélique particulièrement surprenant entre le Magisien d'Oz et 2001 l'Odysée de l'Espace.
On attend vos commentaires.

Procurez-vous Zardoz ou d'autres films de John Boorman ou avec Sean Connery

Hugo Cabret (Martin Scorcese, 2011)


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Après la Première Guerre mondiale, Hugo Cabret est un orphelin qui vit dans une gare parisienne. Fils d'horloger, il entretient les pendules de la gare et fait tout pour réparer un automate, seule "héritage" de son père. La vie de Hugo sera bouleversée lorsque le vieux réparateur de jouet le surprend en train de dérober des engrenages...

Martin Scorcese est un touche à tout de talent (comme Ridley Scott, mais c'est un autre sujet...) qui s'attaque cette fois à un fort joli conte pour enfant...
Hugo Cabret, en plus d'être un film idéal à montrer à vos gnomes d'appartement, possède de surcroit tout ce qu'il faut pour pleinement enthousiasmer aussi les adultes.

Aventure, sentiments et quête sont pleinement et merveilleusement présents à l'image, mais le film se pare aussi (et surtout ?) d'un merveilleux hommage au cinéma, et tout particulièrement à Méliès. Autour de nos rêves, le réel et la magie du cinéma, Scorcese cisèle son scénario, le peuplant de personnages tous plus attachant les uns que les autres (y compris les "méchants") pour livrer, avec Hugo Cabret un trésor de justesse et d'imagination.

Hugo Cabret étonne par sa richesse et sa capacité à satisfaire chaque catégorie de spectateur. Que ce soit visuellement ou sur sa belle histoire, ou bien encore sur son hommage émouvant d'un faiseur de rêve à un autre, Hugo Cabret séduit par son horlogère précision. On savait déjà Martin Scorcese passionnant lorsqu'il porte sa réflexion sur le cinéma (ses deux magnifiques documentaires Un Voyage de Martin Scorsese à travers le cinéma américain et son équivalent italien sont à voir absolument !), avec Hugo Cabret en apporte une sorte de démonstration pratique. 

Que l'on soit porté ou non sur ce type d'histoire, Hugo Cabret est une réussite incontestable. Quant à la rédaction de doorama, notre "Scorcese préféré" reste son incroyable et désopilante adaptation des Lois de Murphy, souvent considérée à tort comme l'un de ses films "mineurs" : After Hours



Johnny Guitar (Nocholas Ray, 1955)


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 Johnny Guitar est embauchée pour protéger les affaires de Vienna, avant l'arrivée du chemin de fer, contre les propriétaires envieux de sa position. La situation deviendra explosive entre Emma qui veut se venger de Vienna, et Dancing Kid jaloux de l'amour entre Vienna et Johnny Guitar, dit Johnny Logan, tireur réputé...

Considéré comme un chef d'oeuvre, le film de Nicholas Ray, partage entre son classicisme effréné et sa modernité totale. Johnny Guitar est visuellement aussi daté et rythmé que l'était le cinéma muet (son découpage, ses situations, ses plans...) et utilise les codes les plus traditionnels du western, mais, derrière ses apparences désuètes fait souffler une modernité révolutionnaire, notamment en mettant au premier plan la rivalité totale des deux femmes (le personnage de Johnny discrètement relégué au second plan). Crawford et Hayden y forment, dans ce qu'il est convenu d'appeler un western féministe, un de ces couples forts du cinéma américain.

Réellement déconcertant sur sa forme, le film de Nicholas Ray déconcerte tout autant (mais dans l'autre direction !) quand à sa  maîtrise et la force qu'il dégage dans l'utilisation des thèmes et éléments qu'il véhicule : les premiers pionniers hostiles à l'arrivée de la modernité, l'histoire d'amour difficile, le repère caché, la haine aveugle d' Emma...

Johnny Guitar est un western parsemé de moments quasi mythiques, qui se regarde aujourd'hui comme une oeuvre écartelée entre son fond et sa forme. Peut être ardu à découvrir pour ceux qui ne seraient pas branchés "classiques", mais véritable "bloc cinématographique" qui pourra être vu et revu sans sans s'user.