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Ex Drummer (Koen Mortier, 2012)


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The Feminists, un groupe formé de 3 musiciens handicapés, est définitivement en quête d'un batteur... Dries, ancien batteur et parolier de talent, accepte de l'être et complète enfin le groupe : The Feminists est maintenant prêt pour participer à un important concours. Le quotidien des membres de The Feminists est à l'image de leur musique : instantané, destroy et No Future !

A la rédaction, le punk, on y connait rien, en revanche même sans en connaitre la définition, on sait reconnaître un chat quand on en voit un, et Ex Drummer est un film résolument punk ! Si "Punk's not dead", comme le montrait récemment encore Le Grand Soir, est toujours vrai, ici, il ne ne va pas de concert avec "No Future"... Koen Mortier semble avoir un bien bel avenir de réalisateur, son Ex Drummer, qu'on l'aime ou non, qu'on le comprenne ou non est un bel objet... Punk, mais sexy !

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Bullhead (Rundskop, Michael R. Roskam, 2011)


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En Belgique, Jacky est un agriculteur renfermé sur lui même, il s'adonne aussi au trafic d'hormones. Sur un gros coup, au cours duquel il retrouve par hasard un ami d'enfance, il attire l'attention de la police. L'étau se resserrera sur ces activités en même temps que ressurgiront de difficiles souvenirs d'enfance.

Quasi minéral, terrien et boueux, ce drame âpre et tendu prends place dans un univers peu utilisé au cinéma. L'univers du polar tendance traffic mafieux se trouvent ici transposé entre la boue et les vaches ! Bullhead se dépouille alors de tout artifice pour devenir un objet brut, sombre, quasi documentaire.

Visuellement, Bullhead trouve son équilibre entre le cinéma de Gaspard Noé (la sobriété en plus) et celui du Nicolas Winding Refn de Pusher. Lent, silencieux et sombre, Bullhead séduit par sa grande sobriété et son dépouillement. Dans une grisaille déprimante au possible, les personnages émergent, seuls éléments en mouvement, attirant inexorablement le drame.

Bullhead est à des années lumières d'un film de gangster traditionnel. Pas de fusillades, pas de suspens, la violence y est pourtant omniprésente, mais pas visuellement : elle se tapie à l'intérieur des personnages, se cache dans l'humidité de l'air de la campagne... Si le rythme et la lenteur de Bullhead pourra décourager les spectateurs les plus bourrins (campagne oblige), il réservera aux autres un drame épais, pesant et ciselé : un objet cinématographique bien élégant.