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La Famille Tenenbaum (The Royal Tenenbaum, Wes Anderson, 2001)


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Royal et Etheline Tenenbaum sont les parents de 3 enfants destinés à réussir,  mais leur couple ne l'est pas : ils se séparent. 20 ans plus tard Royal Tenenbaum décide de reformer les liens avec la famille maintenant élargie...

Poseur, intellectuel et bobo peuvent caractériser le cinéma de Wes Anderson, et ces reprochent sont fondés. Mais qu'il serait dommage de s'arrêter là ! Pourquoi ne pas plutôt assimiler ces critiques à une forme d'autisme pour Wes Anderson ? (et avouez que ca ne serait pas bien joli de critiquer un autiste...!).

Wes Anderson (le sublime Fantastic Mister Fox et A Bord du Darjeeling Limited) est un obsessionnel maladif du petit détail et un grand compulsif de ce qu'on pourrait appeler l'hyper-cadrage. Avec son langage à lui, il transforme cette chronique familiale (judicieusement ancrée dans les 70's) en portrait décalé et incroyablement délicat. Il surcharge de détails (scénaristiques comme visuels) son évocation de cette famille "décomposée", et au travers d'un enchaînement de petites scènettes au ton maniéré, élabore une impressionnante galerie de miniatures tantôt amères, touchantes, drôles, justes, absurde, mais toujours décalées et sensibles.

La Famille Tenenbaum est un film aussi drôle qu'attachant. Anderson semble prendre plaisir à transformer la réalité du monde des adultes en petits décors de théâtre enfantins à l'allure presque statique. Il travestit la réalité en fantaisie subtile, gorgée et saturée de détails que seul un enfant pourrait imaginer. Un casting royal, une bande son douce et nostalgique (Nico, Nick drake) et cet art de donner au réel une (fausse) allure artificielle, transforme cette chronique familiale en un véritable album photo, dont chacune d'elle raconte toute une histoire.

Si Wes Anderson ne cesse effectivement depuis le début de sa carrière de revisiter son style et son univers si particulier, il ne cesse cependant pas, faute d'en changer les codes et l'apparence, d'en enrichir la profondeur (contrairement à l'affreux Tim Burton, sclérosé dans son univers). La Famille Tenenbaum, 10 ans après sa sortie, demeure un ovni cinématographique et reste un joyaux de richesse, de douceur et de délicatesse.

Pourquoi doorama se gorge t'il autant sur le "branchouille" Wes Anderson ? Il suffit de sisionner la scène des retrouvailles entre Gwyneth Paltrow et son frère ancien tennisman, ou bien de voir comment ses 10 premières minutes (enchainement de souvenir d'enfance) sont ensuite réinjectées et réutilisées tout au long de ce qui suivra. Lors de sa sortie, la rédaction était restée tiède devant les Tenenbaum, aujourd'hui nous crions à la perfection !

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Le Casse de Central Park (Tower Heist, Brett Ratner2011)


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Des employés d'un immeuble de luxe se retrouvent victime d'un financier à la Madoff. Ils vont tout faire pour retrouver leur mise et tenter de plumer celui qui les a plumé !

Gentille comédie toute lisse et gonflée aux bon sentiments, Le Casse de Central Park répond, en écho politiquement correcte, à l’actualité mondiale.

A l'américaine, il raconte un casse monté par les victimes d'un affreux spéculateur pour se faire justice. Tout cela est fort convenu, très Robin des Bois, et ne révolutionnera en rien votre réflexion personnelle sur ce genre de fait de société.

Non sans évoquer Un Fauteuil Pour Deux, ce Casse de Central Park trouve son point d'équilibre entre le dénonciation et l'angle de la comédie. Hélas, sur aucun de ces deux axes le film ne s'aventure bien loin, faisant naitre en nous quelques sourires, mais pas de rires, et un brin d'intérêt égal à celui d'une brève d'actualité, mais pas article de fond.

Le Casse de Central Park est juste divertissant, calibré pour oublier quelques minutes ce dont il traite. Juste une "production ricaine" grand public sur laquelle tirer à boulet rouge serait davantage encore inutile que d'en avoir espéré un peu d'originalité.