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Cogan : Killing Them Softly (Andrew Dominik, 2012)


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Dans l'Amérique de Bush, deux petits truands braquent un cercle de jeu pour le compte d'un troisième. Le milieu de la pègre fait appel à Jackie Cogan pour trouver les responsables et leur faire comprendre leur erreur.

Thriller cynique et désincarné réalisé par Andrew Dominik, à qui l'on doit le sublime L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, Cogan Killing Them Softly laissera sceptiques bien des spectateurs. Sorte de cousin de Tarantino, teinté de quelque chose des frères Cohen pour l'ironie qu'il dégage et son humour discret, Cogan Killing Them Softly est stylé, sombre, bavard, et furieusement désenchanté. Andrew Dominik est un homme dont la rédaction va guetter les prochains films avec attention et fébrilité...

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L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford (Andrew Dominik, 2007)


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Robert Ford est un membre du gang des frères James. Vouant une admiration au redoutable et notoire à Jesse James, il n'aspire qu'à entrer dans la légende à ses côtés, ou à sa place. Voici le récit des derniers mois de Jesse James et de celui qui assassinat la légende.

Encore un western plein-genre traité avec un style atypique, comme nous les aimons à la Rédaction. D'une beauté visuelle irréprochable et inspirée, L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford (on va écrire AJJ, d'accord ?) est un western psychanalytique et atmosphérique au long cours de plus de 2h30, aussi captivant que fascinant.

Andrew Dominik adopte un rythme lancinant pour nous conter l'histoire de la mort de Jesse James, incarné par un impressionnant et inquiétant Brad Pitt, et entouré d'une bien belle brochette d'acteurs, à commencer par le fragile Casey Affleck (The Killer Inside Me) et l'enorme Sam Shepard (Blackthorn). AJJ déroule une approche sombre d'un Jesse James se sentant cerné et qui s'apprête à préparer sa sortie. Véritable paranoïaque à tendance schizophrène, Jesse James est un homme usé et fatigué par une vie exempte de calme et de sérénité et qui envisage d'y mettre fin, après avoir mis certaines choses en ordre (des accolytes indélicats), quelqu'en soit le moyen : mort incluse.

Au milieu de magnifiques paysages, AJJ  fait planer l'ombre crépusculaire de la fin : fin d'une époque et aussi fin d'une vie devenue trop dure. Andrew Dominik reconstitue admirablement cette sensation d'une tempête qui approche, d'une fin imminente et inéluctable, et malgré la relative rareté de ses scènes violentes, parvient à créer très vive tension, à donner une impression d'électricité dans l'air qui donnent au film une violence palpable et latente. Il construit un Jesse James craint de tous et à qui rien n'échappe, au courant de tout comme par magie, et en lui conférant ainsi des "pouvoirs" suscitera davantage encore l'admiration jalouse et la frustration du jeune Robert Ford. La relation entre ces deux personnages est par ailleurs une merveille de construction, fine et passionnante.

AJJ se déguste autant pour son étonnant mélange de calme et de violence que par sa subtilité dans la construction de ses personnages. Son rythme lent donne à sa tension dramatique tout le temps nécessaire pour grandir, jusqu'à déborder l'image pour venir envahir le spectateur. Devant une réalisation aussi précise et décidée, le spectateur aurait presque l'impression de voir se dérouler devant ses yeux la Grande Histoire, d'assister en directe à la fin d'un mythe, à la fin de la légende.

Envoûtant, superbe et puissant Andrew Dominik livre un film aussi parfait qu'exigeant. Une miniature des plus fines (pour ses personnages ciselés), qui revêt pourtant les apparence d'une grande fresque. On pourra certes lui reprocher sa longueur excessive, mais la Rédaction y a au contraire vu une illustration nécessaire des effets du Temps sur les mythes, de la même manière que l'Histoire se construit lentement et que chaque détail à son importance . Un oeuvre cinématographique ambitieuse, un film passionnant, sombre et imposant : on applaudit des deux mains devant l'intelligence, la conviction et l'intuition de son réalisateur.

Procurez-vous L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford ou d'autres films de Andrew Dominik ou avec Brad PittCasey AffleckSam ShepardSam Rockwell ou Jeremy Renner

Tree of Life (Terence Malick, 2011)


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De l'enfance à l'âge adulte, les expériences de la vie marquent chacun. Des bons souvenirs aux plus douloureux comme le décès d'un fils.

 Un Malick est toujours un heureux événement, très attendu. Après le mitigé Le Nouveau Monde (toujours pas vu !) celui-ci n'a pas manqué à la règle. Disons le tout de suite Tree of Life est visuellement magnifique (parfait ?) et n'attendons pas non plus pour dire que cet homme utilise un langage cinématographique absolument éblouissant (parfait ?).

Pourtant Tree of Life est loin d'atteindre le chef d'oeuvre. Alors pourquoi ? Ben simplement parce qu’au delà de la fulgurance de certaines images et idées, le film se barde d'une symbolique hyper appuyée, symbolique pachydermiquement catholique ! Difficile d'y échapper si l'on conqidèrz toutes les musiques religieuses classiques (chacune sublime par ailleurs) qui émaillent le film et viennent alourdir la sensation.
Alors bien sûr, difficile de fustiger l'aspect catholique puisque son auteur est issu de cette culture là... Difficile aussi de lui reprocher de vouloir partager ses convictions et ses visions du monde puisqu'il y croit réellement et que son but n'est, à sa décharge, sans doute pas de nous en convaincre ou de nous illuminer de son message.
Il reste au final une avalanche d'idées mièvres et dégoulinantes qui ont heurté la pureté de mes convictions athéistes. Too much ! Plus encore que le message catholique, on nage en plein new age, jusqu'à s'y noyer, sur le début et la fin du film. En revanche, sur sa partie centrale, moins symbolique, plus narrative, Malick nous livre alors un film et des plans d'une perfection "diabolique". 

Sur le plan de l'expérience cinématographique du spectateur, on se retrouve alors devant l'étrange sensation de s'être affreusement ennuyé (que c'est long !), mais paradoxalement, le spectateur est aussi pleinement conscient qu'il est en face un chef d'oeuvre (certes inégal ici !). Comme dans Last Days ! 
Tree Of Life frôle l'extase, il frôle aussi l'écoeurement. Alors : "Stop ou encore" ?


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