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Die Hard : Belle Journée pour Mourir (John Moore, 2013)


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John McLane va en Russie pour renouer les liens avec son fils qui est jugé pour des crimes qu'il a commis. Lors du procès, son fils s'échappe avec un autre condamné, mais ils sont pourchassés par les hommes de main d'un puissant politique. John McLane tombera bien évidemment au pire moment et sera embarqué dans une nouvelle histoire qui lui ramènera son fils, mais lui ruinera ses vacances !

Bobo la tête... Bobo le petit coeur... La saga sympa et bourrine vient de prendre un sérieux coup sur le cabochon avec ce cinquième épisode laborieux. Oublions, bien sûr le modèle qui lança 10 ans de ciné d'action, oublions aussi ses deux autres suites funs et efficaces en leur temps, oublions enfin le chant du cygne inutile, mais sympa quand même, du 4ème épisode... L'enterrement se fait donc en Russie, en compagnie du fiston (le méchant de Jack Reacher) et ce Die Hard ne ressemble à rien si ce n'est un autre action-movie lambda. N'utilisant de la série que le nom, ce dernier Die Hard à bien du mal à amuser, encore plus à intéresser...

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Looper (Rian Johnson, 2012)


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 En 2044, Joe est un "Looper". Ils réceptionne du futur des individus, qu'il doit tuer pour le compte de la mafia qui n'a plus, en 2074, la possibilité de faire disparaître aucun corps. C'est un business qui paye bien... Mais un jour Joe se retrouve face à face avec lui-même, 30 ans plus agé... Le temps ne supporte sa réécriture, d'autant plus que ce "vieux joe", échappe à l’exécution et a en tête d'éliminer un enfant qui, selon lui, sera responsable de bien des horreurs...

Ne vous laissez pas tromper par son affreuse affiche de blockbuster basique et bien bourrin, ni même par la présence de ce bon papa Willis. Looper vaut bien mieux, largement mieux, qu'une grosse machine bâclée. C'est vers une SF proche de Inception (avec lequel il partage l'acteur Joseph Gordon-Levitt) qu'il faut regarder, vers une SF soignée et efficace, aussi surprenante que stimulante...

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Expendables 2 : Unité Spéciale (Simon West, 2012)


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 L'équipe de Barney doit mettre la main sur un boitier secret dans un avion qui s'est crashé. Au cours de la mission, ils sont interceptés, le boitier leur est pris et l'un des leurs est tué froidement. Barney et son équipe n'a alors qu'un seul plan : le traquer, le trouver, le tuer ! Il faudra faire vite car le boitier contient des plans d'accès à une réserve de plutonium...

Expendables 2 Unité Spéciale corrige sensiblement le manque d'action de son prédécesseur et se rapproche un peu plus du gros défouloir espéré. Le revival du muscle 80's se met donc une nouvelle fois en branle, nous perdons Mickey Rourke, mais gagnons Van Damme et Chuck Norris au passage... Simon West, 15 ans après l'amusant mais pauvre Les Ailes de L'enfer, réalise un film "Bim, bam boum, pan t'es mort" qui laisse la rédaction dubitative quant à choisir entre "RAS" ou "rien de neuf" !


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Moonrise Kingdom (Wes Anderson, 2012)


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Sam, un scout kaki, et Suzy sont tous deux considérés comme des "enfants à problèmes" par les adultes. Sur une île de la Nouvelle-Angleterre, en 1965, ils tombent amoureux et décident de fuguer ensemble. Les adultes partent à leur recherche alors qu'une grande tempête s'approche de l'île...

Wes Anderson porte la bienveillance de sa  caméra sur la délicate histoire d'amour de deux enfants de 12 ans. Une fois de plus, il renoue avec une certaine nostalgie en plaçant son récit au milieu des 60's (on se souvient de La Famille Tenenbaum situé dans les 70's). Et toujours fidèle à lui même, il livre un film coloré, saturé de détails visuels et aux cadrages... comment dire... "hyper-cadrés" ! Moonrise Kingdom ressemble au final à un mix entre La Famille Tenenbaum et Le Fantastique Mr. Fox, mais malgré son univers très familier et parfaitement reconnaissable, parvient à surprendre et émouvoir le spectateur.

Véritable maniaque des images à composition géométriques et des travellings latéraux et verticaux, Wes Anderson conserve le style qu'on lui connait, et continue de transformer la réalité en miniatures un peu figées et artificielles... Mais ne vous y trompez pas, le style Anderson à un but bien précis : forcer l'observation du spectateur en transformant son film en livre d'images (de ceux que les enfants peuvent regarder des heures...). Même si rien ne change beaucoup, la méthode s'avère toujours aussi efficace et Moonrise Kingdom dégage le délicieux parfum des jolies histoires d'antan, et la simplicité des histoires pour enfants. Le décalage fonctionne à plein entre son apparence presque enfantine et la maturité de ses thèmes, et une fois de plus un univers se forme et finit par atteindre son but : construire une belle histoire, un "conte pour adultes" simple mais pas simpliste, naïf mais pas neuneu.

Cette avalanche d'effets et de style travaille à plein pour mettre en valeur l'histoire d'amour de Moonrise Kingdom. Autour de ces deux gamins amoureux et de leur joli projet d'être ensemble, le film fait graviter le monde grave et compliqué des adultes. Cette apparence naïve et enfantine que donne Anderson à son film nous permet de retrouver, comme par magie, une simplicité de lecture de son histoire et ressentir toute la beauté celle-ci, comme débarrassé de nos interprétations d'adultes. Sam et Suzy vivent une histoire d'amour aussi importante et vitale que des adultes le feraient. Wes Anderson, sans aucune autre volonté ou message, nous permet d'en percevoir la touchante beauté. On oublie alors son style, ses acteurs (pourtant excellents) et nos filtres intellectuels s'estompent, on s'abandonne alors complètement aux personnages et à leur psychologie.

Wes Anderson, on aime ou on aime pas ! Moonrise Kingdom n'échappera certainement pas à cette règle... A la Rédaction, on adore ! Tout est dit... Maintenant il ne nous reste plus qu'à vous dire comment la délicatesse, le décalage et la drôlerie donne à ce Moonrise Kingdom toute sa qualité et sa générosité. Nous avons été séduit par ses "coup de foudres" qui tombent sur des enfants... Nous avons adoré ses adultes équipés d'oeillères qui considèrent le naturel et la normalité du comportement de Sam & Sally comme des "difficultés"... Ses scouts bêtes et méchants, ses petits animaux qui nous observent, ses batailles sanglantes, ses enfants adultes, etc... etc... Alors c'est sûr, ce n'est pas avec Moonrise Kingdom qu'Anderson nous donnera de la nouveauté stylistique, mais en regard du plaisir et de la poésie qu'il nous offre encore cette fois-ci, nous attendrons encore tout le temps qu'il faudra, patiemment, sagement et avec un large sourire aux lèvres.

Procurez-vous Moonrise Kingdom ou d'autres films de Wes Anderson ou avec Bill MurrayEdward NortonBruce WillisTilda Swinton ou Frances McDormand  

Catch 44 (Sans Compromis, Aaron Harvey, 2011)


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 Cette histoire de gangster nous rappelle quelque chose...

Au début surpris (et distrait) par ces 3 bimbos, leurs flingues et le rythme nerveux du montage, l'entreprise parait originale...

Hélas, tous les artifices de réalisation (début par la fin, elipses, réalité partielle, musique punchy tip-top...) s'écroulent bien vite et livrent leur vraie nature : l'originalité creuse de l'ersatz !
L'ombre de Tarantino semble peser sur chaque décision qui a permis à Catch 44 de voir le jour. Chaque séquence transpire et imite le style de Tarantino, jusqu'à l'overdose : la musique tendance surf-rock, les dialogues existentiels (comme seul Quentin sait les écrire), le profil et la présentation de chaque personnage, le casting décalé du M. Willis...
Il serait trop long d'aligner les ressemblances !

Si Tarantino n'avait pas existé, Catch 44 eut été une véritable bombe, mais il n'arrive jamais à exister pas par lui-même. Il se contente de télescoper Pulp Fiction, Reservoir Dogs et Boulevard de la Mort avec un zeste de Guy Ritchie, jusqu'à se vider intégralement de sa propre substance et s’ôter la possibilité même d'être regardé pour ce qu'il est : à savoir une pourtant bien sympathique histoire de gangsters qui se dévorent... !
Ca vous rappelle rien ?

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