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Happiness Therapy (David O. Russell, 2013)


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 Après sa séparation avec sa femme, Pat sort de l’hôpital et doit reconstruire sa vie. Abîmé et blessé, il doit suivre un traitement qu'il refuse de prendre. C'est en la personne de Tiffany que Pat aura une chance de retrouver son équilibre, elle lui propose de l'aider à récupérer sa femme s'il participe avec elle à un concours de danse... Pat et Tiffany apprennent à se connaître et à s'apprécier...

Il y a un monde, un continent même, entre Les Rois du Désert, Anchorman, The Fighter et ce Happiness Therapy... David O Russel est donc est réalisateur à la fois curieux ...et curieux ! Il explore avec Happiness Therapy le genre de la comédie sentimentale non sans une certaine réussite, nous emmenant dans une histoire qui finit certes bien, mais parsemée de difficultés pour ses héros. Doux-amer, Happiness Therapy tente l'équilibre entre drame et comédie sentimentale : réussi ou non ?

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Cashback (Sean Ellis, 2006)


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Après sa rupture, Ben est devenu insomniaque. Afin d'occuper ces précieuses heures de vie récupérées, il travaille dans un supermarché où il fait la connaissance de ses collègues, dont la principale activité consiste à tuer le temps. Etudiants en beaux-arts, Ben le tue en dessinant la beauté du monde, dont il peut figer le temps à tout moment... Parmi ses collègues, Sharon attire son attention...

Initialement sous la forme d'un court-métrage, Cashback est une ballade poétique et nonchalante dans l'esprit d'un étudiant rêveur et insomniaque. Déambulation inutile, esthétisante et ennuyeuse pour les uns, Cashback a parfaitement séduit la rédaction de Doorama presque pour ces mêmes raisons, à la différence que nous l'aurions plutôt qualifié de "déambulation esthétisante dans l'ennui" ...

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La Clinique de l'Amour (Artus de Penguern, 2012)


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A la clinique familiale Marshal, John est amoureux de Priscilla, mais c'est finalement son frère Michael qui l'épousera. John décide de s'éloigner quelque temps de la clinique familiale, mais durant son absence, sous la mauvaise influence de Samantha, Michael met la clinique en péril et cherche à la vendre... John reviendra pour tenter de sauver la clinique du naufrage et gagner le coeur de Priscilla...

Il y a 10 ans de cela, Artus de Penguern réalisait une étonnante et rafraîchissante comédie : Grégoire Moulin contre l'humanité. Il revient aujourd'hui avec La Clinique de l'Amour et offre de nouveau au spectateur un concentré d'humour, de fantaisie et d'énergie.

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Boule de Feu (Howard Hawks, 1941)


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8 grands érudits partagent, depuis plus de 3 ans déjà, le même logement afin de rédiger une encyclopédie. La lettre S arrive et comporte Slang (argot) et Sexe... C'est dans ce studieux endroit que Sugarpuss, l'amie d'un gangster, va trouver refuge pour fuir la police qui la recherche activement. L'arrivée de la jeune femme va agiter la petite communauté, Beltram Potts, le plus jeune, linguiste, va tomber amoureux Sugarpuss.

Howark Hawks signe ici une comédie infiniment moins rythmée et tonique que L'Impossible Monsieur Bébé, mais son humour ravageur, sa romance et ses 7 espiègles petits vieux parviennent pourtant à faire de Boule de Feu une excellente comédie, très injustement "oubliée" dans la filmo de son réalisateur.

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Charade (Stanley Donen, 1963)


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Le mari de Reggie Lambert est retrouvé mort, jeté d'un train. Reggie découvre alors le passé trouble de son ancien mari, et se retrouve menacée par plusieurs hommes en quête d'une somme d'argent qu'il est supposé lui avoir remis... Hamilton Bartholomew, de la CIA, et le séduisant Peter Joshua (Cary Grant) semblent vouloir l'aider, mais Reggie découvre que ce dernier mens sur sa véritable identité... Bien des surprises attendent Reggie !

Comédie policière très Hitchcockienne dans son esprit, Charade promène le spectateur de surprises en surprises dans une histoire de magot qui attire toutes les convoitises. Entièrement tourné à Paris, le film de Stanley Donen (Chantons sous la Pluie ou encore le magnifique Voyage à Deux, avec Hepburn aussi) impose son rythme et son suspense, avec une décontraction et un charme qui ne vieillit pas : Charade dégage toujours cette "vitalité" qu'il possédait lors de sa sortie.

Comédie romantique attachante, Charade repose avant tout sur son duo d'acteurs. Audrey Hepburn, cernée d'hommes prêts à tout pour mettre la main sur les 250 000 $ dont elle ignore la cachette, incarne a merveille cette candide veuve américaine, et avec Cary Grant forment l'un de ces couple iconiques du cinéma américain. Stanley Donen cèlera d'ailleurs le romantisme et le glamour du couple, en plaçant leur idylle naissante dans un Paris un peu gris, mais toujours aussi chargé de son magnétisme romantique... (une citation à Un Américain à Paris se cache d'ailleurs dans le film...).

Plein de légèreté et de fantaisie, Charade est un cocktail entre La Mort Aux Trousses et l'univers de Blake Edwards. Si n'arrive cependant pas à la beauté visuelle et technique du premier, sa mécanique précise, pour sans cesse surprendre le spectateur, ronronne parfaitement, et la vivacité et le cinglant comique des répliques du couple font immanquablement mouche ! Coté action, Stanley Donen ne laissera de répit au spectateur que pour observer le couple se rapprocher. L'humour qui parcoure ces scènes agit alors comme une bouffée d'air (on adore la douche de Cary Grant...) avant de reprendre de plus belle la poursuite du développement de l'intrique.

Charade est un bonbon, à la fois doux et acidulé ! Son rythme soutenu et son superbe couple agissent sur le spectateur comme une boisson euphorisante. On sourit, on s'amuse à avoir peur avec ses affreux méchants, on tremble pour Audrey, on brûle d'avoir le fin mot sur son magot... Charade est de ces films américain raffiné, racé et efficace, qui s'appuie sur un sens du spectacle et du Cinéma sans faille. Une douceur à consommer sans aucune modération, qui dépasse en tout point (artistiquement comme techniquement) ses modestes ambitions d'"entertainment". Hollywood, dans ses plus beaux habits, nous offre un superbe numéro de charme.

Procurez-vous Charade ou d'autres films de Stanley Donen ou avec Cary Grant, Audrey Hepburn, James Coburn, George Kennedy ou Walter Matthau

Mon Epouse Favorite (My Favorite Wife, Garson Kanin, 1940)


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Nick Arden vient de se remarier, sept ans après la disparition de sa femme, déclarée décédée dans une expédition à l'autre bout du monde. Mais un jour sa première femme réapparait, et elle est bien décidée à récupérer sa famille et son mari fraichement remarié.

Encore une charmante comédie romantique, comme les américains en avaient le secret à cette période. Mon Epouse Favorite possède tout le charme et l'énergie de ce type de production, et il éprenne efficacement cette joyeuse aventure conjugale, porté par un duo d'acteur (Cary Grant et Irene Dunne) tout aussi charismatique et énergique.

Mon Epouse Favorite suit un développement par chapitres plutôt réussi. Il enrichit régulièrement son pitch en y ajoutant de nouvelles étapes. Ce découpage marqué, relance sans cesse son rythme en enrichissant ses thèmes (la mise en place, le retour, l'annonce, l'autre vérité, la loi, la vengeance, etc...).

Bien que jouant la carte de la légèreté, les thèmes abordés, soigneusement emballés sous l'apparence de la comédie innocente, semblent encore aujourd'hui très "contemporains". Mon Epouse Favorite est bien sur un simple prétexte au divertissement, mais ses ingrédients (comme la bigamie, les aberrations juridiques, la famille recomposée et la relation avec les enfants) donnent une réelle consistance à cette très agréable fantaisie.

Une fois de plus, Cary Grant met son immense talent au service d'un film qui n'a finalement que peu vieillit. Mon Epouse Favorite, même s'il privilégie le comique de situation aux gags visuels et ponctuels, conserve encore tout son rythme et sa fraicheur, il se regarde avec un grand plaisir, même s'il est vrai aussi que sa fin peut apparaître laborieuse. Mais oubliez ce détail, laissez-vous entrainer dans cette excellente comédie et aidez plutôt ce pauvre Nick à résoudre sa quadrature du cercle : "si je veux retrouver mon épouse je dois divorcer de mon épouse... et si mon épouse n'est plus morte, je suis bigame !"

Un Million Clé En Main (Mr. Blandings builds his Dream House, H.C. Potter, 1948)


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A l'étroit dans leur appartement de New York, Jim Blandings entreprends d'acquérir la maison de ses rêves pour sa petite famille. Il trouve la maison idéale, mais la bonne affaire initiale va vite se transformer en gouffre financier sans fin.

Charmante comédie de H.C. Potter, Un Million Clé En Main, raconte le parcours du combattant pour tout nouvel acquéreur de foyer et poussera l'aventure jusqu'à la construction !

Rien ne sera épargné aux Blandings, chaque décision entraînera une augmentation immédiate de la facture et des soucis, tel un un domino en entraînant un autre.

Si Un Million Clé en Main possède bien ce charme si particulier des comédies américaines de cette période, jouant à fond la carte du rêve américain, son rythme s'est hélas bien ralenti.

Un peu laborieux à se mettre en place, le film tarde à trouver son rythme et sous-exploite certains ressorts comiques (comme par exemple les rapports entre Mme. Blandings et l'ami de la famille...). Enfin, on ressent une certaine frustration à ces péripéties en cascade, puisque jamais, malgré leur fort potentiel comique, voire burlesque, elles n'atteignent réellement l'envergure qu'elles méritent.

Qu'importe ce traitement tempéré, Un Million Clé En Main demeure une agréable comédie romantique, non dénuée de charmes (Cary Grant en tête), qui devrait rappeler bien des souvenirs à de nombreux propriétaires !

L'Impossible Monsieur Bébé (Bringing up Baby, Howard Hawks, 1938)


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A la veille de son mariage et d'une importante avancée professionnelle, David Huxley rencontre Susan Vance, une femme excentrique qui va s'enticher de lui. Accompagnée de Bébé, un léopard, et de la complicité de George, un chien, Susan va considérablement bouleverser, dynamiter même, la vie de David...

Bringing Up Baby est un incontournable de la comédie américaine dite 'screwball comedy', un pur moment de bonheur et d'énergie incroyablement chorégraphié par un Howard Hawks en pleine maîtrise.

Quiproquos multiples, dialogues percutants, Cary Grant et Katharine Hepburn survoltés, humour omniprésent, romance, chasse au léopard et course au chien ne sont que quelques un des éléments qui s'enchainent, se superposent et se répondent au millimètre dans un rythme endiablé. Bien qu'aucun numéro de danse n'apparaisse dans l'Impossible Monsieur Bébé, c'est bien à une véritable chorégraphie que nous assistons.

Comédie romantique et débridée, légère et tonique à la fois, Monsieur Bébé regorge de ressorts comiques particulièrement efficaces. Porté par l'un des plus beaux couple qu'il soit à l'écran, il semble impossible de ne pas se laisser porter dans ce flot ininterrompu de rebondissements, derrière lequel l'amour vif et instantané de Hepburn insuffle une vie et une énergie savoureuse.

Chef d'oeuvre total du genre, l'Impossible Monsieur Bébé est intact, tant dans son rythme que dans son humour, sa mise en scène dégage toujours la même vitalité et il conserve encore son statut de maître étalon de la comédie romantique. Bien des tentatives actuelles échouent à concentrer aussi brillamment autant de rythme et de souffle : L'Impossible Monsieur Bébé est toujours aussi jeune.