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Dark Skies (Scott Charles Stewart, 2013)


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Les Barrett et leurs deux enfants sont une famille comme tant d'autres dans une banlieue ordinaire. Mais lorsque chaque nuit il se produit de curieux événements à leur domicile, la petite vie tranquille des Barrett va basculer... Ils sont visités par quelque chose qui ne s'arrêtera pas à la simple blague de l'empilage mathématiques d'assiettes, mais semble s'orienter vers l'enlèvement d'un des membres de la famille...

Nos lecteurs les plus fidèles l'auront remarqué, en ce moment la rédaction est davantage orientée "genre" ou "grosses machines" que "classique" ou "ciné d'ailleurs" (patience, ça revient...)... Dark Skies en est notre récompense ! La voilà notre bonne surprise du mois, le voilà notre petit film qui nous a donné sa petite claque ! Dark Skies n'est pas la révolution d'un genre (ni un énième found-footage comme on pourrait hâtivement le penser !), mais son ambiance, son traitement et certains de ses choix ont emporté notre adhésion totale à sa proposition. Quelque part situé entre Poltergeist et Rencontre du Troisième Type, Dark Skies nous fait son petit numéro sans jamais céder aux pressions qui pèsent sur le traitement et le sort de la famille 'ricaine au cinéma, il réussit même à nous surprendre et nous faire gentiment flipper ! On vous dit ce qu'on a terriblement aimé dans Dark Skies...

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De l'Autre côté du Périph (David Charhon, 2012)


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La femme du premier patron de France est retrouvée morte en banlieue. Le capitaine Monge, un flic parisien voué à une brillante carrière, est chargé de l'enquête, il devra collaborer avec Ousmane Diakité, simple bon flic à Bobigny, obsédé par les affaires qui mouillent les hautes personnalités... Dans l'esprit comme dans le style, ces deux flics que tout sépare devront pourtant collaborer sur cette enquête...

L'un est blanc, bourge, coincé et parisien, l'autre est black, cool et banlieusard... L'originalité est donc persona non grata dans De L'autre Côté du Périph : c'est une variation sur le thème du duo de flic, façon L'Arme Fatale, que ce vient donc se coller le ressort humoristique de l'humour autour de la différence. L'autre Côté du Periph construit une enquête qui va rapprocher le parisien et le banlieusard, et passer ses messages de la connaissance de l'autre et du vivre ensemble... Ouch ! A coté du nouveau ch'ti black préféré des Français apparaît le décidément excellent Laurent Laffite : est-ce la seule chose qui se déroule de l'autre côté du périh ?

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Citadel (Ciaran Foy, 2013)


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En Irlande, Tommy vit avec sa femme prête à accoucher, dans une ville sinistrée, presque désertée, en attente de rénovation. La brutale attaque dans laquelle Tommy pers sa compagne, le laisse seul avec son bébé,, et sujet à une puissante agoraphobie. Les agresseurs de sa femme, des individus capuchés et violents de la tour voisine s'attaquent à son domicile, Tommy comprend qu'ils veulent sa fille. Qui sont ces habitants de la tour, que la peur de Tommy  semble attirer comme un aimant ? Un gang ? Ou bien des démons, comme le prétend ce prêtre qui projette de brûler la tour ?

Des jeunes à capuches, une ville frappée par la violence économique et un père seul, accablé par un drame personnel qui le laisse traumatisé et désemparé... On pourrait croire que Citadel propose un regard social et urbain sur les effets de la désertification économique sur les banlieues, et la violence qu'elle génère, mais c'est pourtant bien au genre fantastique qu'il s'attaque. Si le projet peut sembler léger avec ses gangs/démons et sa tour maléfique, Citadel à quand même quelques bons, voire excellents, moments à proposer au spectateur...

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Les Kaïra (Franck Gastambide, 2012)


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 Le 7-7... C'est là que vivent Abdelkrim, Mousten et Momo ; amis d'enfance, ils ont grandi ensemble dans une cité de Melun. Décidés à enfin faire quelque chose de leur vie, ils décident de répondre à une annonce pour tourner un porno. Seule hic, ils n'on que quelques jours pour "ken" et rapporter des images au producteur...

Passage réussi de l'équipe de Kaïra Shopping sur le grand écran, Les Kaïra dégage de bien bonnes ondes. Les 3 lascars ont réussi à donner vie à leur univers sans s'essouffler à mi-course, sans se heurter à leurs habitudes de format court. Drôle, sympa, efficace et moins ésotérique qu'il ne paraît, Les Kaïra est plein de bonnes choses...

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La Désintégration (Philippe Faucon, 2012)


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Le parcours de trois jeunes adultes, d'origine arabe, dans une cité du nord de la France, qui se sentent exclus de la société dans laquelle ils vivent. Leur rencontre avec le charismatique Djamel, un rabatteur islamiste, va déplacer et fausser leurs repères.

Si l'on songe que La Désintégration est sorti 1 mois avant l'épisode Mohammed Merah (et donc conçu et pensé bien en amont), il faudra alors lui reconnaître bien des qualités. Sujet particulièrement délicat que celui de l'identité et de la sensation d'appartenance à un groupe (qu'il soit social, religieux, ethnique ou autre), Philippe Faucon aura au moins eu le mérite de l'aborder avec une réelle ambition d'impartialité sur son contenu critique.

En adoptant une mise en image sobre, exempte d'effets de styles et d'artifices dramatiques, Philippe Faucon concentre toute son énergie sur sa proposition de lecture d'une des problématiques de notre société : la montée de l'islamisme. Il tente de dépassionner au maximum ses arguments et se concentre sur un certain point d'équilibre, d'impartialité, en soumettant au spectateur une imposante collection de "pour" et de "contre", sans chercher pour autant à imposer de bouc émissaire.

La Désintégration ressemble davantage à une invitation au débat qu'à une proposition de lecture finalisée. Comme une évidence ou une urgence à "appeler un chat un chat", il expose une vision des responsabilités, et celle-ci fait mal ! Racisme et rejet(s) des deux cotés... Déséquilibre des chances... Cercle vicieux entre causes d'exclusions et effets de celles-ci... La Désintégration ne cherche pas à imposer une vision, sa vision, il utilise simplement le cinéma pour analyser une problématique sociale. Il utilise sa capacité à concentrer en son cadre des éléments choisis, et à l'aide de comédiens solides et justes (le petit frère Debbouze et le rabatteur sont absolument superbes !) semble se proposer comme un outil d'aide à la décision ou une ouverture au dialogue.

En fonction de camp où l'on estime se trouver ("gaulois" ou "sale arabe", mais on pourra aussi choir une troisième voie plus salvatrice...), on pourra bien sûr lire La Désintégration dans un  sens ou dans l'autre, comme une arme à double tranchant, arme dans les deux cas, désignant des coupables absolus au mépris de la complexité des fautes... Ce n'est pourtant pas l'ambition de La Désintégration ! Compter les points n'est pas sa finalité, La Désintégration propose au contraire d'arrêter la distribution des rôles et appelle à prendre du recul.

Approche enrichissante d'un sujet complexe, Philippe Faucon utilise le cinéma comme une arme pédagogique, il utilise son pouvoir narratif pour lancer un appel au calme, un appel à la responsabilité et au "vivre ensemble". Faute de trouver LA solution à l'islamisme en France, La Désintégration donne à ses images, à son propos, l'intelligence nécessaire pour analyser et mieux appréhender le monde qui nous entoure. A la limite d'un "cinéma citoyen", la rédaction de Doorama voit dans la Désintégration une invitation à la tolérance, formidablement emballé sous la forme d'une chronique sociale captivante, aussi dérangeante qu'utile. Philippe Faucon à réussi son pari : nous "mettre le nez dans la m..." sans désigner de coupable. Ce n'est pas la panacée, mais on évite avec talent la moralisation et le politiquement correct grâce à une sobriété documentaire puissante et habile : un cinéma imparfait par nature, frustrant même, mais à l'issue duquel on se sent moins bête. Proposition validée !

Procurez-vous La Désintégration ou d'autres films de Philippe Faucon ou avec Rashid Debbouze ou Yassine Azzouz