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Les Amants Passagers (Los Amantes Pasajeros - Pédro Almodovar, 2012)


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L'avion en partance pour Mexico n'ira pas bien loin... Une avarie technique le force à tourner au-dessus de Tolède dans l'attente d'une piste pour atterrir  A bord, l'équipage haut en couleurs doit occuper les passagers de la classe affaire dans l'attente d'une hypothétique solution, ou d'un drame... La classe Eco ? Droguée par l'équipage ! L'ambiance ? Chaude, chaude...

Tiens ? Un film anti-crise ? C'est en tout cas comme cela que Pedro Almodovar nous annonce son retour sur les écrans. La première image des Amants Passagers annonce que ce film est une fiction, une simple fantaisie... les premières scènes ne feront pas mentir l'avertissement d'ouverture : Les Amants Passagers passe d'un sujet à l'autre comme les membres d'équipages de bras à d'autres... A bord de l'Almodovar, c'est cul à volonté, cage aux folles à gogo et perte de contrôle systématique... "A bord... Tout !" : y'a t'il un pilote dans l'avion ?

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Flight (Robert Zemeckis, 2012)


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Whip Whitaker est un pilote avec "de la bouteille"... C'est grâce à son expérience et sa son calme qu'il réussit à faire atterrir miraculeusement son appareil en détresse, sauvant ainsi la quasi-totalité des passagers d'une mort certaine. C'est en héros qu'il se réveillera de ce crash "en douceur", mais il ne profitera pas longtemps de cette gloire : les compagnies d'assurances engagent rapidement sa responsabilité personnelle, incriminant sa consommation de drogue et d'alcool comme pouvant être causes de l'accident...

Zemeckis... Ce nom nous donne des frissons, évoquant avant tout pour nous une cristallisation puérile autour de ce ciné popcorns des 80's (intouchable pour beaucoup, tel Retour vers le Futur), des grosses machines fades et sans âme (comme La Mort vous va Si Bien...) ou bien évoquant Forrest Gump et Seul Au monde, deux films que nous goûtons peu, trouvant le cocktail Tom Hanks / Zemeckis bien trop lisse à notre goût... Nous sommes dons allés vers Flight la "boule au ventre", craignant d'être une fois de plus confrontés à un cinéma américain sur-calibré, peu courageux, dégoulinant de bons sentiments et trop grand public. Grosse erreur de notre part ! Tant mieux... Mais si Flight vole à bonne altitude en évitant bien des turbulences... Atterrira-t'il  sans encombre ?

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The Impossible (Juan Antonio Bayona, 2012)


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Victime du tsunami qui a frappé la Thaïlande en 2004, Henry est séparé de son épouse Maria. Sans savoir chacun si l'autre est vivant ou non, ni même si leurs trois enfants ont survécu aux vagues meurtrières, Henry part à la recherche du reste de sa famille dans un paradis devenu enfer.

L'histoire de ce couple et de leurs trois enfants est une histoire vraie, un miracle qui se prête parfaitement à la mise en image, tant son contraste avec l'horreur des évènements mérite d'être conté. Film catastrophe réussi, et histoire humaine bouleversante par bien des aspects, The Impossible atteint efficacement son but, mais pour profiter de cette histoire forte, il faudra accepter quelques concessions... The Impossible est un raz de marée d'émotion, mais aussi de violons !

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Take Shelter (Jeff Nichols, 2012)


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Curtis fait d'étranges cauchemars, où les tempêtes qui les habitent sont annonciatrices de perturbations bien plus inquiétantes encore que leur violence. Comme autant de signes annonciateurs d'un cataclysme à venir, Curtis perd progressivement pied avec la réalité. Pressentiments ou premiers signes de folie, son comportement irrationnel fragilise son couple déjà bien éprouvé par la maladie de leur fille...

Entre fantastique et drame psychologique, Take Shelter évoque le meilleur de M. Night Shyamalan et nous rappelle immanquablement la nature de Terence Malick ainsi que les frémissements météorologiques de La Dernière Vague de Peter Weir. Imaginaire ou pas, la grande tempête de Take Shelter envahit et entoure le spectateur, imposant un air chargé d'humidité et d'électricité.

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Etat Secont (Fearless - Peter Weir, 1993)


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Rescapé d'un crash d'avion, et appelé "le Bon Samaritain" par les médias pour avoir sauvé plusieurs passagers de la mort, Max Klein ne voit plus du tout la vie de la même manière... La disparition totale de ses peurs, son ouverture aux autres, la distance avec sa famille : Max Klein n'est plus le même...

Peter Weir est un cinéaste attaché aux thèmes de la découverte et de l'éveil. Une bonne partie de sa filmographie explore ces thèmes, et en particulier sous l'angle des changements intérieurs de ses personnages (Mosquito Coast, La Dernière Vague, Witness...), Etat Second est un film un peu oublié de sa filmographie qui entre parfaitement dans cette catégorie.

Fearless explore donc les profonds changements de Max Klein, sur sa vision et son appréhension de la vie, qui suivent le crash auquel il a miraculeusement survécu. Sorte de deuxième naissance pour son personnage, celui-ci retrouve sa vie, mais décide d'en redéfinir les priorités et les valeurs. Réflexion sur la valeur des choses, Peter Weir ne se contente pas de décrire simplement une renaissance ou la belle histoire d'un homme devenu meilleur. Il trouble et densifie son film en ajoutant à son récit une approche post-traumatique, psychologique, qui lui donne toute son épaisseur.

Etat second propose le portrait d'une homme neuf, devenu meilleur, certes, mais aussi celui d'un homme aux portes de l'obsession, de la folie, qui se bat pour faire cohabiter ses nouvelles aspirations avec sa vie d'avant. La jolie histoire devient alors une quête intérieure, une recherche de sens dans un monde qui s'en éloignerait. Le traitement de Peter Weir apporte une touche d'étrangeté, presque de fantastique, au travers de la sensation d'invulnérabilité de Max qui, tel un super-pouvoir, le rendra différent de ceux qu'il aide. Pour le spectateur, Etat Second revêt deux visages : celui d'un film où le fantastique n'est jamais très loin, en découvrant Max Klein comme un ange qui apporte la vie, mais aussi celui d'un film sur un homme psychologiquement ébranlé, traumatisé, qui chercherait à retrouver inconsciemment de la mort à laquelle il a échappé. Peter Weir, finement, méticuleusement, mêle ces deux aspect opposés et y ajoute une émotion, simple et forte, qui parcourt chaque scène de son film... Etat Second, entre ciel et enfer, devient alors un film émouvant et touchant, bien plus riche qu'il n'y paraît, sur une prise de conscience, sur la vie et sur la mort !

Surprenant à bien des égards, Etat Second emporte délicatement le spectateur vers une introspection légère, il caresse du bout des doigts des thématiques imposantes, et sans entrer dans de longues démonstrations prétentieuse se contente d'en dessiner les vastes contours. Jeff Bridges campe Max Klein de bien belle manière, lui donnant toute l'ambivalence nécessaire pour balayer son vaste chemin.

Etat Second est un "petit film modeste" réalisé avec une grande énergie. Ambitieux dans ses thèmes et modeste dans son message, il suscite habilement la curiosité du spectateur, et soulève une réelle adhésion de sa part à l'étonnant parcours de Max. Aussi divertissant que stimulant, Etat Second se laisse voir avec un grand plaisir. Son sujet aurait pu donner lieu à un océan de mièvrerie béate, Peter Weir a évité cet écueil avec une sensibilité et une intelligence que l'on ne peut que saluer.

Procurez-vous Etat Second ou d'autres films de Peter Weir ou avec Jeff BridgesIsabella RosselliniTom Hulce ou John Turturro 

Doomsday Book (Kim Jee-Woon & Yim Pil-Sung, 2012)


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3 visions de la fin du monde : "Brave New World" par une épidémie qui décuple la violence et la libido des malades, "Heavenly Creature" par un robot qui découvre l'illumination dans un temple parmi les bouddhistes et "Happy Birthday" par un gigantesque astéroïde-boule-de-billard, commandée sur internet par une petite fille, qui va heurter la planète.

Dans 3 tonalités, très différentes les les unes des des autres, Doomsday Book propose de mettre fin au monde que l'on connait par l'épidémie ou la catastrophe (Brave New World et Happy Birthday de Yim Pil-sung, réalisateur de Hansel et Gretel) ou bien la spiritualité (avec le segment central Heavenly Creature du toujours exigeant et impeccable Kim Jee-Woon, réalisateur de A Bittersweet Life et notre incontournable J'ai Rencontré le Diable auquel nous vouons un culte sans faille...).

Yim Pil-sung ouvre et ferme Doomsday Book. Le premier segment  joue la carte de l'horreur en proposant une épidémie qui transforme les mangeurs de viande en zombies, mais comme la fin de monde, ou son commencement ici, n'est pas que violente, il se teinte d'une certaine poésie en y intégrant une histoire d'amour. La pomme (Adam et Eve) sera l’emblème de cet épisode, le plus turbulent et le plus abordable des trois par sa conception "traditionnelle" du "début de la fin". Bien construit et  joliment réalisé, la rédaction s'y est amusé et a bien aimé son "petit peu de finesse" dans son monde des brutes...
Le deuxième segment de Yim Pil-sung conclut Doomsday Book sur une note plus légère, puisque le scénario farfelu d'une la boule de billard qui va exploser notre planète, traite son sujet par l'espoir et l'humour. La rédaction est moins fan de son aspect rigolo et plus anecdotique (la rédaction préfère le sang et la violence, brutes insensibles que nous sommes !), mais Happy Birthday a le mérite et l'intérêt d'aborder la fin du monde en recentrant ses enjeux autours d'une petite famille, plus humain quoi ! Dans chacun des épisodes, Yim Pil-sung fait une place de choix aux médias coréens, et le traitement cruel et critique qu'il leur réserve finit de nous convaincre qu'une bonne fin du monde se doit de balayer une dernière fois pas mal de sujets, ce qu'il fait non sans une certaine réussite en faisant graviter des tas d'élements autour de son sujets principal. Bref "bien" et "bien" les deux segments de Yim Pil-sung

Et au milieu coule une rivière... Kim Jee-Woon prend en charge l'épisode central, avec une classe visuelle folle, en proposant une vision de la fin du monde non pas physique, mais spirituelle. Le monde qui touche à sa fin, pour son réalisateur, n'est pas fait de sang et de la violence, mais son glas sonne quand ce pour quoi nous sommes sur terre est atteint... quand nous devenons à notre tout Créateur... quand un robot découvre l'Illumination que les hommes cherchent tant toute une vie durant ! Religieux, philosophique et spirituel, Heavenly Creature prend le parti de nous faire aborder le concept "fin du monde" par une approche plus large et symbolique. La Rédaction applaudit des deux mains ce choix audacieux (et son résultat visuel diablement élégant), qui même s'il dénote quelque peu de Doomsday Book, lui donne une portée et un intérêt plus large encore.

Loin du fracas et du formatage américain, Doomsday Book donne à voir au spectateur une collection de sketchs particulièrement soignés et plutôt bien réfléchis. Son étonnant morceau central se détache bien au dessus des deux autres, mais la pluralité de ses approches, hétérogène dans ses angles et ses styles, s'avèrent au final assez cohérent avec le fil rouge de la fin du monde, ce qui n'est pas toujours le cas avec les films à sketchs. Techniquement très réussi et plutôt stimulant, Doomsday Book se regarde avec intérêt, et tout particulièrement pour son délicieux morceau de Kim Jee-Woon.

Procurez-vous Doomsday Book ou d'autres films de Kim Jee-Woon ou Yim Pil-sung 

La Derrnière Vague (The Last Wave, Peter Weir, 1977)


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Alors que l'Australie subit de curieux troubles météorologiques, à Sydney, un avocat, doit assurer la protection d'un groupe d'aborigènes impliqués dans un homicide. Par le biais de curieux rêves prémonitoires, il va rapidement s'interroger sur l'hypothèse d'un meurtre tribal ainsi que son propre rôle.

Sauf surprise, les plus grands films de Peter Weir sont derrière lui (Witness, Hanging Rock, le Cercle des Poètes Disparus, The Truman Show pour certains) la Dernière Vague en fait partie.

Sur fond d'enquête initiatique et de quête identitaire, La Dernière Vague possède bien des qualités. Sur un scénario ambitieux (fin du monde, cultures ancestrale, parcours initiatique, cause aborigène, rêves prophétiques, etc...) Peter Weir distille un puissant climat de mystère, il développe adroitement les nombreuses facettes de son film pour lui donner une richesse certaine et construire une dimension fantastique complexe et passionnante.

Porté par un Richard Chamberlain excellent (la preuve existe dans ce film), La Dernière Vague propose un étonnant parcours, du film catastrophe à celui de film fantastique, qui s'appuie sur une habile utilisation de thèmes de réflexion comme la cohabitation des cultures, les croyances de nos sociétés et même l'écologie, en filigrane, au travers d"une apocalypse à venir, à laquelle une société demeure sourde à ses symptômes (grêle, pluie noire...).

Paradoxalement, c'est cette même richesse thématique qui viendra troubler le spectateur, puisque aucune clé ne lui étant livré, il se retrouvera seul avec tout ce beau matériaux sans réel notice de montage. La Dernière Vague est une lente prise de conscience, une quête de vérité et d'identité, nimbé d'un impressionnant climat de mystère particulièrement réussi (notamment par l'utilisation de l'Ere des Rêves aborigène - Dreamtime).

Si, à l'image de la météo tout n'est pas toujours clair, il demeure aujourd'hui un film terriblement intriguant qu'il convient de (re)découvrir malgré ses quelques rides (de sagesse) superficielles.
Il réveillera aussi chez certain l'envie de revoir un Wolfen ou bien un Nomads...


Contagion (Steven Soderberg, 2011)


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Soderberg n'est peut être le plus grand réalisateur qui soit, mais avouons lui un indéniable talent et saluons en lui ce réalisateur qui ne cesse d'expérimenter et se remettre en question.

Ici, il explore sous la forme d'un film chorale, la propagation et les effets d'un virus foudroyant à l'échelle mondiale. Victimes, familles, chercheurs, médias, forces de l'ordre et politiques : rien n'échappe à l'oeil de Soderbergh dans sa volonté de traiter chaque aspect d'une telle catastrophe.
On peut diviser le film en deux parties : l'apparition et le début de l'épidémie, puis la phase de réaction au virus (recherche d'un vaccin). Si le casting est absolument royal (Damon en tête !) et la première partie tétanisante d'effroi, réaliste et implacable à souhait, le film s'essouffle pourtant dans sa seconde partie. La faute sans doute à ce qui semble être un curieux choix du réalisateur, à savoir que tous ses acteurs sont rarement mis les uns en face des autres ! En plus de la frustration de ne pas les voir se donner la réplique, une contradiction s'installe : celle d'un manque d'humanité au milieu de ce drame humain, un manque de lien !


Exercice de style et narration réussis pour Soderbergh, mais malgré le brio de sa mise en scène, on n'arrive pas au vertige espéré. Frustrant.

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Sinking of Japan (2006)


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Ce qui nous submerge, c'est avant tout la mièvrerie des sentiment et la coté cheap des effets numériques... Ce qui sombre rapidement c'est l’intérêt du spectateur (spectateur qui ressortira de cette pénible expérience de 2h10 dans un état de ruine comparable aux dégâts évoqués dans le film)....

La véritable catastrophe, c'est qu'à coté du Sinking Of japan, le film "2012" ressemble à un chef d'oeuvre ! Et ça, c'est vraiment une mauvaise nouvelle !





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