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Comme des Frères (Hugo Gelin, 2011)


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Boris, Ellie et Maxime portent le deuil de leur amie Charlie... Bien qu'amis indirects, c'était Charlie leur véritable point commun, ils décident de faire ce voyage qu'ils avaient prévu de faire de son vivant. En route vers la Corse, ils vont se découvrir chacun et établir des liens d'amitié, comme si Charlie leur léguait une dernière chose de valeur...

La comédie à la française dans toute son horreur... Mais aussi la comédie française dans toute sa force ! Voilà la sensation douce amère que procure ce néanmoins très agréable Comme Des Frères. Deuil et amitié se partagent ce road movie (Paris -Corse) dans lequel des connaissances vont devenir des amis, avec comme centre de convergence ce qui les rapprochait justement. Trois acteurs en harmonie, de bonnes tranches d'humour et pas mal d'émotion traversent Comme des Frères. On se dit que Les Petits Mouchoirs à fait des émules, on se dit aussi que Comme des frères fait du bien, léger, juste et attachant...

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Populaire (Régis Roinsard, 2012)


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Dans les années 50, Rose Pamphyle est embauchée chez Louis Echard en tant que secrétaire. Rose est une secrétaire moyenne, mais elle tape à la machine à une vitesse impressionnante ! Louis se met en tête de la faire participer au concours de vitesse de dactylographie, et s'improvise "entraîneur de secrétaire". L'amour naît... Comme sa vitesse de frappe, leur amour augmente ; les ambitions de Louis pour Rose sont mondiales !

Populaire lorgne du coté de la comédie romantique américaine et installe à l'écran un couple directement inspiré de la grande époque américaine, rappelant effectivement, comme nous l'avons lu un peu partout, Grant-Hepburn... En plaçant l'intrigue de Populaire dans les 50's, son réalisateur s'offre la possibilité d'offrir un pitch décalé, soutenu par un ton délicieusement kitch ! Populaire est un projet bien mené, qui détonne par rapport aux comédies françaises actuelles, hypercentrées sur nos 30-40ans un peu bobos, et apporte une réelle touche de fantaisie. Populaire à tout pour plaire... et pourtant à laissé la rédaction perplexe. Faute de frappe ou hyper-exigence ?

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Les Infidèles (Jean Dujardin, Fred Cavayé, Michel Hazanavicius, etc..., 2011)


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7 sketches autour des hommes et de leur irrépressible attirance pour celles avec lesquelles ils ne sont pas mariés : l'Infidélité dans les gênes ?

 Jean Dujardin et Gilles Lellouche ont finalement appelés plusieurs réalisateurs pour mener à bien leur idée. Le résultat final est une comédie jouissive (difficilement regardable en couple) qui semble croire que L'infidélité est un gêne à part entière de l'Homme, et l'illustre par une belle palette de comportements et de motivations qui sera très instructif pour nos tendres épouses.

Si l'ensemble ne respire pas toujours la finesse, Les Infidèles propose cependant plusieurs tonalités (du simple gag de 2 minutes, au traitement dramatique intimiste) qui donnent régulièrement au film un supplément d'âme (le sketch Lamy Dujardin de Emmanuelle Bercot est plutôt juste et dérangeant). Mais ce que l'on apprécie par dessus tout dans cette comédie, c'est sa faculté qu'elle a de montrer les comportements infidèles, concentré sur le seul point de vue masculin. Il en résulte un machisme souvent drolissime, proche de "la soirée mec" et, derrière une avalanche de gags aussi cruels que pathétiques, une certaine forme de justesse (quel homme ne se reconnaitra pas ?).

Nous avions un peu peur que Les Infidèles revête un coté télévisuel et anecdotique (Dujardin retrouve un peu le format court de son début de carrière, et beaucoup d'humoristes trébuchent à porter ces formats courts sur le grand écran...), mais la pluralité de ses situations et de ses rythmes (chaque réalisateur à sa patte) infirme nos craintes. Les Infidèle atteint son objectif de nous divertir efficacement, enchaîne les bon gags et prends parti de ne rien s'interdire pour tenter de nous prouver que le cerveau de l'homme n'est pas situé dans la boite crannienne, mais bien dans un écrin de coton à l'abris de la lumière...

La complicité palpable de Dujardin et de Lellouche parsème l'exercice de répliques aussi terribles que savoureuse, et on se surprend à regretter l'apparition du générique de fin. Alors peut être faut-il avoir eu un parcours amoureux "riche" pour apprécier au mieux Les Infidèles (le coté "soirée mec", on vous le disais plus haut !), mais une chose est évidente à nos yeux, ces Infidèles là se hisse largement au dessus des comédies françaises actuelles.
Léger, débridé, affreusement macho, drôle, provocant et parfois même touchant, Les Infidèles est une comédie jouissive qui malgré ses nombreux réalisateurs parvient à dégager une véritable personnalité : loin d'être inoubliable il est dans son genre parfaitement savoureux !

Et puisqu'on a trouvé ca plutôt à la hauteur, on vous propose (jusqu'au 4 juillet minuit) de vous faire votre propre idée en tentant, par exemple, de gagner l'un des deux DVD que la rédaction met en jeux avec notre partenaire Cinefriend.com !
C'est pas beau ça ?

Procurez-vous Les Infidèles ,d'autres films avec Jean Dujardin ou Gilles Lellouch ou d'autres films de Michel Hazanavicius

L'Antisémite (Dieudonné, 2011)


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Le tournage d'un film, ayant pour sujet principal un personnage antisémite, et les tensions entre les différentes croyances de l'équipe qui le compose.

Dieudonné, adoré par les uns pour le jusqu'auboutisme de sa démarche, conspué par d'autres pour l'ambiguïté de sa posture humoristique, livre son film - hymne à la provocation - par ses propres moyens, puisqu'il n'a pas trouvé distributeur en France.

L'Antisémite est problématique à plus d'un titre. Son sujet, bien sûr, ramène l'éternelle question du "peut on rire de tout" ; son idéologie affichée, par conviction ou au contraire dénonciation par l'absurde, soulève bien des questions (Rappelons que le film est produit par l'Iran, que le négationniste Robert Faurisson y fait une apparition, et que les "juifs et les pédés" sont centraux comme sujet d'humour...) ; son auteur qui ne cesse de brouiller les pistes jusqu'à l'incompréhension ou la contre démonstration, et enfin la simple difficulté de faire de humour no-limit...
Doorama laissera à chacun de se forger son opinion, même si on imagine que trop bien certains extrémistes de droite se marrer pendant plus d'1h15 sous couvert de "juste pour rire (...) faut pas le prendre au premier degré (...) que pour déconner (...) pas raciste"...

Ce qui est acquis, en revanche, c'est l'irrécupérable ratage cinématographique. Sous couvert de faux documentaire (le film évoque certaines recettes de C'est Arrivé Près de Chez Vous), L'Antisémite est avant tout l'expression criante d'une écriture proche du niveau zéro, preuve de la difficulté de passer du format court des sketches , à celui du long métrage.
Il en résulte un rythme laborieux qui ne laisse aucune chance à son humour de faire mouche (que l'on apprécie ou non).

L'Antisémite, ne fait pas rire, ce n'est même pas à cause de son sujet, c'est à cause de sa réalisation calamiteuse et son scénario que seul "ni fait, ni à faire" réussit à résumer. Parvenant même à tuer les plus drôles de ses répliques, Dieudo continue de s'enfoncer vers l'inconnu, et de donner à son pourtant "putain d'humour", le pire des écrins.

La vérité si je mens 3 (Thomas Gillou, 2011)


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Les rois du Sentier ont quitté le centre parisien, pour le nouveau paradis du textile d'Aubervilliers, en plein milieu de la concurrence chinoise. Ils vont devoir déjouer une tentative de torpillage de leur affaire, via l'intermédiaire de la douane et d'un contrôle fiscal.

S'il est vrai que l'équipe d'acteurs fonctionne plutôt bien entre elle et que leurs recettes réjouiront toujours les plus accrocs d'entre vous (pas nous), il faut bien dire aussi que tout ça commence à devenir bien répétitif.

Longue séance de cabotinage bien appuyé (2h quand même !) pour au final ne faire mouche que sur trois ou quatre bonnes  répliques, et encore... La Vérité Si Je Mens 3 reproduit (encore !) la même recette de l'équipe de copains qui se serre les coudes pour gagner à la fin (et, non ce n'est pas un spoil, puisque vous le saviez déjà), et c'est maintenant indigeste.

Thomas Gillou se contente de filmer platement et lourdement une joyeuse bande d'acteurs au minimum syndical (à l'exception de Gilbert Melki qui réussit à s'élever un peu au dessus du niveau général), le tout visiblement calibré pour un publique davantage intéressé par la success story infantile que la finesse de la comédie.

Avant d'afficher son visage sympathique, La Verité Si Je Mens 3 affiche avant tout celui de la comédie populaire française dans sa médiocrité la plus éclatante...

Le Grand Amour (Pierre Etaix, 1969)


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 Marié pour le meilleur et le meilleur, Pierre vit avec sa femme (et sa belle famille) sans encombre, jusqu'à l'arrivée de sa nouvelle secrétaire...

Avec Le Grand Amour, Pierre Etaix, jette son oeil exercé sur une certaine usure du couple, ou plus précisément sur l'homme, perpétuel chasseur, dans le couple. Comme toujours, c'est le détail qui l'emporte ici, et même si l'histoire aborde davantage la tentation que la notion de couple, ce qui intéresse Etaix, c'est avant tout la résistance des personnages face au monde qui les entoure (famille, regard des autres, usages de la société...).

Le Grand Amour est davantage scénarisé, et plus concentré, que ses précédentes oeuvres. Il délaisse la simple "trame prétexte" au profit d'un véritable développement du récit et de son personnage, nous permettant ainsi de découvrir un Pierre Etaix moins libre et léger qu'à son habitude, mais aussi plus ambitieux, plus appliqué dans son cinéma.

Peut être un peu moins riche et percutant que dans Tant Qu'on A La Santé ou Le Soupirant, ce Grand Amour là contient cependant tout ce que l'on aime du style Etaix et constitue aussi une carte postale détaillée des valeurs de la France d'avant 68, pressentant peut être les changements à venir...



Low Cost (2011)


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Malgré ma très grande affection pour l'humour Robin des Bois et Maurice Barthélémy (le très beau Essaye Moi ou encore Papa), il est bien ardu de défendre ce Low Cost dont le titre ne pouvait pas être mieux choisi !

On trouvera bien sur des situations comiques qui fonctionnent plutôt bien, mais il s'avère difficile de s'y abandonner, tant l'allure de l'ensemble est miné par la médiocrité du jeu des acteurs (vraiment le minimum syndical ici...) et la réalisation elle aussi low cost...

Maurice Barthélémy sacrifie toute notion cinématographique sur l'autel du cinéma populaire de divertissement, comme si l'un excluait nécessairement l'autre (?). La sensation de bâclage s'expose alors au grand jour, et ne reste de cette pantalonnade que quelques gags (J.P. Rouve et sa fixette sur le nain !!!!) qui auraient mieux été mis en valeur dans des sketches d'entre deux programme sur M6.

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Case Départ (2011)


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Malgré son énervant coté télévisuel (son casting, sa réalisation, le projet...), Case Départ regorge de charmante pépites humoristique et balance quelques Scud bien calibrés...

Les deux crétins jouent à merveille leur rôle de victimes, compensant allègrement l'humour communautaire par une autodérision de ceux qui en sont à la base.

Au final, on passe un bon moment "politiquement correct" entre méa culpa blanc et caricature de banlieue... tellement divertissement que Case Départ donnerait presque envie qu'il débouche sur une série, tant le duo fonctionne.

Rien de très cinématographique dans tout ça, mais mission remplie  :-)



Une Pure Affaire (Alexandre Coffre, 2011)


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Un petit avocat met la main par hasard sur un sac rempli de drogue. Décidé à profiter de l'occasion pour relancer sa vie, il décide de la vendre, entrainant sa femme avec lui, et rompant ainsi avec la routine familiale.

Ce premier film d'Alexandre Coffre est sacrément réussi. Il promène nonchalamment son scénario du coté de  la comédie tout en flirtant, par légères touches, avec le policier, voire même le drame. Ici, un couple abimé par les années se voit littéralement réanimé par l'arrivée du sac de drogue, ou plutôt par l'argent qu'ils vont en dégager, puisque il va se transformer en apprenti dealer. Le scénario est bien écrit, François Damien, comme on ne l'a jamais vu, absolument parfait dans son rôle, et la réalisation sobre et inspirée recèle d'intelligente et de créativité.

Cependant, pourtant fort de toutes ses qualités, Une Pure Affaire ne s'épanouit pas pleinement, coincé entre sa volonté de faire sourire et son regard distancé et inquiet sur ce couple essoufflé. Alexandre Coffre avait il peur de traiter sérieusement un sujet difficile ? (pourtant il semblait en avoir l'étoffe !). C'est ce que l'on peut ressentir en regardant ce film qui refuse de se soumettre aux règles de la pure comédie, refuse de tomber dans le pathos, et finalement donne l'impression de rater sa cible en n'arrivant pas à l'équilibre.

Une Pure Affaire laisse sur sa faim, un peu frustré de n'avoir pas assez rit, un peu déçu de na pas avoir ressenti les tensions émotionnelles des personnages, mais nous laisse aussi plein d'espoir de revoir ce réalisateur dans un registre plus sombre. A suivre...



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Halal, Police d'Etat (2011)


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Deux flics du Bled sont envoyé à Paris pour traquer un Sérial Killer d'épiciers à Barbès.

Toute la recherche et le travail qui consistait à tirer l'humour de La Tour Montparnasse Infernale vers l'absurde ultime et vers la blague no-limit climax, meurt dès les premières 30 secondes du film. Rien ne fonctionne, absolument rien.

L'empilement de prétextes rate systématiquement sa cible comique, la faute à un Eric & Ramsy endormis (morts ?) sur leurs lauriers, mais aussi à une réalisation qui réussit à nous faire prendre conscience qu'il est possible de réaliser un film tout en haïssant profondément le cinéma.

Pas "délire", à peine amateur : Halal Police d'Etat, c'est un degré 0, c'est juste une manifestation du Sheitan !


Rien à déclarer (Dany Boon, 2011)


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A l'approche de l'Europe, les Douanes vivent leur derniers jours. Dans un petit village limitrophe, un douanier français français tombe amoureux de la soeur d'un douanier belge tout particulièrement anti-français.Une enquête va les pourtant les amener à travailler ensemble.

Histoire simplette et personnages lourdauds nous font effectuer un retour en arrière d'au moins 20 ans dans la comédie française populaire. Les ficelles comiques sont énormes, usées et convenues. L'histoire avance laborieusement, et pour ceux qui l'ignoreraient encore : "être raciste, c'est pas bien" ! Heureusement que Dany Boon est là pour nous le rappeler !

Seul Benoit Poelvoorde évite le naufrage total de ce divertissement calibré "dimanche soir sur TF1," en incarnant génialement, pistolet au poing et oeil assassin, une espèce de psychopathe qui nous donne furieusement envie de le voir un jour dans un rôle sérieux de sérial killer ou de nazi.
Effectivement, mis à part deux ou trois gags ou répliques qui font mouche : Rien à déclarer ! A visionner avec modération donc.


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