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Les Misérables (Tom Hooper, 2013)


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Après des années en tant qu'"esclave de la loi", Jean Valjean disparaît pour pouvoir vivre sa vie d'homme, loin du terrible Javert. Leurs destins se recroiseront pourtant, lorsque Jean Valjean prendra Cosette sous sa protection, ou bien autour des barricades hissées dans la capitale... La vie dans la France du 19ème siècle, pour les plus humbles, était souvent une épreuve, celle de Jean Valjean n'y fait pas exception.

Le nom de Tom Hooper, à la rédaction, est toujours suivi d'un silence... D’abord parce qu'il nous faut toujours un temps pour "percuter" sur le fait qu'il  ne s'agit pas de Tobe Hooper, le papa de Massacre A La Tronçonneuse, ensuite pour identifier enfin son sublime (mais très académique aussi il est vrai), Le Discours d'Un Roi. Alors à l'idée de voir un film en costume 100% musical, où aucune ligne de dialogue n'échappe au chant, on s'est dit que l'homme pouvait livrer un film épique, étourdissant et capable de nous transporter 2h30 durant ! Tom Hooper a bien rempli son pari d'adapter la comédie musicale de Broadway Les Misérables (et non l'adaptation directe de l'oeuvre de Hugo...), mais quant à satisfaire nos espérances, c'est une toute autre histoire !

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West Side Story (Robert Wise & Jerome Robbins,1960)


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Dans les rues du West Side, à New-York, deux bandes rivales, les Jets et les Sharks, se disputent le territoire. Alors qu'un conseil de guerre est en préparation, Tony, un ex des Jets, tombe amoureux de Maria, la soeur du chef des Sharks...

Un sifflement qui résonne et quelques claquements de doigts... On pourrait être tenté de résumer West Side Story par cela, et on aurait en partie raison, tant les premières minutes du films les ont gravés définitivement dans les mémoires. Cinquante ans ont passé et les sons d'ouvertures de West Side Story annoncent toujours le bonheur à suivre : éblouissement de mirettes et remplissage d'esgourdes de mélodies éternelles... Pow !

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Un Américain à Paris (Vincente Minnelli, 1951)


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Installé à Paris, Jerry, un peintre américain, voit enfin sa peinture intéresser une riche mécène. Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, il tombe amoureux de la belle Lise Bouvier... Jerry ne le sais pas encore, mais Lise est en fait déjà fiancée à l'un de ses amis.

La Comédie Musicale américaine trouve ici l'une de ses plus belles réussites (même si la rédaction de Doorama préfère largement Chantons Sous la Pluie...). Cette bluette prend Paris pour écrin, et ajoute à son aura de ville romantique, toute l'énergie de la magie hollywoodienne et la fantaisie des "Musicals". C'est donc au coeur d'un Paris de carte postale (entièrement recréé aux studio MGM) que Vincente Minnelli place son histoire d'amour un peu naïve, et l'utilise comme prétexte à faire naître ses scènes musicales, dont certaines sont aujourd'hui inoubliables.

Que l'on aime ou non le genre de la Comédie Musicale, la musique de Gershwin, la grâce de Gene Kelly et la savoureuse vision du Paris-cliché de Minnelli dégagent ici une énergie et une osmose qui ne peut qu'éblouir. Love Is Here to Stay, I Got Rhythm, 'S Wonderful ou le thème de An American in Paris Ballet sont aujourd'hui devenus des standards incontournables du répertoire Jazz, dont la puissance musicale, illustrée par les images de Minnelli, fait immanquablement naître l'euphorie et donne la banane !

Si Un Américain A Paris rayonne encore malgré son histoire simplissime, c'est en grande partie pour cette "banane" qu'il accroche au visage du spectateur... C'est simple, léger, naïf, coloré, entraînant, chantant et enchantant : la fantaisie et la bonne humeur qu'il dégage ne peuvent que déteindre sur le spectateur ! La magie cinématographique d'Un Américain A Paris fonctionne comme un antidote à la grisaille ambiante, il agit comme un puissant décontractant en faisant jaillir de l'écran un univers où la gaîté et la fraîcheur l'emportent toujours. Un monde où les problèmes ne durent jamais bien longtemps et trouvent toujours une fin heureuse... Le pied, non ?

Le "carton-pâte" de ses décors, le basique de son histoire, son overdose de bon sentiments auraient pu (auraient dû ?) ne pas fonctionner, comme victime de leurs excès, mais c'est le contraire qui se produit dans Un Américain à Paris ! Ca chante, danse, saute, rit, aime, virevolte à un tel point que les images ne semblent plus montrer qu'un feu d'artifice éblouissant ! Son fantasme dansé final en est le bouquet de la mariée. Devant tant d'énergie, une bonne partie de la rédaction à même oublié qu'elle n'"aimait pas beaucoup les comédies musicales"...

Ce sommet de l'entertainment à l'américaine est tout simplement hypnotisant. Que ce soit sa musique, son acteur/danseur, son énergie ou son efficacité : il y a une indéniable perfection dans cette anti-Bohème ! "Cucul la praline" diront les détracteurs du genre... Nous on pense plutôt que cette comédie musicale emblématique est un véritable antidépresseur qui fait un bien fou au moral !

Procurez-vous Un Américain à Paris ou d'autres films de Vincente Minnelli ou avec Gene Kelly ou Leslie Caron