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Retreat (Carl Tibbetts, 2011)


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Un couple en difficulté se met au vert sur une petite île sauvage et isolée. Seuls habitants sur ce "caillou", ils recueillent pourtant un homme, le visage ensanglanté, un revolver à la ceinture, un militaire qui leur annonce qu'une épidémie foudroyante est en cours. Ils se barricadent pour se protéger du danger, mais rapidement le scénario du supposé militaire fait douter Martin et Kate...

L'isolement, l'inconnu, et le couple entre les deux, semblent être un cocktail qui fonctionne bien. Sans autre ambition que de proposer ses quatre-vingt-dix minutes de tension, Retreat propose ses ingrédients à l'air de déjà-vus non sans une certaine habilité. Le spectateur est invité à un thriller psychologique bien mené, à la violence croissante, et à un jeu permanent sur la véritable identité de Retreat. Film d'épidémie ou couple pris en otage ? Retreat joue à fond la carte du doute et s'amuse à brouiller les pistes...

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Time Out (Andrew Niccol, 2011)


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Dans la société de demain, le temps à remplacé l'argent. Dès la 25ème année, un compte à rebours s'enclenche. Ceux qui en ont peuvent consommer et continuer à vivre, ceux qui épuisent leurs crédit meurent...

Après Bienvenue à Gattaca, Andrew Niccol revient à la science fiction et se replonge dans l'opposition des classes. Time Out hérite de Gattaca son principal sujet, l'inégalité sociale, et y greffe une approche économique, confrontant ses personnage à la violence
d'un système ou les plus pauvres doivent choisir entre consommer ou vivre.

Time Out est tout à fait plaisant mais pêche par une psychologie de ses personnages plutôt minimale. Davantage calibré comme un divertissement grand public que Gattaca, Justin Timberlake (décidément à suivre) et Cilian Murphy se font la chasse, au détriment d'un traitement plus fin de la société dans laquelle ils évoluent.

Time Out, sans égaler l'intelligence, ni l'esthétisme de Gattaca, constitue donc un excellent divertissement, très abouti dans sa forme et tout à fait convaincant quand à son univers. Dommage que son auteur ait préféré privilégier le fun à la réflexion, remercions le quand même pour la saveur de son coktail, loin de ce qu'un Michael Bay ou un Roland Emmerich nous auraient livré avec les mêmes ingrédients ! 

Le secret de Peacock (Peacock, Michael Lander, 2010)


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John Skillpa est un homme discret, renfermé sur lui même, sans personnalité apparente. Les habitants de Peacock, Nebraska, savent juste de lui qu'il a auparavant perdu sa mère et qu'il s'en est difficilement remis. Un événement inattendu, met au grand jours une Mme Skillpa... Mais M. et Mme Skillpa ne sont en fait qu'un ! La subite mise en lumière de son alter ego féminin et la venue d'une femme avec un enfant va déstabiliser le quotidien de John.

L'étonnant Cillian Murphy (28 jours plus tardSunshine), la géniale Ellen Page (InceptionJunoHard Candy) et Susan Sarandon sont les atouts de ce drame schizophrène qui a apparemment été éclipsé des lumières des salles obscures... C'est dommage !
Indéniablement, le film repose sur le jeu impeccable de Cillian Murphy, qui propose ici une fort belle performance. Il porte le film avec conviction et subtilité, méritant tantôt la nomination aux oscars du meilleurs rôle masculin, tantôt celle du meilleurs rôle féminin. Michael Lander s'appuie donc sur son acteur pour donner à son film un rythme lent, une sorte d’inexorable marche vers une fin que l'on sent tragique.

Sans pour autant leur ressembler, on pense à la réussite du Machiniste pour sa psychologie, et celle de  The Hours pour son climat dramatique et surtout à Psychose pour... mais vous verrez ! Peacock est un drame psychologique élaboré avec grand soin et méticulosité. Mais malgré tous ses atouts, la volonté du réalisateur de n'utiliser aucun effet de réalisation, ni aucune emphase, finit par mettre le spectateur légèrement en retrait du récit, l'éloignant des tourments de l'histoire, comme pour l'en protéger. C'est peut être cette distance de sécurité trop important avec le personnage du film, qui nous empêche de ressentir pleinement le lent et douloureux combat sur l'écran.
Peacock est donc parfaitement réussi en de nombreux points, mais il ne lui manquait qu'une dose de toupet et d'audace pour réussir pleinement son pari.



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